‹ Les Canadiens-Fran{rcedil}cais de la Nouvelle-Angleterre [microform]Chapitre 98 sur 129 · Berlin Fall% Ste Anne · texte numérisé non relu

Berlin Fall% Ste Anne

6 — Manchester, Ste Marie 1881

7 — Nashua, St François-Xavier 1884

8 — Rochester, St Rosaire 1884

9 — GreenvUle, Sacré-Cœur 1887

10 — Hooksett et Pittsfield 1888

11 — Manchester, nouvelle paroisse 1890

DU DIOCÈSE DE MANOHESTEa

MANCHESTER, Pop. 43,933

Curé*f(mdatev/r Rév. J. A. Chevalier. .(1872- )

M. Jos. A. Chevalier est Tun des vétércuis de la cause canadienne aux Etats-Unis.

En 1872, il jeta les fondements de la belle paroisse de St Augmstin, dont il est resté curé jusqu'à ce jour. Durant de longues années, M. Chevalier se trouva seul pour desservir les milliers de Canadiens qui affluaient de plus en plus vers ce grand centre manufacturier

xnais toujours calme, toujours méthodique, doué d'une volonté énergique, d'un talent heureux pour l'adioinistratioa et les finances, il sut faire face à la situation et en remplir fidèlement les devoirs.

L'un des premiers, il comprit l'importance des écoles paroissiales canadiennes. Aussi, à peine son église de Si Augustin était-elle terminée, qu'il bâtit un couvent et le confia aux religieuses de Jésus-Marie, de Sillery.

L'enseignement solide et pratique que ces bonnes religieuses donnent aux enfants, la piété qu'elles leur inspirent, les manières aisées, bien que modestes, qu'elles savent leur communiquer, tout a contribué à faire de St Augustin une des paroisses les mieux établies de l'Est.

Cependant avec le couvent, M. Chevalier voulait autre chose encore. Il lui fallait une Académie pour les garçons ; c'était à ses yeux le seul moyen de les empêcher de fréquenter les High-Schoola américains, plus dangereux encore pour des jeunes gens de 14 et 16 ans que ne le sont les écoles primaires pour les enfants.

L'entreprise était diflScile. Lentement, le Curé mûrit ses plans, puis il attendit.

En 1888, une école publique, située juste en face de l'église St Augustin, fut mise en vente. M. Chevalier la fit tranquillement acheter par un ami, ensuite, l'exhaussant d'un étage, il la transforma en couvent pour ses frères et en école commerciale pour ses jeunes Canadiens.

Grand fat rétonnement des protestants de Manchester à cette nouvelle ; mais la transaction était en bonne et dte forme. Il n'y avait plus qu'à faire contre fortune, bon cœur. Ces MM. eurent le bon sensxle ne rien dire et d'accepter froidement le fait accompli.

Quand la paroisse Ste Marie prit son magnifique essor, sous la direction de M. Hévey, il y eut d'abord un peu d'émotion à St Âu^stin. L'on conçut quelqu'inquiétude en voyant les Canadiens se porter en masse vers la paroisse nouvelle.

Bientôt pourtant tout s'équilibra et s'arrangea pour le mieux. Le trop plein de St Augustin se déversa dans Ste Meurie et les deux Curés se trouvèrent chacun à la tête d'une paroisse de quelque 6 ou 7000 âmes.

Il y avait encore là de quoi exercer leur zèle et sou* tenir leurs œuvres paroissiales.

Ainsi, quand une source placée sur une colline, devient trop abondante et déborde, si on lui ouvre sur la colline opposée un réservoir nouveau, l'eau montera daQS ce iDéservoir jusqu'au niveau de 3on origine, sans toutefois le dépasser.

C>st çis qui est arrivé à Mazichester.

POPULATIOÎf CANADIENNE DE ST AUGUSTIN

' FamilUs, Ames, Couvent J. M., Prpp., B^et, imi. Sm. €i9 élèves. 68, il6.

Société de secoy/r» mutuel SOÔ membres,.

NASHUA, Pop. 19,266

PAROÏSiSEST LOUIS.

Curé fondateur . . Rév. H. MUette'. . (1879- .'.,.)

Tandis que M. » Chevalief rassemblait' les Canadients de Manchester, M. Milette* retidàit le même service |à' ceux de Nashua, etious deux réussissaient en quelques années, à créer de belles et fortes paroisses. . ^ '

Nashua est un de^ centreis' niatiufacturiers les mieux connus en Canada. Situé à quelques milles, au Sud de Manchester, sa .|)opulation.;e$t.vde^ .19,266«.Qt|. aur ce nombre, les, Canadiens «x^oippi/ent pour plus de Ç^OOO, L'w construit^ de nou,y.eHes(^fajbrique8, «*est-à-dir^<jue les Canadiens formeront bientôt la moitié de la population de Nasli««L---- "'"'■ V.;.-.i.-u V ..-../.^ U.Vv'.i'i'-v-

Quand M. Milette entreprit de bâtir son église, des marchands canadiens firent preuve d une générosité qu'il est bon de faire connaître à leurs compatriotes. Ils allèrent trouver leur nouveau Curé.

" — M. le Curé, Dieu nous a jusqu'ici bénis dans " notre commerce, nous voulons nous montrer recon- '' naissants : 20 d'entre nous ont résolu de souscrire " $100 chacun, pour notre future paroisse : voici notre " billet."

Ce bon exemple porta ses fruits.

M. Milette finit bientôt une belle église gothique qu'il a tout dernièrement fait décorer à fresques, et les marchands canadiens se voient de plus en plus bénis dans leur commerce.

A côté de l'église, l'on bâtit un grand couvent. C'est un des établissements les plus importants que les religieuses de Ste Croix possèdent aux États.

Là, comme partout ailleurs, elles accomplissent avec succès leur œuvre d'éducatrices de l'enfance, de confidentes des mères de famille, au besoin même de pacificatrices prudentes, toujours disposées à donner de bons conseils et de bonnes paroles.

C'est, en effet, la mission variée que le couvent remplit dans la paroisse canadienne. Rien de plus efficace pour maintenir la paix dans les esprits, ou pour la rétablir quand elle a été troublée par quelqu'événement imprévu.

Plus d'un Curé canadien en a déjà fait l'heureuse expérience.

Comment cela ? voici : *

Un Canadien, à tort ou à raison, croit-il avoir à se plaindre de son prêtre ; la première chose qu'il fait, c'est d'en parler à sa fenune, cela le soulage. Ces confidences sont parfois amères ou même tout à-fait menaçantes. Quand la femme les a reçues, vite, elle s'en va, commue c/« raiaon, les porter tout droit au couvent. Or, les bonnes sœurs ont un tairont merveilleux pour verser l'huile et le baume sur les blessures les plus cuisantes. Leurs sages conseils, leurs douces paroles indiquent aux mères de famille les raoj'ens à prendre pour conjurer l'orage et apaiser les cœurs farouches.

Conclusion : les bonnes sœurs calment les bonnes femmes, et celles-ci, à leur tour, calment leurs maris. La paix règne dans la famille et dans la paroisse.

En 1885, M. Milette céda à M. Lessard une partie de de ses ouailles. Une seconde paroisse canadienne fut formée à Indian Head, un des faubourgs de Nashua.

1*<)PIJLATI0\ (CANADIENNE DE ST LOL^IS

Familles, Amefi, Couv. Ste Croix, Prûpr,, EUrf., 662. S2n7, o^Sél^es. 4L S76.

Société Sf Jean- Baptiste S/4I meviht^es.

, SUNCOOK

PAROISSE ST JEAN-BAPTISTE

Curé fondateur. , Rév. M. Richer ( 1873-1876 )

Sème Curé Rév, Nap. Hardy (1876-1888)

Sïme Curé Rév. T. Davignon (1883- ;

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