PAROISSE N.-D. DU ST-ROSAIRK
Curéf(mdateur..Rév. F.-X. Soly (ISSÔ-ISS?)
reme Curé Rév, C, E, Bruneault (1887-1890)
oème Curé Rév. AUx. Désaulviertf. . .(1890- )
Le fondateur de la paroisse de N.-D. dut sa vocation de missionnaire aux États-Unis à un incident assez banal, mais qui montre que Dieu se sert parfois de bien petites causes pour prtxluire des résultats importants.
M. Soly était Curé d'une paroisse du diocèse de St Hyacinthe. Prêtre zélé et vertueux, mais d'une voix
faible et d'une défiance de lui-même excessive, il n'osait presque jamais se risquer à adresser la parole à son peuple. Or, un jour, on vendait les bancs à l'église. La vente finie l'un des marguillers se permit une plaisanterie, à coup sûr très déplacée " — Encore un siège à " vendre, s'écrie- 1- il ?" " — Lequel donc ? " — ^ Mais " celui là, dit-il, en désignant la chaire; pour l'usage " qu'en fait notre Curé, on petit tout aussi bien la " mettre aux enchères. "
.Cette mauvaise plaisanterie alla droit au cœur du Curé. Il donna sa démission et s'en vint vicaire à Worcester. Quatre ans plus tard, Monseigneur le nommait desservant de Gardner. M. Soly, avec ses économies, éleva une construction qui servit à la fois d'église, d'école et de presbytère. Mais en 1887, menacé de perdre complètement la vue, il fut forcé de prendre sa retraite définitive.
M. C. E. Bruneault le remplaça.
Eloquent prédicateur, bon musicien, le nouveau Curé se concilia bien vite l'affection de ses paroissiens. Il calma les esprits un peu agités, fit prendre des places de bancs, remboursa M. Soly des sommes qu'il avait dépensées pour la construction de la nouvelle église, et mit la paroisse sur un pied excellent.
En 1890, Monseigneur de Springfield confiait à M Bruneault la formation de la paroisse canadienne qu'il v^ient de détacher du Précieux-Sang de Holyoke. Nul
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doute que le moureau Curé ne mène avant peu Ventre- .prise à bonne fin.
M. Alex. Désauiniers le remplace à Uardner.