VONT AUX ÉCOLES PUBLIQUES ET ATHÉES
condamnées par le clergé catholique et par tous les patriotes.
" Il faut avoir vu grandir nos jeunes Canadiens dans les écoles américaines," disait le docteur Archambault, au Congrès National de 1884, " pour comprendre combien nos appréhensions sont fondées. Vous verrez ces jeunes gens parler l'anglais entre eux ; toujours vous les rencontrez avec un journal anglais à la main ; s'ils lisent chez eux, ce sont toujours, bien entendu, des productions américaines.
ELLE s'américanise, CETTE JEUNESSE FRANÇAISE,
malgré elle, presque sans s'en apercevoir ; elle n'apprend à aimer et à estimer que ce qui est américain ; tout ce que la France et le Canada ont fait de glorieux et d'excellent, elle n'en sait rien, ou si peu et si mal, l'ayant puisé aux sources américaines ou anglaises, que mieux vaudrait que ces épopées, ces hauts faits, ces œuvres surhumaines lui fussent lettre close."
Et, tout récemment, M. l'abbé Boucher, du Fond du Lac, Wisconsin, parlant devant la Convention des Canadiens des Etats-Unis à Chicago, et e'appuyant sur les décrets du Pape et des conciles, condamnait les écoles publiques des Etats-Unis, parce qu'on n'y donnait pas l'enseignement moral et parce qu'elles conduisent la jeunesse catholique aux mariages mixtes, au divorce et à l'apostasie.
Mais les Canadiens des Etats-Unis sont