TRUE
Ps QE Dh T I P e S DLL TES Dar re ae RS
ARE ee PS 4e
| M LE l'E k
170 LES CANADIENS-FMANÇAIS
propre pays. Dans ces pages d'une simplicité toute apostolique, l’on sent passer le cœur d'un grand évêque, et vibrer l’âme d'un patriote et d'un français. !
‘ Obiligé par les devoirs de notre charge, de voyager beaucoup, dit Mgr de Goësbriand, Nous étions surpris et attristé de voir Îles chars remplis de familles Canadiennes se dirigeant vers quelqu’une de nombreuses manufactures vers lesquelles elles étaient attirées par l'e-poir d'améliorer leur condition. Nous étions attristé en Nous demandant, ou vont-elles ? que vont devenir leurs enfants ? Nous étions attristé, et nous étions attendri, car elles avaient l’air bien bonnes, leurs enfants étaient bien élevés, pleins de respect et d'affection pour leurs parents.
Comme St Albans était un des principaux artères par lequel s’évonlait la population du Canada, le très Rev. Z. Druon, pasteur de cette paroisse, conçut l'idée de publier un journal Canadien, Telle fat l’origine et l’occasion du Protecteur Canadien. fondé en 1868. Si je ne me trompe ce fut le premier journal écrit en français dans cette partie de l'Amérique, et son nom indique les sentiments de +on rédacteur envers la population Canadienne:
Nous crûmes Nous-même devoir faire quelque chose de plus que d'approuver cette publication. Il nous sembla qu’en vue d’une immigration toujour croissante il fallait faire appel aux Evêques et Colièges du Canada en faveur des immigrants qui ne pouvaient trouver en Amérique que fort peu de prêtres parlant leur langue. Il nous sembla qu’on aurait pu former, dans un lieu central, une maison de missionnaires, qui aurait pu non seulement desservir
une paroisse, mais donner des retraites dans‘les centres Canadiens,
et aider à fonder des paroisses aussitôt qu’un groupe serait devenu assez nombreux pour construire une église et entretenir un prêtre.
Les démarches que nous fimes dans ce but sont rapportées dans le Protecteur Canadien du 13 Mai, 1869 :