PAROISSE N.-D. DES VICTOIRES
(1858) Juré fondateur... Rév. S. Daniélou..... (1858-1874) Dème Curé........ Rén. J. À. Boissonneuult. ...(1874)
Trois cent quarante familles canadiennes et soixante familles irlandaises forment la belle paroisse de N.-D. des Victoires à St-Johnsbury.
Au centre du village, sur un plateau élevé, tout planté d'arbres, et descendant par des terraces successives jusque sur la Main street, se trouvent des établissements magnifiques qui représentent 250,000 piastres données en quelque 30 ans par les catholiques, à Dieu et à son Église.
La singulière théorie exposée tout récemment dans une publication canadienne que “.... la construction ‘ des églises, la fondation des couvents.... ne sont pas, “ comme on l’a dit, la résultante de la foi, du dévouement “et du patriotisme de tout un, peuple, mais bien l’œuvre “ du clergé canadien encouragé et soutenu par un groupe
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“ d'hoinmes dévoués, amis sincères de leur nationulité “,,,... tandis que les sympathies réduites à leur plus “ simple expression ont été la seule manifestation de la “ foi et du patriotisme du grand nombre,” a de quoi surprendre ceux qui connaissent l'histoire des paroisses de la Nouvelle-Angleterre.
Cette théorie, on le voit, n’a pas, à coup sûr, son application à St-Johnsbury, ou bien, Le groupe d'hommes dévoués à dû comprendre presque tous les catholiques de cette paroisse. Du reste, In même remarque doit s'appliquer, à part quelques grandes villes, à toutes les paroisses canadiennes de l'Est. C’est bien l'œuvre de tout un peuple qui, par sa foi, son dévouement et son patriotisme, a sû prélever sur de modestes salaires, les centaines de mille piastres nécessaires pour bâtir ces églises et ces couvents,
Pourquoi donc marchander ainsi à ce peuple, une admiration à laquelle il a droit ? Pourquoi refuser à ces catholiques les sympathies que méritent leur générosité et leur énergie ? Est-ce donc faire insulte aux Canadiens du Canadu que de rendre justice aux Canadiens des États ?
Le Rév. S. Daniélou, l'un des prêtres bretons venus au Vermont avec Mgr de Goësbriand, fut le premier curé résident de St-Johnsbury. Il finit la vieille église commencée en 1857 par M. O’Reilly, et bâtit une école pour les garçons. ‘Déjà les Sœurs de la Merci avaient un couvent pour les jeunes filles ; et la paroisse se trouva ainsi parfaitement organisée,
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nulité En 1874, M. Daniélou quittait St-Johnsbury pour H
‘plus aller exercer le ministère dans le New-Jersey. à.
de la M. J. A. Boissonneault le remplacçu.
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appli- Ce fut sous l'administration de ce prêtre zélé et habile
mmics que la paroisse de N.-D. des Victoires devint l'une des
liques plus florissantes de tout le diocèse de Burlington.
» doit En 1874, il termina l'école des garçons, prè: de la
Les les vieille église. En 1876, il achet: un grand cimetière
re de pour la paroisse, En 1878, aidé généreusement par Mgr £
et son Rapp, il bâtit le beau couvent où les Sceurs de la Con- L
es, les grégation donnent aujourd'hui aux petit. : filles "ne
ir ces excellente éducation anglaise et française. j
Enfin en 1882, lu vieille église étant devenue insuff- A
, une sante pour les besoins de la population, M. i:issonneault à ces entreprit de construire un monument qui suipassât en i
srosité beauté tous les temples protestants de la ville, et fût une à As gloire pour la religion et lu paroisse, 4 s des
Il réussit au delà de toutes les espérances.
T4 venus En deseendant à la station de St-Johnsbury, vous r curé remarquerez sur l’une des collines où le village est bâti, église une majestueuse construction +: pierres de taille, de > école 140 X 65 avec un élégant clocher de 200 pieds d'élévation, : ent un portant fièrement dans les airs, bien au-dessus ‘le tous rouva les autres monuments «: la ville, le signe de notre
rédemption ; c'est l'église de N.-D. des Victoires.
222 HAROISSES CANADIENRES Je ne sache pas qu'il y ait dans tout le Vermont rien de plus beau et de mieux fini.
L'intérieur est décoré avec goût et sobriété, et deux magnifiques verrières de 20 pieds de large y laissent pénétrer un demi-jour favorable au recueillement et à la prière.
Les alentours de l’église sont ornés de bouquets d'arbres, de corbeilles de fleurs, de pelouses de verdure : tout y est d'une propreté et d’une élégance qui fait plaisir à voir. Cur
Voilà l'œuvre d’un prêtre Canadien qui, depuis 16 vèn
ans, a mis son zéle et sa vie au service des catholiques Jèin
, de St-Johnsbury. Sa pruderte charité a toujours main- 4èm tenu une entente parfaite entre les deux fractions
de sa paroisse. Jamais le plus léger désaccord ne s'éleva
entre elles, quand il fut question de faire toutes ces constructions. Les hommes du métier le savent, c’est là um
L’ cette
phénomène assez rare pour mériter d’être signalé. L Cette harmonie constante fait le plus bel éloge du jolie tact du pasteur et de la bonne volonté des paroissiens, théâ En 1890, les FF. de St Gabriel ont pris la direction AO orn
de l’école des garçons.
Tout près de St-Johnsbury est Lyndonville, suc- om cursale de la paroisse. M. Boissonneault y a bâti une lac église de 40X25. Il y a là une population catholique de M 75 familles Canadiennes et 25 irlandaises. fond
POPULATION CANADIENNE DE SAINT JOHNSBURY Familles, Aines, Couv. Cong. N.-D. U