ART UMA
CENTREVILLE, R. 1.
-ministres protestants, ou pour expliquer, d'une manière claire et convaincante, quelques points de la doctrine de l'Église, et toujours ses articles étaient lus avec intérêt par les Américains.
D'autre part, ses manières courtoises lui avaient concilié l’affection des Canadiens. Tout marchait à merveille quand le Rév. H. Spruyt fut soudainement atteint d’aliénation mentale. On dut le renfermer dans un asile où il mourut.
Le Rév.J. Smith le remplaça (1880-1887).
Il fit terminer l’intérieur de l'église, et desservit les . Canadiens jusqu'en 1887. Son affabilité et sa charité inépuisable lui gagnèrent le cœur de tous ses paroissiens, Aujourd’hui encore, on parle avec affection du bon Père James Smith.
M. Gaboury, ancien curé de Providence, prit sa place à Centreville.
En 1888, il fit donner une mission pour établir la Ligue des Hommes, et 520 membres s’enrôlèrent dans la société,
Cette base d'opération bien établie, M. Gaboury se mit à l'œuvre pour avoir un couvent. C'était ce qu’il avait déjà fait à Providence.
Le couvent, en effet, ou une bonne école de paroisse,
complète l'œuvre de l’église, et donne aux établissements Canadiens de la stabilité et de l'élan. C’est aussi lo
moyen efficace de créer promptement, une aggloméretion de catholiques qui, sur la terre étrangère, reconstruisent la paroisse canadienne, avec tous ses avantages et toutes ses consolations. L'Église seule ne suffit pas à atteindre ce but, ou bien elle ne l’atteint que lentement. Mais si, à côté de l’église, le prêtre élève un couvent et qu'aux environs, il y ait des terrains inoccupés, vous verrez vite les familles Canadiennes s'en disputer la possession, dans l’intérêt de leurs enfants.
C’est ce qui est arrivé à Centreville.
Il y a trois ans, église et presbytère, étaient isolés, à l'extrémité du village. Depuis que le couvent est bâti, tous les lots vacants du voisinage ont été aghetés, et déjà il ya là un joli village Canadien qui va grandir de plus en plus.
Ce couvent de Centreville est, du reste, un des plus beaux et des mieux divisés de la Nouvelle-Angleterre. M. Gaboury a su profiter avec intelligence, des améliorations nombreuses, que l'expérience a fait faire en matière d'éducation et de construction de couvent.
Son école paroissiale, de 60x70, pourrait servir de modèle à celles que l’on construira dans la suite.
Centreville est aujourd'hui une paroisse florissante. Sa prospérité va augmenter encore, car voici que l'on élève de nouvelles manufactures. Bientôt, sans doute, il faudra donner une succursale à l’église mère.
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Ces petits centres isolés offrent aux Canadiens les conditions les plus favorables pour garder, bien longtemps, leur religion et leur langue nationale.
Ils sont vraiment là chez eux. Ils vivent ensemble, se marient ensemble, ils deviennent propriétaires, près d'eux ils ont leur église et leur couvent, que faut-il donc de plus, pour former des villages Canadiens, au centre même des États-Unis ?
Eglise St J. B. ............ 115X60 Coût 840,000 Couvent.....,,...,....... 60x70 ‘ 18,000 Presbytère...,.....,...... 8,000