‹ Les canadiens-français de la Nouvelle-Angleterre [microforme]Chapitre 138 sur 190 · KT · texte numérisé non relu

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M. Boucher est un bâtisseur et-un financier.

En 1886, il allongea l'église et ouvrit dans le soubassement de bonnes écoles de paroisse.

Ce fut sous son administration qu'eut lieu la grande lutte pour garder aux catholiques, leurs droits à l'édu-

cation de leurs enfants.

Depuis quelques années déjà, un certain nombre de fanatiques faisaient des efforts désespérés, afin de placer les écoles libres sous le contrôle des commissaires.

C’eût été un moyen facile de supprimer promptement et légalement ces écoles qu'ils détestent.

Plusieurs mesures dans ce sens furent présentées à la Législature de Boston, mais les catholiques, secondés du reste par un bon nombre d’Américains influents, avaient toujours réussi à écarter cette législation inique.

En 1888, les cominissaires de Haverhill résolurent de prendre l'initiative et de frapper un coup décisif.

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Les Canadiens, avons-nous dit, avaient une école de paroisse dirigée par les Sœurs de l’Assomption. Elle comptait 600 enfants.

Sous prétexte que l'instruction ÿ était inférieure et qu'on n’enseignuit pas l'anglais aux enfants, (ce qui était faux) les cemmissaires ferment les classes et enjoignent aux Canadiens d'envoyer leurs enfants aux écoles

publiques.

Ceux-ci refusent et se préparent à défendre énergiquement leurs droits.

Le Curé Boucher se met à leur tête, il mène la campagne avec un entrain, une habileté, une énergie digne de tout éloge. Il écrit dans les journaux, justifie l’enseignement des Sœurs, encourage ses Canadiens à tenir bon, malgré les menaces qu'on leur fait et les amendes qu'on leur impose. Finalement, il porte la cause devant les tribunaux civils.

Justice lui fut rendue.

Proclamant les droits des pères de fiunille et des écoles privées, le juge protestant ordonna aux commissaires de rouvrir les classes du couvent, et de s'abstenir désormais de toute ingérence, dans des affaires qui n'étaient pas de leur ressort,

Le fanatisme puritain était vaincu.

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ARCHIDIOCÈSE DE BOSTON 381

Les catholiques de Haverhill venaient de remporter un brillant triomphe.

Cette victoire. espérons-le, sera définitive pour la cause si impoitunte des écoles paroissiales, dans l'Etat du Massachussetis.

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