‹ Les canadiens-français de la Nouvelle-Angleterre [microforme]Chapitre 62 sur 190 · ST. JOSEPH, BURLINGTON, VT · texte numérisé non relu

ST. JOSEPH, BURLINGTON, VT

St plus Etats admi large jeune carill en 1S relie

Un entiè de l'E

de ré salle sièges

diocèse de Burlington, et elle est aussi restée la plus nombreuse et la plus florissante, 500 hommes s’y enrôlèrent.

St Joseph de Burlington est certainement une des plus belles églises que les Canadiens possèdent aux Etats. Construite dans le style grec avec des proportions admirables, elle mesure 200 pieds de longueur sur 80 de largeur avec une hauteur de voûte de 55 pieds. Un jeune artiste canadien l'a décorée avec goût. Elle a un carillon de trois cloches du poids de 4459 livres. Enfin en 1890 on y plaçait un magnifique chemin de croix en relief, du prix de 1200 piastres.

Un vaste soubassement de 18 pieds de hauteur entièrement hors de terre, s'étend sous toute la longueur de l'Eglise. Il y a là les écoles paroissiales, une chapelle de réunion pour les sociétés de la paroisse, enfin une salle pour la St Jean-Baptiste qui peut fournir des sièges a 400 personnes au inoins.

Voilà ce que les Canadiens de Burlington ont fait pour la première paroisse Canadienne établie aux Etats- Unis. Ils ont, certes, le droit d'être fiers de leur splendide église, et leur bon curé pout se réjouir du succès de ses travaux.

Prêtre zélé et pieux, d'une grande modestie, d'une douceur de caractère inaltérable, d'un dévouement qui semble ignorer la fatigue, depuis 20 ans qu'il travaille

à Burlington, M. Cloarec a su se concilier l'admiration ét l'affection, non-seulement des Canadiens, inais encore de tous les habitants de la ville, protestunts et catholiques.

Les Canadiens de Burlington, pour la plupart de pauvres ouvriers, ont trouvé moyen de donner en aumônes à leur bien-aimé pasteur tout près de $100,000 nour la construction de l'église nouvelle et de ses œuvres paroissiales, sans parler de ce qu'ils avaient déjà déboursé pur l’ancien St Joseph et son couvent,

Et ce sont bien les Canadiens qui ont payé cette gomme.

Les autres catholiques avaient, eux - mêmes, leur grande cathédrale à construire durant ce temps-là, ils n'ont donc pu aider que bien faiblement à la construction de St Joseph.

Mais enfin, direz-vous, comment donc s’y prend-t-on pour ramasser en quelques 15 ans une somme aussi considérable ? Nous nous trouverons souvent en face du même problême, et toujours il faudra faire la même réponse.

Avec les Canadiens, demandez peu à la fois, mais.

démandez souvent, vous ne serez jamais refusé quand c'est pour Dieu et son église. Variez les moyens, bazars, excursions, soirées, quêtes à l'église, quêtes à domicile, etc, mais par exemple, montrez leur de l'ouvrage pour leur argent. Les Canadiens donneront et seront contents,

Fan

ration encore , catho-

art de ner en 100,000 œuvres éboursé

é cette »s, leur

Js-]à, ils nstruc-

Ainsi M. Cloarec, assisté par son vaillant vicaire le Rév. Francis Ivinec, (un type d'originalité tout aimable que nous retrouverons plus tard), pendant les mois d'été faisait, chaque soir, la quête à domicile. Or, cette quête seule rapportait une somme de 4,000 piastres au moins chaque année.

Actuellement, il reste à peine une dette de 15,000 piastres sur la grande église de Burlington.

Page 1