‹ Les canadiens-français de la Nouvelle-Angleterre [microforme]Chapitre 155 sur 190 · MERCEDES 2 2 UC SCT ENG BA GE AIR VE · texte numérisé non relu

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Plus d'un Curé canadien en a déjà fait l’heureuse expérience.

Comment cela ? voici :

Un Canadien, à tort ou à raison, croit-il avoir à se plaindre de son prêtre ; la première chose qu'il fait, c’est d'en parler à sa femme, cela le soulage. Ces contfideuces sont parfois amères ou même tout-à-fait menaçantes. Quand la femme les a reçues, vite, elle s’en va, comme de raison, les porter tout droit au couvent. Or, les bonnes sœurs ont un talent merveilleux pour verser l’huile et le baume sur les blessures les plus cuisantes. Leurs sages conseils, leurs douces paroles indiquent aux mères de famille les moyens à prendre pour conjurer l'orage et apaiser les cœurs farouches,

Conclusion : les bonnes sœurs calment les bonnes femmes, et celles-ci, à leur tour, calment leurs maris. La paix règue dans la famille et dans la paroisse.

En 1885, M. Milette céda à M. Lessard une partie de de ses ouailles. Une seconde paroïisse canadienne fut formée à Indian Head, un des faubourgs de Nashua.

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