‹ Les canadiens-français de la Nouvelle-Angleterre [microforme]Chapitre 84 sur 190 · ANA TR · texte numérisé non relu

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; espé- et son extrême charité, avait su gagner l'estime et la ! . J. B. confiance des prêtres de la ville, aussi bien que l’affec-

ile de tion des Canadiens de Worcester.

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Son départ fut vivement regretté de tous.

Le R. P. Isid. Baudry le remplaça (1882-1884).

le, un Le P. Baudry était le zèle personnifié. Toujours prél'ache- chant, toujours confessant, il semblait ne connaître ni ations la fatigue, ni le repos. Une série de retraites qu’il donna at à la lui-même, remua profondément la paroisse et y ranima

la ferveur. Le P. Leblanc, de son côté, s'était rendu cester populaire parmi les jeunes gens et surtout auprès des

enfants. La dette de.la paroisse baïissait notablement

"Anne chaque année, les sociétés s'afférmissaient, les commuént de nions devenaient nombreuses ; tout, en un mot, marchait n pour à merveille, quand les deux Pères, sur l’ordre de leurs

ns dé supérieurs, dûrent laisser la paroisse et reprendre le chemin du Canada. Les regrets furent nombreux et

Le Rév. Jos. Brouillet, ancien curé d’Albany, devint lol ensuite curé de N.-D. (1884, juin)

Il se mit à la besogne, avec une activité digne de tout . éloge.

quente À r les sincères parmi les Cauadiens naÿs- L'on garde encore un souvenir reconnaissant des

travaux apostoliques du R. P. Baudry, aussi bien que

de l'affection du P. Leblanc pour la jeunesse de Wor-

cester.

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Les Sœurs de Ste Anne s'étaient logées, tant bien

que mal, dans le soubassement de l’église ; mais cette ” installation, à la fois insuffisante et malsaine, ne pou- Va vait durer d’ovantage. Je M. Brouillette acheta une maison, à côté du presby- A tère, et en fit le couvent des religieuses.

La population de South Worcester, éloignée du centre, al pouvait difficilement venir à N.-D.; M. le curé acquit, êt. à ses frais, deux grandes maisons qu'il transforma l’une ak en chapelle, l'autre en école. Chaque jour, des Sœurs partent de la maison mère pour aller enseigner les enfants de South Worcester. En 1888, il procura les mêmes avantages aux Canadiens de la Côte. La popu- Je! lation de ces deux centres augmentant sans cesse, le jour à a

n'est probablement pas éloigné où il faudra les détacher de l’église-mère, pour former deux nouvelles paroisses canadiennes-françaises, !

Cette paroisse de N.-D., sans contredit l'une des plus

florissantes, comme aussi des mieux établies de la Noy-

velle-Angleterre, compte un bon nombre de Canadiens

dans le commerce et les professions libérales. Toujours

aussi, elle s’est fait remarquer par son patriotisme et sa

Fu

résolution de maintenir intact le programme des Cana-

diens émigrés.

L'impulsion donnée jadis à cette colonie française par

Ferd. Gagnon, continue encore ; son esprit la vivifie, de (æ]

1. Les Canadiens de la Côte viennent d'être formés en paroisse distincte avec le Rév. M. Graton comme Curé.

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