PAROISSE N.-D. DES VICTOIRES
CUré fondateur. . . Rév, S. Daniélou (1 868- 187 i)
^ème Curé. Rèi). J. A. Éoiasonnpxiult .... (1874.)
Trois cent quarante £aniilles canadiennes et soixante familles irlandaises forment la belle paroisse de N.-D. dès Victoires à St-Johnsbury.
Au centre du village, sur un plateau élevé, tout planté d'arbres^ et descendant par des terraces successives jusque sur la Main street, se trouvent des établissements magnifiques qui représentent 250,000 piastres données en quelque 30 ans par les catholiques, à Dieu et à son Église,
La singulière . théorie exposée tout récemment dans une publication canadienne que " .... la construction " des églises, la fondation des couvents .... ne sont pas, " comme on Ta dit, la résultante de la foi, du dévouement " et du patriotisme de tout un peuple, mais bien Tœuvre " du clergé canadien encouragé et soutenu par un groupe
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" il hommes dévoués, amis sincères de. leur nationalité
" tandis que les sympathies réduites à leur plus
'' simple expression ont été la, seule manifestation de la " foi et du patriotisme dû gtand nombre] " a de quoi surprendre ceux qui connaissent l'histoire des paroisses de la Nouvelle-Angleterre.
Cette théorie, on le voit, n'a pas, à coup sûr, son application à St-Johnsbury, ou bien, le groupe d'hommes dévoués a dû comprendre piiesque tous les catholiques de cette paroisse. Du reste, la même remarque doit s appliquer, à part quelques grandes villes, à toutes les. paroisses canadiennes de l'Est. C'est bien l'œuvre de tout un peuple qui, par sa foi, son dévouement et son patriotisme, a su prélever sur de modestes salaires, léjs Centaines de mille piastres nécessaires pour b&tir ces églises et ces couvents.
Pourquoi donc marchander ainsi à ce peuple, une admiration à laquelle il à droit ? Pourquoi refuser à ces catholiques les sympathies ^ue méritent leur générosité et leur énergie ? Est-ce donc faire insulte aux Canadiens du Canada que de rendre justice aux Canadiens des États ?
Le Rév. S. Daniélou, l'un des prêtres bretons venu» au Vermont avec Mgr de Goësbriand, fut le premier curé résident de St-Johnsbury. E finit la vieille église commencée en 1857 par M. O'Reilly, et bâtit une école pour les garçons. Déjà les Sœurs de la Merci avaient un couvent pour les jeunes fiUes ; et la parois.se se trouva ainsi parfaitement organisée.
DIOCteE DE BrRUNOTON 221
En 1874, M. Daniélou quittait St-Johnsbury pour aller exercer le ministère dans le New- Jersey. il. J. A. Boîssonneault le remplaça.
Ce fut sous Tadministi-ation de ce prêtre zélé et habile que la paroisse de N.-D. des Victoires devint Tune des plus florissantes de tout le diocèse de Burlington. ,
En 1874, il termina l'école des garçons, près de la vieille église. En 1876, il acheta un grand cimetière pour la paroisse. En 1878^ aidé généreusement par Mgr Rapp, il bâtit le beau couvent où les Sœurs de la Congrégation donnent aujourd'hui aux petites filles une excellente éducation anglaise et française.
Enfin en 1882, la vieille église étant devenue insuffisante pour les besoins de la population, M. Boissonneault entreprit de construire un monument qui surpassât en beauté tous les temples protestants de la ville, et fût une gloire pour la religion et la paroisse.
Il réussit au delà de toutes les espérances.
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En descendant à la station de St-Johnsbury, vous remarquerez sur lune des collines où le village est bâti, une majestueuse construction en pierres de taille, de 140 X 65 avec un élégant clocher de 200 pieds d'élévation, portant fièrement dans les airs, bien au-dessus de tous les autres monuments de la ville, le signe de notre rédemption ; c'est l'église de N.-D. des Victoires.
222 vxwfum» <;anâdiennks
Je ne sache pas qu'il y ait dans tout le Vermout rien lie plus beau et de mieux iini.
L'intérieur est décoré avec t,foiit et sobriété, et deux magnifiques v<MTières de 20 pieds de large y laissent pénétrer un deuii-jour favorable au recueillement et h la prièœ
Les alentours de l'église sont ornés de l)OU<|uets d'arbres, de eorb<illes de fleui's, de pelouses de verdure : tout y est d'une propreté et d'mie élégance qui fait plaisir à voir.
Voilà V<i^uvre d'un préti-e Canadien qui, depuis 1<> ans, a mis son zèle et sa vie au service des catholiques de St-Johnsbury. Sa prudente charité a toujours maintenu une entente parfaite entre les deux fractions de sa paroisse. Jamais le plus léger désaccord ne s'éleva entre elles, quand il fut question de faire toutes ces constructions. Les honnnes du métier le savent, c'est là un phénomène assez rare pour mériter d'être signalé.
Cette harmonie constante fait le plus bel éloge du tact du pasteur et de la bonne volonté des paroissiens.
En 1890, les FF. de St Gabriel ont pris la direction de l'écoh» des garçcms.
Tout près de St-Johnsbury est Lyndonville, succursale de la paroisse. ^I. Boissonneault y a bâti une église de 40x25. Il y a là une population catholique de 75 familles Canadiennes et 25 irlandaises.
POPULATION CAXADIEN'XE DE SAIXT JOHNSBrRV
FiUiiilleH, Aynes, Coivv. Cong. N.-D.,
J40. nOO. lôOélève,^.
FF. Sf Gabriel, Propriétaires, Elede}LrA^
loO élèves, . /7ô. ^.W.
NEWPORT Vt, Pop. 2,426.