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ST. JOSEPH, HAVERHILL,ÏMASS

ABCHIDIOCÈSE DE BOSTON 379

L'on fit le recensement des Canadiens de Haverhill, puis une déput»ition fut envoyée à Boston pour demander une paroisse distincte. La demande fut agréée.

Le P. Garin fonda la paroisse et desservit les Canadiens jusqu'à l'arrivée de M. Michaud à Lawrence.

En 1873, le 11 janvier, M. Casgrain, alors prêtre assistant à Lawrence, devint le 1er Curé résident de Haverhill.

Un comité de citoyens fut organisé et Ton bâtit une église en bois de 65 x 45.

M. Casgrain ayant donné sa démission, M. Oliv. Boucher le remplaça. (1886)

M. Boucher est un bâtisseur et un financier.

En 1886, il allongea Téglise et ouvrit dans le soubassement de bonnes écoles de paroisse.

Ce fut sous son administration qu'eut lieu la grande lutte pour garder aux catholiques, leurs droits à l'éducation de leurs enfants.

Depuis quelques années déjà, un certain nombre de .fanatiques faisaient des efforts désespérés, afin de placer les écoles libres sous le contrôle des commissaires.

Ceût été un moyen facile de supprimer promptement et légalement ces écoles qu'ils détestent.

Plusieurs mesures dans ce sens furent présentées à la Législature de Boston, mais les catholiques, secondés du reste par un bon nombre d'Américains influents, avaient toujours réussi à écarter cette législation inique.

U&O PAHOISSES CAKAUIENNES

En 1888, les commissaires de Haverhill résolurent de prendre Vinitiative et de frapper un coup décisif.

Les Canadiens, avons-nous dit, avaient une école de paroisse dirigée par les Sœurs de TAssomption. Elle comptait 600 enfants.

Sous prétexte que l'instruction y était inférieure et qu'on n'enseignait pas l'anglais aux enfants, (ce qui était faux) les commissaires ferment les classes et enjoignent aux Canadiens d'envoyer leurs enfants aux écoles publiques. *

Ceux-ci refusent et se pn'paront à défendre énergi- (juement leurs droits.

Le Curé Boucher se met à leur tête, il mène la campagne avec un entrain, une habileté, une énergie digne de tout éloge. Il écrit dans les journaux, justifie l'enseignement des Sœurs, encourage ses Canadiens à tenir bon, malgré les menaces qu'on leur fait et les amendes (][u'on leur impose. Finalement, il porte la cause devant les tribunaux civils.

Justice lui fut rendue.

Proclamant les droits des pères de famille et de* écoles privées, le juge protestant ordonna aux commissaires de rouvrir les cltisses du couvent, et de s'abstenir désormais de toute ingérence, dans des affaires qui n'étaient pas de leur ressort.

I^e fanatisme puritain était vaincu..

ARCHIDIOCÈ8E DE BOSTON' 381

Les catholiques de Haverhill venaient de remporter -tin brillant triomphe.

Cette victoire, espérons-le, sera définitive pour la cause si importante des écoles paroissiales, dans TEtat du Massachu?setts.

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