PAROISSES CANADIENNES DU DIOCÈSE DE PORTLAND
1 — WatervUle, Si François de Sales (1869>
2 — Lewiston, Si Pierre (1871)
3 — Biddeford, St Joseph (1872)
4 — Augusta, St Augustin (1888)
5 — Fairfield, Cœur Immaculé de Marie (1890)
6 — Dans la région de- la Madawaska, 1^ par^isse^c
entièrement Canadiennes.
DIOCESE DE PORTLAND
Le diocèse de Portland est l'un des plus français de tous les diocèses de l'Est.
Sur une population catholique totale de 171,000 âmes, les Canadiens comptent pour plus de 43,000, et par conséquent forment la majorité.
Etablis dans des centres importants comme Biddeford, Lewiston, Waterville, Brunswick et Augusta, ils ont des établissements considérables, et reçoivent déjà une large part des- oflRces publics et des charges municipales.
Cette émigration, venue en grande partie de la Beauce et du diocèse de Rimouski, est solide et religieuse. Ce sont de bons habitants qui, avec leurs nombreuses familles, sont allés se fixer partout dans le Maine et le New Hampshire ; les prêtres Canadiens les ont suivis de bonne heure, et, en quelques années, ils ont réussi à fonder des paroisses catholiques qui, par la piété
la bonne conduite et la générosité, feraient honneur à n'importe quelle paroisse du Canada.
Los Canadiens possèdent 18 églises dans le diocèse de Portland. La belle vallée de la Madawdâka est déjà toute française. Il y a là 12 paroisses canadiennes, avec plus 15,000 âmes. Les RR. PP. Maristes ont fondé à Van Buren, en 1885, un collège commercial et classique qui est appelé à faire un bien considérable, en contribuant à Tavancement rapide de la colonisation dans cette partie du Maine.
Les paroisses vont donc se multiplier et continuer à descendre vers le sud, tandis que la Beauce enverra ses enfants prendre possession des terres encore inoccupées, qui se trouvent au nord-ouest du Maine et du New Hamphire.
Aux 43,000 Canadiens du Maine, joignez les 40 et quelques mille du diocèse voisin de Manchester qui se trouvent aussi dans des conditions à peu près semblables, vous aurez ainsi un contingent français de plus de 80,000 âmes massé dans ce coin des États de l'Est, à quelques heures de chemin de fer du Canada. Ces hommes, non seulement ont les chances les plus favorables de maintenir leur religion et leur langue, mais encore, selon toute probabilité, vont continuer de grandir et de s'étendre de plus en plus.
Il faudrait vraiment être bien pessimiste pour prétendre que ces 80,000 Canadiens du Maine et du New Hampshire, sont destinés à être absorbés par un élément américain qui, loin d'augmenter, se retire au contraire peu à peu devant le flot toujours montant de Témigration canadienne.