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decins, les deux frères s’en allèrent travailler comme missionnaires en Floride. Au bout de quelques années, se trouvant parfaitement rétablis, ils vinrent offrir leurs services à l'évêque de Springfield, Mgr O’Reilly, qui les accepta.
M. Arsène Landry fut nommé à la cure de Webster, et son frère Hermas eût celle d’Indian Orchard et de Chicopee.
M. Landry fit de suite bâtir un grand et beau presbytère, puis il construisit pour sa succursale de Chicopee, à trois milles de distance, une église gothique de fort bon goût.
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La population d'Orchard était tranquille et pieuse. M. Landry règla sa paroisse comme une véritable communauté religieuse. [Il forma une confrérie de la Bonne Sainte Anne, et en 1884, à la suite d’une mission, il établit la Ligue des Hommes avec 170 membres.
Ce fut la 2ème Ligue fondée dans le diocèse de Springfield.
Comprenant l'importance d’avoir dans sa paroisse une société d'hommes fervents, pour diriger et moraliser les familles, M. Landry n'épargna ni fatigues, ni travaux, afin de inaintenir sa Ligue florissante.
Avec le franc parler qu'on lui connaissait, il ne se génait pas de dire à l’occasion. “ On donne trop de “ temps aux femmes, et pas assez aux hommes. Occu- “ pons-nous des hommes, et les femmes suivront, c'est “ dans l’ordre. ”
Et ce qu'il disait, il le faisait aussi.
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Jamais il ne manquait, chaque mois, de réunir ses hommes de la Ligue, pour les encourager et les main tenir, Avec le plus grand soin aussi, il veillait à ce qu'ils fissent régulièrement les communions générales qu'ils avaient promises. Tant qu'il resta curé d’Indiau Orchard, il cultiva de la sorte sa belle société d'hommes, et, plus tard, à Webster et à Holyoke, il continua de porter le même intérêt aux Ligues qu'il y trouva établies.
Disons-le en passant, partout où les prêtres prendront ainsi un soin spécial des hommes, ils en seront récompensés par les fruits les plus abondants, et les plus consolants pour leur ministère.
Orateur à la parole facile et impétueuse, travailleur infatigable, M. Landry cachait sous des manières parfois un peu brusques, un cœur bon et vraiment chaïitable, I ne savait refuser ni une faveur qu'on lui demandait, ni une aumône qu'on sollicitait.
Un de ces quêteurs habitués de presbytère, venait-il demander d’être assisté ? M. Landry commençait d’abord 1 ar disputer, par reprocher à l’homme su paresse ou son inconduite. Puis, lui mettant brusquement quelques dollars dans la main, il l’invitait, d’une voix rude, à partir et à ne plus revenir.
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entendu, il revenait au presbytère, et la même scène se renouvelait encore. |
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DIOCÈSE DE NPRINGPIELD 267
A Indian Orchard, durant plusieurs hivers, M. Landry paya de ses propres deniers la subsistance et le chauffage de nombreuses familles dans le besoin.
Son bon cœur et son caractère fort, qui, malgré des impétuosités parfois un peu déconcertantes, était pourtant celui d'un homme capable d'exercer une grande influence sur son entourage, lui assurèrent des dévouements solides et durables.
Il en est un surtout que je ne puis passer sous silence.
À Indian Orchard, à Webster, à Holyoke, partout enfin où M. Landry fut successivement curé, qui n’a connu M. Robert ?
Cet homme, à la fois zélé et modeste, fut pour le curé un ami sur lequel il pouvait compter à la vie à la mort. Il lui avait confié la rente des bancs, ainsi qu'une grande partie de ce qui regardait le temporel de la paroisse. Et ‘ jamais homme d’affaires ne s’acquitta de sa charge avec plus d’exactitude, jamais canadien ne s’employa avec plus de fidèlité au service de l’église et du pasteur qui lui avait donné sa confiance entière et son amitié.
En 1886, M. Landry, à la mort de son frère Arsène, le
remplaça à Webster, et M. Ducharme lui succéda.
M. Chs Ducharme était un jeune prêtre de grand talent, d’une tendre piété et de manières courtoises et distinguées. Malheureusement, en acceptant cette cure,
il avait trop présumé de ses forces ; la maladie de poitrine qui le minait depuis longtemps, fit soudain des progrès rapides, et quelques moïs à peine après sa nomination, M. Ducharme tombait à son poste.
Le Rév. Chs Crevier, ancien curé de North Adams, le remplaça. Là depuis 3 ans, il se repose de ses anciens travaux, en attendant un poste plus en rapport avec une activité que les années n'ont pu éteindre. !