‹ Les Canadiens-Fran{rcedil}cais de la Nouvelle-Angleterre [microform]Chapitre 56 sur 129 · STE. ANNE, TURNER'S FALLS, MASS · texte numérisé non relu

STE. ANNE, TURNER'S FALLS, MASS

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Le ) 6 juijilet 1884, le nouveau curé arrivait à Xuraer's fflUa, et avasi^t, avec u^ entrain qui ne 3'eat ip^ démenti depuis, il se mettait à oi^aniser sa paroisse.

Tout était à créer. Mais le jeune curé avait de Thabileté et du dévouement, les Canadiens se montraient disposés à le seconder de toutes leurs forces, l'on devait réussir et Ton réussit

J'écris cette notice d'après les renseignements que jtl. Perreault lui-même, a eu la bonté de me fournir ou de vive voix, ou par lettre.

" Un premier recensement donna une populfition *' canadienne de 230 familles, dont une centairie à " peine fréq^entaie7U Véglise de temps en temps"

Taujours la vieille histoire ! Toujours aussi confirmation nouvelle de ce que disait en 1869, l'ami dévoué des

Canadiens, Mgr de Ooësbriand " si on ne vole au

" s^DCQurs de ceç émigirés, même à l'ombre de la croi^ ils " vont perdre la foi et déshonorer leur nation. Les émi- " grés ne trouvent pas de bancs à louer, on se fatigue " de rester debout & la porte de Téglise. Ils finissent par " ne plus jamais assister aux offices ..."

" Les Canadiens ont besoin de missionnaires de leur '' nation, ils ont besoin d'églises distinctes."

M. Perreault loua une maison pour lui, une salle pour ses paroissiens, et la besogne commença. Bientôt, grâce aux bazars, soirées, quêtes à domicile et autres industries semblables, à l'usage des curés bâtisseurs, l'on eut asse?s

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d argent pour acheter un terrain et jeter les fondations de la nouvelle paroisse.

Avoir une modeste église en bois, était toute l'ambition des Canadiens ; mais la Providence les aida d'une manière tout-à-fait inespérée à faire bien mieux que cela.

A Tumer's Falls vivait un brave catholique qui, par son travail, avait amassé une fortune considérable. Voyant le zèle et Tactivité que M. Perreault déployait pour son œuvre, il se prit pour lui d'une vive admiration, qui bientôt se changea en amitié profonde.

Un jour, en compagnie du curé, il visitait les fondations de réglisc qui sortait de terre " — M. le Curé, " compte^.-vous bâtir en brique ?" — " Non, cela nous *' coûterait trop cher " — " Allons donc, bâtissez tou- " jours, et fiez- vous à la Providence, elle vous viendra " en aide."

Là-dessus on se sépara.

M. Perreault finissait justement une neu vaine à la bonne Ste Anne, pour trouver de Targent ; il n'y en avait plus dans la caisse.

Le lendemain Tentrepreneur se présente, et lui dit qu'une personne bien intentionnée offrait de fournir toute la brique nécessaire pour l'église, à la condition qu'il payât seulement la main-d'œuvre.

Le Curé devinant sans peine qui était cette personne bien intentionnée, accepta avec reconnaissance, et peu de JQurs après, les larmes aux yeux il remerciait l'homme généreux qui donnait ainsi plusieurs milliers de piastres, pour la gloire de Dieu.

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La bonne Ste Anne s'étant, elle aussi, trooTée mêlée à cette heureuse affaire, il fut décidé que l'église porterait son nom.

A la fin de 1884, le soubassement étant terminé, ou en prit possession, et le P. Haraon vint de Worcester faire le sermon de circonstance.

L'église avait été bâtie dans le bois, au milieu de rochers et de ravines qui avaient nécessité des travaux de nivellement considérables.

Le 31 décembre 1884, la pluie qui tombait à torrents depuis plus de 24 heures avait défoncé les chemins en construction, et l'on était dans la boue, bien au dessus de la cheville du pied ; pourtant, malgré tout, il manquait bien peu de Canadiens ce soir-là, à la bénédiction de leur nouvelle église. Ces braves gens étaient si heureux d'avoir réussi, et d'être enfin chez eux !

Quelques années plus tard, en mai 1890, MgrO'Reilly bénissait l'église Ste-Anne complètement finie, et décorée à l'intérieur de fresques et de verrières magnifiques.

Monseigneur félicita à bon droit les Canadiens de leur succès.

Ces pauvres ouvriers avaient trouvé moyen de bâtir en 6 ans, une église de 32,000 piastres, avec un beau presbytère de 7,000 piastres pour leur curé. Ils ont aujourd'hui une propriété ecclésiastique de la valeur de 50,000 piastres.

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lia ain^iàre théorie d'églises loties ^.ux jË^f^# " jpar *' des groupes seulement de cçtthcliquefi, Ui^Vi^is qfie Iji " masse reste indifférente et apathique" ne trouyegu^Ee, on le voit, son application à Tumer's Falls, pas^ plus qu'ailleurs du reste, au moins dans les Etats de l'Est.

Depuis de longues années, les catholiques de langue anglaise priaient dans une église qui rappelait à l'esprit l'humble grange de fiathlé^. L'exeokple de3 Ctjipadjens les stimula et leur fit élever un temple di^e de iDieu et de la religion.

L'émulation religi.eiiae n'est pas, ou le vqit, SfUfis apie^ ner des résultats heureux pour 1^ gloire dte yÉ^lia^ fit le bien de^ âmes.

De ce temps-ci, certains écrivains alarment dapfi les journaux du Canada, que les Canadiens de^ États soi^ en train de perdre leur religion et leur nationalité.

Ecoutons le témoignage de ceux qui peuvent ^vec \b plus de compétence, répondre à ces assertipi^s.

Jh AT SPIRITUEL DES CANAJ>IJ:N« JOE TUflNPB'S ]PMJl^

" Recensement de 1890 : 265 familles, dont pas une " senU qui ne fréquente l'église assidûment ; à peine une '' dizaine d'hommes qui ne fassent pas leurs Pâques, et " encore ces hommes ne comptent-ils ni par la position " ni par le caractère."

Ligue du Sacré-Cœur iOO membres

Petite Ligue des enfa/nts SO"* "

J)ames de charité ISO

Enfants de Marie 955

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