NOMS DE FAMILLE
ABEL. — D'Habel, seigneurie de Bretagne, érigée en 1696 pour de Keraly. Le nom d'Abel est un souvenir du second fils d'Adam, qui fut tué par son frère Caïn. Il y a eu des Abel, comme il y a eu dés Adam, des Abraham et des Daniel. Abel veut dire pleureur et non pas affliction, qui se traduit en hébreu par Ebel. En bas-breton Abel veut dire pomme, et en gallois, discorde, perte, débat.
ABELIN. — D'Abeilhan, commune du dép. de l'Hérault, arr de Béziers. Diminutif d'Abel, comme on a fait Marcellin de Marcel, et agnelin d'agnel ou d'agneau. Dérive du verbe abelir, plaire, charmer.
ABIRON. — D'Aviron, commune du dép. de l'Eure, arr. d'Evreux. Abiron semble venir de cet Israélite qui fut englouti avec Dathan pour s'être révolté contre Moïse.
ABRAHAM, ABRAN. — De Sabran, commune du dép. du Gard, arr. d'Uzès. Abraham veut dire père d'une grande
multitude. On ne pourrait pas en dire autant du premier Abraham canadien, dont la famille n'a pas été nombreuse.
ABRIÂS. — D 'Arboras, commune du dép. de l'Hérault, arr. de Lodève. Dérive d'abrier, couvrir, protéger.
ACHAPT. — D 'Apchat, commune du Puy-de-Dôme, canton d'Ardes. Achapt signifie achat, rachat.
ACHARD. — D'Aclières, seigneurie du Berry, établie en 1450 pour le bénéfice de De Mornay. Autre seigneurie dans le Gâtinais, devenue baronnie en 1626. Achard dérive de ache, charpente, ou d'acharir, voiturer. En argot achard signifiait acharnement.
ACHIN, ACHIM.— D'Achain, village du dép. de la Meurthe en Lorraine. Semble dériver du breton hakein, qui veut dire bredouiller.
AGHOIE. — D'Achiet, com. du Pas-de-Calais, arr. d'Arras. Vient d'achoison, ou occasion heureuse ou malheureuse. Du latin occasio.
ACOULON. — D 'Accolans, commune du dép. du Doubs, arr. de Baume-les-Dames. Vient d'acouler, couler, affluer.
ADAM. — D'Adam-les-Passavant, com. du dép. du Doubs, arr. de Baume-les-Dames. Adam, nom hébreu, qui vient d'adama, terre, et .signifie homme en général. Il existe une sorte de hibou appelé adam.
ADDE. — D'Agde, commune du dép. du Hérault, arr. de Béziers. Vient du latin addere, ajouter.
ADHEMAR. — De Montélimar, ville du dép. de la Drôme, au confluent du Roubion et du Jabron qui se jettent dans le Rhône à une demie lieue de là. Montélimar se dit en latin Ademari mons, d'où Adhémar.
ADNEY. — D'Arney, commune du dép. des Hautes-Pyrénées, arr. de Bagnères. En botanique l'adné est une chose attachée à une autre de manière à faire croire qu'elle fait corps avec elle.
ADRAIN. — D'Andrein, commune des Basses-Pyrénées, arr.
d'Ortliez. Vient d 'adrès, adras, dédommagement, moyen, minute.
ADRESNY. — D'Ardenay, commune du dép. de la Sarthe, arr. de Mans. Vient d 'aderrenier, retarder.
ADRIERS. — Commune du dép. de la Vienne, arr. de Montmorillon. Vient d'adererer, reculer.
ADVERSY, AVERSY. — D 'Aressy, commune des Basses- Pyrénées, arr. de Pau. Du mot adversion, adversité, tribulation.
AGATHE. — D'Agathe ou Agde, commune du dép. de l'Hérault, arr. de Béziers. Agathe, pierre précieuse de diverses couleurs, terme de marine, nom de femme.
AGÏLLE. — Village du département de Loir-et-Cher, dans le Maine. AgUle veut dire léger, dispos. Nom propre d 'homme.
AGNEL. — D'Agnielles, dans le dép. des Hautes-Alpes, arr. de Gap. Agnel est le nom d'une ancienne monnaie d'or que fit frapper saint Louis, roi de France, sur laquelle était représenté un agneau. Signifie encore fourrure d'agneau. Dérive d'agnus, agneau.
AGNES. — D'Agnez, commune du dép. du Pas-de-Calais, arr. d'Arras. Dérive du latin agnus, agneau.
AGUERRE. — D'Aillères, commune du dép. de l'Ariège, arr. de Foix. Vient du verbe aguerrir ou du vieux mot guerrer, qui se disait pour garer, ou encore d'aguer, déguiser, rendre perçant. L'a préfixe veut dire en dehors.
AHIER. — D 'Ailly, commune du dép. de la Somme, arr. d'Amiens. Vient de a et de hier, s'égosiller, battre à coups redoublés.
AIDE-CREQUI. — Créqui, commune du dép. du Pas-de- Calais, arr. de Montreuil. Est-ce un souvenir de François de Créqui, maréchal de France en 1669 ? Aide, dans l'art militaire, se dit de certains officiers, comme l'aidede-camp, l'aide-major. L'aide-de-eamp aidait le maréchal dans la distribution des divers quartiers d'un campement.
AIGNAN. — Petite ville dans le Bas-Armagnac, près de la source du Midon. Il en existe plusieurs autres du même nom, dans la Loire-Inférieure, dans le Gers, dans la Sarthe, dans le Morbihan. Dérive'' d'aigne, bête à laine.
AIGREMONT. — Communes des dép. du Gard, de la Haute- Marne, de l'Yonne et de Seine-et-Oise. Dérive d'aigre, ardent, impétueux.
AIGRON. — D 'Airon, commune du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Montreuil. Aigron est le nom du héron.
AIGUEBELLE. — Commune du dép. de la Savoie, arr. de St-Jean de Maurienne. Ce mot est formé de algue, eau et de belle, ou belle eau.
AIGUILLON. — Ville de la Guienne, dép. de l'Ariège, au confluent du Lot et de la Garonne. Il y a aussi Aiguillonsur-mer, en Vendée, arr. de Fontenay, canton de Luçon. Aiguillon signifie piquant.
AILLY. — Ailly-le-Haut-Clocher, seigneurie de Picardie, qui date de 1556, avec Beauvarlet comme tenant. Aillie voulait dire sauce à l'ail ou encore aigreur, querelle.
AIME. — D'Aimé, en Savoie, arr. de Moutiers. Nom propre qui vient du latin amatus, aimé.
AINE. — Commune dans le comté de Bigorre, diocèse de Tarbes, parlement de Toulouse. Aine, est le premier né du mariage.
AINEAU, AISNEAU. — D'Aisne ou Vézine, village du dép. de l'Ain, dans la Bresse, canton de Bagé-le-Châtel. Dérive de aine, âne, bourrique.
AINS, AINSE. — Bourg de la Charente-Inférieure, en Aunis. Semble venir de ainxe, qui signifiait angoisse, anxiété.
ALAIN. — Commune dans la Provence, diocèse de Toul, parlement de Metz. Nom d'homme qui signifie romarin. En irlandais, alain signifie blanc, luisant, serein.
ALARD. — D'Alas, seigneurie de Picardie, qui remonte à 1284, avec De "Warroquier, comme premier seigneur. Nom d'homme fait d'Adelard, puis Adlard, et finalement Alard.
ALARIE. — Alary, bourg dans le Quercy et dans le Rouergue.
ALBANEL. — D'Allebanne, commune du dép. de Savoie. Dérive de albe, blanc, et d'anel, chaîne, fer, lunettes. Alban en gaulois, voulait dire phare, aube.
ALBEAU. — D'Albe, commune du dép. de l'Hérault, à 4 lieues de Viviers. Albeau, diminutif d'albe, bois blanc, aubier. C'est aussi le nom d'un petit poisson de rivière qui ressemble à l'anchois.
ALBERT. — Duché de Picardie, érigée en 1620 en faveur d'Albert de Luynes. Nom d'homme, formé d'Adelbert. Albert voulait dire monnaie blanche, anévrisme,
ALBRAIN. — D'Albens, commune du dép. de la Savoie, arr. de Chambéry. Albran, nom du canard sauvage.
ALEXANDRE. — Commune du dép. du Gard, arr. d'Uzès. Nom d'homme qui vient du grec alezzo, je chasse, j'aide, je défends, et d'anèr, homme, le défenseur des hommes.
ALIEN. — D'Alignan, dans le Bas-Languedoc, diocèse de Béziers, parlement de Toulouse. Allen signifie étranger, qui est d'un autre lieu; du latin alienus.
ALINAI7D. — D 'Allennes, commune du dép. du Nord, arr. de Lille. D'alenée, voix, respiration.
ALIX. — Petite ville dans le dép. du Rhône, dans le Lyonnais. Nom de femme pris pour Adélaïde. On disait Adélaïs, dont on fait Alix par contraction. Allix signifiait lis, et alix, compacte, serré.
ALLAINE. — Commune du dép. de la Somme, en Picardie, arr. de Péronne. Allaine, alêne, lancette, poignard.
ALLAIRE. — Chef -lieu de canton, dans le Morbihan, arr. de Vannes. Dérive d'aleoir, allée, galerie, passage.
ALLARD. — D'Alias, commune du dép. de la Charente-Inférieure, arr. de Jonzac. Alleor, vieux mot français, qui signifie voyageur.
ALLE. — Alet, commune du dép. de l'Aude, arr. de Limoux, Allé, passé, mort, usé, corrompu.
ALLEGRAIN. — D'Allègre, commune de la Haute-Loire,
arr. du Puy. Vient d'allégrer, rendre gai, joyeux, dispos. ALLIEZ. — D 'Allier, commune des Hautes-Pyrénées, arr. de
Tarbes. Allier signifie filet.
ALLOIR. — Des Allois, village de la Haute-Vienne, dans le
Limousin, canton de S. Léonard. AUoir signifie allée,
corridor.
ALMAIN. — D'Allemant, commune du dép. de la Marne,
arr. d'Epernay. Dérive d'almus, beau, bon, d'où aime,
qui nourrit, qui fertilise, et almain, diminutif d'alme. ALMERAS. — D'Almaraz, ville d'Espagne, dans l'Estrama-
dure, sur le Tage.
ALOIGNON. — D'Alagnon, petite rivière que l'on traverse
sur la route de Clermont-Ferrand à Toulouse. Vient
d'alloigne, qui signifie distance, retard, délai, éloigne-
ment.
ALOGNY. — D'Allogny, commune du dép. du Cher, arr. de
Bourges. Vient d'alogne, alêne, cordage qui sert sur les
pontons.
ALONZE. — D 'Allons, commune du dép. des Basses- Alpes,
en Provence, et commune du dép. de Lot-et-Garonne,
arr. de Nérac. Alonze est le même nom qu'Alphonse.
Nom propre d'homme qui vient d'alpha, premier, principal, parce qu'alpha est la première lettre de l'alphabet
grec.
ALY. — D 'Ally, village du dép. du Cantal, canton de Pleaux.
Alie est l'alizé, fruit de l'alizier. En bas-breton, aly
signifiait sollicitation.
AMARITON. — De Méritein, commune des Basses-Pyrénées,
arr. d'Orthez. Vient d'amarrir, remplir de chagrin. AMAS, AMASSE. — D'Amassé, rivière de Touraine, qui se
jette dans la Loire, près d'Amboise. Amasse veut dire
levée d'impôts.
AMAURY. — D'Amure, commune du dép .des Deux-Sèvres,
arr. de Niort. Amaury, nom propre d'homme, vient
d'Amalaric, dont on a fait Amalric, puis Amauric et
enfin Amaury.
AMBÂU. — D'Ambres, commune du dép. du Tarn, arr. de Lavaur. Vient d'ambe, l'un et l'autre, du latin ambo, tous deux.
AMBOISE. — Commune du dép. d'Indre-et-Loire, arr. de Tours.
AMEAU. — D 'Ames, village du dép. du Pas-de-Calais, canton de Norent-Fontes. Ameau, nom de famille, qui vient d'Amis, ancien nom propre lui-même. Dérive du latin amo, j'aime.
AMELOT. — D 'Amel, commune du dép. de la Meuse, arr. de Montmédy. Diminutif d'Amel.
AMESSE, AMESTE. — D'Amettes, commune du Pas-de- Calais, arr. de Béthune. Ameste veut dire paroisse, district.
AMIEN. — Amiens, ville du dép. de la Somme, et ancienne capitale de Picardie, avec bailliage.
AMIOT, AMYOT. — D'Amy, commune du dép. de l'Oise, arr. de Compiègne, canton de Lassigny, érigée en seigneurie en 1658 pour de Belloy. Amiot, forme paragogique diminutif du mot ami, qui signifiait aussi guet, sentinelle, comme on a fait vieillot, pâlot, de vieux et de pâle.
AMIRAULT. — D'Amirat, corn, du dép. des Alpes-Maritimes, arr. de Grasse. Amirault, variante d'amir ou émir, amiral, prince, gouverneur de province.
AMONT. — Commune du dép. de la Haute-Saône, arr. de Lure. C'est aussi le nom d'un ancien bailliage de la Franche-Comté septentrionale, dép. du Doubs. Dérive du latin ad montem, en haut, hauteur.
AMOS. — D'Ames, commune du dép. du Pas-de-Calais. V. Amau. Amos est le nom de l'un des douze petits prophètes juifs.
AMPLEMAN. — D'Amblimont, commune des Ardennes, arr. de Sedan. Amplement, d'une manière ample.
ANAIS. — Villages des dép. de la Charente et de la Charente-Inférieure. V. Anet.
ANCE. — D'Ance, village du Lyonnais, sur la Saône, à 9 lieues de Mauléon, sur la route de Dax. Ance, anse.
ANOEL. — D'Aneelle, village du dép. des Hautes-Alpes dans le Dauphiné, canton de Saint-Bonnet, arr. de Gap. Ancel veut dire bénitier.
ANCELIN. — D'Anceins, commune du dép. de l'Orne, arr. d'Argentan. Ancelin, dim. d 'ancel.
ANDAYE. — D 'Andouillé, commune du dép. de la Mayenne, arr. de Laval. Andayé se disait pour andouillé.
ANDIAU. — D 'Andlau, commune du Bas-Rhin, canton de Barr.
ANDIRAND. — Petite ville dans le dép. de Lot-et-Garonne. Dérive du mot andier, chenet.
ANDRE. — D'Andrest, village du dép. des Hautes-Pyrénées, dans le Bigorre. André, nom propre d'homme, qui vient du grec Andreias, c'est-à-dire courageux.
ANDRIEU. — Seigneurie qui date de 1463, en Normandie, érigée pour De Varignières. Vient du grec anèr, homme.
ANDRO. — D'Andres, commune du Pas-de-Calais, arr. de Boulogne.
ANDRI, ANDRY. — D'Andries, bourg du dép. de l'Yonne, arr. d'Auxerre, canton de Coulonge-sur-Yonne.
ANCTIL. — D'Anctiville, commune de Normandie, diocèse de Coutances, parlement de Rouen. Dérive de anker, suspendre.
ANES. — D 'Anets, seigneurie bretonne, unie en 1683 aa marquisat de Chàteau-Frémont. V. Anet.
ANET. — Châtellenie, située dans l'He-de-France qui, érigée au seizième siècle, a successivement appartenu aux familles Poitiers, Lorraine, Mercœur, Vendôme, Condé, du Maine, de Dorabes, d'Eu, au roi de France, à de Penthièvre, et enfin, en 1817, à la famille de Monti. Anet vient du grec ana et thein, qui veulent dire, croître rapidement. L'anet est une plante ombellifère qui pousse très vite. Dans le vieux français, anet voulait dire canard.
ANFRIÉ. — D 'Anfreville, dans le dép. de la Seine-Inférieure, canton de Boos, arr. de Rouen. Dans le langage gallois, anfri signifiait une action honteuse.
AN GARÉ. — D'Angayrat, commune de l'Agenois, diocèse d'Agen, parlement de Bordeaux, arr. de Montdidier. Dérive du verbe angarier, fatiguer de corvées.
ANGERS. — Chef-lieu du département de Maine-et-Loire, sur la Mayenne, un peu au-dessous de son affluent avec la Sarthe, à une lieue de la Loire. D 'après les uns, anger signifierait peupler, propager, d'après d'autres, charger, et enfin contraindre, et dériverait du persan agariden, presser.
ANGELVIN, ANGEVIN. — D'Anvin, commune du dép. du Pas-de-Calais, arr. de St-Pol-sur-Ternoise. Angevin, monnaie d'argent frappée par les comtes d'Anjou. Ce mot semble venir du grec aggelos, messager.
ANOTE. — D 'Annot, ville du dép. des Basses-Alpes, dans les montagnes, su rla Vaire. Du verbe annoter, faire des notes explicatives d'un ouvrage.
ANNET. — Village du dép. de Seine-et-Marne, dans la Brie, arr. de Meaux. V. Anet.
ANSE. — Bourgade sur l'Azergues, ancienne station romaine, à une lieue de Villefranche et de Trévoux, et à quatre lieues de Lyon. Anse a voulu dire manche, cuve, espèce de pressoir.
ANTAYA. — Nom sauvage accolé à une branche de la famille Pelletier, qui avait épousé une sauvagesse du nom d 'Antaya.
ANTERIEUX. — Commune du dép. du Cantal, arr. de Saint- Flour.
ANTHIAUME. — D'Anthème, commune du Puy-de-Dôme, arr. de Lunéville. Anthiaume, mot composé d'anti, vieux et de heaume, barre de gouvernail.
ANTHOINE. — D'Antonne, commune du dép. de la Dordogne, arr. de Périgueux.
ANTIGNY. — Commune de la Vendée, arr. de Fontenay-le- Comte.
ANTINAEL. — D'Antignac, commune de la Charente-Inférieure, arr. de Jonzae. Mot composé d'anti, vieux, et de naël, jour de naissance.
ANTON Y. — Commune du dép. de le Seine, arr. de Sceaux.
APART. — De Daspard, commune des Basses-Pyrénées, arr, de Bayonne. Hapart signifie crochet à pendre, voleur, brigand.
APERT. — D'Abère, commune des Basses-Pyrénées, arr. de Pau. Apert vient du latin apertus, ouvert, franc, découvert. Mot employé dans le langage du palais, dans l'expression il appert. En bas breton, il voulait dire, adroit, industrieux.
APRIL. — D'Avril, commune du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. de Briey. April vient d 'aprilis, avril, du verbe aperir, ouvrir, parceque, dit Nicot, en ce mois d'avril, la terre semble ouvrir son sein pour la production des végétaux.
AQUIEN. — D'Aquin, commune du Pas-de-Calais, arr. de Saint-Omer.
ARABY. — D 'Arbis, commune de la Gironde, arr. de La Réole.
ARAMY. — D'Aramits, commune des Basses-Pyrénées, arr. d'Oloron. Aramie, serment, accusation, plainte, bataille.
ARBARIS. — D'Arbori, commune du dép. de la Corse, arr. d'Ajaccio. Arboirie signifie réunion d'arbres et d'arbrisseaux.
ARBOUR. — D 'Arbourse, commune du dép. de la Nièvre, arr. de Cosne. Arbour, à rebours.
ARCAND. — D'Archamps, commune de la Haute-Savoie, arr. de St-Julien. Vient d'arcage, langage.
ARCASTE. — D'Arrast, commune des Basses-Pyrénées, arr. de Mauléon. Arcasse, mot employé pour désigner la culasse du navire ou le derrière du gaillard.
ARCENEAU, ARSENEAU. — D'Arcine, commune de la
Haute-Savoie, arr. de St-Julien. Arseneau vient d'arsenac, espèce de citadelle pour garder les machines de guerre.
ARCHAMBAULT. — Lieu du dép. de l'Yonne, arr. de Tonnerre, dans la commune de Grimault. Dérive d'arche, are de triomphe, arcade, coffre, trésor, archives, cellier, bâtiment de mer ou de rivière.
ARCHERON. — D'Archon, commune du dép. de l'Aisne, arr. de Laon.
ARCOUET. — De St-Hilaire-du-Harcouet, bourg du dép. de la Manche, arr. de Mortain. Arcouet est aussi le nom d'une pointe par où l'on passe pour se rendre à l'île Bréhat dans les environs de Paimpol. Vient d'arcté, étréci, resserré.
ARDILLOS. — Des Ardillats, commune du dép. du Rhône, arr. de Villefranche-sur-Saône. Vient du grec ardis, pointe d'une flèche.
ARDOIS. — D'Ardoix, commune du dép. de l'Ardèche, arr. de Tournon. Dérive du celtique arddû, noir, d'où ardenne, qui signifie forêt sombre.
ARDOUIN. — D'Ardin, commune du dép. des Deux-Sèvres, arr. de Niort. Vient d'ardoir, brûler, consumer.
AREL. — D'Arelles, en Bourgogne, diocèse de Langres, parlement de Dijon. Arel est le diminutif d'areau, espèce de charrue sans roues.
ARENAIRE. — D'Arnière, commune du dép. de l'Eure, arr. d'Evreux. Vient d'arenosus, sablonneux, ou d'aren, cordage. Une arenière était le nom d'une sablonnière.
ARET. — D 'Arette, commune du dép des Basses-Pyrénées, arr. d'Oloron. Areste signifiait barbe d'épis, espèce d'aiguille ou d'épingle.
AREZ. — Petite ville de la Gironde, diocèse, parlement et intendance de Bordeaux. Un arée est une terre labourée.
ARGENCOURT. — Com. de la Bourgogne, diocèse d 'Autun, parlement et intendance de Dijon.
ARGENSON. — Seigneurie avec titre de comté, en Touraine, sur la Creuse, à 5 lieues de Cliinon. Autre seigneurie du même nom dans le Poitou, unie en 1712 au marquisat de la Graye.
ARGENTEUIL. — Baronnie en Champagne, érigée en 1500 pour Le Bascle, et communes dans les départements de Seine-et-Oise et de l'Yonne.
ARGOS. — D'Argol, commune du Finistère, arr. de Châteaulin. Argos signifie doigt du pied, ergot de coq, boulet du cheval. En grec argos signifie blanc.
ARGUIN. — D 'Argut, commune de la Haute Garonne, arr. de St-Gaudens. Dérive d'argu, sorte de bâtiment plat, large, haut de bord, et qui se rétrécit par le haut.
ARGUINEAU. — D'Arguenos, village de la Haute-Garonne, arr. de St-Gaudens.
ARIAL. — D 'Arles, commune des Pyrénées-Orientales, et ville des Bouches-du-Rhône. Arial vient d'ari, bord du fossé.
ARIUS. — D 'Arieus, bourg situé près de Carcassonne, dans le dép. de l'Aude. Arius, prêtre de l'église d'Antioche, et fauteur d'hérésie.
ARLEN. — D'Ariane, commune du Puy-de-Dôme, arr. d'Ambert. Arlan est un cri lancé par les soldats quand ils voulaient se livrer au pillage.
ARMAND. — D'Armancourt, com. du dép. de la Somme, arr, de Montdidier. Armand vient de l'allemand hart, robuste et de mann, homme, ou de war, guerre, et de man, homme ou vir bellator, guerrier.
ARNAUD, ARNAULT. — Arnaud, en Gascogne, diocèse de Lombez, parlement de Toulouse. Nom propre d'homme qui dérive de l'allemand arn, aigle, et de ait, vieux, noble. Alors Arnaud signifierait aigle noble. Ménage croit que ce nom a été fait de Renaud, par une transposition de lettres, et par le changement de l'a en e.
ARNOULD. — Ville de Seine-et-Oise, à 7 lieues de Chartres, dans la forêt d'Iveline, ou encore Arnouville, dans l'Ile-
de-France, érigée en comté en 1817, en faveur de Michault d'Arnouville. Nom propre d'homme, qui veut dire mari dupé et malheureux.
AROISE. — D'Aroaise, bourg du Pas-de-Calais, à 3 lieues de Péronne. Vient du mot arroit, d'arrectus, qui est raide, ou mieux d'aroi, arrangement, équipement. Le vieux mot aroy signifiait charrue. Aroaise était le nom d'une abbaye de chanoines réguliers en Artois.
ARON. — Commune du dép. de la Mayenne, arr. de Mayenne. Vient d'aronde du latin hirundo, hirondelle.
AROUCHE. — D'Arrouch, ville d'Algérie, dans la province de Constantine, ou d'Aroux, village de Gascogne.
ARPAJON. — Seigneurie de l'Ile-de-France, érigée en marquisat en 1720 en faveur de d'Arpajon. Petite ville de même nom dans l'Aveyron. Un arpage, chez les Romains, était un enfant mort au berceau.
ARPENTIGNY. — Dérive du celtique arat, labour, et de penger, sillon.
ARPIN. — D'Arpenan, commune de la Haute-Saône, arr. de Lure.
ARRACHAR. — D'Arracourt, village du dép. de la Meurthe, à 2 lieues de Château-Salins. Ce mot vient d'arracher, déraciner,
ARRIVEE. — D'Arrivé, commune des Basses-Pyrénées, canton de Sauveterre. Arrivée, approche de la rive, l'abord.
ARTEAU. — D'Artas, commune du dép. de l'Isère, arr. de Vienne. Arteau, homme rusé, habile, dérive du latin ars, ruse, artifice.
ARTOIS. — D'Arthez, commune des Basses-Pyrénées, arr. d'Orthez. Artois, province de France, et aujourd'hui département du Pas-de-Calais.
ARTON. — Commune de la Loire-Inférieure, à quatre lieues de Paimbœuf.
ARTUS. — Châtellenie du comté de CharoUais, dans le diocèse de Mâcon. Vient d'artuis, trou de vers.
ASKIN. — D'Ascain, commune des Basses-Pyrénées, arr. de
Mauléon.
ASSAILLE. — D'Assay, commune du dép. d'Indre-et-Loire,
arr. de Chinon. Vient du verbe assaillir ou assaillir. ASSELIN. — De Vasselin, commune du dép. de l'Isère, arr.
de la Tour-du-Pin. Aisselin, madrier, petite planche en
forme de tuile pour couvrir les maisons. ASSINE. — D'Assenay, commune du dép. de l'Aube, arr. de
Troyes. Assiner, assigner.
ASTIER. — Chef -lieu de l'arr. de Périgueux, en Dordogne.
Dérive de ast, fût, bois de lance.
ASTRUDE. — Baronnie dans le dép. de l'Yonne, à sept lieues
de Semur.
ATCHERS. — D'Attichy, commune du dép. de l'Oise, arr.
de Compiègne. Atché est le nom de la plus petite monnaie qui se fabriquait dans les Etats du Grand Seigneur.
Elle était d'argent et valait environ quatre deniers de
France.
ATINA. — D'Attignat, commune du dép. de l'Ain, arr. de
Bourg. Atina était l'Hymet des anciens. Comme il est
prêt d'Athènes, on l'a appelé le mont d'Athènes. Atinée
veut dire provocation.
AUBAIN. — D'Aubaine, en Bourgogne, diocèse d'Autun;
en Gascogne, arr. de Saint-Séver. Ce mot a le même
sens que aubereau, oiseau de proie, petit aigle. Signifie
encore aubier, cheval blanc, étranger qui habite un pays
sans se faire naturaliser.
AUBAU, AUBEAU. — D'Aube, commune du dép. de l'Orne,
arr. de Mortagne. Aubeau, peuplier blanc, aubier. AUBE. — D'Aubers, commune du dép. du Nord, arr. de
Lille. Aube est celui qui a été ordonné prêtre ; c'est
enrore une offrande pour la bénédiction des aubes. En
bas-breton, aube se disait pour abbé.
AUBERNON. — D 'Obernai, commune du dép. du Bas-Rhin. AUBERT. — Commune dans le dép. du Nord, arr. de Cam-
brai, canton de Carnières. Nom propre teutonique, même chose que Albert, qui signifie tout illustre. Diminutif d 'haubergeon, qui veut dire chemise ou cotte de mailles. Peut venir encore de haut, et de ber, c'est-à-dire baron ou seigneur justicier. Auber signifie encore harnais et en terme d'argot, argent.
AUBERTIN. — Commune du dép. des Basses-Pyrénées, arr. d'Oloron. Diminutif d'Aubert. V. Aubert.
AUBIN. — D'Aubin, seigneurie du Rouergue, érigée en 1700 pour de Buisson. Aubin voulait dire autrefois le blanc de l'œuf, d'albinum pour albunem. C'était encore un pas de cheval, une allure qui tient de l'amble et du galop. En vieux français, Aubin signifie étranger.
AUBOIS. — D'Auboué, commune du dép .de Meurthe-et- Moselle, arr. de Briey. Hauboit, haubert.
AUCHEN. — D'Aulchin, commune du dép. du Nord, arr. de Valenciennes.
AUCLAIR. — De Vauclerc, commune du dép. de la Marne, arr. de Vitry-le-François. Auclair, à la clarté.
AUCOIN. — D'Aucun, commune du dép. des Hautes-Pyrénées, dans le canton d'Argelez.
AUDELIN. — D 'Audelange, commune du Jura, arr. de Dole. Vient du latin audere, oser.
AUDET, AUDETTE. — D'Audeville, commune du dép. du Loiret, canton de Malesherbes, arr. de Pithiviers. Audet, mot latin qui signifie il ose, il a de l'audace.
AUDI, AUDY. — D'Audigny, commune du dép. de l'Aisne, arr. de Vervins. Haudi, lassé, fatigué.
AUDIBERT. — D'Audembert, commune du Pas-de-Calais, arr. de Boulogne-sur-Mer.
AUDON. — Commune du dép. des Landes, arr. de St-Séver;
AUDRY. — D 'Audrix, commune de la Dordogne, arr. de Sarlat.
AUFRAY. — D 'Auffray, commune de la Seine-Inférieure, arr. de Dieppe. Frai, action de briser.
AUGEARD. — D'Augea, commune du Jura, arr. de Lons-le- Saunier. Dérive du Scandinave auge, prairie.
ÂUGER. — Commune du Puy-de-Dôme, arr. de Thiers. Moisy fait dériver ce mot de alga, algue, et l'explique comme suit: Deux petites rivières qui traversent cette contrée, la Touques et la Dive, souvent débordés, finirent par former des marais oii les algues abondent. Auger peut venir du grec aggos, vase.
AUGERON. — D'Augerans, commune du Jura, arr. de Dole. Augeron, qui est du pays d'Auge.
AUMAIS. — D 'Haulmé, commune du dép. des Ardennes, arr. de Mézières. Aumais ou haumet dim. de heaume, "barre du gouvernail.
AUMASSON. — D'Aumessas, commune du dép. du Gard, canton d'Alzon.
AXJMIER. — D 'Omey, commune du dép. de la Marne, arr. de Châlons-sur-Marne. Aumier, sorte de chien limier, bon pour faire la chasse.
AUMONT. — Communes des dép. de la Somme, de l'Oise, et la Lozère. Aumont, individu assisté par l'aumône. Dérive du bas latin almosna, dont on a fait eleemosyna, aumône.
AUNIS. — D'Osny, commune du dép. de Seine-et-Oise, arr. de Pontoise. Aunis, petit pays de Saintonge, dont la capitale était La Rochelle; les îles de Ré et d'Oléron en dépendaient.
AUPIN. — D 'Aups, commune du dép. du Var arr. de Draguignan.
AURÉ. — D 'Aurée, dans le Velay, et Auray, ville du Morbihan, célèbre par son pèlerinage à la bonne Sainte- Anne. Aurais signifie montagne.
AURILLAC. — Ville du dép. du Cantal. Vient d'aurilleor, celui qui cultive les abeilles.
AURIO. — D'Auriat, commune du dép. de la Creuse, arr. de Bourganeuf,
AUSSAN. — D 'Auxan, commune de la Côte-d 'Or, arr. de Beaune. Vient d'auxent, qui manque de.
AUSSION. — D'Haution, commune du dép. de l'Aisne, arr.
de Yervins.
AUTEBOUT. — D'Hautbos, commune du dép. de l'Oise, arr.
de Beauvais.
AUTIN. — D 'Autun, ville du dép. de Saône-et-Loire. Autin,
arbre autour duquel on fait grimper les branches de la
vigne.
AUTRACHE. — D'Autrèche, commune du dép. d'Indre-et- Loire, arr. de Tours. Autra^e, comme s'il y avait d'un
autre âge.
AUTRAC. — Commune de la Haute-Loire, arr. de Brioude. AUTRAY. — Autrey, commune du dép. des Vosges, arr.
D'Epinal.
AUVERGNE. — D 'Avernes, commune du dép. de Seine-et-
Oise, arr. de Pontoise. Auvergne, province qui forme les
départements du Cantal et du Puy-de-Dôme. AUVIN. — D'Auvent, bourg de la Charente, à huit lieues de
Confolens.
AUXIBI. — D 'Auxy-le-Château, commune dans le dép. du
Pas-de-Calais, arr. de Saint-Pol, érigée en baronnie en
AUZÉ. — D'Auzay, commune de la Vendée, arr. de Fontenay-
le-Comte. Vient d'ozé, hardiesse.
AUZON. — Commune de la Haute-Loire, arr. de Brioude, et
commune du dép. de l'Aube, arr. de Troyes. AVACHE. — De Veauche, commune du dép. de la Loire, arr.
de Montbrison. Avache vient d'avachir, rendre lâche. AVARD. — D'Avord, commune du dép. du Cher, arr. de
Bourges. Avord signifie maladif, hâve.
AVELIN. — Com. du dép. du Nord, arr. de Lille. Avelin,
dim. d'avel, désir, joie, chemin fréquenté, frayé. Avelin,
qui est de la nature de l'aveline, ou celui qui vit parmi
les aveliniers.
AVELINE. — Commune de la Lorraine, dans le duché de
Bar. Aveline, grosse noisette.
AVES. — D'Auve, commune du dép. de la Marne, arr. de
Ste-Menehould. Aves dérive d'avis, oiseau. Aves, rivière
du Portugal, et île du même nom, appelé aussi Ile des
Oiseaux.
AVISSE. — D 'Avize, commune du dép. de la Marne, arr.
d'Epernay. Avise, sentinelle, vedette, esprit. ALAVOINE, AVOINE. — D 'Avoine, communes des dép. de
l'Oise et d'Indre-et-Loire.
AVON. — Communes des dép. des Deux-Sèvres et d'Indreet-Loire. Avon, rivière, eau, ruisseau, et havon, mesure
pour l'avoine.
AVRARD. — Du Havre, ville de la Seine-Inférieure. Avrard
vient de avre, grincheux.
AVRON. — D 'Avéron, commune du dép. du Gers, arr. de
Mirande. Haveron, avoine folle ou sauvage, la folleavoine.
AYET, AYETTE. — D 'Ayette, commune du Pas-de-Calais.
arr. d'Arras, et d'Ayet, commune du dép. de l'Ariège,
canton de Castillon. Ayet, aillet, ail.
AYEUR. — D 'Ayherre, commune des Basses-Pyrénées, arr.
de Pau. Haieur, garde des haies.
AYMARD. — V. Emard. Dérive de ayme, âme. AYMOND. — D'Hesmont, commune du Pas-de-Calais, arr.
de Montreuil-sur-Mer. V. Haimond.
AYNARD. — D'Aynac, commune du dép. de Lot, arr. de
Figeac.
AZUR. — Commune du dép. des Landes, arr. de Dax, canton
de Soustons. Azur, pierre bleue, poudre bleue.
BABEAU. — Des Babottes, lieu de la Haute-Marne, dans la commune de Voillecomte. Le babeau est un fantôme imaginaire qu'on invoquait dans le Languedoc pour effrayer les petits enfants. Duchat interprète ce mot pour grimaces de singe. Signifie encore fête, cadeau.
BABEL. — De Babel, bourg d'Auvergne, dans la Haute- Loire, à 3 lieues d'Issoire. Nom propre d'homme, par corruption de Babylas.
BABEU. — De Babœuf, commune du dép. de l'Oise, arr. de Compiègne. Dérive du verbe baber, céder lâchement.
BABIN. — De Balbins, commune du dép. de l'Isère, arr. de Vienne. Le rapport qu'il y a entre babin et baba, qui signifie vieille, a donné lieu d'imaginer une république de Babins, en Pologne. Le tout était un badinage sans conséquence. En tout cas, Babin veut dire terre en Pologne, c'est-à-dire, une terre toute d'imagination.
BABINEAU. — De la Babinais, seigneurie de Bretagne. Dim. de babine, lèvre du chat, du chien, et improprement de l'homme.
BABY. — Commune du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Provins. Baby, en anglais, signifie enfant, bébé. Babi, nom donné aux partisans du babisme, doctrine professée par Bab et ses sucesseurs.
BÂCHAND. — Commune du dép. du Nord, arr. d'Avesnes. Ville située sur la route de Paris à Namur, à quelques milles de Maubeuge. Ce mot semble venir de bâche, goulet, tranchée pour conduire l'eau, ou du mot turc bâche, qui signifie tête, sommet, extrémité, et par métaphore, chef, général, commandant.
BACHELET. — De la Bachellerie, en Dordogne, à 2 lieues de Montignac, et seigneurie fondée en 1635 en faveur de De Lajac. Bachelle voulait dire adolescent, bachelier.
BACHELIER. — De Bachely, seigneurie normande, qui date de 1463. Du Cange prétend que ce mot vient de baccaleria, espèce de métairie ou pièce de terre ; les bacheliers en étaient les cultivateurs.
BACHOIE. — De Bachy, dép. du Nord, arr. de Lille. Dérive de hacher, qui signifie frapper avec bruit, comme à une porte; de l'allemand batshen, frapper de l'aviron sur l'eau avec fracas. Peut aussi venir de bachoe, vaisseau de bois, baquet, hotte, manne.
BACON. — Du Bacon, commune du dép. de la Lozère, arr. de Marjevols. Bacon veut dire lard fumé et salé. Vient de baconus, dos. Le mot bacon est français et tire son origine de ce qu'autrefois l'on ne se servait que du porc à certains banquets. Ces banquets portaient le nom de baconiques. Moisy rapporte qu'à Paris, le chapitre de Notre-Dame, à certains jours solennels, avait droit à un repas baconique. Telle serait l'origine de la foire aux jambons, qui se tenait autrefois sur le parvis de Notre- Dame.
BACQUET. — De Bauquay, commune du Calvados, arr. de Vire. Dérive de l'allemand back ou du bas-breton bac, bateau, ou du grec hakè, bac.
BADAILLAC. — Ville du dép. du Cantal, canton de Vie, arr. d'Aurillac. Dérive du grec pais, jouer, folâtrer.
BADEAU. — De Bados, en Guyenne, diocèse et parlement de Bordeaux. Diminutif de hade, baliverne, bêtise.
D'autres croient à une simple corruption de bateau. Le Duehat dit : " Badaut est proprement un homme qui, n'a jamais rien vu que par un trou, comme on dit de ' ceux qui ont été nourris et élevés dans un navire. Tel est un Parisien par rapport au bateau qui fait les armoiries de Paris.
BÂDEL. — De Badevel, commune du dép. du Doubs, arr. de Montbéliard. Badel, dérive soit du grec pais, jouer, folâtrer, ou du bas-breton badel, bedeau, robin.
BADELART. — D'Andelarre, commune de la Haute-Saône, arr. de Vesoul. Badeladre ou badelaire, épée courte, large et recourbée dans le blason.
BADET. — Bourg du Morbihan, arr. de Vannes. Badé, est le moment où l'on épie la bête pour la chasse, en terme de vénerie.
BADIAU. — De Boudy, commune du dép .de Lot-et-Garonne, arr. de Villeneuve.
BAFRE. — De Baffe, commune du dép. des Vosges, arr. d'Epinal. Bâfre, repas copieux.
BAGANARD. — De Bagnars, commune du dép. de l'Aveyron, canton de Saint-Amans. Baganard vient de bagan, mot gascon qui signifie pâtre ou paysan, gardien du bétail dans les Landes.
BAGNEL. — De Bagnoles, commune du dép. de l'Aude, arr. de Carcassonne.
BAIL. — De Baye, commune du Finistère, arr. de Quimperlé. Bail, veut dire gouverneur, bailli, tuteur, retranchement. En terme de droit, c'est un domaine affermé. Baille signifie barricade, tonneau, et en bas breton, bail veut dire cuvier, baquet ; et en irlandais, lieu, endroit.
BAILLAC. — Bayac, commune du dép. de la Dordogne, arr. de Bergerac.
BAILLARD. — De Bayard, lieu du dép. de la Haute-lMarne, dans la commune de Laneuville-à-Bayard. Baillard, pièce de bois pour porter les laines qu'on tire de l'eau.
et qui traverse la chaudière à dégraisser. C'est encore une brouette plate, comme une civière.
BAILLARGÉ. — De Bagé-le-Châtel, commune du dép. de l'Ain, arr. de Bourg. Au moyen-âge, l'on appelait baillarge une sorte d'orge plus petite que l'orge ordinaire. Cotgrave écrit: Baillarge, kind of small barley, c'est-àdire variété de petite orge.
BAILLARGEON.— De Barjon, commune du dép. de la Côted'Or, arr. de Dijon. Au moyen-âge, le censitaire était obligé vis-à-vis du seigneur de s'acquitter de certaines redevances dites en baillarge. Le censitaire lui-même prenait le nom de baillargeau, d'oii vient probablement le nom de Baillargeon, peut-être aussi celui de Baillarge.
BAILLE. — Baillé, bourg de la Mayenne à 7 lieues de Laval. Baillé signifie livraison, bail à ferme.
BAILLES. — V. Bail. Baille se disait pour valet, serviteur, palissade, nourrice.
BAILLEUL. — Seigneurie de Picardie, érigée en 1400, en faveur de De Bétlmne. Le bailleul était une sorte de charlatan ou de chirurgien, appelé aussi renoueur ou rebouteur.
BAILLEUVILLE. — De Bailleul-Neuville, commune de la Seine-Inférieure, arr. de Neufchâtel-en-Bray. Bailleuville, ou ville des rebouteurs.
BAILLON. — Seigneurie de Bretagne, fondée en 1668, et seigneurie de Picardie, érigée d'abord en marquisat sous le nom de Fresnay en 1652, et passée aux des Meloizes en 1767. Bâillon veut dire maladroit, chantre d'église.
BAILLOU. — Commune du dép. de Loir-et-Cher, arr. de Vendôme. Bâillon signifie braillard.
BAILLY. — Seigneurie de ce nom en Champagne, érigée en 1716 pour De Broussel. Bailly veut dire sénéchal, gouverneur, et au palais, gardien. Il signifierait conseil, d'après Borel. En irlandais, bail veut dire intendant d'une terre, sergent.
BAIN. — Bain, ville de Bretagne, sur la Vilaine, à 5 lieues de Redon. Bains est aussi le nom d'une seigneurie de Picardie, érigée en 1600. En gallois bain se dit pour pays, et en irlandais, femme, jeune fille.
BÂLAN. — Commune du dép. des Ardennes, arr. de Sedan. Balan signifie balancement, équilibre. Dérive de ballare, danser, qui pend et oscille comme un balancier. Balant signifierait fainéant, et partie d'une manœuvre qui n'est point hallée. Dérive du grec palla, lancer.
BALARD. — De Ballore, commune du dép. de Saône-et- Loire, arr. de Charolles. Dérive du gaulois bala, balle, paquet, ou de l'écossais bala, village, demeure, ou de l'irlandais bala, ville.
BALCER. — De Balacet, commune du dép. de l'Ariège, arr. de St-Girons. Balcer, vient de baie, poutre.
BALÉ. — Commune du dép. de la Mayenne, arr. de Château- Gonthier. Balé, vieux mot qui signifie galerie ouverte, auvent.
BALL. — De Basle, ville de Suisse, sur le Rhin. Dérive de baule, danse, bal, pièce de toile grossière.
BALON. — Ville, située sur l'Orne, à cinq lieues du Mans, érigée en marquisat, en 1600, en faveur de St-Gelais de Lusignan. Balon, ballon.
BALTE. — De Balesta, dans le diocèse de Comminges, parlement de Toulouse. Balte veut dire baudrier.
BALTHAZAR. — De Béthézer, commune du dép. des Landes, arr. de Mont-de-]\Iarsan.
BANCHAUD. — De Bansat, commune du dép. du Puy-de- Dôme, arr. d'Issoire. Banchaud, vient de banche, fond de roches tendres qui se trouvent au fond de la mer, ou glaise durcie, d'après Réaumur.
BANDE. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1696 pour le Jumeau. Bande, troupe de gens, côté, bandeau.
BANEL. — De Baneuil, commune du dép. de la Dordogne, canton de Lalinde. Bannelle se disait pour petite vanne, ou conduit des eaux d'une maison.
BANET. — De Banneville, commune du Calvados, arr. de Caen. Banet est une variante de banier, celui qui a droit de banalité. Banete, dans le vieux français, se disait pour panier.
BANGAILLE. — De Bangor, commune du Morbihan, arr. de Lorient, canton de BeUe-Isle-en-Mer. Vient de bangue, plante qui ressemble au chanvre.
BANHIAC. — De Balignac, commune du dép. de Tarn-et- Garonne, arr. de Castelsarrasin. Banhiac vient de banie, ban, publication.
BANLIER — De Basly, commune du Calvados, arr. de Caen. Banlier, ou bannelier, conducteur de banneau.
BANNE. — Commune du dép. de l'Ardèche, arr. de Largentière. Banne se dit pour corne, dans le Languedoc. Même sens que vanne, chute d'une rivière.
BANSE. — De Bans, commune du Jura, arr. de Dôle. Banse, manne carrée et profonde dont on se servait en France pour transporter des articles de chaudronnerie.
BANVILLE. — Commune du Calvados, arr. de Bayeux. Banville est composé de ban, qui signifie appel des vassaux, et de ville.
BAPAUME. — Châtellenie de l'Artois, qui date du commencement du seizième siècle. C'est encore un bourg de la Seine-Inférieure, arr. de Rouen.
BAPT. — Baupt, dans le dép. de la Manche, sur la route de Caen à Cherbourg.
BAPTISTE. — Batiste, seigneurie normande érigée en 1650 au bénéfice de De Pardieu. Baptiste est le surnom donné à saint Jean le Précurseur, et signifie, qui baptise.
BAQUEVILLE. — Commune de la Seine-Inférieure, arr. de Dieppe.
BARABÉ. — De Baracé, commune du dép. de Maine-et- Loire, arr. de Baugé. Dérive de bar, qui, en gallois, signifie lance, et de l'irlandais, flèche, faîte, cime. Bara veut dire pays. Le mot baraban qui se rapproche le plus de barabé, est un chaudron ou bassin de cuivre.
BARACAN. — De Berrogain, commune du dép. des Basses- Pyrénées, arr, de Mauléon. Baracan ou bouracan est un camelot grossier. Du Cange fait dériver ce mot de barre, parce que le fil du bouracan représente des barres.
BARACQ. — De la Baraque, hameau dans les environs de Grenoble, à trois lieues de Pont-en-Royans. Ce mot vient de l'espagnol baracas, qui signifie cahuttes dressées par les pêcheurs au bord de la mer.
BARADAT. — De Parata, commune de la Corse, arr. de Corte.
BARAILLON. — Seigneurie dans le Forez, érigée en 1225, en faveur de De Forez. Baraillon semble venir de bara qui signifie flèche en langue irlandaise, barbeau dans le vieux français, et lance en gallois.
BARAINE. — De Baraigne, commune du dép. de l'Aude, dans le Haut-Languedoc, canton de Salles.
BARAS. — Bara, seigneurie bretonne. V. Barabé. Barat signifie mensonge, calomnie, et aussi une maladie de la peau consistant en une tache considérable entourée de plusieurs autres plus petites, maladie appelée morphée.
BARATEAU. — De Barastre, commune du Pas-de-Calais, arr. d'Arras. Vient de barat, tromperie. Sur les vaisseaux français on appelait baratterie une tromperie ou malversation du maître de l'équipage.
BARBARET. — De Barbarey, bourg du dép. de l'Aube, et seigneurie de Champagne, érigée en 1582.
BARBARIN. — De Bourberain, commune de la Côte-d'Or, arr. de Dijon. Barbarin est le nom d'une monnaie frappée au XlIIe siècle par les vicomtes de Limoges.
BARBAROUX. — De Barbaira, commune du dép. de l'Aude, arr. de Carcassonne.
BARBE. — Communes des dép. de la Moselle et des Vosges. Barbe signifie gerbe, moisissure en forme de duvet qui se développe sur les substances fermentées comme le fromage, les confitures.
BARBEAU. — De Barbas, commune du dép. de Meurthe-et- Moselle, arr. de Lunéville. Le barbeau est un gros insecte coléoptère, un poisson, ainsi appelé parce qu'il porte deux barbes à côté de chaque mâchoire. BARBEL. — De Barbeville, commune du Calvados, arr. de
Bayeux. Barbel, pointe, dent.
BARBEREAU. — De Barberay, commune du dép. de la Savoie, arr. de Chambéry. Barbereau, dim. de barbier. BARBEROUSSE. — De Barberouge, village de la Manche, arr. de Mortain. Barberousse est un nom qui fut donné à deux frères, chef de pirates chez les Musulmans. BARBERY. — Seigneurie de Champagne, érigée en 1530 en faveur de Choiseul, et seigneurie de Normandie, érigée en 1747, en faveur de Ducastel de Neuvillette. Barberie, espèce de pomme.
BARBET. — De Barbey, commune du dép. de Seine-et Marne. Les Barbets sont des habitants des vallées des Alpes et des Pyrénées, dont plusieurs sont brigands.
BARBEZIEUX. — Ville de France, en Saintonge, à 9 lieues de Saintes, et à 15 lieues de Bordeaux.
BARBIER. — De Barby, commune du dép. des Ardennes, arr. de Rethel. Barbier se disait pour barbeau, poisson, et pour mentonnière.
BARBIN. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour de Goulaiue. Barbin, barbe.
BARBINAIS. — De la Barbinais, seigneurie de Bretagne, érigée en 1700 en faveur de le Gentil.
BARBOT. — V. Barbeau. On appelait barbot sur les galères ceux qui faisaient le poil aux forçats.
BARBOTIN. — Barbotan, lieu du dép. du Gers, canton de Cazaubon. Barbotin dérivé de barbot, se disait pour bâtiment de transport, et pour masque à barbe.
BARBU. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1696 en faveur de Tréviex. Barbu signifie qui appartient au vieillard, et barbue, provin avec sa racine.
BARCY. — Ville du dép. de Seine-et-Marne, dans la Brie. Barce, sorte de canon autrefois en usage sur la mer, et ressemblant au faucon.
BARD. — Seigneurie de Bourgogne fondée en 1670 pour De Lanneau. On appelait bard tout bois façonné à la varlope. En gallois, bard signifie prêtre, devin, prophète.
BARDE. — Bourg de la Charente-Inférieure, canton de Montguyon. Vieux mot qui signifiait l'armure d'un cheval de gens d'armes, le bât, selle, instrument de charpentier.
BARDET. — De Bardais, commune du dép. de l'Allier.
BARDIN. — De Bardon, commune du dép. du Loiret, arr. d'Orléans. La pomme de bardin, en France, est appelée aujourd'hui courpendu.
BARDOL. — De Bardelles, seigneurie de Bretagne, fondée en 1668 pour De Chardonnaye.
BARDY. — Ville de Savoie dans la vallée d 'Aoste, et château dans l'ancien duché de Parme, sur le Tarn, dans les Apennins, à 10 lieues de Parme. On appelait bardis une baraque de pieux et de branches. C'est encore un terme de marine pour indiquer la séparation que l'on fait dans les cales pour les blés et autres objets de commerce. Un bardit, est un chant commun chez les anciens Gaulois.
BARE. — Commune de Normandie, diocèse d'Evreux, parlement de Rouen. Bare se disait pour fortification, mesure, obstacle, délai.
BAREAU, BARO. — Seigneurie de Bretagne qui date de
BAREL. — De Bareilles, commune des Hautes-Pyrénées, canton de Bordères. Barele se disait pour jument.
BARETTE. — Commune de la Charente, arr. de Châtellerault. Baratte, couverture de tête, barrière, mesure normande pour les haricots et les blés, sorte de monnaie. En écossais, baret signifie chapeau.
BARGEAT. — De Barjac, commune du dép. du Gard, arr.
d'Alais. Ce nom vient de barge, oiseau, poisson, meulon de foin, barque.
BARIAT. — De Barriac, commune du dép. du Cantal, arr. de Mauriac.
BÂRIAI7. — Du Bariod, dép. du Rhône, dans la commune de Dardilly.
BARIL, BARY. — Des Barils, commune du dép. de l'Eure, arr. d'Evreux, canton de Verneuil. Baril vient du gaulois barr, qui signifie non seulement barre et barrière, mais aussi tout ce qui sert à renfermer quelque chose, un mur, un rempart de ville. En espagnol, barill signifie un vaisseau de terre, avec un cou étroit et un gros ventre.
BARILLES. — Petite ville du Languedoc, sur l'Ariège, entre Foix et Pamiers. Barille, baril.
BARNABE. — Commune du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Loudéac, canton de la Chèze. Barnabe, nom d 'apôtre qui veut dire fils de prophète, et dérive de l'hébreu bar, fils, et de nabi, prophète.
BAROIS. — De la Barouère, seigneurie du Poitou, érigée en 1415 en faveur de Foucher. Barrois, pays situé entre la Champagne et la Lorraine. Barois signifie forêt, vrille. Vient de barroyer, défense, exception, fin de non recevoir, en terme de palais.
BAROLET. — De Barlest, commune des Hautes-Pyrénées, arr. d'Argelès. Barolet, dim. de barol, baril.
BARON. — Commune du Calvados, et seigneurie de Provence, érigée en 1492, pour de Gombert. Baron, vient de l'espagnol varo, jeune homme vigoureux, vaillant et noble. En wallon, baron signifie mari. La véritable étymologie est celle qui fait venir baron de bar, vieux mot franc qui signifie vir, homme. Chez les Romains, baro se disait pour un homme fort et vaillant. En gallois, baron signifie seigneur, guerrier.
BARONET. — De la Baronnais, seigneurie de Bretagne, fondée en 1668 en faveur de L'Advocat. En Angleterre,
baronet est un titre de noblesse correspondant à celui de banneret en France.
BARRANQUET.— De Barquet, commune du dép. de l'Eure, arr. de Bernay.
BARRAS. — Commune des Basses-Alpes, arr. de Digne, et seigneurie qui date de 1422 avec de Baschi comme premier seigneur. Le barras est un minéral appelé borax, une espèce d'encens, dont une variété s'appelle galipot. En gaulois, barra signifiait barre, tribunal, bière, cercueil, et en irlandais, bare verrou, obstacle.
BARRÉ, BARRET, BARRETTE. — Barret, commune du dép. de la Charente, arr. de Châtellerault, à 1 lieue de Barbezieux. Barré est un terme de blason, lorsque l'écu est divisé en forme de barres. Autrefois les Carmes étaient appelés les Frères Barrés, à cause de leurs habits. Du Cange dit que baratte est le substantif du verbe baréter, pour échanger, faire du commerce. Moisy dit qu'on donne en Normandie le nom de barette à la baratte pour faire le beurre.
BARRIERE. — Seigneurie du Périgord, érigée en 1615 en faveur de D'Abzac. Une barrière est un assemblage de planches qui servent à former un passage; de barreria, au figuré, obstacle.
BARRY. — Commune des Hautes-Pyrénées, arr. de Tarbes. V. Baril.
BARSA. — De Barsac, île de l'Océan, aujourd'hui l'île de Bas, sur la côte de Bretagne, auprès de Saint-Pol-de- Léon. Une barse était une boîte d'étain qui servait à transporter le thé de la Chine.
BARSOLOU. — De Bassou, lieu du dép. de l'Yonne, dans la commune de Beaumont.
BARSY. — De Barzy, commune du dép. de l'Aisne, arr. de Ver vins.
BART. — Commune de la Bourgogne et seigneurie de Picardie, érigée en 1699 pour Gourdon. Barre, plant de vigne.
BAR THE. — Commune des Hautes-Pyrénées, arr. de Bagnères-de-Bigorre, et châtellenie d'Auvergne, érigée en 1666 en faveur de Carbonnières. Il y avait une seigneurie de ce nom en Guyenne, dont Du Prat fut le premier seigneur. Dans le vieux français, barthe signifiait buisson, bouquet de bois. Barthe veut dire encore musicien ou chanteur; en kymrique, c'est un poète, en comique, un musicien, en armoricain, un poète, et en gallois, un prophète.
BARTHELEMY. — Commune des dép. de l'Isère, de l'Ardèche, de la Dordogne, des Bases-Alpes, et de la Seine- Inférieure. Barthélémy, nom d'apôtre et d'homme, qui vient de bar, fils, et de Tholmaï, Ptolémée.
BARTON. — De Barenton, commune du dép. de la Manche, arr. de Mortain.
BARTOUS. — De Bardou, commune de la Dordogne, arr. de Bergerac. Bartou signifie tapageur, ribaud.
BARTZOCH. — De Bazoche, communes des dép. d'Eure-et- Loir, de l'Aisne, de Mayenne, de Seine-et-Oise, etc.
BASILE. — De Basville, commune du dép. de la Creuse, arr. d'Aubusson. Basile, nom d'homme formé du grec basileus, qui signifie royal.
BASIN. — Commune du pays Messin, diocèse de Toul, parlement de Metz. Basin, dim. de bas, engin de pêche prohibé. Peut venir de bombasus; bombazin se disait jadis pour désigner le basin, ou futaine faite de coton.
BASINET. — De Bazinville, seigneurie de Normandie, érigée en 1620, en faveur de Longaunay. Bacinet était une sorte d'armure, et bassinet, espèce de renoncule, à fleurs jaunes.
BASQUE. — Des Basses, commune du dép. de la Vienne, arr. de Loudun. Basque, nom de peuple de la Gascogne qui habitait trois provinces, la Biscaye, Guipuzcoa et Alava.
BASQUAIN, BASTIEN. — De Bassens, communes de la Savoie et de la Gironde. Basquain, basque et basquiner
voulait dire ensorceler. Bastien est un prénom pour Sébastien, par apocope de la première syllable. Bastien se dit du basque d'un vieil habit.
BASTILLE. — De Bastil, commune du dép. du Lot, arr. de Gourdon. Bastille est un petit château fortifié à l'antique avec tours rappiochées les unes des autres. Vient de bailles qui, d'après Borel, signifiait parapet.
BASTON. — De Bastogne, ville du duché de Luxembourg, comté de Chiny. Baston est la même chose que bâton, qui se disait pour arme, fût de lance, canon, bouche à feu. Dérive du grec bastos, bâton, pieu.
BATAILLE. — Commune du dép. des Deux-Sèvres, arr. de Melle. Batail, battant de cloche, bataille, meurtrière, ouverture dans les murailles.
BATAR, BATARD.— Châtellenie de Bretagne, l'un des fiefs dont fut formé en 1776 le marquisat de la Châtaigneraye. Le bâtard est une corde qui rassemble les racages et qui les amarre sur le mât proche de la vergue.
BATINIER. — De Batigny, commune du dép. de la Meurthe, arr. de Toul. Vient de bast, bâton pour porter des fardeaux.
BATZ. — Batz ou Bas, du dép. de la Loire-Iuf érieure, arr. de Savenay, canton du Croisie, et Bats, commune du dép. des Landes, arr. de Saint-Sever. Le batz est une petite monnaie qui a cours dans quelques villes d'Allemagne et de Suisse, et vaut trois sous.
BAU. — Baud, Ville du Morbihan, à 5 lieues de Pontivy et à 7 lieues de Vannes. Le bau est une pièce de bois ou poutre qui traverse en largeur d'un bout à l'autre du navire, et qui sert à porter les planchers appelés ponts ou tillacs.
BAUBIN. — De Baubigny, commune du dép. de la Manche, arr. de Valognes. Baubin vient de baube, léger.
BAUCHET. — De Bauché, châtellenie du Berry, diocèse de Bourges. Bauchet est l'arbre d'une balance, une poutre.
BAUDIN. — Seigneurie en Bourgogne, qui date de 1668. De baude, joyeux, fier, hautin. Baudin signifie baudet. Il existe une contrée dite Terre de Baudin dans l'Australie du Sud.
BAUDOIN. — Seigneurie dans le Nivernais, érigée en 1600 en faveur de De Reugny. Baudoin, nom d'homme.
BAUDON. — De Baudoncourt, commune du dép. de la Haute-Saône, canton de Luxeuil.
BAUDREAU. — De Baudre, commune du dép. de la Manche, en Normandie. Baudreau vient de baudroyer, ouvrier qui maniait les cuirs pour les corroyer.
BAUDRIAS. — D'Outriaz, commune du dép. de l'Ain, arr. de Nantua.
BAUDRY. — Seigneurie en Touraine, érigée en 1755, en faveur de Taschereau. Bauderie signifie joie. Vient du verbe baudrir, mouiller, salir.
BAUGAR. — Village de la Gascogne, à trois lieues de Saint- Jean-de-Luz. Dérive de baugue, algue à feuilles étroites qui vient dans les marais salants près Montpellier.
BAUGIE. — Seigneurie en Normandie, qui date de 1770, de Bonnechose, seigneur. Baugie signifie poutrage.
BAUGRAND. — V. Bougran. Baugrand vient de baugue, bardeau; plante marine employée pour faire des matelas.
BAUJELOIS. — Contrée de France comprise dans le gouvernement de Lyon, et dont la capitale était Beaujeu.
BAULÉ. — De Baulay, commune du dép. de la Haute-Saône, dans la Franche-Comté, arr. de Vesoul. A Dijon on appelait baulé un brancard pour porter les lépreux au cimetière. Bauler signifie crier, mugir, hurler. Une baule est une pièce de toile grossière.
BAULIER. — De Beslière, commune du dép. de la Manche, arr. d'Avranches.
BAULIN. — De Baulens, baronnie de l'Armagnac, fondée en 1550 pour De Bazon. Baulin, layette d'un enfant, petit
matelas fait avec de la balle, pièce de toile qu'on étend
sur le sol, quand on vanne le blé.
BAULOU. — Communes dans les dép. d 'Ille-et-Yilaine et de
l'Ariège.
BAUMIER. — De Beaumais, commune du Calvados, arr. de
Falaise. Le baumier est l'arbre qui porte le baume. BAUQUIN. — De Beauquêne, bourg de Picardie, ancien
doyenné de Dourlens. Bauquin, bout de la canne que
l'on met sur les lèvres pour souffler le verre. BAUSSANG. — De Beussent, commune' du Pas-de-Calais,
arr. de Montreuil-sur-Mer.
BAUSSY. — De Bauzy, commune du dép .de Loir-et-Cher,
arr. de Blois.
BAXJVIER. — De Bovée, commune du dép. de la Meuse, arr.
de Commercy.
BAUVILLET. — De Bavilliers, commune du Territoire de
Belfort, cmanton de Belfort.
BAUZET. — De Beauzée, commun • du dép. de la Meuse, à
6 lieues de Verdun.
BAVERT. — Seigneurie Normande, qui remonte à 1349. Dérive de bave, bavardage.
BAVIERE. — De Bouvières, commune du dép. de la Drôme,
arr. de Die. Bavière, bavette.
BAYAC. — Commune du dép. de la Dordogne, dans le Péri-
gord. Dérive de bay, aboi.
BAYART. — Bayard, seigneuries du Dauphiné et du Forez.
Bayard, civière qui sert à porter de lourds fardeaux.
Dérive du grec baion, rameau de palmier. BAYEUL. — De Bayel, commune sur la route de Troyes à
Belfort, à 2 lieues de Bar-sur-Aube.
BAYLY. — De Bélis, commune du dép. des Landes, arr.
de Mont-le-Marsan. Bélie, bergerie.
BAYONET. — De Bagnolet, commune du dép. de la Seine,
arr. de St-Denis. Bayonnais, qui est de Bayonne, et
bayonnet, bayonnette, dague, épée, couteau pointu.
BÂZAGE. — Bazeage, dans le Berry, diocèse de Bourges. Vient de bazac, coton filé et très fin, ou de bazat, coton de Leyde.
BÂZÂNAIN. — De Bassane, commune du dép. de la Gironde, arr. de Bazas.
BAZIERE. — De Blaziert, commune du dép. du Gers, arr. de Condom. Basière, sorte de vase.
BAZIL. — V. Basil.
BAZIN. — De Bazens, commune du dép. de Lot-et-Garonne, arr. d'Agen. Bazin, niais, idiot, papier à dessin grand in-quarto.
BEAN. — De Béhen, commune du dép. de la Somme, arr. d'Abbevile. Béant, aspirant.
BEAR. — Béard, commune du dép. de la Nièvre, arr. de Nevers. Dérive du latin beare, rendre heureux, ou du français béer, bailler, avoir la bouche ouverte.
BEARNAIS. — De Barneville, commune du dép. de l'Eure, ar. de Pont-Audemer. Béarnais, qui vient du Béarn, province de France. Henri IV est souvent appelé le Béarnais.
BEATRIX. — De Bertrix, seigneurie de l'Artois, érigée en 1786 pour de Louverval. Beatrix, nom de femme, qui signifie je rends heureux.
BEAU. — De Baud, commune du Morbihan, arr. de Pontivy. Beau, qui plaît à l'œil et à l'esprit.
BEAUBEC. — De Beaubec-la-Ville, en Normandie, parlement de Rouen. Vient de beau, et de bec, pointe de terre au confluent de deux cours d'eau ou qui s'avance dans la mer.
BEAUCAGE.— V. Bocage.
BEAUBIEN. — V. Bobien.
BEAUCE. — V. Beausse.
BEAUCAIRE. — Ville du Gard, arr. de Nîmes, sur la rive droite du Rhône, en face de la ville de Tarascon.
BEAUCE. — De Beausse, commune du dép. du Var, à 3 lieues
de Toulon, et Beausse, en Anjou. Beauce, province de France, dans l'Orléanais, dont la capitale était Chartres, Appelée d'abord Belsa et puis Belsia.
BEAUCERON. — Qui est de la Beauce.
BEAUCHAMP. — Seigneurie dans le Maine, dans la Provence ; la première érigée en 1730, en faveur de Bouillet de Beauchamp, et la seconde, en faveur de De Sade, devenue marquisat en 1669. Celle-ci est à 4 lieues de Tarascon.
BEAUCHEMIN. — Commune du dép. de la Haute-Marne en Champagne, et commune du Jura, dans la Franche- Comté.
BEAUOHESNE. — Seigneurie de Normandie, érigée eu 1700 pour De l'Aage. Elle est dans le dép. de l'Orne, arr. de Domfront, canton de Tinchebrai.
BEAUCLAIR. — Commune du dép. de la Meuse, dans la Lorraine, canton de Stenay, arr. de Montmédy.
BEAUCOURT. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour Henry Beaucourt, commune du dép. du Haut-Rhin, arr. de Belfort, canton de Délie.
BEAUDET. — De Boudeville, commune de la Seine-Inférieure, arr. d'Yvetot. Baudet est un lit de sangles. Vient de baldettus qui dérive de baldus, d'où baudet pour dire un âne. On a souvent donné à des animaux des noms propres d'homme, tels que Renard, Perroquet.
BEAUDOIN. — Seigneurie de Bretagne, fondée en 1696 en faveur de Du Plessis. Nom propre fait de l'allemand bald, ou du vieux français baldo, qui tous deux signifient fort, courageux.
BEAUFILS. — De Beaufais, commune du dép. de l'Orne, arr, de Mortagne. Beaufils voulait dire autrefois plus rusé, plus savant.
BEAUFORT. — Il a existé six seigneuries de ce nom, une baronnie et une vicomte. Les seigneuries étaient en Bourgogne, en Bretagne, en Champagne et en Anjou, la baronnie en Artois, et la vicomte en Anjou.
BEÂX7GE. — Ville de l'Anjou, sur le Couénon, et seigneurie fondée en 1671, au même endroit. Vient de bauge, mortier d'argile mêlé de paille.
BEÂUJELÂIS. — Beaujolais, petit pays de France, situé entre la Saône-et-la-Loire, dans le dép. de Rhône-et- Loire.
BEAUJEU. — Commune du dép. du Rhône, arr. de Villefranche. Seigneurie érigée en 1000, en faveur de Beaujeu.
BEAULÎEU. — Il y a près de trente communes du nom de Beaulieu, dans les Alpes-Maritimes, le Calvados, la Charente, l'Isère, la Meuse, la Mayenne, l'Oise, la Vendée, etc. On suppose que l'origine de ce nom vient de la beauté du lieu. Beaulieu est un terme de manège. On dit qu'un cheval porte en beaulieu, lorsqu'il porte bien sa tête. Beaulieu se disait autrefois pour banlieu.
BEAUMARCHAIS. — Ville de Gascogne, au confluent des rivières de Boues et d'Arros. Vient de beau, et de marchais, marais.
BEAUME. — Seigneurie de Provence, et baronnie du Comtat-Venaissin, dans le dép. de Vaucluse, arr. d'Olive.
BEAUMELLE. — De Beaumesnil, commune du Calvados, arr. de Vire. Vient de baume, grotte, caverne.
BEAUMONT. — Il a existé plusieurs seigneuries et un marquisat de ce nom, dont six en Normandie. Beaumont signifie cachot.
BEAUNE. — Ville de la Côte-d'Or, et communes de la Haute- Loire, de la Haute-Vienne et de la Savoie.
BEAUPRE. — Baronnie de Champagne, près de Joinville, érigée en faveur de Saint-Amadour. Beaupré, mât d'un vaisseau qui est sur la proue, incliné sur la poulaine.
BEAUREGARD. — Il a existé douze seigneuries et une châtellenie de ce nom. Cette dernière était l'une des douze châtellenies de la principauté de Dombes. Beauregard veut dire belvédère.
BEAUSACQUE. — Beaussac, commune du dép. de la Dordogne, dans le Périgord, canton de Mareuil, arr. de Nontron.
BEAUSOLEIL. — Commune du dép. des Alpes-Maritimes, arr. de Nice.
BEAUSSANT. — De Beaussent, dans la vallée de Lavedan, comté de Bigorre, diocèse de Tarbes.
BEAUSSAULT. — Bourg de Normandie, dép. de la Seine- Inférieure à 2 lieues de Neufchâtel, dans le canton de Forges.
BEAUSSE. — Bourg du dép. du Var, à 3 lieues de Toulon, et Beausse, en Anjou, à 3 lieues de Beaupréau.
BEAUSSET. — Bourg de Provence, dép. du Var, commune du dép .de Vaucluse, dans le Comtat-Venaissin, arr. de Carpentras.
BEAUVAIS. — Seigneuries de Bretagne, du Bourbonnais, de Picardie, de Normandie. Il y a Beauvais dans le pays d'Aunis à 3 lieues de Saint-Jean d'Angély et dans le dép. du Tarn.
BEAUVALET. — De Beauval, seigneuries de Champagne et de Provence ; Beauval, bourg, est situé sur la Somme, à 5 lieues d'Amiens.
BEAUVEAU. — Ancien marquisat d'Anjou, dép. de Maineet-Loire, fondé en 1025 pour de Beauveau.
BEAUVILLERS. — De Beuvillers, commune du dép. du Calvados, arr. de Lisieux.
BEAUVOISIN. — Seigneurie de Bretagne et seigneurie de Provence. Beauvoisin, commune, est dans le dép. du Gard, arr. de Nîmes, canton de Vauvert.
BECANCOURT. — Becquencourt, dans le dép. du Nord, arr. de Douai. Bec, pointes de terre qui se rencontrent aux lieux où les rivières s'assemblent.
BECARD. — De Becas, dans le Bas-Armagnac, diocèse d'Auch. Le saumon du printemps devient bécard au mois d'août et de septembre, auquel temps il est le moins bon de l'année.
BECHÂRD. — De Bâchas, commune du dép. de la Haute- Garonne, arr. de St-Gaudens. Béchard vient de bêcher, remuer la terre avec une bêche, et un béchard est une houe à deux branches larges et pointues.
BECOT. — D'Ecot, commune du Calvados, arr. de Lisieux. Bécot signifie baiser bruyant. Bec, mot gaulois, est souvent employé pour bouche, dans le langage normand. Dérive du verbe bécoter, donner des bécots.
BECQUET. — Du Becquet, seigneurie normande érigée en 1581 pour Bonnet. Un béquet est une pièce ajustée à un soulier.
BEDA. — Bedat, rivière de l'Auvergne, qui va se perdre dans l'Allier. Béda signifie garenne, bois prohibé.
BEDARD. — De Bédart, rivière de l'Auvergne, appelée aussi Bédat. Vient de béder, retourner d'où l'on vient.
BEDEL. — De Bedels, bourg du Béarn, dans les Pyrénées, à trois lieues de Tarbes. Bédel signifie sergent, soldat.
BEDOUIN. — Commune du dép. de Vaueluse, arr. de Carpentras, au pied du mont Ventoux, et seigneurie du Comtat-Venaissin, érigée en 1500 pour les d'Orléans. Bédouin vient d'un vieux mot françaais bedouan, qui signifie voleur, pillard. Ménage prétend qu'il vient de l'arabe badawa, qui veut dire habiter le désert, mener une vie champêtre, vivre en nomade.
BEDOUT. — Bédous, commune du dép. des Basses-Pyrénées, arr. d'Oloron, sur le gave d'Aspe. Bedous veut dire blaireau.
BEFFRE. — De Beffes, commune du dép. du Cher, canton de Sancergues. Befe se disait pour raillerie, mensonge.
BEGAL. — De Bégole, commune des Hautes-Pyrénées, arr. de Tarbes.
BEGAU. — De Bègnes, commune du dép. de l'Allier, arr. de Gannat. Bégaud signifie petit-lait, et bégaut, un sot, un niais.
BEGIN. — De Beugin, commune du Pas-de-Calais, arr. de
Béthune. Bégin dérive de Beggen, qui, en flamand, signifie demander. En flandre, bégin était le nom donné à une association religieuse, appelée aussi béguin. D'où le mot béguinage, maison ou couvent de béguines.
BEGINE. — De la Béguinaye, seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour Gascher. Bégine, ou béguine, nom donné à des religieuses de Belgique, qui, sans prononcer de vœux, vivent réunies dans des sortes de couvents, où chacune a son petit ménage à part.
BEGNIER. — De Bégny, lieu du dép. des Ardennes, dans la commune de Dommery.
BEIGNET. — De Besné, commune de la Loire-Inférieure, arr. de Saint-Nazaire. Beignet, pâte frite à la poêle.
BEIQUE. — De Bec, com. du dép. de l'Eure, arr. d'Evreux. Beke veut dire fossé, égoût.
BEIBE. — Commune de la Côte-d'Or, arr. de Dijon. Beire, c'est le cidre.
BELÂIGLE. — De Belaye, commune du dép .du Lot, arr. de Cahors, canton de Luzech.
BELAIR. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1550 en faveur de Bohier, et commune du dép. des Ardennes, arr. de Mézières, canton de Charleville.
BELAND. — Commune du dép. de la Côte-d'Or, arr. de Châtillon, canton de Montigny-sur-Aube, sur l'Ource.
BELANGER. — De Blangy, commune du Calvados, arr. de Pont-l'Evêque. Bélanger vient de blange, flatterie.
BELARBRE. — Belabre, châtellenie dans le Berry, érigée en 1350, mais devenue marquisat en 1650 en faveur de Le Coigneux.
BELCOURT. — Bellecourt, seigneurie en Artois, érigée en 1613 en faveur.de Bellevalet. Ce nom est composé de belle et de court, qui, en Normandie, signifiait verger sur lequel se trouvait l'habitation d'un cultivateur et qui est le siège principal d'une exploitation rurale. Cour vient de cors, cours de ferme, basse-cour, ou du grec kortos, lieu entouré de haies, où paissent les troupeaux. ornière.
BELE. — Belées, seigneurie dans le Périgord, fondée en 1600 pour De Pcns. Belet se disait pour joyau. Belée, coulée, sorte de jeu,
BELEC. — De Bellac, ville du dép. de la Haute-Vienne. Dérive de belle ou belif, de travers, de biais, situation critique.
BELETTE. — De Béliet, commune du dép. de la Gironde, arr. de Bordeaux.
BELFOND. — Commune du dép. de l'Orne, canton de Séez, et seigneurie de Champagne, instituée en 1734 pour Girault.
BELENFANT. — De Belf ays, commune du dép. du Doubs, arr. de Montbéliard. Un belenfant est un homme en pointe de vin.
BELIN. — Chef-lieu de canton, dans le département de la Gironde, près de la Lègre. Belin est le nom d 'une tulipe et d'une sorte de pomme. On disait aussi belin pour bélier, roc, pierre.
BELINGE. — De Bellaing, commune du dép. du Nord, arr. de Valenciennes. On appelle belinge une tiretaine, fil et laine, qui se fabriquait à Beauchamp-le-Vieil. D'après Cotgrave, ce serait un mot normand.
BELIQUE. — De Bellac, commune du dép. de l'Ariège, arr. de Pamiers. Belle, est un terme de blason, pour signifier la couleur rouge ou gueule. Bellique se disait pour militaire, guerrier.
BELIVEAU. — De Bellevaux, commune du dép. de la Haute- Savoie, arr. de Thonon. Bailliveau est un rejeton des forêts, et dérive de bacillus, petit bâton ou verge.
BELLAY, BELLEY. — Bellay, commune dans le dép. de Seine-et-Oise, et Belley, ville du dép. de l'Ain, dans le Bugey, près du Rhône. Bellay est une corruption du mot Berlay, maison illustre de l'Anjou, nom qui veut dire beau, bien.
BELLEAU. — Communes des dép. de l'Aisne, arr. de Château-Thierry, et de Meurthe-et-Moselle, arr. de Nancy.
Il y a trois seigneuries de ce nom, en Bretagne, en Picardie et en Normandie. Celle de Picardie devint marquisat en 1728. La seigneurie normande date de 1463. On appelait jadis belleau, un coussin et un bisaïeul. Beleau signifie belet.
BELLEFOND. — Seigneurie en Bourgogne, fondée en 1728, et commune du dép. de la Gironde, en Guyenne, canton de Targon, arr. de La Réole.
BELLEFONTAINE. — Cinq seigneuries de ce nom, en Bretagne, en Lorraine, dans l'Ile-de-France, en Normandie et en Picardie. Celle de Normandie érigée en 1726, passa aux de Frémont en 1735.
BELLEGARDE. — Trois seigneuries de ce nom, une dans le Dauphiné, une autre dans le Forez, et la troisième dans le Languedoc. Il existe, en outre, une ville du même nom devenue baronnie appartenant au duc d'Uzès; c'est celle du Languedoc. Bellegarde se disait pour laitue pommée, et pour une variété de pêche.
BELLEMARE. — Lieu du dép. de la Seine-Inférieure, dans la commune de Catellier, arr. de Dieppe.
BELLERIVE. — Ville située sur l'Allier, dans le département de l'Allier.
BELLET. — Il y a deux seigneuries de ce nom, en Provence et dans le Périgord; celle de Provence devint marquisat. Ballet, dérive de bel, beau.
BELLEVAL. — Seigneurie en Champagne, devenue comté en 1676 en faveur de Guérapin de Vauréal. Il y a aussi une abbaye de ce nom en Champagne, de l'Ordre de Prémontré.
BELLE-ISLE. — Seigneurie en Bretagne, devenue marquisat en 1573, passa à Fouquet en 1615, et puis au roi Louis XV en 1748.
BELLEPERCHE. — Seigneurie du Nivernais, érigée en 1522, en faveur de Le Bourgoing. Abbaye du même nom en Gascogne, de l'Ordre de Citeaux.
BELLESŒUR. — De Belleserre, commune de la Haute-Garonne, arr. de Toulouse. Belle-sœur est la sœur de celui ou de celle qu'on épouse. Deux femmes qui épousent les deux frères sont aussi belles-sœurs.
BELLEVILLE. — Seigneurie de ce nom en Bretagne, érigée en 1696 pour d3 Kergu, et seigneurie en Poitou pour De Belleville. Ville de France dans le Beaujolais, près de la Saône.
BELLIN. — V. Belin.
BELLON. — Commune de la Charente, arr. de Barbezieux. En Normandie on donne le nom de bellon au grand cuvier des pressoirs où l'on brasse le cidre et le poiré. C'est le nom d'une maladie commune dans le Dauphiné. Un bellon est un endroit où l'on travaille dans les mines de plomb. L'odeur qui s'en dégage produit l'intoxication saturnine.
BELLONNE. — Commune du Pas-de-Calais, arr. d'Arras. Bellone, déesse de la guerre, sœur de Mars.
BELLOT. — Commune du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Coulommiers. Ballot, personne qui a une certaine beauté, en parlant surtout des enfants.
BELLOY. — Communes des dép. de l'Oise et de Seine-et- Oise.
BELMONT. — Il existe plusieurs seigneuries de ce nom, celles de Lorraine, de l'Armagnac, et de la Franche- Comté.
BELUS. — Commune du dép. des Landes, en Gascogne. Belue signifie bête féroce, monstre, et divinité chez les Babyloniens.
BELZIL. — De Baizil, commune du dép. de la Marne, arr. d'Epernay. Belzil, belles-îles.
BEN. — De Bans, commune du Jura, arr. de Dole. Bens, mauvaise poire dite poire de Légat. Ben, arbre d'Arabie qui produit une noisette triangulaire. En arabe, ben veut dire fils.
BENAC. — Commune de l'Ariège et des Hautes-Pyrénées. Dérive du Gaulois bena, charrue.
BENARD. — Bénar, capitale de l'ancienne Provence. Bénard vient de benedictus, béni.
BENASSIS. — De Benassais, bourg du Poitou, dép. de la Vienne, à 4 lieues de Poitiers.
BENDER. — Ville de Bessarabie, ou de Benderen, dans la Basse-Alsace, diocèse de Strasbourg. Bander, vieux mot qui signifiait mettre en inquiétude.
BENEDEAU. — Voir Beneteau. Benedeau signifie bénit.
BENETEAU. — De Benete, commune du Béarn, diocèse de Lescar, parlement de Pau. Diminutif de benne, sorte de panier.
EENFAIT. — Benfaits, seigneurie de Normandie, érigée en 1463 en faveur d'Orbec. Benfait pour bienfait, qui a de la beauté, de l'agrément et de la grâce.
BENIAC. — De Bénac, commune des Hautes-Pyrénées, arr. de Tarbes.
BENIER. — De Beny, seigneurie normande, érigée en 1600 en faveur de De Morais. Un benier était un conducteur de benne, de banneau ou de tombereau.
BENJAMIN. — De Bénaménil, com. du dép. de Meurthe-et- Moselle, arr. de Lunéville. Nom d'homme, qui signifie enfant de la droite, c'est-à-dire enfant très cher.
BENNAUD. — De Bennetot, commune de la Seine-Inférieure, arr. d'Yvetot. Bennaud, dim. de benne, charrette, mesure de deux minots.
BENNET. — De Bennest, bourg du Poitou, et bourg de la Vendée, arr. de Fontenay ; ou de Bennetot, commune de Normandie, canton de Fauville, à 5 lieues d'Yvetot.
BENOIT. — De Benoisville, seigneurie normande érigée en 1488 en faveur de Le Vaillant. Benoit veut dire béni, de benedictus. Beneit est la forme normande, d'où est sorti Benoit, forme française.
BENUREAU. — De Beneuvre, commune du dép. de la Côte
d'Or, arr. de Châtillon. De bénuré, qui signifie heureux^ prospère, béni.
BEQUARD, — V. Bécard. Une bèque est une patte d'ancre.
BEQUET. — Seigneurie normande. Le bequet est le brochet; on le nommait béchec ou béquet à cause de son long cou. Un béquet est aussi le talus d'un fossé.
BERANGER. — De Berangeville, deux seigneuries de ce nom en Normandie, l'une datant de 1648 et l'autre de
BERARD. — De Bérards, lieu de la Drôme, dans la commune de Chabeuil. Bérard se disait pour soldat, bandit, de l'italien sbire.
BERBANT. — De Berban, commune du dép. de la Marne, arr. de Vitry. Dérive de berbix, bélier.
BERÇANTE. — De Bréhand, commune des Côtes-du-Nord, arr. de St-Brieuc.
BERCHER. — Commune du dép. du Doubs, en Franche- Comté, près Montbéliard. Berche, pièce de canon de fonte verte, berger.
BERCIER. — De Bercy, commune du dép. de la Seine, aujourd'hui comprise dans Paris. Bercier, tirer de l'arc, blesser.
BERDIN. — De Bardon, commune du dép. du Loiret, arr. d'Orléans. Berdin, appareil de charpente servant à lancer un bâtiment à l'eau. Un broc était aussi appelé berdin.
BEREAU. — Beraud, dans le Condomois, diocèse de Condom. Bereau, broc.
BEREY. — De Berhet, commune des Côtes-du-Nord, arr. de Lannion. Berey, béret.
BERG. — Commune du dép. du Nord, arr. de Dunkerque. Berg, en galois, signifie milan, oiseau de proie, et en celtique, montagne, colline.
BERGANTE. — De Berganty, commune du dép. du Lot, en Quercy, canton de Saint-Géry.
BERGER. — De Bergères, commune du dép. de l'Aube, en Champagne. Berger, pasteur de brebis. Berger, en basbreton signifie verger.
BERGERAC. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1700 pour Le Roy, et ville de la Dordogne, en Périgord.
BERGERON. — De Bargeron, prévôté en Provence, parlement d'Aix. Bergeron se disait pour jeune berger.
BERGEVIN. — De Bergheim, commune du dép. du Haut- Rhin arr. de Colmar.
BERGIN. — De Bergen, ville d'Allemagne, entre Juliers et Cologne. Bergin est une bête ovine,
BERIAU. — De Beyrie, commune des Basses-Pyrénées, arr. de Pau.
BERJEAUX. — De Barges, communes de la Côte-d'Or, et de de la Haute-Loire.
BERLINGUETTE. — De Berguette, commune du Pas-de- Calais, arr. de Béthune. Berlinguette, petite sonnette. Onomatopée probable pour drelinguette.
BERLOIN. — De Barlin, commune du Pas-de-Calais, arr. de Béthune.
BERLOTON. — De Berlats, commune du dép. du Tarn, arr. de Castres, canton de Lacanne.
BERMAN. — De Bermandans, seigneurie de la Franche- Comté. Bennan signifie valet, portefaix.
,BERMONDE. — De Bermonville, commune de la Seine-Inférieure, arr. d'Yvetot. Bermonde vient du vieux français berme, espace libre entre le pied d'une fortification et le fossé.
BERNACHE. — De Bernac, seigneurie en Bretagne, érigée en 1696 en faveur de Lantivy. Bemache est un oiseau marin, la macreuse, que nous appelons bernèche.
BERNARD. — De Bernard, en Poitou, diocèse de Luçon, parlement de Paris. D'après Ménage, Bernard, est un mot allemand signifiant, qui a le génie de l'ours. Il est vrai que dans le domaine de la fable ce nom est donné à
l'ours. D'après Wachter, Bernard viendrait de bern, homme, et de hart, courageux.
BERNATCHÉ. — De Berchères, commune du dép. d'Eureet-Loir, arr. de Chartres.
BERNE. — Commune du dép. du Morbihan, arr. de Napoléonville. Berne signifie manteau, cresson sauvage, moquerie, ours, certain habillement appelé fagum par les Latins, avec lequel on bernait, en faisant sauter en l'air dans une couverture.
BERNESSE. — De Bernex, dans les environs de Genève, dép. de la Haute-Savoie ou de Bernesq, village du Calvados, arr. de Bayeux. V. Berne.
BERNET. — Seigneurie de Gascogne, de 1522, érigée en faveur de Bertier. Berner, faire sauter quelqu'un en l'air, railler.
BERNEZE. — De Bernèze, en Picardie, diocèse de Noyon, parlement de Paris. Ancienne seigneurie au même endroit qui date de 1315. Bernezé veut dire pris dans un piège, ou dans une mauvaise affaire.
BERNIER. — Commune du dép. d'Eure-et-Loir, dans le Thimerais, réunie à celle de Theurey. Bernier se dit pour un marchand de son, et pour un conducteur de chiens. En Normandie, c'est le préposé à la nourriture des chiens.
BERNIERES. — En Normandie, il se trouve trois seigneuries du nom de Bernières, remontant aux années 1463, 1600, et une troisième érigée en marquisat en 1678, en faveur de Maignart.
BERQUIN. — Deux communes de ce nom dans le dép. du Nord: Berquin-neuf, dans l'arr. d'Hazebrouck, et Berquin- Vieux, dans le canton de Merville.
BERROUARD. — De Berrias, corn, du dép. de l'Ardèche, arr. de Largentière. Berrouard veut dire bandit, et vient de l'italien berroviere, bandit. Si on le fait Avenir du celtique bera, il signifierait brouillard.
BERRY. — Seigneurie de Bretagne, fondée en 1668, en faveur de Tréméreuc. Berry signifie campagne plate, lande, désert, combat, joute.
BERSON. — Commune du dép. de la Gironde, arr. de Blaye, dans la Guienne.
BERTÂUD. — Lieu du dép. de la Vienne, dans la commune d'Argilly. Dérive de bert, panier, claie.
BERTHE. — Berte, commune du dép. de l'Allier, arr. de La Palisse. Berthe nom propre de femme qui signifie prince, maîtresse, en bas-breton, et brillant, éclatant, en allemand.
BERTHELET. — De Berthéleville, seigneurie de Lorraine, fondée en 1716 pour des Sables. Bertelette, sorte de poisson.
BERTHELOT. — De Brethel, commune du dép. de l'Orne, arr. de Mortagne. Berthelot, prolongement de l'éperon ou flèche du navire dans la pièce d'un franc appelée flèche.
BERTHOU. — Berthoud, ville de Suisse, canton de Berne.
BERTHOUMIER. — De Pousthomy, commune de l'Aveyron, arr. de St-Affrique.
BERTIN. — Lieu du dép. de la Nièvre, dans la commune de Nancy.
BERTON. — De Verton, commune du Pas-de-Calais, arr. de Montreuil-sur-Mer.
BERTONNET. — De Brethenay, eom. de la Haute-Marne, arr. de Chaumont.
BERTRAND. — Commune de la Hanute-Garonne, arr. de
Saint-Gaudens. Bertrand, signifie remarquable par sa
force.
BERTROU. — D 'Erstroff , commune du dép. de la Moselle,
arr. de Sarreguemine.
BÉRUBE. — D'Urbéis, commune du Bas-Rhin, canton de
Ville. Dérive du celtique beni, brouillard. BERY. — Commune de Picardie, diocèse de Laon, parlement
de Paris. V. Berry.
BERZÂ. — D'Ersa, commune du dép. de la Corse, arr. de Bastia.
BESANÇON. — Ville de la Bourgogne, l'une des plus anciennes de l'Europe, dans le dép. du Doubs. Besançon signifie cimetière. C'est aussi le nom d'une renoncule d'un jaune pâle sur fond jaune.
BESLON. — Commune du dép. de la Manche, arr. de Saint- Lô. Beslon veut dire barlong, qui a la figure d'un quadrilatère.
BESNARD. — De Besnard, lieu d 'lUe-et-Vilaine, commune de Saint-Coulomb. V. Bénard.
BESNER. — Commune du dép. de la Loire-Inférieure, en Bretagne, arr. de Savenay.
BESNET. — De Besneville, commune du dép. de la Manche, arr. de Valognes. Benêt veut dire niais, nigaud. Du Cange le fait dériver de bonifacies, bon enfant.
BESSE. — De La Besse, seigneurie en Languedoc, érigée en 1538 en faveur de Thubières. Besse se disait pour bêche, pâturage, vêtement de dessous.
BESSENAIRE. — De la Besseneraye, seigneurie de Bretagne, fondée en 1668 en faveur de Glé.
BESSET. — Bonrg du Maine, dép. de la Sarthe, sur la Braye, et commune du dép. de l'Ariège, canton de Mirepoix.
BESSIER. — De Bessy, commune du dép. de l'Yonne, arr. d 'Auxerre.
BESSIERE. — De Bessière, seigneurie de l'Anjou, érigée en 1456 pour De Beauveau. Baissière, se disait pour vin, cidre. Dérive de besse, pâturage.
BESSON. — Commune du dép. de l'AlUer, arr. de Moulins ou Besse, seigneurie de Bretagne, qui date de 1500. Pasquier fait dériver le mot besson de bis homines, comme si on disait beshoms. En tous cas, le mot signifie jumeaux. Un besson est aussi une bêche, et un pionnier.
BETHUNE. — Seigneuries de Normandie et d'Artois, et ville des Pays-bas. Béthune veut dire boue, fange.
BETILLE. — De Béteilles, seigneuries de Gascogne et du
Roiiergue. Bétille est une sorte de toile ou mousseline qui venait des Indes Orientales.
BETOURNÉ. — De Batliernay, com. du dép. de la Drôme, arr. de Valence. Bétourné ou bien tourné. Bé pour bien est usité dans le patois normand et bourguignon. Bétôt pour bientôt. Moisy croit que bétourné pourrait être le participe passé du verbe bétourner, qui signifie renverser, abattre.
BETTE. — De Bettes, communes des Hautes-Pyrénées, arr. de Bagnères-de-Bigorre. Bette se disait pour poirée, et bet, pour béton.
BETTE. — De Betteville, commune du dép. de la Seine-Inférieure, arr. de Rouen. Better, combattre.
BETUREAU. — De Betteraus, ville de la Bourgogne, sur la Seille.
BETUS. — D'Etuz, commune de la Haute-Savoie, arr, de Gray. Betuse, tonneau ouvert sur le côté avec une fermeture à charnière.
BEURMONVILE. — Bermonville, commune du dép. de la Seine-Inférieure.
BEVIN. — Lieu du dép. des Ardennes, canton de Fumay, arr. de Roeroy.
BEZ. — Communes du dép. du Tarn, arr. de Castres, du dép. des Hautes-Alpes et de l'Aveyron. Bèz en irlandais signifie tribut, cens, impôt.
BEZEAU. — De Bèze, commune du dép. de la Côte-d'Or, arr. de Dijon. Un bezeau est un oiseau dernier éelos d'une nichée, souvent plus faible que les autrees. Un bezau est une rigole dans un pré, petit fossé.
BEZIER. — Ville du Languedoc, très bien située, qui a fait dire que si Dieu voulait choisir un séjour sur la terre, il n'en prendrait point d'autre que Béziers. Un latiniste, pour rendre cette idée, ayant écrit ces mots : Si Deus in terris, vellet habitare Bitorsis, un malin crut devoir ajouter: ut itemum crucifigeretur, c'est-à-dire pour être crucifié de nouveau.
BEZIS. — De Bessy, commune du dép. de rYonne, arr. d'Auxerre. Bezi, poire en général.
BEZON. — Bezons, seigneurie de Bretagne, érigée en 1700 en faveur de la Tribouille. Beson, mesure de liquide, est employée en Allemagne.
BEZOU. — De Bezouges, seigneurie de Bretagne, fondée en 1668 pour De Bintin.
BIARD. — Communes dans le Poitou et la Saintonge. Les Biards, commune du dép. de la Manche, arr. de Mortain, canton d'Isigny. Biart, bourg des Basses-Pyrénées, à 2 lieues de Bayonne. Biard, diminutif de bi, maille d'un filet.
BIBAUD. — Bibost, commune du dép. du Rhône, dans le Lyonnais, canton de l'Arbresle, arr. de Lyon. Les bibaux étaient jadis des paysans qu'on envoyait à la guerre. Ainsi des pitaux.
BIBERON. — De Quiberon, commune du Morbihan, arr. de Lorient. Un biberon est celui qui aime le vin; c'est encore un moucheron qui vit dans le vin, un goulot, un vase qui a un tuyau extérieur par où on peut boire.
BIBETTE. — De Boubers, commune du Pas-de-Calais, arr. de Montreuil. Un bibet est un cousin, petite mouche. Bibette est un petit bouton sur la peau, une bluette, une étincelle, un vase à boire.
BICAY. — De Biscay, commun 3 du dép .des Basses-Pyrénées, arr. de Mauléon. Dérive du mot grec béké, chèvre.
BICHETTE. — De Buchey, commune de la Haute-Marne, arr. de Chaumont. Le bichet est une mesure de grains d'un minot environ.
BIDAULT. — De BiJos, commune des Basses-Pyrénées, arr. d'Oloron. Bidault, soldat armé de deux dards, suie pour teindre en brun.
BIDEGARE. — De Bidarray, commune du dép .des Basses- Pyrénées dans le Labour, canton de Saint-Jean de Luz. Vient du basque bide, chemin étroit, et de garré, flamme.
BIDET. — Bidette, dans le Condomois, diocèse de Condom, parlement de Bordeaux. Bidet se disait pour cheval de petite taille, établi de menuisier, instrument employé par les civiers, meuble de garde-robe.
BIDON. — Seigneurie du Nivernais, unie à celles d'Asnoisle-bourg et d 'Asnois-le-Château, érigée en baronnie en 1606. Le bidon, en terme de marine, est un vaisseau de bois pour mettre la boisson de chaque plat de l'équipage, et contient sept chopines. Ou l'appelle aussi canette.
BIDOU. — Bidoux, bourg des Basses-Pyrénées, sur la Bidouze.
BIENVENU. — De Bevenais, commune du dép. de l'Isère, arr. de La Tour-du-Pin. Bienvenu, celui dont l'arrivée est saluée avec joie.
BIENVILLE. — Deux seigneuries de ce nom, l'une en Normandie et l'autre en Bretagne. Il y a, en outre, une commune de ce nom dans la Haute-Marne, arr. de Vassy, canton de Chevillon.
BIETRY, BILLIETRY. — De Bitry, commune du dép. de l'Oise, arr. de Compiègne. Dérive de blet, lit d'un fleuve.
BIGEOT. — De Bugeat, bourg du Limousin, arr. d'Ussel. Du latin biga, attelage de deux chevaux, ou du vieux français bige, sorte de mesure.
BIGNON. — Plusieurs seigneuries de ce nom, dont cinq en Bretagne, et une dans le Poitou. Il y a aussi une ville de ce nom dans le dép. de Seine-et-Marne à 6 lieues de Sens. Le bignon est un instrument de poche, un beignet.
BIGOT. — De la Bigot, seigneurie de Normandie qui date de 1774. Ce mot vient de l'allemand bey et gott, de par Dieu. Un bigot est un outil à deux dents ou pointes parallèles pour marrer les vignes. En bas-breton, bigot signifie caffard, hypocrite. Veut dire aussi piquet, cheville, insecte de la cerise.
BIGNES. — De la Bigne, seigneurie de Normandie, fondée
en 1500 pour de Magneville. Les bignes sont des tumeurs au front provenant d'un coup ou d'une chute.
BIGUËT. — De Bignay, commune de la Charente-Inférieure, arr. de St-Jean-d'Angély. Biguet, cheville.
BILÂUDEAU. — De Biaudos, dans le dép. des Landes, arr. de Dax. Vient de bilaude, perche qui sert à faire des barrages ; se disait aussi pour bille, pièce de bois.
BILAUDELLE. — De Bielle, commune des Basses-Pyrénées, arr. d'Oloron.
BILLARD. — De Billac, commune de la Corrèze, arr. de Briac. Un billard se disait pour vieillard obligé de prendre un bâton pour marcher, pour un boiteux. On appelait aussi billard, le bâton pour jouer aux billes.
BILLAUT. — Commune du dép. de la Gironde, arr. de Libourne. V. Billot.
BILLEMER. — De BouUemer, seigeurie de Normandie, érigée en 1597 pour Le Sueur. Bille, en vieux français, veut dire boule, bâton, en gallois, âne, billet, et en argot, argent.
BILLET. — De Bille, commune d'Ille-et-Vilaine, arr. de Fougères. Billet, cédule, affiche, sceau.
BILLIAU. — Billio, bourg du Morbihan, canton de Saint Jean-Brevelay, arr. de Ploërmel.
BILLION. — De Billom, commune du Puy-de-Dôme, arr. de Clermont-Ferrand. Billion, milliard.
BILLON. — Seigneurie en Bretagne, fondée en 1696 en faveur de Kersulguen. Billon se disait pour argent monnayé, lingot, morceau, débris, ados de terre relevé entre deux sillons, bois coupé par bûchettes rondes pour l'usage des poêles.
BILLOT. — Billo, seigneurie de Bretagne, qui date de 1450. Billot était un droit sur le vin, une pancarte de péage.
BILLY, — Il y a quatre seigneuries de ce nom : en Bretagne, en Saintonge, en Picardie, et dans le Barrois. La plus ancienne est celle de Picardie qui remonte à l'année 1224, et fut alors érigée en faveur de De Billy.
BILODEAU. — V. Bilaudeau.
BINDER. — De Bindernheim, commune du Bas-Rhin, en Alsace. V. Bender. Vient de bondir, s'impatienter.
BINEAU. — De Bigne, commune du Calvados, arr. de Vire. Binot, bec, pointe.
BINET. — De Benêt, commune de la Vendée, arr. de Fontenay-le-Comte. Le binet est une pomme tardive, à variétés multiples, dont la meilleure est le binet blanc. C'est encore une petite houe dont on se sert pour biner. Veut dire aussi second labour.
BINNETEAU. — De Bennetot, commune de la Seine-Inférieure, arr. d'Yvetot. Diminutif de binet, petit instrument de métal qu'on met dans un chandelier pour brûler une chandelle jusqu'au bout.
BIONNEAU. — De Bion, commune du dép. de la Manche, arr. et canton de Mortain.
BIRABÎN. — Du Piraubin, seigneurie de Bretagne, érigée en 1498 pour Haussier. Dérive de l'écossais bire, ville.
BIRAND. — Commune du dép. du Gers, canton de Jegun, arr. d'Auch.
BIRE. — De Biré, seigneurie de Bretagne, érigée en 1700 pour Brindejonc. Bire, engin d'osier pour pêcher le poisson, ânesse.
BIREAU. — De Berre, commune des Bouches-du-Rhône, arr. d'Aix. Bireau, dim. de bire, petite nasse.
BIRON. — Baronnie du Périgord, érigé een 1700 pour De Gontaut, devenue duché-pairie en 1598. Biron se disait pour oie.
BIRTZ. — De Birs, rivière de Suisse qui va se jeter dans le Rhin, près de Bâle.
BISAILLON. — De Bersaillin, commune du Jura, arr. de Poligny. Bisaillon, mauvais couteau.
BISET. — De Buzet, commune du dép. de Lot-et-Garonne, arr. de Nérae. Biset, pigeon sauvage, étoffe de couleur bise, fille brune.
BISIER. — De Bizy, seigneurie de Normandie, qui date de
1572. Vient du vieux français bise qui signifie noirâtre, gris, et du grec phaios, noir.
BISSERT. — De Bissertre, commune du dép. du Bas-Rhin, dans la Basse-Alsace. Bisêtre signifie malheur, accident causé par imprudence, plaie, génie malfaisant.
BISSON. — De Besson, commune du dép. de l'Allier, arr. de Moulins. En vieux français bichon. Bisson pour buisson. Au XVII siècle l'on prononçait bisson, bien qu'on écrivît buisson.
BISSONNETTE. — De Bizanet, commune du dép. de l'Aude, arr. de Narbonne. Ce mot se rencontre souvent en France comme nom de ferme. On dit la ferme des Bissonnets.
BISSONNIERE. — De Bissières, commune du Calvados, arr. de Lisieux. De bisson, bichon.
BISTODEAU. — De Bost, commune du dép. de l'Allier, arr. de La Palisse.
BITANT. — De Bettant, commune du dép .de l'Ain, arr. de Belley. Vient de biter, toucher.
BITARD. — De Beutal, commune du dép. du Doubs, arr, de Montbéliard. Bitard est une menue corde à deux fils, dont on se sert, sur les vaisseaux, pour renforcer la manœuvre.
BIVILLS. — Seigneuries de Normandie et de Bretagne.
BIZARD. — De Bezae, commune du dép. de l'Ariège, arr. de Pamiers.
BIZEAU. — De Bizot ,commune du dép. du Doubs, arr. de Montbéliard.
BIZELON. — D'Yzeron, commune du dép. du Rhône, arr. de Lyon.
BIZET. — V. Biset. Le Bizet est un pigeon sauvage, une grosse étoile bise.
BIZEUX. — D'Yzeux, commune du dép. de la Somme, arr. d'Amiens.
BIZIER. — De Bizy, dép. de l'Eure, commune de Vernon,
BLACHE. — Seigneurie du Viennois, érigée en 1670 pour De Falcoz. Blache est une terre plantée de chênes ou
de châtaignes, si distants les uns des autres, qu'on y peut labourer.
BLAIDE. — De Elèves, commune du dép. de la Sarthe, arr. de Mamers.
BLAIGNAC. — Seigneurie de Guyenne, érigée en 1723 en faveur de Bréaux.
BLAIGNY. — Communes de la Champagne et du pays Messin.
BLAIN. — Bourg de Bretagne sur l'Adon, dép. de la Loire- Inférieure, à 7 lieues de Nantes, sur le canal. Blin, en bas breton, veut dire extrémité, et en gallois, fatigue. Blain ou Belain, mouton.
BLAINVILLE. — Deux seigneuries en Normandie portent ce nom. La plus ancienne remonte à l'année 1097, érigée pour De Blainville.
BLAIS. — Seigneurie de Guyenne, fondée en 1541 pour Pic.
BLAISE. — Seigneurie de Champagne, érigée en 1736 en faveur D'Ambly. Une blaice est une récolte de blé.
BLANC. — Petite ville du Berry, dép. de l'Indre, sur la Creuse, à 12 lieues de Poitiers. Le blanc est le contenu d'un acte. En bas-breton, blanc veut dire mou, faible, pliant.
BLANCHARD. — De la Blanchardière, lieu du dép. de l'Orne, arr. de Domfront. Nom d'un passage entre le cap de la Hogue et l'île d'Aurigny. Blanchard, blanchâtre. Nom donné à certaines toiles de lin, ainsi appelées de ce que le fil qui sert à les fabriquer, a été à demi blanchi, avant de s'en servir. Un blanchard se disait pour cheval blanc et pour faucon grisâtre.
BLANCHE. — Lieu dans le dép. de la Vendée, commune de Noirmoutiers et Blanche dans le pays Messin. Blanche se disait d'une femme d'une grande beauté.
BLANCHET. — De Blancheville, commune du dép. de la Haute-Marne, arr. de Chaumont. Blanchet est une camisole, une sorte d'étoffe, un cheval à poil blanc, une pièce de monnaie, la céruse, du fard, et un morceau de drap
blanc dont on se sert chez les imprimeurs pour garnir le grand tympan d'une presse.
BLANCHON. — De Planchamp, commune de la Lozère, arr. de Mende. Blanchon, pique, épée, bâton de défense.
BLANCHY. — Commune de l'Artois, diocèse d'Arras, intendance d'Amiens.
BLANDELET. — De Blandouet, commune du dép. de la Mayenne, arr. de Laval. Blandelet, dérive de blande, qui signifiait, en parlant de la femme, séduisante, flatteuse. C'était aussi une sorte d'étoffe.
BLANGE. — De Langé, commune du dép. de l'Indre, arr. de Châteauroux. Blangé, de blange, flatterie, tromperie.
BLANOT. — Communes des dép. de Saône-et-Loire, et de la Côte-d'Or, arr. de Beaune.
BLANQUET. — De Lanquais, commune de la Dordogne, arr. de Bergerac. La blanquette est une poire dont la peau est blanche. Brantôme se sert de ce mot pour désigner un blanc bec. Blanquette, couverture de drap blanc, espèce de hachis, faite avec de la farine.
BLANQUIER. — V. Blanquet. Le blanquier est celui qui porte une blanque.
BLAU. — Blot, baronnie en Auvergne, érigée en 1240 en faveur de Chauvigny, et Bleot, seigneurie bretonne de 1700. Blau, blé.
BLAVIER. — De Blévy, commune du dép. d'Eure-et-Loir, arr. de Dreux. Un blavier est un marchand de grains, un sergent commis à la garde des moissons.
BLAZON. — Baronnie en Anjou, sur la Loire, diocèse d'Angers, élection de Saumur. Blazon ou blason, signifie discours, ruse, blâme, raillerie, débat, poésie, devise et armes dépeintes sur un écu.
BLEAU.— V. Blau.
BLED. — De Blet, commune du dép .du Cher, arr. de Saint- Amand. Bled se disait pour champ de bled, moisson.
BLENIER. — De Bligny, commune du dép. de l'Yonne, arr. d' Aux erre.
BLERY. — De Bréry, commune du Jura, arr. de Lons-le-
Saunier. Blairie se disait pour emblavure, champ emblavé.
BLEURY. — Commune du dép. d'Eure-et-Loir, en Beauce,
canton de Maintenon.
BLET. — Commune du dép. du Cher, arr. de Saint-Amant,
canton de Néronde. Blet se dit d'un fruit trop mûr et à
demi pourri. Bleste est un motte de terre. BLIER. — De Bligny, bourg du dép. de la Côte-d'Or, à 4
lieues de Beaune. Blier, nom d'homme.
BLIN. — Seigneurie de Picardie, érigée en 1591 en faveur
de Pasquier. Blin se dit pour tulipe, mouton, taupinière.
En breton, il signifie cime, bout, hauteur; en gallois,
fatigué, nuisible, incommode.
BLOOHE. — De Loches, ville du dép. d'Indre-et-Loire. Une
bloche est une motte de terre, une prune blanche sauvage.
BLOIS. — Ville de France, capitale du Blaisois, sur le bord
septentrional de la Loire. Blois veut dire blond. BLONDEAU. — Seigneurie en Bretagne, érigée en 1668
pour De Beauregard. Blondeau se disait pour blondet,
bœuf d'un bai clair.
BLONDEL. — De Landelles, commune du dép. de l'Oise, arr.
de Beauvais. Blondel, blond, teint coloré par art. BLONDIN. — De Blandin, commune du dép. de l'Isère, arr.
de la Tour-du-Pin. Blondin, qui a les cheveux blonds, et
au figuré, gens qui font les beaux.
BLOUÂRD. — De Plougar, commune du Finistère, arr. de
Morlaix.
BLOUIN. — De Louin, commune du dép. des Deux-Sèvres,
arr. de Parthenay.
BLUTEAU. — De Blot, commune du Puy-de-Dôme, arr. de
Riom. Bluteau, instrument pour séparer le son de la
farine.
BOARD. — De Bohal, commune du Morbihan, arr. de Vannes,
canton de Questembert.
BOBE. — D'Aube, commune du dép. de l'Orne, arr. de Mortage. Bobe signifie tache, pièce de monnaie, tromperie. Des bobes sont de grosses lèvres, des babines.
BOBIEN. — De Bobien, seigneurie de Bretagne, fondée en 1650 pour Le Cliaponnier.
BOC. — De Borq, commune du dép. des Deux-Sèvres, arr. de Parthenay. De bock, verre à bière, son contenu.
BOCAGE. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1700 en faveur de De Leslay. Nom d'une petite contrée de la Basse-Normandie, entre la Vire et l'Orne, avec Vire pour capitale. Il y avait aussi un petit pays de ce nom dans la Vendée. Vient de boscum, boscus, ou bosco, bois, forêt.
BOCASSE. — De la Bocasse, en Normandie, diocèse de Rouen. De boicasse, boiteux.
BOCHART. — De la Bocca, dép. des Alpes-Maritimes, dans la commune de Cannes. Bochart, ville de Tartarie. Dérive du vieux français boche, bouche, ou de boch, bouc dans l'idiome de Cornouailles.
BOOHET. — De Boscherville, commune du dép. de l'Eure, arr. de Pont-Audemer. Bochet est une espèce d'hydromel, un petit bouc, de la bière en Bourbonnais, et un corbeau en architecture. En bas breton, bochet signifie joufflu.
BODEAU. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1696 en faveur de Chomart. Bodeau ou bodaut, veau.
BODIN. — V. Baudin. Bodin, boudin.
BODY. — De Baudy, commune du dép. de Lot-et-Garonne, arr. de Villeneuve. Boudie, ventre.
BOEL. — De Boesle, en Normandie, diocèse et parlement de Rouen. Boël, signifie boyau, et cour, en Normandie.
BOESME. — Bourg du dép. des Deux-Sèvres, arr. de Bressuire. De boesme, entrait.
BOESMIER. — De Bomy, commune du Pas-de-Calais, arr. de Saint-Omer.
BOESSELE. — Boissey, commune du Calvados, arr. de Li-
sieux. Une boesse est un instrument en fil de laiton pour
ébarber les lames d'or et d'argent, dans les hôtels de
monnaie. BOESSONS. — Des Bessons, commune de la Lozère, arr. de
Marjevols. Boisson, buis.
BOETARD. — De Beautor, commune du dép. de l'Aisne, arr.
de Laon.
BOHEUR. — Boeurs, commune du dép. de l'Yonne, canton
de Cerisiers, arr. de Joigny.
BOILARD. — De Boulaur, commune du dép. du Gers, arr.
d'Aucli. Un boilard est celui qui a un gros ventre, et
dérive de boille, ventre, bedaine. Dans l'ancien normand
on disait boele pour buet.
BOILEAU. — De Bouelles, commune de la Seine-Inférieure,
arr. de Neufcliâtel-en-Bray. Boileau, buveur d'eau. BOILEUX. — Boisleux, seigneurie eu Artois, érigée en 1500
pour De Beaufort.
BOILY. — De Bouilly, commune du dép .de l'Aube, arr. de
Troyes. Dérive de boële, intestin ou de boille, gros
ventre.
BOIN. — Commune dans le Forez, diocèse de Lyon. Boin,
dans l'idiome irlandais, signifie léger, vite, prompt. BOIRE. — Bourg de la Mayenne, surnommé le Grang. Boire,
cidre, boisson quelconque. De borra, creux plein d'eau.
Une boire est une mare d 'eau provenant du travail dans
le sol, produit par l'eau d'une chaussée rupturée. BOIS. — Commune du dép. de la Charente-Inférieure, arr.
de Jonzac, canton de St-Genis. Bois, partie ligneuse des
arbres. Dans le celtique, bois signifie filet. BOISARD. — De Poizat, commune du dép. de l'Ain, arr. de
Nantua. Boisart, forestier, trompeur. BOISDON. — Commune du dép. de Seine-et-Marne, en Brie,
avec seigneurie fondée en 1650 pour Durand de Ville-
gagnon.
BOISE. — De Boisse, commune de la Dordogne, arr. de Bergerac. Boise est une petite bûche, une arête de poisson,
un montant d'échelle, un banc de bois, un fond de tonneau de bois en général, forêt.
BOISGUILLOT. — De Boisguillaume, en Normandie, diocèse de Rouen.
BOISJOLI. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour D'Acigné.
BOISLE. — Commune du dép. de la Somme, en Picardie, canton de Crécy, arr. d'Abbeville. Boille, viscère des animaux, météorisme, gros ventre, cour intérieure, mesure pour le vin. .
BOISSÂRD. — De Boissac, com. du dép. d 'Ille-et- Vilaine, arr. de St-Malo.
BOISSEAU. — Village en Beauce, arr. de Blois, et seigneurie de Normandie, érigée en 1586 pour De Hallot. Dérive de bussa, bosse: de bussa on a fait bussum par métaplasme dont nous avons fait boisseau.
BOISSEL. — Lieu du dép. du Tarn, arr. de Gaillac. Boissel, boisseau. Boisselée, mesure agraire.
BOISSIER. — De la Boissière, seigneurie de Bretagne, seigneurie du Languedoc, et seigneurie de la Franche- Comté. Un boissier est celui qui travaille le bois.
BOISSINOT. — De Bessines, commune de la Haute-Vienne, arr. de Bellac.
BOISSON. — V. Boesson. Boisson, au masculin, se dit pour les branches de prunellier et d'aubépine obtenues par le recépage des haies, bois peu étendu.
BOISSONNEAU. — De Busson, commune de la Haute-Marne, arr. de Chaumont.
BOISSY. — Cinq ou six seigneuries de ce nom. Celle de Champagne date de 1700.
BOITEAU. — De Boit, ville du Limousin, dans le dép. de Corrèze, sur la Dordogne, à 10 lieues de Tulle. Boiteau se disait pour boisseau, botte, boîte.
BOISVERT. — De Beauvoir, communes des dép. de l'Isère, de l'Aube, de l'Oise, de la Manche, des Deux-Sèvres et de la Vendée.
BOIVIN. — De Bauvin, commune du dép. du Nord, arr. de Lille.
BOLDUC. — Corruption de Bois-le-Duc, ville du Brabant, située dans une plaine où les ducs de Brabant allaient faire la chasse, et qui pour cela était appelée bois-le-duc, sylva Ducis.
BOLERON. — D 'Oloron, ville des Basses-Pyrénées. Dérive de bolère, tromperie.
BOLUSE. — De la Boulouze, commune du dép. de la Manche, arr. d'Avranches. Dérive du grec bôlos, motte de terre rougeâtre ou jaunâtre.
BOLVIN. — De Bolleville, en Normandie, canton de Bolbec. Vient du grec bôlos, motte de terre, boule.
BOMBARDIER. — De Lombard, commune du dép. du Jura, arr. de Lons-le-Saunier. Le bombardier est celui qui jette les bombes au moyen de mortiers.
BOMES. — Bommes, bourg du dép. de la Gironde, dans le Bazadois.
BOMPARD. — De Bompas, commune des Pyrénées-Orientales, arr. de Perpignan.
BON. — Seigneurie de Normandie, unie à celle de Sousmons, érigée en marquisat en 1735. Dans le langage gaulois, bon signifiait eau et boue.
BONASSE. — De Bonas, commune du dép. du Gers, dans l'Armagnac, canton de Valence, arr. de Condom. Bonnasse, sorte de cuve.
BONDEAU. — De Bodeau, seigneurie de Bretagne, érigée en 1696 pour Chomart. Dim. de bonde, balle, boule.
BONDY. — Commune du dép. de la Seine, arr. de Saint- Denis, canton de Pantin. Bondie signifie bruit, son, retentissement, une pomme grosse, verte, rouge, et fort lisse.
BONET. — Bonnet-de-Delme, seigneurie de Lorraine, érigée en 1697 pour Busselot. Bonet, ancienne étoffe, bourse de laine, de qualité médiocre.
BONFILS. — De Bonf ays, lieu du dép. des Vosges, com. de
Légéville. Autrefois l'on appelait Bons Fils ou Bons Fieux les Frères pénitents du Tiers-Ordre de saint François.
BONHOMME. — Commune du dép, du Haut-Rhin, arr. de Colmar, canton de La Poutroye. Bonhomme signifie personne âgée, vieillard, homme de bien, paysan, homme du commun, marrube.
BONIAULT. — De Boni, ville située sur la Loire, entre Nevers et Orléans, dans le pays de Puisaye. Du latin bonum, boni, veut dire excédent de la recette sur la dépense, bénéfice.
BONIFACE, — De Bonifacio, en Corse, arr. de Sartène. Nom d'homme, qui se dit aussi de ceux qui sont doux, simples et sans malice.
BONIN. — De Bonen, commune des Côtes-du-Nord, arr. de Guingamp.
BONJOUR. — De Boncourt, commune du dép. de la Meuse, arr. de Commercy. Fête solennelle, visière; faire son bonjour, c'était recevoir le saint sacrement de l'Eucharistie.
BONNE. — Seigneurie du Limousin, érigée en 1552 en faveur de Desmaisons. Bonne, nom de femme, gouvernante d'un enfant; et en bas-breton, il signifie clef de
voûte.
BONNEAU. — De Bonnaud, commune du Jura, arr. de Lonsle-Saunier. Bonneau, terme de marine, morceau de bois ou de liège qui flotte sur l'eau, et qui marque l'endroit où l'on a mouillé l'ancre. C'est aussi un tonneau relié de fer, une haie, dans le langage de l'Orléanais.
BONNEFOND. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1560 pour De Boisgueheneuc. Commune des Hautes-Pyrénées, arr. de Tarbes.
BONNELLE. — Bonnelles, seigneurie normande, érigée en 1724 pour De Beauvais, et Bonelle, ville de l'Ile-de- France, dép. de Seine-et-Oise, à 2 lieues de Dourdan.
BONNET. — Commune du dép. de la Meuse, arr. de Com-
mercy. Bonnet, nom d'homme, signifie habillement qui couvre la figure.
BONNETON. — De Bonnetan, commune du dép. du Gard.
BONNEVILLE. — Seigneurie de Normandie, qui remonte à 1450, érigée en faveur de Malherbe.
BONNI. — Bony, ville du Gâtinais, dans le Loiret, sur la Loire, à 2 lieues de Briare, et Bony, en Picardie.
BONNIEB. — De Bonnières, dép. de Seine-et-Oise, arr. de Mantes, sur la Seine. Bonnier veut dire fermer.
BONSECOURS. — Hameau, près de Condé, sur l'Escaut, mi-français, mi-belge. Bonsecours, à une lieue de Rouen, sur la Seine.
BONVOULOIR. — Phare d'observation à Juvigny-sous- Andaine, dans le dép. de l'Orne.
B0RDA6E. — Seigneurie de Bretagne, érigée en marquisat en 1656 en faveur de Montbourcher. Bordage, droit seigneurial dû sur une borde, loge ou hôtel, petite métairie.
BORDE. — Seigneurie de Bourgogne, et ancienne baronnie à 3 lieues de Châlons-sur-Saône. Bordes, commune des Hautes-Pyrénées, arr. de Tarbes. Borde se disait pour petite maison de campagne, bûche, chaumière. Bord est un mot saxon qui signifie maison ; on en a fait borderie, petite ferme, et bordier, fermier ou métayer.
BORDEAU. — De Bord, ville du Limousin, dans la Corrèze, sur la Dordogne. V. Borde. Bordeau, lieu de débauche, cabane, bûcher, feu.
BORDELAIS. — De Bourdalat, commune du dép. des Landes, arr. de Mont-de-Marsan. Bordelais, qui est de Bordeaux, ancien pays de la Guienne.
BORDELEAU. — De Bourdelle, seigneurie d'Auvergne, érigée en 1570 pour De Chariol. Bourdelot est un gâteau aux pommes, dont la pâte enveloppe complètement le contenu.
BORDENAS. — De Bourdenay, commune du dép. de l'Aube, arr. de Nogent-sur-Seine. Bourdennasse, lance, grosse et creuse, pour les tournois.
BORDEREAU. — De Bordères, commune des Hautes-Pyrénées, arr. de Bagnère. Bordereau, diminutif de borde, signifie mémoire dont on fait un compte en paiement d'une somme.
BORDERON. — De Boron, commune du Territoire de Belfort. Dérive du grec oros, bord, de l'irlandais bord, table, et signifie ferme.
BOREL. — De Borel, village de la Provence, canton de Séderon. Borel signifie cautionneur; et borrel, collier de cheval.
BORGIÂ. — Ville d'Espagne, province de Saragosse.
BORGNE. — De Borne, seigneurie du Velay, érigée en 1662. Borgne, vieux français, nasse pour pêcher le poisson.
BORNAIS. — De Bornay, seigneurie de Normandie, érigée en 1463 pour De Sainte-Croix. Bornais, ruche d'abeilles, terre argilo-sablonneuse un peu forte, jaune, quelquefois d'un gris blanchâtre.
BORNE. — Seigneurie de la Marche, érigée en 1620 pour D'Aubusson. Borne, limite, marque fixe qui sert à terminer un champ, un territoire. Du gallois born, fontaine, source.
BORNEUF. — Bourneuf, seigneurie du Languedoc, érigée en 1700 pour De L'Estang de Ry.
BORNI. — Borny, dans les environs de Metz, dans le dép. de la Moselle, au pays Messin.
BORNIVAL. — De Bonneval, commune du dép. de l'Eure-et- Loir, arr. de Châteaudun. Dérive du grec bounos, morceau de terre, du gallois borne, fontaine, source.
BORY. — Bories, châtellenie située sur la route de Périgueux à Saint-Pardoux, et Bory, dans l'Angoumois, diocèse d'Angoulême.
BOSOAUD. — De Bosc, vicomte du Languedoc, érigée en 1550, pour Castelnau de Clermont. Bosco veut dire bossu.
BOSCHÉ. — Boschet, seigneurie de Bretagne, devenue vi-
comté en juillet 1608 en faveur de Lescouet. Boschet, signifie liqueur, hypocras.
BOSQUE. — Bosq, seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 en faveur de De Trogofï. Bosc, bois.
BOSSANGE. — De Bousselanges, commune de la Côte-d'Or, arr de Beaune.
BOSSE. — Bossé, commune du dép. d'Indre-et-Loire, arr. de Loches. Bosset, sorte de tonneau. Dans le patois normand, on disait boché, bochu, pour bossé, bossu.
BOSSU. — Seigneurie de Picardie, fondée en 1579 pour Castagnier. Bossu vient de bussus, gras. D'autres le font dériver de gibbosus, par suppression de la première syllabe.
BOSSY. — De Boissy, lieu du dép. d'Eure-et-Loir, dans la 'commune de Saint-Laurent-la-Gâtiné. Bossy, arbre d'Afrique.
BOTQUIN. — V. Bauquin. Botequin signifie petit bateau, nacelle.
BOUAT. — Du Buat, commune du dép. de la Manche, arr. de Mortain. Bouat vient du gallois bou, bœuf, ou de l'irlandais bou, même sens. Dans le vieux français bou signifiait bracelet.
BOUBON. — Commune du dép. de la Haute-Vienne, en Poitou. Boubon, tumeur, espèce de charbon.
BOUC. — Seigneurie de Provence, devenue marquisat en 1690 pour Seguiran. Bouc signifiait outre, et figurément, débauché.
BOUCANE. — De Bouconne, lieu de la Haute-Garonne, dans la commune de Léguevin.
BOUCAUT. — Boucau, commune du dép. des Basses-Pyrénées, arr. de Bayonne. Boucaut est le nom donné à l'embouchure de quelques rivières, comme celles du pays des Basques et celles des Landes. On appelait aussi boucaut un soupirail de cave, un moyen tonneau.
BOUCHARD. — Ville et île de la Touraine, formée par la Vienne, dép. d'Indre-et-Loire, à 7 lieues de Tours, et
commune du dép. de l'Allier, dans le Bourbonnais, canton de Donjon, arr. de La Palisse. Bouchard, en argot,, figure malpropre.
BOUCHE. — D'Ouches, commune du dép. de la Loire, arr. de Roane. Bouche, fagot, botte.
BOUCHER. — De Buchei, commune de la Haute-Marne, arr. de Chaumont. Boucher vient de buccare, fermer, boucher, qui dérive lui-même du grec buô.
BOUCHERY. — De Beauchery, commune du dép. de Seineet-Marne, arr. de Provins. Boucherie, prison.
BOUCHET, BOUCHETTE.— Commune du dép. de la Drôme, arr. de Montélimar. Ancien marquisat érigé en 1682, sous le nom de Du Quesne, dans le dép. de Seine-et-Oise, à 1 lieue de la Ferté-Alais. Bouchet est le nom donné à un breuvage fait d'eau aromatisée avec sucre et canelle. Il y a aussi la poire de bouchet, grosse, ronde et blanche. Bouchette est le diminutif de bouche, c'est-à-dire petite bouche, de buccella.
BOUDART. — De Bidard, commune des Basses-Pyrénées, arr. de Bayonne. Boudart dérive de boud qui, en celtique, signifie murmure, bourdonnement.
BOUDOU. — Commune du dép. de Tarn-et-Garonne, en Quercy, canton de Moissac.
BOUDREAU. — De Boudrac, commune de la Haute-Garonne^ arr. de St-Gaudens. Dim. de boudre, bouillir.
BOUER. — Commune du dép. de la Sarthe, arr. de Mamers. Bouer, terme de monnayage qui se disait de la huitième façon qu'on donnait aux monnaies fabriquées avec un marteau appelé bouard.
BOUET. — Boue, commune du dép. de l'Aisne, en Picardie. Bouet se disait pour trou, boue.
BOUFFANDEAU. — De Bouffonds, commune du dép. des Deux-Sèvres, arr. de Melle.
BOUFFARD. — De Buffard, dans la Franche-Comté, parlement de Besançon. Bouffard se disait pour gourmand,, glouton. D'après Lacurne, ce mot s'appliquait à celui
qui devenait gonflé après avoir trop mangé. Vient du latin buffare, se gonfler de mangeaille. Dans le V. F. bouffé signifie être en colère et ne pas éclater.
BOUGAINVILLE. — Commune du dép. de la Somme, arr. d'Amiens. Bougainville, bourguain, bourdaine.
BOUGIE. — Bougis, seigneurie du Perche, érigée en 1573 en faveur de Catinat. Bougie se disait pour vessie.
BOUGON. — Commune du Poitou, diocèse de Poitiers. Seigneurie de Bretagne, érigée en 1620 pour Du Bois de la Salle. Bougon se disait pour dard, trait, flèche, tronçon, poinçon.
BOUGRAN. — De Bouhans, commune du dép. de Saône-et- Loire, arr. de Louhans. Bougran est une toile forte et gommée qu'on met entre la doublure et rétofi:'e des habits, afin de les tenir plus fermes.
BOUGUILLON. — De Bouglon, commune du dép. de Lot-et Garonne, arr. de Marmande.
BOUGY. — Communes du Calvados et du Loiret.
BOUHOURS. — De Bours, communes du Pas-de-Calais et des Hautes-Pyrénées. Le bouhours est l'arme ou la lame avec laquelle on goûte.
BOUILLANE, BOULIANE. — De Bouilland, commune du dép. de la Côte-d'Or. Dans le vieux français bouille signifiait bourbier, et, en outre, une perche dont se servaient les pêcheurs pour remuer la vase.
BOUILLE. — Bouillé-Théval, seigneurie en Anjou, fondée en 1700 pour Bouille. Bouillet est le diminutif de bouillon et de bouillie.
BOUILLET. — De Bouille, commune de la Vendée, arr. de Fontenay-le-Comte. Le bouillet est un petit tonneau porté par un âne en manière de mannequins pour transporter de l'eau, de la vendange.
BOUILLON. — Seigneuries de Normandie et de Bretagne. Celle de Normandie date de 1667, et celle de Bretagne, de 1696. Une lande du canton de Briquebec, en Normandie, s'appelle la Lande des Bouillons. Bouillon se
dit pour bourbier, bulles de gaz qui crèvent à la surface des eaux fangeuses, plante appelée bardane, mesure ou poids, sorte de bière.
BOUIN. — Châtellenie de Bretagne, érigée en baronnie en 1714, en faveur de Phelippeaux.
BOUIS. — Seigneurie de Bourgogne, érigée en 1618 en faveur de Perrault. Le bouis est un instrument de cordonnier formé d'un morceau de buis, qui sert à polir le bord des semelles.
BOUJOM. — De Boujeons, commune de la Franche-Comté, arr. de Pontarlier. Le boujon est une sorte de flèche à tête obtuse.
BOULANGER. — De Boulange, commune du dép. de la Moselle, arr. de Brie. Vient de boule, forme de pain.
BOULARD. — Boularre, commune du dép. de l'Oise, ou Boulaur, commune du dép. du Gers, dans l'Armagnac.
BOULAY. — Communes de Normandie et du Maine, et seigneurie de Beauce, érigée en 1640 pour Du Boulay. Boulaie signifie terre pleine de bouleaux, fouet à lanières et boulaye, massue, boule.
BOULE. — Bouley, seigneurie dans le Perche, érigée en 1450 pour Moucheron. Boulé signifie gonflé, malade, cuit sur des charbons ardents. Une boulée se disait pour des raisins attachés en boule.
BOULET. — Du Boulhet, seigneurie dans le Velay, fondée en 1720 pour De Briges. Boulet se dit pour baguette de bouleau. C'est aussi le diminutif de boule, et vient du latin bulla, du flamand bol, et d'autres langues qui toutes donnent pour signification le mot globe, grosse bille à jouer, en pierre ou en fer. Boulet se disait aussi pour potiron, pilule, paillette, nombril.
BOULIER. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour De Gaulais. Boulier est un terme de pêche, c'est un filet en forme de seine, et tendu aux embouchures des étangs salés.
BOULIGNER. — Bouligney, commune du dép. de la Haute-
Saône. Bouliner, c 'est aller à la bouline, prendre le vent de côté.
BOULIN. — Commune du dép. des Hautes-Pyrénées, dans le Bigorre. Le boulin est un petit trou disposé tout autour d'un colombier pour y nicher des pigeons. On appelle aussi boulin un pot de terre fait pour recevoir des pigeons.
BOULLE. — Boullay, seigneurie fondée en 1649 pour Martel, et communes du dép. d'Eure-et-Loir et de Seine-et-Oise.
BOULOGNE. — Seigneurie et comté de Picardie, arr. de Pas-de-Calais, et arr. de Saint-Denis, et ville de la Gascogne.
BOUQUEVILLE. — De Bouqueval, commune du dép. de Seine-et-Oise, arr. de Pontoise. Bouque signifie entrée.
BOUR. — V. Bourg. Bour se disait pour canard.
BOURAN. — Bourham, seigneurie de Bretagne, érigée en 1560 en faveur de Collardin. Le boura est une sorte d'étoffe soie et laine.
BOURÂSSÂ. — De Bourras, ville du dép. des Vosges, en Lorraine, près de Saint-Dié. Vint de bourais, habitant du bourg ou de bourasse, menu bois, broutilles.
BOURBEAU. — De Courbes, commune du dép. de l'Aisno, arr. de Laon. Bourbeau signifie bourbier. Vient aussi de bourbe, terre imbibée d'eau.
BOURBON. — Lieu du dép. de Lot-et-Garonne, canton de Laroque, arr. d'Agen. Les bourbons, dans les salines, sont de grosses pièces de bois de sapin qui servent à soutenir les poêles par le moyen de cuves.
BOURBONNAIS. — Du Bournet, lieu dans le dép. de la Gironde. Bourbonnais, ancien duché de France, situé entre l'Auvergne, la Forêt, la Bourgogne, le Nivernais, le Berry et la Marche. Vient du grec borboros, boue, limon.
BOURBOULON. — De Bourlon, hameau du dép. du Pas-de- Calais, arr. d'Arras.
BOURBOURG. — Seigneurie de la Flandre maritime. Bourbourg est une tulipe de quatre couleurs,
BOURC. — De Bourcq, commune du dép. des Ardennes, arr. de Vouziers. Bourc signifie bâtard.
BOURDAGE. — Du Bordage, seigneurie de Bretagne, érigée en marquisat pour De Montbourclier, en 1656. V. Bordage. On disait jadis une bourde, pour signifier une maisonnette.
BOURDEAU. — Commune du dép. de la Drôme, en Dauphiné, arr. de Die, et Bourg-d'Ault, commune de Picardie, dép. de la Somme, sur l'Océan à 1 lieue d'Eu. De bourde, bâton ferré des marins, gros bâton sur lequel s'appuie une sorte de potence dont se servent les vignerons. Un bourdeau, en v. f. boule.
BOURDET. — Du Bourdet, marquisat de Saintonge, érigé en faveur de De Cugnac. C'est aussi une commune dans le dép. des Deux-Sèvres.
BOURDIGAL. — De la Bourdigalière, commune du dép. de la Vienne, arr. de Loudun. Du vieux français bourdie, qui signifiait terme, métairie.
BOURDELAIS. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1770 pour Du Gruny. Le bourdelais est un gros raisin blanc ou rouge.
BOURDON. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1660 en faveur d'Olivier .Bourdon s'emploie dans plusieurs sens, bâton spécial porté par les pèlerins, un clou à grosse tête. Si on le fait dériver du latin burdus, c'est un âne ou mulet.
BOURDUCEAU. — De Bourdeix, commune du dép. de la Dordogne, arr. de Nontron.
BOURE. — Bouret, seigneurie de Guyenne, érigée en 1114 pour De Gourgues. Bouret, sorte de baquet.
BOURG. — Seigneurie dans la Bresse, fondée en 1600 pour Pion. Seigneurie de Gascogne, fondée en 1500 pour De Jussau. Bourg se dit pour une agglomération d'habitations ayant un clocher.
BOURGAULT. — De Burgaud, commune de la Haute-Garonne, arr. de Toulouse. Le bourgault est une grosse mouche d'un noir brillant, au dard acéré, un frelon. Bourgaud signifie bandit, mauvais diable, dissipé, libertin. Ce mot vient probablement de burgator, d'ancienne latinité, qui signifiait voleur de nuit. Le bourgault est encore un limaçon que l'on trouve dans la mer des Antilles.
BOURGELAS. — De Burgalays, commune de la Haute-Garonne, arr. de St-Gaudens. De bourge, bourg.
BOURGERY. — De Burgy, commune du dép. de Saône-et- Loire, arr. de Mâcon. Dérive du grec burgos, tour. Bourgerie, ville ouverte.
BOURGEOIS. — Seigneurie de Normandie, érigée en 1624 pour De Heudey. Vient de l'allemand burger, qui signifie bourgeon. C'est aussi le nom d'une monnaie de Bourges. Peut encore dériver de bourg. Autrefois l'on faisait la différence entre citoyen et bourgeois: l'un était habitant des cités, et l'autre, des bourgs.
BOURGET. — Seigneurie de l'He-de-France, érigée en 1679 pour Potier, Le Bourget est aussi un bourg du dép. de Savoie, arr. de Chambéry. Bourget se dit pour tabouret rond, petit bourg, et tissu de lin mélangé de fil.
BOURGMONT. — Bourmont, seigneurie bretonne, érigée en 1668 pour Le Roy.
BOURGOIN. — Bourg dans le Dauphiné, diocèse de Vienne, parlement de Grenoble. De la Bourgoigne, seigneurie bretonne, érigée en 1668 en faveur de Callet. C'est aussi une ville du Dauphiné, sur la Bourbe. Bourgoin est une variante de Bourguignon. V. ce nom.
BOURGON. — Seigneuries de Bretagne et du Maine, celle-ci à 5 lieues de Laval.
BOURGUÉ. — Bourguet, seigneurie en Provence, fondée en 1667 pour De Ravel.
BOURGUIGNON. — Seigneurie dont fut formé en 1713 le comté d'Amedor en Bourgogne. Bourguignon, peuple
de rancienne Germanie, unie aux Vandales, avec lesquels il envahit la Gaule en 407. D'après Waehter, ce mot se composerait de bur, habitant d'une ville ou une ville, et de gund, guerre, combat; c'est-à-dire habitants belliqueux.
BOURI. — Seigneurie du Vexin-Français, devenue marquisat en 1687 en faveur de Ligneri. Bouri signifie hamac.
BOURINOT. — De la Bourine, commune des Bouches-du- Rhône, ar. de Marseille. Vient de burine, querelle, rixe.
BOURLÂIS. — De Burlats, commune du dép. du Tarn, arr. de Castres. Bourlée, bourrelet, coiffure.
BOURLIS. — Bourly, commune du dép. de la Haute-Saône, dans les environs d'Annemasse, à peu de distance du lac de Genève.
BOURNIVAL. — De Bourneville, commune du dép. de l'Eure, canton de Quillebœuf. De bournois, terre glaise.
BOURO. — Commune du dép. des Hautes-Pyrénées, dans le Bigorre, et Bours, seigneurie de Picardie, érigée en 1755 pour Du Bois. Bourot, caneton, petit de la boure, flocon de laine que les moutons laissent aux buissons.
BOURON. — Commune du dép. de Seine-et-Marne, canton de Nemours. Bouron, est un vieux mot qui signifie cabane, cabaret.
BOURQUE. — V. Bourc.
BOURRET. — Commune du dép. de Tarn-et-Garonne, arr. de Castel-Sarrasin, ou Bourrée, seigneurie de Flandre, fondée en 1700 pour De Preys. V. Bouret. Bourré est un fagot de menues branches, un caneton.
BOURSIER. — Boursies, commune du dép. du Nord, arr. de Cambrai. Boursier est un ouvrier qui fait des bourses, un écolier qui jouit d'une bourse, un trésorier.
BOURY. — Commune du dép. de l'Oise, canton de Chaumont. Boury, mâle de la bourrique.
BOUSQUET. — Commune dans le dép. de l'Aube, sur la route de Clermont à Béziers. Bousquet signifie bourrasque, grain.
BOUTEILLER. — De la Bouteille, seigneurie de Bretagne, et commune du dép. de l'Aisne, arr. de Vervins. Bouteiller pour boutiller, grand échanson chez le roi, adonné à la bouteille.
BOUTEILLERIE. — Commune dans la Flandre, diocèse d'Arras, parlement de Douai. Ce mot signifie échansonneri^.
BOUTEROUE.— De Bottereaux, commune du dép. de l'Eure, arr. d'Evreux. Bouteroue est une borne au coin, ou le long d'un passage afin de préserver les parois, les angles des murs, les arbres, du choc des roues de voiture.
BOUTET. — Seigneurie du Condomois, érigée en 1740 en faveur de d'Orlar. Boutet veut dire rance.
BOUTIER, BOUTILLER. — Boutiers, commune dans le dép. de la Charente, dans l'Angoumois, canton de Cognac. Le boutier, en vieux français, signifie bouteiller comme bout, bouteille. Boutiller dérive du grec bouttis, grand vaisseau de cuir.
BOUTIN. — De Bostens, commune du dép. des Landes, arr. de Mont-de-Marsan. En bas-breton, boutin veut dire butin, picotin. Dérive du grec buthos, fond, extrémité.
BOUTINIS. — Boutigny, communes dans les dép. d'Eure-et- Loir, de Seine-et-Marne et de Seine-et-Oise.
BOUTON. — De Bouthéon, commune du dép. de la Loire, arr. de Montbrison. Bouton en vieux français signifie fermail. C'est encore un moulin à tan, à draps, l'extrémité du moyeu, le moyeu même.
BOUTONNE. — Rivière de France, dans le Poitou, qui tombe dans la Charente au Port de Carillon.
BOUTREL. — Boterel, seigneurie bretonne, érigée en 1485 pour Montauban. Boutrel vient du vieux français boutre, ou tonneau, où l'on met le sucre brut et liquide.
BOUTRON. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 en faveur d'Yvignac. Un boutron est un panier d'osier, une manne, une ampoule.
BOUVART. — De Bréval, commime du dép. de Seine-et-Oise, arr. de Mantes. Bouvart est le nom donné au jeune bœuf. C'est encore un gros marteau qui sert à frapper les médailles lorsqu'elles ne sont point fabriquées au moule ni au moulin.
BOUVET. — Seigneuries de ce nom, deux en Bretagne et une en Normandie. Une de Bretagne fut érigée en 1668 pour Du Plessis ; celle de Normandie est du même temps à peu près. Bouvet, rabot à l'usage des menuisiers, un bouvillon.
BOUVIER. — Lieu du dép. de Seine-et-Oise, commune de Guyencourt, arr. de Versailles. Le bouvier est un petit poisson de rivière appelée aussi péteuse, une constellation,
BOUVRET. — De la Bouvraye, seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour Des Vaux.
BOUY. — Bouy-le-Malitre, seigneurie du Bourbonnais, qui date de 1750, et Bouy, communes des dép. du Cher et de la Marne. Bouy, buis.
BOY. — Village du dép. de l'Ain, dans le Bugey, arr. de Belle. Nom d'homme. Vient de baudelius, baudille.
BOYER. — Commune du dép. de Saône-et-Loire, arr. de Chalon. Boyer voulait dire bouvier. C'est encore une chaloupe flamande, matée en fourche. Vient de boviarius, boarius.
BOYRY. — De Boiry, com. du Pas-de-Calais, arr. d 'Arras. Borie, métairie.
BOZAMÂIN. — De Bouzemont, dan sles Vosges. Boza signifie boisson faite d'orge et de millet.
BRABANT. — Province des Pays-Bas, et ancien duché, et communes du dép. de la Meuse, canton de Clermont et de Montfaucon.
BRACMARD. — De Blaymard, commune de la Lozère, arr. de Mende. Bramard ou mieux bracquemard, est une espèce de coutelas.
BRACONNIER. — De Bracon, seigneurie de la Franche-
Comté, érigée en 1755 pour De Boequet de Courbouson.
Braconnier, coupeur de bois.
BRAGELONNE. — Seigneurie de Bourgogne, érigée en 1760
pour De Clugny.
BRAGIAGE. — De Brageac, commune du dép. du Cantal, en
Auvergne, canton de Pleaux, arr. de Mauriac. Dérive
du gaulois bra^, vallée, ou du gallois qui signifie orge
fermentée pour la bière.
BRAI. — Bray, seigneuries de Bretagne, de Guyenne et de
l'Orléanais. Brai, vieux mot qui signifiait boue, fange. BRAILLÉ. — De Brailly, commune du dép. de la Somme, arr.
d'Abbeville. Braier, ouvrier qui fait des ceintures. BRAIS. — De Braye, seigneurie du Maine, érigée en 1680
pour De Chazé. Braie, ouverture d'un empellement
d'usine à eau.
BRANCHAUD. — De Branche, commune du dép. d'Indre et
Loire, arr. de Tours. Brangeau, petite branche, rameau. BRANCOGNET. — De Rancogne, commune de la Charente,
arr. d'Angoulème. Brancognet, braconnier.
BRANE. — Branne, ville du dép. de la Gironde, arr. de
Libourne, sur la rive gauche de la Dordogne. BRANET. — De Brannay, commune du dép. de l'Yonne, arr.
de Sens. Brané, qui est marqué de taches de rousseur. BRANGER. — De Prangey, seigneurie de Bourgogne, érigée
en 1700 pour Piétrequin.
BRANSART. — De Branssat, commune du dép. de l'Allier,
arr. de Gannat. De branse, branche.
BRAQUIL. — De Braquis, commune du dép. de la Meuse,
arr. de Verdun. Vient de braquerie, meute de bragues,
chiens de chasse.
BRAS-DE-FER. — Commune du dép. de Seine-et-Oise, canton d'Ivry.
BRASIER. — De Brasey, commune du dép. de la Côte-d'Or,
arr. de Beaune. Brasier se dit pour feu ardent, vaisseau
de métal où l'on met la braise pour réchauffer une
chambre, huche où les boulangers mettent de la braise, quand elle est étouffée.
BRASSARD. — De Brassac, commune du dép. de la Dordogne, arr. de Ribérac. Brassart, armure du bras d'un gendarme ou d'un homme de guerre.
BRASSEUR, BRASSEUX. — De Brasseuse, seigneurie picarde érigée pour De Senlis, en 1152. Brasseur est celui qui fait et vend de la bière en gros, appelé jadis cervoisier.
BRASSET. — De Brassayes, seigneurie de Beauce. Brasset, ancien lit de la Marne, près de Meaux, canal d'eau qui environne les faubourgs de la ville.
BRAU, BRAULT. — Brau, commune de la Guyenne, diocèse de Bordeaux, et Braux, seigneurie en Champagne érigée en 1635 pour de Bozières. Braux est aussi une commune du dép .des Ardennes, arr. de Mézières. Brau signifiait boue, fange, braul, toile des Indes rayée de bleu et de blanc, et bro, région ou champ. Brau, en gallois, veut dire fragile.
BRAY. — Communes dans les dép. de la Somme, du Calvados, de l'Aisne. Bray, boue, fange. Bray, petit pays en Normandie, qui forme l'arrondissement de Neufchâtel.
BRAZEAU. — De Brazey, dans le Dép. de la Côte-d'Or, arr. de Beaune. Dérive de braze, braise, du grec brazéin, être chaud.
BRAZIER. — V. Brasier.
BREARD. — De Bréal, commune du dép. d 'Ille-et-Vilaine, arr. de Montfort. Bréar en bas-breton, veut dire fatigué.
BREAU. — Commune du Gâtinais, canton de Mormant, et baronnie de la Brie française, érigée en 1642 en faveur de Verthamont. Bréaud signifie criard sans raison, et en bas-breton, barrasse de fatigue.
BREBANT. — Commune du dép. de la Marne, en Champagne, canton de Sompuis.
BREBIN. — De Brebant, commune du dép. de la Marne, arr. de Vitry-le-François.
BBECHON. — De Brezons, commune du dép. du Cantal, arr. de St-Flour. Dérive du haut-allemand breca, rupture.
BREDIN. — De Brandonnet, commune du dép. de l'Aveyron, arr. de Villefranche.
BREDON. — Bourg d'Auvergne, dép. du Cantal, sur l'Alegnon, près de Murât et Bredon, dans la Charente-Inférieure, canton de Matha.
BREILLARD. — De Brillac, commune de la Charente, arr. de Confolens. Vient de breil, piège pour prendre les oiseaux.
BREILLE. — De Breuillet, commune de la Charente-Inférieure, arr. de Marennes.
BREILLY. — Commune du dép. de la Somme, canton de Picquigny, arr. d'Amiens.
BREM. — Commune dans le Poitou, diocèse de Luçon. Brème, poisson d'eau douce qui ressemble à la carpe, mais plus plat, et porte de grandes écailles.
BREN. — Brens, commune du dép. de la Drôme, arr. de Valence. Bren, vieux mot qui signifiait ordure, son.
BRENIER. — Commune de la Bourgogne, diocèse de Lyon, parlement de Dijon.
BRENTIGNY. — Brantigny, seigneurie en Champagne, érigée en 1649 et accordée à Du Reaulx.
BRESAC. — De Bressac, dans le Bas Languedoc, diocèse de Viviers.
BRESLAU. — De la Bresle, ville du Lyonnais, à 3 lieues de Lyon, et Bresle en Picardie, canton de Corbie.
BRESSARD. — De Bressac, commune du dép. de l'Ardèche, canton de Chomérac.
BRESSE. — La Bresse, commune du dép. des Vosges, arr. de Remiremont. Bresse, province de France, dont la cnpitale était Bourg.
BREST. — Ville de Bretagne, et Brest, lieu du dép. de la Haute-Saône, commune d'Eboz, arr. de Lure. Breste, chasse aux petits oiseaux, qu'on prend à la glu avec un appât.
BRETEAU. — Commune du dép. du Loiret, dans le Gâti-
nois, sur l'Armançon.
BRETEL. — Communes de la Picardie et de la Normandie. BRETEUIL. — Bourg de Normandie, sur l'Iton, à 6 lieues d'Evreux. Seigneurie du Beauvaisis, érigée en 1502 pour Le Tonnelier. Breteuil, espèce de canon.
BRETON. — Commune du dép. de l'Allier, arr. de Montluçon. Breton signifie coquille, étincelle, bluette, flammèche.
BRETONNEAU.— Commune du dép. du Loiret, arr. de Gien. Bretonneau, petit Breton.
BRETONNIERE. — La Bretonnière, seigneurie de Normandie, érigée en 1690 pour De Frémont, et commune de la Vendée, canton de Mareuil, arr. de Fontenay.
BREUME. — V. Brem. Breume, brume, brouillard.
BREUX. — Communes des dép. de l'Eure et de la Meuse. Breuil, petit bois, bocage, breu, bouillon, décoction.
BREUZARD. — De Brézilhac, commune du dép. de l'Aude, arr. de Limoux.
BREVILLE. — Communes deB dép. de la Charente, et du Calvados.
BREZEAU. — De Brizeaux, commune de la Marne, arr. de Bar-le-Duc.
BRIAC. — Commune du dép. d'Ille-et- Vilaine, arr. de Saint- Malo, canton de Pleurtuit.
BRIAND. — Commune de Bourgogne, diocèse d'Autun.
BRIANT. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1427 en faveur de Briant. Brier, altération de brailler.
BRIART. — Briare, petite ville du Gâtinais, connue par son canal fait sous Louis XIII, et commune du Loiret. En irlandais briar signifie épine.
BRIAS. — Seigneurie en Artois, érigée en 1200 pour De Brias, et devenue comté en 1649 pour le même.
BRIAULT. — De Briot, commune du dép. de l'Oise, arr. de Grandvilliers.
BRICAULT. — Bricot, en Champagne, diocèse de Troyes,
parlement de Paris. Bric signifie cage à prendre les oiseaux.
BRIDARD. — De Bridoré, commune d'Indre-et-Loire, arr. de Loches. Dérive du grec britèr, traîner, tirer.
BRIDEAU. — De Brides, commune de la Savoie, arr. de Moutiers.
BRIEN. — De Brienne, commune du dép. de Saône-et-Loire, arr. de Louhans. Dérive de brie, brayoire.
BRIERE. — De la Brière, seigneuries de Bretagne et de Normandie. Brière signifie terre en friche, où poussent des ronces et des bruyères. Brière désigne encore l'arbuste qui croît sur cette terre.
BRIGAL. — De Bréhal, commune du dép. de la Manche, arr. de Coutances. Brigaille, cuisinier.
BRIGNET. — Du Brignay, seigneurie bretonne, érigée en 1550 pour Le Cahideuc. Briguais, ville du Lyonnais, sur le Garon.
BRIGNON. — Ville de France, en Champagne, dans le Senonois, sur l'Armançon.
BRILLANT. — De la Brillane, seigneurie de Provence, érigée en 1573 pour De Rafïelis. Brillant veut dire joyau, diamants.
BRILLEMONT. — Brignemont, commune du dép. de la Haute- Garonne, arr. de Toulouse.
BRILLON. — Commune du dép. de la Meuse, arr. de Barle-Duc. Le brillon est un piège pour prendre les oiseaux.
BRINDAMOUR. — De Brindas, commune du dép. du Rhône, arr. de Lyon.
BRING. — De Bringues, commune du Quercy, canton de Livernon. Bringue signifie morceau, pièce, petit cheval de vilaine figure, et bring, force, puissance.
BRION. — Commune dans le dép. de Maine-et-Loire, arr. de Beaugé. Brion, mousse du chêne, dernière partie de l'étrave, qui vient jusqu'à la hauteur de l'éperon, appelée aussi ringaau, homme évaporé.
BRIQUET. — De Briquette, dans la Flandre, diocèse de
Cambrai. Briquet se disait pour bréchet, morceau, bagatelle.
BRIS. — Communes des dép. de l'Yonne, arr. d'Auxerre, et de Picardie. Bris pour bruit, débat.
BRISEBOIS. — De Saint-Bris-des-Bois, com. de la Charente- Inférieure, canton de Burie. Dérive du grec brithô, presser.
BRISSAC. — Ville d'Anjou, à 4 lieues d'Angers. Seigneurie du même nom établie en 1100, devenue duché sous Louis
BRISSAU. — De Prisées, commune du dép. de l'Aisne, arr. de Ver vins.
BRISSET, BRISSETTE. — De Brissay, commune du dép. de l'Aisne, arr. de St-Quentin. Brisset, berceau.
BRISSON. — Communes du dép. du Loiret, arr. de Gien, et de la Nièvre, arr. de Château-Chinon.
BRISVAL. — Châtellenie dans la Beauce, diocèse de Chartres, parlement de Paris. Brive se disait pour ville, pont.
BRIZARD. — Brizart, seigneurie de Bretagne, érigée en 1668, pour Le Chat.
BRIZAY. — Commune du dép. d 'Indre-et-Loire, ou de la Brizaie, seigneurie d'Anjou, canton de l'Ile Bouchard.
BROC. — Commune du dép. de Puy-de-Dôme, arr. d 'Issoire, et commune du même nom dans le dép. des Alpes-Maritimes, arr. de Grasse. Broc, gros vaisseau, lié de cercle de fer, qui a une anse, jarre, broc, et en irlandais, blaireau.
BROCARD. — De Brocas, commune du dép .des Landes, arr. de Mont-de-Marsan. V. aussi Broc. Brocard, raillerie piquante, qui sort des bornes prescrites par la politesse. Vient de brocus, qui se dit pour celui qui a une bouche ou des dents qui avancent en dehors.
BROCHARD. — Brochars, seigneurie de Bretagne, fondée en 1650 pour Berthelot. Le brochard est un jeune cerf d'un an. Brocheor, v. f. était celui qui piquait de l'éperon.
BROCHET. — Seigneurie en Champagne, érigée en 1660 pour Chevalier. Brochet, poisson d'eau douce, brochete, baguette, éperon.
BROCHU. — De Brouchaud, commune de la Dordogne, arr. de Périgueux. Vient du verbe brocher, c'est-à-dire passer à travers les buissons, to brush, en anglais.
BRODE. — De Bordes, commune du dép. de l'Ariège, arr. de Saint-Girons. Brode se disait pour broderie. Brode signifie encore une femme dont le teint est un peu noir. Autrefois l'on disait du pain brode pour du pain bis. En irlandais brod veut dire pointe, aiguillon.
BRODEUR. — De Rodez, ville du dép. de l'Aveyron. Le brodeur est celui qui fait de la broderie, ou plutôt celui qui orne les étoffes d'ouvrages de broderie. Ce mot est la transposition de bordeur, parce qu'autrefois on ne brodait que le bord des étoffes. Brodeur se dit encore pour métier à broder et pour trompeur.
BROISLE. — De Vroil, commune du dép. de la Marne, arr. de Vitry-le-François. Broil, broussailles, bois, branche d'arbre, forêt.
BROSSARD. — De Brossac, commune de la Charente, arr. de Barbezieux. Brossard se dit pour chêne. Vient de brosse, bruyère, bois, forêt.
BROSSEAU. — De la Brosse, seigneuries du Berry, du Bourbonnais, de la Bretagne, de l'Ile-de-France, de la Normandie, de la Saintonge, et du Vexin.
BROSSIER. — De Broussy, dép. de la Marne. Brossier, ouvrier qui fait des brosses.
BROSSOIT. — De Boussois, commune du dép. du Nord, arr. d'Avesnes.
BROUILLARD. — Commune dans la Bourgogne, diocèse d'Autun. Brouillard se disait pour brouillon.
BROUILLAN. — De Brouains, com. du dép. de la Manche, arr. de Mortain. De brouillas, brouillard.
BROUILLET. — Seigneurie du Berry, érigée en 1667 pour Le Mesnil Simon. Brouillet se dit pour mis en confusion, fatigué, abattu.
BROUILLON. — De Rouillon, commune du dép. de la Sarthe, arr. du Mans. Brouillon, celui qui se plaît à jeter la brouille.
BROUSSE. — Seigneurie de Bretagne, et communes du dép. de la Charente-Inférieure et du dép. du Puy-de-Dôme, arr. d'Ambert. Brousse, rangée de broussailles.
BROUSSEAU. — Rivière de France en Gascogne qui se perd dans l'Adour. Brousseau, broussaille, ronce.
BROUSSON. — De Brusson, commune de la Marne, arr. de Vitry.
BROVE. — De Brèves, commune du dép. de la Nièvre, arr. de Clamecy.
BRUCY. — De Brussey, commune du dép. de la Haute-Saône, arr. de Gray.
BRUERE. — Seigneurie du Maine, unie à celle de la Barre, érigée en marquisat en 1633, et commune de l'Anjou, canton de Lude, arr. de La Flèche. Bruère, étendue ou plaine de bruyères.
BRUGEVIN. — De Burgheim, commune du Bas-Rhin, canton d 'Obernai.
BRUGIERE. — Brugeyères, seigneurie fondée en 1420, pour de Lautrec. V. Bruère.
BRUGUIERE. — Ville dans le dép. du Tarn, sur l'Agout et Bruguerres, seigneurie du Languedoc, érigée en 1483 pour Du Faur.
BRULART. — De Brillac, commune de la Charente, arr. de Confolens. Dérive du gaulois bruir, brûler, qui vient du latin uro, je briile, parce qu'on brûle les bruyères pour les défricher.
BRULE. — De BruUey, commune du dép. de la Meurthe, canton de Toul. Brûlé signifie l'odeur d'une chose qui brûle. Brûlée, grémil des champs.
BRULOT. — De Brûle, en Champagne, près de Toul. Brûlot, vaisseau empli de feux d'artifice, de matières combustibles, et qu'on attache aux vaisseaux ennemis dans le but de les incendier.
BRULOTTE. — Bourg dans le Maine, diocèse du Mans, parlement de Paris.
BRUMATH. — Petite ville située à 5 lieues de Strasbourg, dans le Bas-Rhin, en Alsace.
BRUN. — Des Bruns, lieu dans le dép. des Bouches-du- Rhône. Brun, nom d'homme, signifie couleur sombre et obscure. Vient du flamand bruin ou de l'allemand braun, qui signifient la même chose. En bas-breton, brun veut dire poil rouge, et en gallois, poitrine, gorge, colline.
BRUNEAU. — Brunault, seigneurie de Bretagne, érigée en faveur de Trébivent, en 1696. Bruneau se disait pour chemin, tour, forteresse.
BRUNEL, BRUNELLE. — De Brunelles, commune du dép. d'Eure-et-Loire, en Normandie. Brunel, minot de sel de cent livres. Brunelle, plante vulnéraire.
BRUNET. — Commune du dép. du Pas-de-Calais, canton de Desvres, et Brunet, en Provence, diocèse de Riez. Brunet dim. de brun, est une étoffe teinte, et une fleur. A La Rochelle on appelait brunette chez les Huguenots ce que nous, catholiques, désignons sous le nom de drap mortuaire.
BRUNION. — De Brunémont, commune du dép. du Nord, arr de Douai. Brunion, espèce de chaloupe.
BRUNO. — De Buno, commune de Seine-et-Oise, arr. d'Estampes. Bruneau, tour, forteresse.
BRUSEAU. — De Bruz, commune du dép. d'Ille-et- Vilaine, arr. de Rennes.
BRUSLON. — Ville du dép. de la Sarthe, arr. de La Flèche.
BRUSSY. — Brussey, commune du dép. de la Haute-Saône, en Franche-Comté.
BRUYERE. — Seigneuries du Beaujolais, du Languedoc et de la Gascogne, érigées respectivement en 1700, 1723 et
1741. Bruyère, petit arbrisseau, terre inculte, bronze ou argent bruni.
BRY. — Ville du dép. du Nord, en Flandre, canton de Quesnay. Bry, argile, en bas-breton, et en gallois bry signifie ventre, bosse, courbure.
BUADE. — Bride à longues branches droites et non coudée. BUT, BUETTE. — Bué, commune du dép. du Cher, arr. de Sancerre. Buet, petite ouverture pratiquée sur un toit ou dans un mur. Buée, lessive. Buette, assiette. BUFFET. — De Buffé, commune du dép. de Normandie, près de Lisieux. Buffet, dressoir, table longue, bureau, seuil de porte, soufflet, étal, devant de la tête. BUGEAULT. — De Bugeat, commune du dép. de la Corrèze,
arr. d'Ussel. Bujau, cuvier.
BUIES. — Buis, ville du dép. de la Drôme, arr. de Nyon,
sur rOuvêze. Buie signifiait entraves, ceps. BUISSON. — Seigneuries de Normandie, de l'Ile-de-France et du Vivarais. Buisson, touffe d'arbrisseaux sauvages épineux, hallier. Autrefois la mode était de planter dans les jardins des haies de bouis, d'où vient le mot buisson.
BULLAU. — De Bulles, commune du dép. de l'Oise, arr. de
Clermont.
BULLION. — Ville du dép. de Seine-et-Oise, arr. de Rambouillet. De bulla, boule.
BULTE. — De Bult, village du dép. des Vosges, en Lorraine.
Bultet, bluteau, bulteau, arbre en boule. BUOT, BUOTE. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour De Franc. Buhot, dim. de buhe, cruche. Dans le patois normand, buhot signifie sac, étui. C'est encore un gros sabot couvert. Dans la Seine-Inférieure on dit le buhot pour le tuyau de la cheminée. La buotte est une petite limace de jardin, ou un piège à taupes, à Bayeux. BUQUET. — Fief de la Bourgogne, diocèse d'Autun. Le buquet est un trébuchet, une balance, un vase à traire, et un vase pour la lessive.
BURE. — Bure ou Saint-Ouen de la Cour, cliâtellenie de Bellème, .dans la province du Perche. Bure se disait pour étoffe grossière, feu de joie, brandon, puits de mine, bouteille, cruche, oie, habitation, lessive.
BUREAU. — De Buros, commune des Basses-Pyrénées, arr. de Pau. Bureau, grosse étoffe de laine, comme la bure, sinon que le drap est plus fort. Bureau est aussi un terrain inculte, où la pierre est à fleur de terre.
BUREL. — Commune du dép. de l'Aisne, en Picardie, canton de Vervins. Burel, sorte d'étoffe rayée. En terme de blason, c'est une fasce de huit pièces ou plus.
BURGO. — De Burgaud, commune du dép. de la Haute- Garonne, canton de Grenade. Burgau, limaçon, et burgaut, homme violent, stupide.
BURON. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1700 pour De Sévigné, et seigneurie de Normandie dont fut formé en 1725 le marquisat de Moges-Buron. Buron, vieux mot qui signifie un lieu oii l'on se retirait pour boire et manger. Vient de vibur, ou carrière de pierre dure. En Auvergne, un buron est le toit de berger qui se bâtit sur le haut d'une montagne. Buron signifie encore cabane, petite maison, eau rousse qui a servi à faire cuire des châtaignes. Dans le patois Auvergnat, buron est une vacherie.
BURQUE. — Du Burgk, seigneurie de Bretagne, érigée en 1500 pour De Bourke. Burque, sorte d'armure.
BUSQUE. — Commune du dép. du Tarn, dans le Haut-Languedoc, arr. de Lavaur. Busqué, morceau de bois ou de baleine que les femmes mettent dans les corps de jupe pour se tenir droites.
BUSQUET. — De Brusquet, commune des Basses-Alpes, arr. de Digne. Busquet, bûchette, bosquet.
BUSSIERE. — Petite ville de la Marche, appelée Bussière- Poitevin, seigneuries du Gâtinais, du Maçonnais, du Bourbonnais et de l'Argonnes. Bussière signifie lieu couvert de bois et non de buis.
BUSSON. — Biisson, commune du dép. de la Haute-Marne en Champagne, canton de Saint-Blin. Busson, îlot couvert d'arbres.
BUSSOT. — De Busseau, commime du dép. des Deux-Sèvres, arr. de Niort. Bussot, busard, stupide.
BUTEAU. — Lieu du dép. de Seine-et-Marne, commune de La Chapelle-la-Reine. Butteau, seigneurie en Champagne, érigée en 1689 pour De Boucher. Buteau se disait pour butor, grossier. On a prétendu que ce mot venait du grec Bos-Theos, bœuf-dieu, qui s'est dit du bœuf apis que les Gaulois adoraient.
BUTHER. — De Buthier, seigneurie de la Franche-Comté, érigée en 1519 pour De Scey. Butel, bouteille. Butée, massif de pierres dures, pour soutenir la chaussée aux extrémités d'un pont.
BUTTES. — De Butte, seigneurie de Bretagne, érigée en 1696 pour Des Landes. Vient de butte, grand tonneau, gros tonneau.
BUVETEAU. — D'Yvetot, ville du dép. de la Seine-Inférieure. Buveteau, dim. de buvette.
GABANÂC. — Communes dans le dép. des Hautes-Pyrénées, dans le Languedoc et dans le dép. du Lot. Cabanac vient de caban, sorte de manteau avec des manches, pour se garantir de la pluie. Du celte caban, ou du grec kapané, char, charriot.
OABANAS. — De Cabanasse, village du dép. des Pyrénées- Orientales, arr. de Prades. V. Cabanac.
CABASSIER. — De Cabasse, commune du dép. du Var, arr. de Brignoles, canton de Besse. Un cabasseur est un voleur, un trompeur. Cabas, coche de messagerie. Cabasse, sorte de mesure. Dérive du grec kabos, mesure de blé.
CACHENEAU. — De Cachen, bourg du dép. des Landes, canton de Roquefort. Vient de cache, chasse, vive poursuite.
CACHET. — De la Cachette, commune du dép. des Ardennes, canton de Nouzon. Cachet, cache, cachette, lieu secret, petit sceau portant gravure qu'on imprime sur cire, pour affaires privées.
CADAIGNAN. — De Cadailhan, bourgs du dép. du Gers, et des Hautes-Pyrénées.
CADAU. — De Caudos, dans la Gironde, commune de Mios. Cadau, festin, fête, traits de plume, choses inutiles.
CADDÉ. — D'Adé, commune des Hautes-Pyrénées, arr. d'Ar-
gelés. Caddé, une des trois ligues qui formaient le canton des Grisons, en Suisse, dont le chef-lieu était Coire. la ligue de Caddée ou la maison de Dieu.
CADERAN, CADRAN. — De Caudéran, commune du dép. de la Gironde, arr. de Bordeaux. Cadrant, globe terrestre, coquillage de mer. Quadrin, liard, monnaie à figure quarrée.
CADELE. — De Cadenet, commune du dép. de Vaucluse, arr. d'Apt. Cadeler, dans le vieux français, se disait pour faire des cadeaux. Dérive du latin cadus, tonneau, baril employé dans les salines.
CADET. — De Cardet, commune du dép. du Gard, arr. d'Alais. Cadet, jeune homme en général, un bœuf, solide gaillard, crâne luron.
CADIEU. — De Cadrieu, commune du dép. du Lot, arr. de Figeac. Dérive de cade, mesure ou fruit, ou du grec kados, petit baril.
CADILLAC. — Ville de la Guyenne, près de la Garonne, dép. de la Gironde, arr. de Bordeaux, et Cadillac dans l'arr. de Libourne.
CADORET. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1479 pour d'Oudart, et Cadoré, dans la commune d 'Azay-le-Brulé, dép. des Deux-Sèvres.
CADOU. — Lieu du dép. du Finistère, canton de Sézun, arr. de Morlaix.
CADRIN. — De Caudéran, commune du dép de la Gironde, arr. de Bordeaux. Quadrin, liard, peut-être carré de forme, même chose qu'une maille, qui signifie quarrun ou figure quarrée, et cette monnaie ressemblait à une maille de rets.
CAHEL. — De Gaël, commune du dép. d'Ille-et-Vilaine, arr. de Montfort. Cahielle, grande chaise à bras, et caiel, cahier.
CAHOUET. — V. Caouette. Cahuette, petite maison ou cabane de paysan. Un cahuet était une partie de l'aumusse qui couvrait la tête.
CAHU. — Cahus, commune du dép. du Lot, arr. de Figeac, canton de Bretenoux.
CAIGNÂRD. — De Caignac, commune du dép. de la Haute- Garonne, arr. de Villefranche. Caignard se dit pour cagnard, paresseux, gueux, chenil.
CAIGNAUX. — De Gagnes, commune des Alpes-Maritimes, arr. de Grasse. Caignot, petit enfant.
CAILLA, CAILLAS. — Commune du dép .de l'Aube, en Languedoc, canton de Roquefort-de-Sault. Cailla, lait caillé.
CAILLARE. — De Cabaret, commune des Hautes-Pyrénées, arr. de Tarbes.
CAILLAIT. — Commune de la Guyenne, parlement de Bordeaux. Caillaud, le plus faible d'une couvée.
CAILLS. — Commune du dép. du Var, canton de Saint- Auban. Dérive du gallois cail, bergerie, chaumière.
CAILLÉ, CAILHÉ, CAILLER, CAILLET. — De Cailleville, dans la Seine-Inférieure, arr. d'Yvetot. Caillette, quatrième estomac des ruminants, se disait pour tripe, boyau. Caillé, lait coagulé, présure, appeau à prendre les cailles, caillet.
CAILLONNEAU. — De Cahagnes, commune du Calvados, arr. de Vire. Caillonneau, caillette, présure.
CAILLOU. — Cailloux, commune du dép. du Rhône, arr. de Lyon, canton de Neuville-sur-Saône. Caillou, sorte de poire, insecte ou reptile.
CAILLY. — Seigneurie et Bourg de Normandie, à 4 lieues de Rouen. Cailli, lait caillé.
CAILTEAU. — De Cailleville, com. de la Seine-Inférieure, arr. d'Yvetot, canton de Saint-Valéry-en-Caux.
CAIN. — De Gaine, en Picardie, diocèse de Soissons. Cain se disait pour ceinture, baudrier, circonférence, et en écossais, tête, sommet.
CAISSE. — De Caix, bourg et seigneurie de Picardie, dép. de la Somme, à 5 lieues d'Amiens. De capsa, cassa. Dans la paroisse de Saint-Basile, comté de Portneuf, il y a
deux groupes d'habitations appelés capsa; il y a le grand et le petit capsa. Caisse se disait pour coffre, ou toile pour transporter des marchandises, et pour coffrefort de banquier, et pour cassis, arbuste.
CALÂN. — Com. du dép. du Morbihan, canton de Plouay, arr. de Lorient. Calan, chaland, bateau, et calain, manœuvre employée dans les travaux du vigneron.
CALEGRE. — De Galargues, commune du dép. de l'Hérault, arr. de Montpellier. Vient de cale, coin, sorte de bonnet.
CALET. — De Calais, ville du Pas-de-Calais, sur la Manche, ou de Calay, seigneurie de Normandie, érigée en 1229 pour De Patry. Calée veut dire multitude et calete, sorte de bonnet, et dim. de cale.
CALMET. — Commune dans le dép. du Gard, arr. d'Uzès.
CALOT. — De Callas, commune du dép. du Var, arr. de Draguignan. Calot, poire bonne à cuire, appelée donville, écorce de grain de sarrazin ou de colza, morceau de bois pour caler une pièce de charpente.
CALVÉ. — De Calvinet, commune du Cantal, arr. d'Aurillac. Calvé, chauve.
CAMARE. — De Camors, commune du Morbihan, arr. de Lorient. Camare signifie caneçon garni de petites dents ou pointes de fer très aiguës, en terme de manège.
CAMARAIRE. — De Camarès, ville du dép. de l'Aveyron, canton de Saint- Affrique.
CAMBRAY. — Cambrai, dans le d/p. du Nord, sur l'Escaut. Cambré signifie creux, cavité. Dérive de caméra, voiite, d'où le mot chambre, parce qu'autrefois toutes les chambres étaient en voûte.
CAME. — Commune du dép. des Basses-Pyrénées, arr. de Bayonne, canton de Bidache, et baronnie érigée en 1479 pour de Grammont. Came veut dire courbé, plié, et cam, habitation. En conchyliologie, came est la seconde famille des bivalves.
CAMELON. — De Camelleont, commune de l'Artois, diocèse
d'Arras. Camelon vient du gallois camel, qui signifie chameau.
CAMENAS. — De Camélas, commune du dép. des Pyrénées Orientales, canton de Thuir, arr. de Perpignan.
CAMERERE. — V. Camaraire. Camerere, dame de la chambre de la Reine.
CAMIRAND. — Camiran, commune du dép. de la Gironde, canton de la Réole.
GAMOREES. — De Camaret, commune du Finistère, arr. de Quimper.
CAMPAGNA. — Commune du dép. de l'Aude, canton de Belcaire, arr. de Limoux. Campagna dérive du latin campana, qui signifie cloche, sonnette, grelot, campane, petite maison.
CAMPEAU. — Communes du Calvados, et du dép. de l'Oise. Campeau vient de campus, espace large, et de campau, mot celte, et de l'italien campe. Méthaphoriquement ce mot veut dire liberté, aise.
CAMPENES. — De Caupenne, commune du dép. des Landes, arr. de St-Sever. Vient de campane, cloche, campanule.
CAMPION. — De Camplong, commune du dép. de l'Aude, arr. de Narbonne.
CAMPY. — De Campigny, commune du Calvados, arr. de Bayeux.
CAMUS. — Marquisat de la Franche-Comté, érigé en 1746 en faveur de Camus. Camus veut dire sot, honteux, obtus, qui a le nez court et plat.
CAN. — Caen, ville du Calvados, ancienne capitale de la Basse-Normandie. Can signifie trachée-artère.
CANAC. — Lieu du dép. de l'Aveyron, en Rouergue, canton de Campagnac, arr. de Millau.
CANADA. — De Canéda, commune du dép. de la Dordogne, arr. de Sarlat. Canada, pays de l'Amérique septentrionale, qui a appartenu à la France depuis sa découverte jusqu'en 1760. Canada, variété de pommes de reinette, topinambour.
CANAL. — Canal, comnmne du dép. de Tarn-et-Garonne, canton de Grisolles.
GANDLIN. — De Gandelin, commune du dép. de l'Orne, arr. d 'Aleneon.
CANIARD. — De Caniac, commune du dép. du Lot, arr. de Tarn-et-Garonne, canton de Lauzerte.
CANICHON. — De Cancon, commune du dép. de Lot-et-Garonne, ar. de Villeneuve-sur-Lot. Canichon, petit canard,
CANILLON. — De Canillo, bourg dans le val d'Andorre, à peu de distance d'Andorre.
CANNARD. — De Cannac, lieu du dép. du Tarn, arr. de Castres. Vient du breton cann, bâton blanc. Canart, barque.
CANNA VEN. — De Canapville, commune du dép. du Calvados, arr. de Pont-l'Evêque, et com. du dép. de l'Orne, arr. d'Argentan.
CANNON. — Canon, baronnie de Lorraine, et ville de Normandie, dép. du Calvados. Cannon, canon, petit canard, prunier dit de Sainte-Lucie, canal, tuyau, pelote, bobine, cens.
CANTERA. — Rivière du Val de Demona en Sicile, qui se jette dans la mer près de Taormina. De canter, sorte de poids.
CANTIN. — Seigneurie de Picardie, érigée en 1727 pour Remy, diocèse d'Arras, parlement de Douai.
CANTON. — Seigneurie de Bretagne, qui date de 1696, érigée pour De Kerverien. Canton signifie partie de pays ou de ville, petit pays doté d'un gouvernement, portion carrée de l'écu, en terme de blason, coin en général, angle, encoignure.
CANTY. — De Canties, commune de la Haute-Garonne, arr. de St-Gaudens.
CANUEL. — De Canihuel, commune du dép. de la Côte-du- Nord, arr, de Guingamp, canton de Rothou.
CANUT. — Bourg du Béarn, diocèse d'Oleron, parlement de Pau. Canu, qui a les cheveux blancs de vieillesse.
CANVIN. — De Carvin, commune du Pas-de-Calais, arr. de Béthuue.
CAOUET, CAQUETTE.— De Faouet, commune des Côtes-du- Nord, aiT. de St-Brieux. Caouette vient de cat-huant, pour désigner le chat-huant, et cahouette se dit en patois normand pour chouette.
CAPBART. — De Cabas, commune du dép. du Gers, arr. de Mirande. Cabar, cabas, clou à tête, noix du Malabar.
OAPEILLE.— D 'Apilly, commune du dép. de l'Oise. Capeillé signifie chapelain.
GAPEL. — Commune de l'arr. de Lille, canton de Cysoing, dép. du Nord. Capel signifie chapelle, chapeau, en patois.
GAPELET. — De la Capellette, commune dans l'Agénois, diocèse d'Agen. Capelet, enflure qui vient au train de derrière du cheval, à l'extrémité du jarret. Nom qui fut donné aux soldats albanais.
GAPELIER. — De Caply, lieu du dép .de l'Oise, dans la commune de Vendreuil-Caply. Capelier, chapelain.
CAPET. — De Campet, commune du dép des Landes, arr. de Mont-de-Marsan. Capet, surnom de Hugues I, roi de la 3e race. Dans le vieux français, Capet voulait dire têtu, opiniâtre.
CAPITIEN. — De Capestan, commune du dép. de l'Aude, dans le Bas-Languedoc. Capitian, capital, principe.
CAPLAN. — De Capens, commune de la Haute-Garonne, arr. de Muret. Capelan, petit poisson de mer ; mot provençal qui se disait pour prêtre.
CAPONE. — De Campome, commune des Pyrénées-Orientales, arr. de Prades. Vient de capon, projectile de guerre, machine pour lever l'ancre.
CAPUCIN. — De Campuzan, dans le haut Armagnac. On appelle Capucins les Augustins réformés.
CAPUT. — De Capuce, dans le bas Armagnac, diocèse de Comiuges, parlement de Toulouse. Dérive de l'allemand
caput, qui se prononce capoute. Capoute se disait pour perdu, tué, mort.
CAQUEREL, CAQUEREZ. — De Cacqueray, lieu du dép. de la Haute-Marne, arr. de Langres, ou de la Caquereix, seigneurie du Limousin, érigée en 1712 pour De la Porte. Caquerel, hareng salé. Vient du grec kados, petit baril.
CARABE. — De Carbes, commvine du dép. du Tarn, arr. de Castres. Carabe, méchant cheval, haridelle.
CARABIN. — De Carbini, commune de la Corse, arr. de Sartène. Carabin, sarrazin ou blé noir, cavalier armé d'une carabine.
CARBONNEAU. — De Corbonod, commune du dép. de l'Ain, arr. de Belley. Carbonnel, choses que l'on fait cuire sur des charbons.
CARBONNET. — De la Carbonnais, seigneurie de Bretagne, érigée en 1600 pour Du Breuil. Carbonnée, variante de carbonnade, signifie chair que l'on met sur les charbons.
CARCASSONNE. — Ville du Languedoc, sur la rivière d'Aude, dép. de l'Aude. Dérive de carquois.
CARCY. — De Carsix, commune du dép. de l'Eure, canton et arr. de Bernay.
CARDERON. — De Cordiron, commune du dép. du Doubs, arr. de Besançon, seigneurie de Bretagne, qui date de 1700, en faveur de Perrieu. De Charderon, nom de famille normand.
CARDIN. — Commune en Bourgogne, diocèse d'Autin, parlement de Dijon.
CARDINAL. — De Cardinau, lieu du dép. de la Vienne, com. d'Ouzilly. Cardinal vient de cardo, gond. Il y a l'oiseau, la carde à carder la laine, la pomme d'api du même nom. On appelle cardinal, le fondement, le principal d'une chose et qui est par rapport à elle comme un gond par rapport à une porte.
CARDINET. — De Cardet, dan sle dép. du Gard.
CARDON. — De Cardonville, commune du Calvados, arr. de Bayeux. Cardon, espèce d'artichaut, dont la tige est
seule bonne à manger. C'est encore une sorte de crevette qui ne rougit point à la cuisson, une poutre, un chardon. Vient de cardo, pivot, gond.
CARDONNET. — Lieu du dép. de Lot-et-Garonne, dans l'Agenois. Cardonnay, lieu plein de chardons.
CARDONNETTE. — Commune du dép. de la Somme, arr. de Montdidier. Cardonnette, fleur d'artichaut qui sert de présure pour cailler le lait.
CARE. — De Carhaix, ville de Bretagne, diocèse de Quimper. Garée se disait pour charretée, et caret, sorte d'étoffe.
CARESTILLE. — De Carestiemble, lieu du dép. des Côtesdu-Nord, arr. de Saint-Brieuc.
CARIE. — V. Carry et De Carie. Cari se disait pour haridelle, et carie, maladie des os qui les corrode.
CARGUERET. — Carguiret, seigneurie de Bretagne, érigée en 1648 en faveur de Plalgoët. Dérive de cargue, cordages qui servent à retrousser les voiles.
CARIE. — V. Carrier. Carié, pourri, rongé des vers. Dérive du grec karéin, fendre.
CARIGNAN. — Ville du dép. des Ardennes, sur le Chiers, à 4 lieues de Sedan, et commune du dép. de la Gironde, arr. de Bordeaux. Vient de careignon, carré de parchemin, ou encore mesure appelée quarte.
CARION. — Carignon, montagne du Roussillon, dans les Pyrénées. Carion est la part prise par le voiturier pour transporter les dîmes dans les granges du décimateur, c'était la dîme de la dîme.
CARIOT. — Seigneurie bretonne, érigée en 1600 pour Des Nos. Ce mot vient du grec karéin, fendre.
CARLING. — Commune du dép. de la Moselle, canton de Saint-Avold. Carlin, monnaie d'Italie.
CARLOS. — De Chariots, dans le dép. des Bouches-du- Rhône.
CARLY. — Commune du dép. du Pas-de-Calais, canton de Samer. Carlis, carrelage, bois de lit.
C ARMEL. — De Charniel, commune du dép. de l'Aisne, arr. de Château-Thierry. Le Carmel est une montagne de Palestine, au sud d 'Acre.
CARNOY. — Commune du dép. de la Somme, arr. de Péronne.
CARON. — De Caromb, commune du dép. de Vaucluse, arr. carrefour, carré quelconque. En charcuterie, un caron est une bande de lard d'où le maigre a été enlevé. Dérive du bas-latin caronius et du latin carrus, chariot.
GARPENTIER. — De Charpentry, commune du dép. de la Meuse, arr. de Verdun. Carpentier se disait pour charpentier. Les Latins appelaient carpentarii ceux qui fabriquaient les chariots appelés carpente, char.
CARPENTRAS. — Ville de Provence, ancienne capitale du Comtat Venaissin, sur l'Auson, au pied du mont Ventoux.
CARPIN. — De Campan, commune des Hautes-Pyrénées, arr. de Bagnère. Carpin est une plante à fleurs triangulaires, qui croît dans les forêts. C'est encore le nom d'un bois blanc et solide.
CARRÉ. — Carrés, com. en Bourgogne, diocèse d'Autun. Carré ou oreiller.
CARREAU. — De Carros, commune du dép. du Var, arr. de Grasse. Careau se disait pour pavé, coussin, flèche, dard, briquet, pierre, foudre, siège, maladie.
CARREROT. — De Carrère, commune des Basses-Pyrénées, arr. de Pau, canton de Thèze. Carrerot, pièce de terre carrée.
CARRIER. — De Carri, commune du dép. des Bouches-du- Rhône, arr. d'Aix. Carrier ou charrier, est une grosse toile sur laquelle est placée la cendre dans le cuvier. Se dit des marchands de pierre ou de l'entrepreneur qui fait ouvrir une carrière. Carrier veut dire causer, babiller.
CARRIERE. — De Carrières, dans le dép. de Seine-et-Oise, arr. de Versailles. Carrière ou charrière, lieu par où passent les charrettes.
GARRIGUE. — Garrigues, communes dans le Languedoc, dép. de l'Hérault et du Tarn. V. Garrigue.
CARRY. — Seigneurie de Provence, diocèse et parlement d'Aix, et Carri-le-Rouet, dan sle dép. des Bouches-du- Rliône, arr. d'Aix, canton de Martigues. Carri, cri de révolte, carrie, encoignure.
CARTEL. — Cartels, lieu dan sle dép. de l'Hérault, dans la commune de Le Bosq. Cartel signifie pendule, mesure de blé, lettre de défi, et cartèle, console, péristyle.
CARTIER. — De Cartigny, commune du dép. de la Somme, arr. et canton de Péronne. Cartier, ouvrier qui fait des cartes à jouer ou en trafique. C'est aussi un artilleur, un quartier, un cantonnement.
CARTIGNIER. — De Cartignies, commune du dép. du Nord, arr. d'Avesnes.
CARTON. — Du Cartron, seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour Bridou. Carton se disait pour mesure de grains, volume de cartes marines, grosse carte, charretier. Dérive du grec kartès, gros papier.
CASAC. — De Cauzac, commune du dép. de Lot-et-Garonne, arr. d'Agen. Casac ou casaque, sorte de manteau, troupes.
CASAU. — Casault. V. Caseau.
CASAUBON. — Cazaubon, commune du dép. du Gers, arr. de Condom.
CAS AVANT. — De Cavan, commune des Côtes-du-Nord, arr. de Lannion. Cassavant ou chasse - avant, se dit de l'homme préposé dans les ateliers pour veiller sur les manœuvres et presser le travail.
CASCAGNET. — Cassagnet, seigneurie de l'Armagnac, qui date de 1500.
CASCARET. — De Casterets, commune des Hautes-Pyrénées, arr, de Bagnères. Cascaret, terme de mépris.
CASEAU. — Caseaux, seigneurie dans le Languedoc, instituée en 1675 pour De la Barthe. Casau se dit pour jar-
din, dans le midi de la France. Un casai est un bourg, un village, une maison, un terrain propre à bâtir.
CASELIER. — De Chazelet, commune du dép. de l'Indre, arr. de Le Blanc. Caselier vient de casele, petite case, maisonnette, hameau.
CASENEUF. -^ De Caseneuve, commune du dép. de Vaucluse, canton d'Apt.
CASGRAIN. — De Courgains, commune du dép. de la Sarthe, arr. de Mamers. Mot composé de casse, coffre, caisse, et de grain, tout ce qu'on peut employer en cuisine.
CASSAIGNE. — Petite ville de la Gascogne, à 3 lieues de Condom, dans le dép. du Gers.
GASSARD. — De Chassors, commune de la Charente, arr. de Cognac. Casart, gouttière.
CASSAUD. — De Causse, commune du dép. du Gard, arr. Le Vignan. Cassaud, cassot, petite casse, lépreux.
CASSE. — De Casse, seigneurie de Guyenne. Casse signifie lèchefrite. Cassa signifiait jadis casserole. Vient du celte casz, poêle à frire. A Lyon une casse est une poêle. Casse, chêne, en patois, et en vieux français, châsse, caisse.
CASSE. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour Bouyn. Casser, verbe, se dit pour se tourmenter, manger, le sucre poussé jusqu'au cinquième degré de cuisson est du sucre à cassé.
CASSEL. — Ville du dép. du Nord, dans l'ancienne Flandre, arr. d'Hazebrouck. Cassel, caisse, caisson.
CASSENEAX7. — De Cassen, commune du dép. des Landes, en Gascogne, canton de Montfort, arr. de Dax.
CASSENEUVE, CASSENAUVE. — Baronnie en Provence, diocèse d'Apt, parlement d'Aix. Dérive de casse, en basbreton, cassette.
CASSIN. — De Cassen, commune du dép. des Landes, arr. de Dax. Cassin, chêne, partie d 'un métier pour fabriquer les étoffes de soie ou de gaze, petite maison de campagne.
CÂSSISTA. — De Casta, commune de la Corse. Dérive de kaciss, grosiller à fruit noir.
CASSON. — Commune de la Loire-Inférieure, arr. de Châteaubriant. Gasson, les branches les plus basses d'un arbre. C'est encore un morceau de sucre, d'où vient le mot cassonade, le quart d'un arpent.
CASTAGNET. — De Castagnède, commune des Basses-Pyrénées, arr. d'Orthez. Castagnette, instrument composé de deux petits morceaux de bois ou d'ivoire, que l'on fait résonner en les frappant l'un contre l'autre.
CASTANET. — Commune de la Haute-Garonne, arr. de Toulouse.
CASTANIER. — De Castagnier, commune située à 4 lieues de Nice, dans le dép. des Alpes-Maritimes. De castegnière, châtaignerie.
CASTEL. — Deux seigneuries de ce nom, une en Bretagne, érigée en faveur de Clément en 1668, et l'autre en Normandie, érigée pour De Castel en 1770. Castel signifie château.
CASTELLANE. — Ville des Basses- Alpes. Castellane, castillan. Dérive du portugais casta, race pure.
GASTERAN. — De Casteron, commune du dép. du Gers, arr. de Lectoure.
GASTEREAU. — De Castéra, commune du dép. de la Haute- Garonne, arr. de Toulouse, et ancien marquisat. Dérive de casta, race pure.
GASTILLE. — Seigneurie et puis baronnie en 1748, dans l'Uzège, en faveur de Froment. Castille signifie querelle, différend. C'est encore une petite groseille.
GASTILLON. — Six seigneuries de ce nom, dont trois en Normandie, deux en Gascogne, et une en Bigorre. Gastillon, diminutif de castel. Gastillon, castillan.
CASTONGUAY. — Nom qui semble avoir été formé au Canada. Il est composé de Gaston, corruption de Gaston, nom de baptême, et de Guay, nom de famille. C'est donc
un individu du nom de Gaston Guay qui est la souche de cette famille.
CAST0X7RI. — De Casteri, commune du dép. de la Corse, arr. de Calvi, canton de Muro.
CATALAN. — Les Catalans, dans le Haut-Languedoc, diocèse de Montauban. Qui a rapport à la Catalogne, ou qui est de Catalogne, province d'Espagne.
CATALOGNE. — Province d'Espagne, bornée au nord par les Pyrénées. Vient de Gothalonia, pays des Goths, parce que ceux-ci s'établirent dans cette partie de l'Espagne. La Catalogne est une sorte de couverture de laine blanche.
CATEL. — De Castel, commune du dép. de la Somme, arr. de Montdidier. Le catel est une chose qui tient le milieu entre les meubles et les immeubles, comme des moulins, des navires, des fruits à l'arbre qui sont immeubles.
CATELAN. — De Catallans. V. Catalan. Catelain, châtelain.
CATELET. — Commune du dép. de l'Aisne, arr. de Saint- Quentin..
CATELLIER. — De Catelier, dans la Normandie, canton de Longueville, arr. de Dieppe. Catellier, dim. de catel. V. ce nom.
CATIGNAN. — Catignon, commune du dép. du Nord, arr. de Cambrai, canton de Cateau. Dérive du gallois cat, qui veut dire troupe, armée, bois.
CATIGNY. — Commune du dép. de l'Oise, arr. de Compiègné.
CATIN. — De Castin, commune du dép. du Gers, arr. d'Auch. Catin, dim. de Catherine, signifie plat, du latin catinus.
CATIS. — Commune de Normandie, diocèse de Coutances. Catis, câlin.
OATON. — Commune du Bas-Languedoc, diocèse d'Uzès. Caton, masse de farine qui s'agglomère par l'humidité, gâteau sucré.
CATTEVILLE. — Commune du dép. de la Manche, arr. de Valognes.
CAUCHET. — De Chauchet, commune du dép. de la Creuse,
arr. d'Aubusson. Cauchet, variante de caucer, chausser,
ganter.
CAUCHOIS. — De Cauchaix, seigneurie de Bretagne, érigée
en 1480 pour de Gautron. Cauchois veut dire né au pays
de Caux, en Normandie. On appelle pigeons cauchois les
pigeons de Caux, parce qu'ils étaient plus gros que ceux
des autres lieux. Cauchois, bâti avec de la chaux, et
cochois, filet.
CAUCHON. — De Gausson, commune des Côtes-du-Nord, arr.
de Loudéac. Cauchon, chausson. Vient de cauche, bas. CAUCHY. — Commune du Pas-de-Calais, arr. de Béthune.
Cauchie, levée, chaussée, chemin pavé.
OAUTE. — De Côte, commune de la Haute-Savoie, arr. de
Lure. Caute, attention, précaution.
CAUVET. — De Cauverville, commune du dép. de l'Eure,
arr. de Pont-Audemer. Cauvet, chat-huant. CAUVIN. — De Cauville, commune du dép. du Calvados,
arr. de Falaise, canton de Thury-Harcourt. De cavain,
chemin creux, trou, grotte, vallée.
CAVELIEB. — De Cavalière, dans le dép. du Var, commune
de Bornes. Dérive de cavel, cheveu, ou du grec kaos,
vide.
CAYER. — V. Cailler. Cayer, paquet de quatre chandelles. CAYET. — De Cailleville, commune de la Seine-Inférieure.
Dérive de cay, quai.
CAYLAN. — De Calan, com. du Morbihan, arr. de Lorient. OAYOU. — De Cailloux, commune du dép. du Rhône, arr.
de Lyon.
CAYOUETTE. — De Caillouet-Orgeville, commune du dép.
de l'Eure, arr. d'Evreux. Caillouet, sorte de poire. CAZAL. — Commune du dép. du Lot, arr. de Cahors. Cazal,
bourg, village.
CAZALAIST, CAZALET. — De Cazoulès, commune de la
Dordogne, arr. de Sarlat.
CAZAVAN. — V. Casavant.
CAZE, GAZES. — Commune du dép. de Tarn-et-Garonne, arr. de Moissac. Case, cabane, maison, et caz, haut du bord d'une robe.
OAZEAU. — Commune de la Haute-Garonne, et lieu dans le dép. de la Gironde, canton de la Tête-de-Buch. Cazeau, dim. de caze, cabane.
CAZENEUVE, — Commune du dép. du Gers, arr. de Condom.
CAZIN. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1700 pour Etienne.
CAZOL. — De la Cazolle, dans le Rouergue, parlement de Toulouse, dép. de l'Hérault. Cassole, petite caisse.
CEACY. — De Ceaucé, commune du dép. de l'Orne, arr. de Domfront. Dérive de ceau, ciel.
CECILE. — Com. du dép. de la Manche, arr. d'Avranches.
CEDERAT. — De Ceyrat, commune du Puy-de-Dôme, arr. de Clermont-Ferrand. Cédrat, citronnier.
CELERIER. — Seigneurie de Gascogne, érigée en 1697 pour De Marches. Cellerier, économe ou préposé à ce qui regardait les provisions de bouche, dans les monastères.
CELIS. — De Cély, commune du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Melun.
CELLE. — Commune du dép. de l'Orne, arr. de Domfront. V. Celles.
CELLES. — Communes du Cantal, de l'Ariège, de la Charente-Inférieure, de l'Hérault, de la Haute-Marne. Celle, maison, ermitage, case, siège, selle. Dans le droit féodal, celle signifiait maison, demeure, mélange de biens des personnes de condition servile.
CELLIER. — Commune du dép. de la Loire-Inférieure, canton de Ligné. Le cellier est le lieu où l'on sert les provisions, le vin, le bois, etc.
CELLOS. — De Celoux, commune du Cantal, arr. de St-Flour. Celoce, chaloupe.
CIENTOIRE. — De Sauterre, dans le Puy-de-Dôme, commune
de Manzat.
GERAT. — De Ceyras, dans le Bas-Languedoc, et Ceyrat
en Auvergne. Gérât, liniment fait d'huile et de cire,
mais consistant.
GERE. — Gère, commune dans les Landes, arr. de Mont-de- Marsan, canton de Labrit. Gerre, espèce de chêne. GERISE. — De Cerise, lieu dans le dép. de Tarn-et-Garonne,
canton d'Auvillars, arr. de Moissac. Gerise, fruit du
cerisier.
GERISIER. — Cerisiers, bourg de la Champagne, dép. de
l'Yonne, arr. de Joigny, à 3 lieues de Sens. GERRE. — Ceré, dans le dép. d'Indre-et-Loire, arr. de Tours,
canton de Bléré, ou Ceret, ville du Roussillon, dép. des
Pyrénées-Orientales, à 4 lieues de Perpignan. GERTIN. — De Certines, en Bourgogne, diocèse de Lyon,
parlement de Dijon. Gertin, certain, constant, instruit,
assuré.
GERVEAU. — De Servoz, commune de la Haute-Savoie, arr.
de Bonneville. Gerveau, esprit, cervelle, jugement. GESAR. — De Cézas, commune du dép. du Gard, arr. Le
Vigan. Gésar, chevelu, empereur.
CETEAU. — De Cette, commune du dép. de l'Hérault, arr.
de Montpellier. Vient de cete, cétacé.
GHABALE GHABOLE. — De Chambolle, commune de la
Côte-d'Or, arr. de Dijon. Dérive du grec kabos, mesure
de blé. Ghabale, cheval.
GHABENAG. — De Chamblac, commune du dép. de l'Eure,
arr. de Bernay.
GHABOILLEZ. — De Chambois, commune du dép. de l'Orne,
arr. d'Argentan. Dérive du grec kabos, mesure de blé,
cheval.
CHABOT. — De Chabottes, commune du dép. des Hautes- Alpes, arr. de Gap. Ghabot se dit dans les îles de la
Manche pour cabot, poisson. Se dit encorfe pour branche
de sarment, détachée du cep, pour la planter. Vient de l'arabe schabot, qui est un nom de poisson.
CHADILLON. — De Chandon, commune du dép. de la Loire^ arr. de Roanne.
CHÂDRON. — Commune de la Haute-Loire, arr. du Puy. Chadron, chaudron, petite chaudière.
CHAGNON, CHAIGNON. — De Chagnon, commune du dép. de la Loire, arr. de Saint-Etienne. Chagnon, nuque, chignon du cou, tête, chaînon, crochet, échelle de charrue.
CHAHALE. — De Chail, commune du dép. des Deux-Sèvres, arr. de Melle. Chaable, catapulte, contusion, chablis.
CHAIER, CHAILLE. — De Chaillé, commune de la Vendée, arr. de Fontenay-le-Comte ; ou de Chailley, dans l'Yonne, arr. de Joigny. Chaier, petite monnaie d'argent valant environ quatre sous de France, monnaie persane.
CHAILLON. — Commune du dép. de la Meuse, canton de Vigneulles, et seigneurie de Bretagne, qui date de 1668, et érigée en faveur de Gaudrion. Chaillon signifie petit chien. Chaillons, hardes, guenilles.
GHAIGNEAXJ. — De Chaignes, commune du dép. de l'Eure^ arr. d'Evreux.
GHAILLOT. — Marquisat de la Franche-Comté, érigé en 1746 pour De Chaillot. Chaillot veut dire caillou.
GHAILLOU. — Seigneuries de Bretagne et de l'Orléanais, la première en 1500 et la seconde, en 1600. Chaillou signifie caillou.
GHAILLY. — Seigneuries de Bourgogne et de Normandie, qui datent respectivement de 1659 et de 1770, et com. du Loiret et de la Brie.
GHAINE. — Seigneurie bretonne, érigée en 1696 pour Henry. Chaîne, suite d'anneaux engagés les uns dans les autres, chêne.
CHAINE. — Commune du dép du Jura, canton de Chaussin, arr. de Dôle. Chaînée, mesure de terre équivalant à la 1 perche, ou centième partie de l'arpent, ou ligne de petits tas de fumier dans un champ avant l'épandage.
CHALÂDE. — De Cheylade, dans le dép. du Cantal, arr. et canton de Murât.
CHALBERT. — De Salbert, commune du Teritoire de Belfort, canton de Belfort.
CHALES. — Challes, commune du dép. de l'Ain, arr. de Nantua, et Challes, commune du dép. de la Sarthe, arr. du Mans. Se disait pour Charles : Challe 11 Chaux pour Charles le Chauve. Challer signifie écaler, ôter la coque des noix. Challe, gaufrier.
CHALETTE. — De Chalette, commune du dép. de l'Aube, arr. d'Arcis-sur-Aube.
CHALIFOUR. — De Chalifert, commune du dép. de Seineet-Marne, arr. de Meaux.
CHALIS, CHALY. — De Challuy, commune du dép. de la Nièvre, arr. de Nevers. Châlit, bois de lit. Dérive du baslatin cadelitus, lit de parade.
CHALONS. — Commune du dép. de l'Isère, arr. de Vienne, et ville de la Marne. Châlons, filet mis dans les rivières entre deux bateaux, c'est aussi un bateau, un chaland.
CHALOULT. — De Chalou-Molineux, commune du dép. de Seine-et-Oise, arr. d'Etampes. Chaloult ou chat-loup, nom du lynx.
CHALUT. — Chalus, ville et châtellenie dans le Limousin, dép. de la Haute-Vienne, arr. de St-Yreix.
CHAM. — De Chammes, commune du dép. de la Mayenne, arr. de Laval. Cham, nom d'un des fils de Noé, est aussi un titre donné aux souverains de Tartarie, et aux seigneurs de la cour de Perse.
CHAMAILLARD. — De Chamouillac, commune de la Charente-Inférieure, arr. de Jonzac. Vient de chamaille, combat.
CHAMARD. — De Chaumard, commune du dép. de la Nièvre, arr. de Château-Chinon. Chamarre, habit de berger fait de peau de chèvre ou de mouton, vêtement, robe.
CHAMB. — De Chambre, commune de la Savoie, dép. du Mont-Blanc. Chamb, chanvre.
CHAMBALON. — De Chambéon, commune du dép. de la Loire, arr. de Montbrison. Chambalon, bâton pour porter les seaux d'eau.
CHAMBEAU. — De Chambost, commune du dép. du Rhône, arr. de Lyon. Chambeau, chambel, ressort courbé en arc, partie d'un engin propre à prendre les oiseaux.
CHAMBELLAN. — De Chamballan, seigneurie de Bretagne, érigée pour d'Argentré. Chambellan, officier attaché au service de la chambre des rois et des seigneurs.
CHAMBELLI. — De Chambilly, commune du dép. de Saôneet-Loire, arr. de Charolles.
CHAMBERLAND. — De Chamblains, commune de la Côted'Or, arr. de Beaune. Autrefois l'on disait plutôt chambrelan que chambellan, et, à Paris, l'on appelait chambrelans, les gens de métier qui ne sont point maîtres et qui travaillent. Dérive du grec kamera, chambre.
CHAMBERY. — Seignurie du Limousin, érigée en 1479 pour De Rosière, et ville de France, en Savoie.
CHAMBLY. — Ville de France, à 4 lieues de Senlis, en Picardie. Chamblis, sorte d'étoffe.
CHAMBORD. — Chambord, commune dans le dép. de l'Eure, arr. d'Evreux, et dans le dép. de Loir-et-Cher, arr. de Blois. Chambord signifie bord non labouré d'un champ.
CHAMBOUX. — De Chambourg, commune du dép. d'Indreet-Loire, arr. de Loches.
CHAMELA. — De Camélas, commune des Pyrénées-Orientales, arr. de Perpignan. Dérive de calma, bruyères.
CHAMELOT. — De Chamole, commune du Jura, arr. de Poli gny.
CHAMIAND. — De Chaméane, commune du Puy-de-Dôme, arr. d'Issoire.
CHAMOIS. — Chamoy, seigneurie de Champagne, érigée en 1770 pour Du Rousseau de Chamoy. Chamois veut dire froissement, souillure faite par le contact de l'armure blé bruiné, chameau.
OHAMOUX. — De Chamoux, commune du dép. de la Savoie, arr. de Chambéry, et commune du dép. de l'Yonne, canton de Vézelay.
CHAMP. — Seigneurie en Forez, érigée pour De Luzy. Champ veut dire bataille.
CHAMPAGNE. — Seigneuries en Champagne, en Franche- Comté, dans le Maine, en Normandie, aussi province de France, dans la partie occidentale du Berry. Vient de campana, plaine, fonds de terre, grande étendue de pays plat.
CHAMP AGNY. — Seigneurie dans le Forez, érigée en 1699 pour De Nompère, et communes dans les dép. de la Côted'Or et du Jura.
CHAMPEAU. — Seigneurie de Champagne, érigée en 1649 pour De Reaulx. Champeau veut dire petit champ, champ de bataille, combat en plaine.
CHAMPENOIS. — De Champenoy, dans le Pays Messin. Champenois se dit de celui qui est de la Champagne.
CHAMPFLOUR. — De Champfleur commune du dép. de la Sarthe, canton de Saint - Paterne, arr. de Mamers. Champfleur signifie champ de fleurs.
CHAMPIGNI. — Seigneurie du Poitou, érigée en 1318 pour Chabot, et communes des dép. de la Seine, de l'Yonne, de Seine-et-Marne, et de la Touraine.
CHAMPION. — De Champéon, bourg de la Mayenne, à 4 lieues de Saint-Far geau. Champion est un homme qui se bat en duel, c'est aussi un homme de guerre fort et courageux, étalon, (mesure).
CHAMPLAIN. — Commune du Nivernais, diocèse de Nevers, parlement de Paris.
CHAMPONT. — Commune en Saintonge, diocèse de Saintes. Champon, champ de bataille, champ.
CHAMPOUX. — Commune du dép. du Doubs, canton de Marchaux, arr. de Besançon.
CHAMPRON. — Commune du Perche, diocèse de Séez, et,
Champrond, seigneurie de Bourgogne, érigée en comté en 1644, en faveur de Vielii.
CHANCELIER. — De Chancelay, seigneurie de Borgogne ou de Chancelée, seigneurie du Poitou. Chancelier était le premier officier de la Couronne en ce qui a trait à la justice, et le chef des conseils du roi
CHANDELIER. — De Chandai, commune du dép. de l'Orne, arr. de Mortagne. Chandelier est l'ouvrier ou le marchand qui vend des chandelles de la fête de la Chandeleur, serf qui payait une redevance en cire ou en argent.
CHANDELLIN — De Gandelain, com. du dép. de l'Orne, arr. d'Alençon.
CHANDOYSEAU. — De Champ-d'oiseau, commune du dép. de la Côte-d'Or, arr. de Semur. Chandoyseau, chant d'oiseau.
CHANIER. — Ville de la Charente-Inférieure, arr. de Saintes. Dérive de chanir, blanchir.
CHANJON. — De Chandon, commune du dép. de la Loire, arr. de Roanne. Chanjon, changeons.
CHANSE. — De Chance, rivière du dép. de la Moselle, qui se jette dan sla Moselle, près de Thionville. Chanse, lot, fortune, chance.
CHANTAL. — Du Cantal, dép. de France, dont Aurillac est le chef -lieu. Dérive de chante, espèce de monnaie, jante.
CHANTELOUP. — Communes des dép. de l'Eure, de Seineet-Oise, de la Manche, et d'Ille-et-Vilaine. Chantelou, nom d'un religieux accusé d'avoir conseillé l'assassinat de Puylaurent, à Bruxelles. C'est aussi le nom d'un magnifique château près d'Amboise, bâti par le prince des Ursins, et embelli par le duc de Choiseul.
CHANTELOY. — De Châtenois, communes du Jura, de la Haute-Savoie et des Vosges.
CHANTENET. — De Chantenay, commune du dép. de la Sarth^, arr. de La Flèche.
CHANTEREAU. — Seigneurie du Nivernais, érigée en 1667
pour De Reugny. Chantereau, livre de messe, petit chantre.
CHANTIGNY. — De Chantilly, bourg du dép. de l'Oise, canton de Creil. De chantille, brique mince, contre-mur.
CHANUD. — Chanu, commune du dép. de l'Orne, arr. de Domfront. Chanu, blanc de vieillesse.
OHAPAIS. — De Chapet, commune du dép. de Seine-et- Oise, arr. de Versailles, canton de Meulan. Dérive de chap, capitation ou droit imposé dans la ville de Mende au cadastre, ou du latin caput, tête. Chapais, chape, revêtu d'une chasuble, individu qui a une grosse et forte tête.
CHAPEAU. — Commune du dép. de l'Allier, arr. de Moulins. Chapeau, couronne, guirlande, dot, armure, chaperon d'uç mur, enduit sur la tranche d'une muraille.
CHAPDELAINE, CHAPELAINE. — De Chapelaine, corn, du dép. de la Marne, arr. de Vitry. Chapdelaine, châtelaine.
CHAPELAIN. — De Champlan, commune de Seine-etOise, arr. de Corbeil. Chapelain, celui qui est pourvu d'une chapelle ou chapellenie, prêtre qui dessert une chapelle ou qui va dire la messe dans une maison particulière.
CHAPELET. — De Champlay, commune du dép. de l'Yonne, arr. de Joigny. Chapelet, armure, couronne, marque seigneuriale, poésie, couverture de tête, petit chapeau et chapelée, la contenance d'un chapeau.
CHAPELLE. — Nombreuses communes de ce nom, en Ven dée, dans le Morbihan, dans les dép. de la Sarthe, de la Seine-Inférieure, de la Haute-Saône, de la Loire-Inférieure, de Seine-et-Marne, de l'Oise, de la Haute-Savoie, etc. Chapelle, musique, ornements d'église, petite chape, reposoir, alambic, auvent, bouquet, guirlande.
CHAPELOT. — De Champlost, commune du dép. de l'Yonne, arr. de Joigny. Chapelot, chapeau.
CHAPERON. — De Champrond, commune du dép. d'Eureet-Loir et de la Sarthe. Chaperon, marque de distinc-
tion, de deuil, vase. Dérive de capparone, ablatif de capparo, fait de cappa, habillement de tête. Autrefois les officiers des parlements portaient des chaperons sur leurs têtes.
CHAPITEAU. — De Champitte, commune du dép. de la Haute-Saône, arr. de Gray. Chapiteau, auvent.
CHAPLEAU.— De Champlost, com. du dép. de l'Yonne, arr de Joigny. Chapleau vient de chaple, combat, abattis d'arbres, chapelure.
CHAPON. — De Champion, commune du dép. de la Meuse, arr. de Verdun. Chapon, se dit pour portion d'un sarment de vigne, servant à sa multiplication par bouture.
CHAPPEAU. — De Chappes, ville de Champagne, dép. de l'Aube, à 4 lieues de Troyes. Ancienne seigneurie qui date de 1400.
CHAPT. — De Chaptes, commune du dép. du Gard, arr. d'Uzès. Chapt est un mot injurieux.
CHAPUT. — Du Chapus, nom d'un fort à l'embouchure et à droite de la Seude, dans la Charente-Inférieure. Chaput est une espèce de billot pour travailler l'ardoise, et lui donner telle figure qu'on veut. Chaput veut dire encore charpentier.
CHAPUY. — De Chapuis, seigneurie en Franche - Comté, devenue marquisat en 1740 en faveur de Chapuis de Rosières. Chapuis signifie charpentier et billot.
CHARAUD. — Charault, seigneurie dans le Poitou, érigée en 1753 pour De Fumé. Charaut signifie sortilège, grange, cuve pour transporter la vendange.
CHARBONNEAU. — De Charbogne, commune des Ardennes, arr. de Vouziers. Dim. de charbon, nom de bœuf à la robe charbonnée, nom du charbon blanc.
CHARBONNIER. — Commune du Bas-Languedoc, diocèse de Puy. Seigneurie en Bourgogne, érigée en 1680 pour De Bragelongne. Charbonnier est celui qui fait ou vend du charbon. C'est encore une spèce de mézange plus noire que les autres, un embrasement de charbon.
CHARDON. — De Sardon, com. du dép. du Puy-de-Dôme, arr. de Riom. Chardon veut dire charançon, insecte qui se met dans le blé.
CHARDONNEREAU. — De Chardogne, commune du dép. de la Meuse, arr. de Bar-le-Duc. Chardonnereau, petit chardonneret.
CHAREST. — De Charrais, commune de la Vienne, arr. de Poitiers. Charaye, sortilège, enchantement, et charret, rouet.
CHARETTE. — Commune du dép. d el'Isère, arr. de La- Tour-du-Pin.
CHARIER. — De Chariez, commune de la Haute-Saône, arr. de Vesoul. Charier, charger, charrier.
CHARLAND. — De Challans, commune de la Vendée, arr. des Sables-d 'Olonne. Charlan, chalan, personne qui a un attachement marqué pour une maison.
CHARLEBOIS. — De Sarlabous, commune des Hautes-Pyrénées, arr. de Bagnères-de-Bigorre. Mot composé de char, charriot, et de bois.
CHARLERY. — De Charlix, commune du dép. de l'Ain, arr. de Nantua. Charlerie, fabricant de chaussures, charronnage.
CHARLES. — De Charlas, commune de la Haute-Garonne, arr. de Saint-Gaudens. Charles, nom d'homme, vient de karolus, fourbe ; nom d'une monnaie appelée aussi florin.
CHARLOT. — Des Chariots, dans le dép. des Bouches-du- Rhône. Chariot, dim. de Charles.
CHARLUT. — Châtellenie, dans le dép. du Cantal, à 7 lieues de Mauriac.
CHARLY. — Commune du dép. de l'Aisne, arr. de Château- Thierry.
CHARMOIS. — Communes des dép. des Vosges et du Territoire de Belfort. Channois, lieu planté de charmes.
CHARNA. — Charnas, commune du dép. de l'Ardèche, et Charnat, commune du Puy-de-Dôme. Charnat se disait pour ustensile, équipage.
CHARNÂY. — Commune du dép .de Saône-et-Loire, arr. de
Mâcon, et communes du Lyonnais et du Doubs. Oharner,
nourrir un oiseau de proie.
CHARNERRE. — De Charnècles, com. du dép. de l'Isère,
arr. de Sanit-Marcellin, canton de Rives. De charner,
nourrir un oiseau de proie.
CHARNEVE. — De Sallenoves, commune de la Haute-Savoie, arr. d'Annecy, canton d'Annecy-Nord. CHARNIER. — De Charnay, commune du dép. du Rhône,
arr. de Villefranclie. Charnier signifie boucher, échalas,
charnière, qui dévore les chairs.
CHARNIZAY. — Commune du dép. d'Indre-et-Loire, en Tou-
raine, à 4 lieues de Loches.
CHARNY. — Communes des dép. de la Meuse, arr. de Verdun, de Seine-et-Marne, et de l'Yonne. Charnie, plaine
non labourée, chiourme.
CHARON. — Bourg du pays d'Aunis, sur la mer, à 3 lieues
de La Rochelle. Charon, artisan qui fait des charrettes,
des carosses ; sorte de char.
CHAROT. — Charost, duché-pairie de Béthune, dans le Berry,
sur l'Amon, à 5 lieues de BMourges. Charot, chariot. CHAROUX. — Ville du Poitou, près de la Charente, et ville
du Bourbonnais, dép. de l'Allier, près de la Sioule.
Charoux veut dire carossable.
CHARPENET. — De Chaponnay, commune du dép. de l'Isère,
arr. de Vienne.
CHARPENTIER. — De Charpentry, commune du dép. de la
Meuse, ar. de Verdun. Charpentier, ouvrier qui taille
et assemble la charpente.
CHARREY. — De Charrey, commune du dép. de la Côte-
d'Or, arr. de Beaune. Charrey, cendre au fond du cu-
vier, après la lessive; charrey, mâchoire. CHARRIER. — De Charrey, commune de la Côte-d'Or, arr.
de Châtillon, Charrier, aller, procéder. Dérive du latin
cariare, de l'anglais carry, de l'allemand karren, et du
suédois kora.
CHARRIOT. — De Charix, commune du dép. de l'Ain, arr.
de Nantua.
CHARRON. — Commune de la Charente-Inférieure, arr. de
La Rochelle. Charon, qui fait des charrettes. Du latin
caronne, ablatif de carro, fait de carrus. CHARRUAU. — De Sarrus, commune du dép. du Cantal,
arr. de Saint-Flour. Vient de chanier, traîner ou mener
la charrue.
CHARTEGNIER. — De Chartrenais, commune de l'Anjou,
diocèse d'Angers. Chartenier, celui qui a soin des
chartes.
CHARTIER. — De Sartilly, commune du dép. de la Manche,
arr. d'Avranches. Chartier, infirme, impotent, geôlier,
cocher.
CHARTON. — De Chartronges, commune du dép. de Seineet-Marne, arr. de Coulommiers. Charton, charretier oa
cocher qui conduit une charrette.
CHARTRAIN. — De Chartres, ville du dép. d'Eure-et-Loir,
et commune d 'lUe-et-Vilaine, arr. de Rennes. Ohartrain,
qui est de Chartres, monnaie. Dérive du grec kartès,
gros papier.
CHARTRE. — De Chaltrait, commune du dép. de la Marne,
arr. d'Epernay. Chartré, emprisonné. Chartrer, gratifier
d'une charte, garder en prison. Vient du latin carcere,
ablatif de carcer, prison.
CHAR VET. — Vallon ainsi nommé dans le val d'Isère, à
peu de distance de Moutiers.
CHASLES. — Communes des dép. de la Sarthe et de l'Ain.
Chail, caiUou.
CHASSE. — Communes des dép. de l'Isère et des Basses- Alpes. Chasse, chas d'une aiguille, cadre, boîte, coquille
de limaçon.
CHASSE. — Commune du dép. de la Sarthe, arr. de Mamers.
Chassé, nom d'un pas de danse, vient de casa, maison. CHASSEUR. — Chassors, commune de la Saintonge, diocèse
de Saintes, parlement de Bordeaux. Chasseure, ficelle mince qui termine le fouet.
CHÂSSIN. — Seigneuries du Berry et du Nivernais, la première en 1618 en faveur de Gigault, et la seconde en 1300 pour De la Ri-vière. Chassin se disait pour assassin, châssis.
CHASTENAIS. — De Chastenay, commune dans le dép. de l'Yonne, canton de Courson, arr. d'Auxerre. Chastenet se disait pour châtaignerie.
CHATAIGNE. — De Chastang. commune du dép .de la Corrèze, arr. de Tulle. Châtaigne, fruit du châtaignier.
CHATEAU. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1248 en faveur de De Châteaubriant. Châteaubriant, filet de bœuf grillé.
CHATEAUFORT. — Seigneurie en Bretagne, érigée pour Boutier en 1668, et commune du dép. de Seine-et-Oise, canton de Palaiseau, arr. de Versailles. Châteaufort, citadelle des temps féodaux.
CHATEAUGUAY. — Bourg d'Auvergne, dép. du Puy-de- Dôme, à une lieue de Riom.
CHATEAUNEUF. — Nombreuses seigneuries, baronnies, marquisats et comtés de ce nom. En Bretagne, ce fut un marquisat, érigé en 1702 en faveur de Berringen.
CHATEAUVERT. — Château-Verd, localité près de Marseille-lès-Aubigny, en Charente. Une autre du même nom près de Varzy, dans le dép. de la Nièvre, et encore com. du dép .du Var canton de Cotignae, arr. de Brignoles.
CHATAUVIEUX.— Seigneurie en Bretagne, érigée en 1696 pour De Girard, et communes des Hautes-Alpes, arr. du Var.
CHATEAUVILLE. — Commune du dép. des Hautes- Alpes, arr. de Briançon, canton d'Aiguilles.
CHATEL. — Seigneurie de Bretagne, érigée pour Du Chastel, et communes des dép .des Vosges et de la Cham-
pagne. Châtel se disait pour petit château, maison, place forte, bien, patrimoine, fermage, rapport en argent d'une terre.
CHATELAIN. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1500 pour du Breil, et commune de la Mayenne, arr. de Château- Gontier. Châtelain est le gouverneur d'un château, et qui en avait la garde. C'est encore un juge qui rend la justice dans l'étendue de la terre d'un seigneur. Châtelain se dit aussi pour brave.
CHATELET. — Seigneuries de ce nom eu Bourgogne et en Auvergne. Châtelet, dim. de château, était un petit château ou forterese, où logeaient les seigneurs châtelains. C'est encore une partie de navire, un jeu, un dévidoir.
CHATELLEREAU. — Chatellerault, ville du Poitou, dép. de la Vienne, à 7 lieues de Poitiers, seigneurie des d'Armagnac. De châtellerie, châtellenie, terre d'un châtelain.
CHATELLIER. — Seigneviries de Bretagne et de Champagne, la première érigée en 1572 pour Duguesclin, et la seconde pour De Savigny en 1558. Chastelez, chastellet, châtelet.
CHATENAY. — Seigneurie de l'Ile-de-France, érigée en 1697 pour De Ravière, baronnie dans la Bresse, et commune dans la Brie, diocèse de Sens. Chastenet, châtaignerie. Chartres, parlement de Paris.
CHATIGNY. — De Chassigny, commune du dép. de la Haute- Marne, arr. de Langres.
CHATILLON. — Nombreuses communes de ce nom, dans les dép. de la Drôme, d'Eure-et-Loir, de Loir-et-Cher, de la Vienne, de Seine-et-Marne. Châtillon se disait pour lamprillon ou larve de la lamproie, et chastillon, pour châtelet.
CHATON. — De Chatonnay, commune du dép. de l'Isère, arr. de Vienne. Chaton, petit chat.
CHATOUTEAU. — De Chatou, commune du dép. de Seine-et-
Oise, arr. de Versailles, canton de Saint-Germain-en- Laye.
CHAUBERT. — De Chambeire, commune de la Côte-d'Or, arr. de Dijon. Un chaubert est un rhume.
CHAUDEAU. — De la Chaudeau, dép. de la Haute-Saône, dans la commune d 'Ailleville. Chaudeau, bouillon que l'on donne aux nouveaux mariés après les noces.
CHAUDRON. — Communes des dép. de Maine-et-Loire et du Doubs. Chaudron, mauvais piano.
CHAUDRONNET. — De Chardonnay, commune du dép. de Saône-et-Loire, arr. de Mâcon. Chaudronnée, le contenu d'un chaudron.
CHAUFAU. — De Chaffaut, commune des Basses- Alpes, arr. de Digne. Chaufifaut, échafaud, mantelet, chat.
CHAUFOUR. — Communes des dép. de la Corrèze, de la Sarthe, de Seine-et-Oise et de l'Aube. Chaufour, grand four pour fair cuire la chaux, péage, droit de péage.
CHAULET. — V. Cholet. Dérive de chaule, bille.
CHAUMEAU. — De Chaume, commune de la Brie, dép. de Seine-et-Marne, arr. de Melun. Chaumeau, de chaume, tuyau de blé en tout ou en partie.
CHAUMET CHAUMETTE. — Lieu du dép. de la Haute- Loire, arr. de Puy. Chaumette, faucille pour couper le chaume, et le crochet de fer qui sert à l'arracher.
CHAUMINE.— De Chaumesnil, commune du dép. de l'Aube, arr. de Bar-sur-Aube. Chaumine, petite chaumière, maison couverte de chaume.
€HAUMONT. — Communes des dép. du Cher, du Jura, de Maine-et-Loire, de l'Orne, de la Haute-Savoie. Dérive du latin calvus et de mons, mont chauve, dénudé.
CHAUNIER.— De Chauny, commune du dép. de l'Aisne, arr. de Laon. Chaunier vient de chaune, instrument d'épinglier pour couper les tronçons.
CHAURET. — De Chauray, commune du dép .des Deux- Sèvres, arr. de Niort.
CHAURRAU. — De Charre, commune des Basses-Pyrénées, arr. d'Orthez. Vient de chaurre, chaleur.
CHAUSSE. — De Chaussée, commune de la Seine-Inférieure, arr. de Dieppe. Chaussée, pavé de chemin, droit pour l'entretien des routes.
CHAUSSON. — De Chaussin, commune du dép .du Rhône, arr. de Lyon.
CHAUVEAU. — De Sauve, commune du dép. du Gard, arr. de Vigan. Chauveau, petite mesure pour les liqueurs, environ une demi-chopine. En Champagne, le chauveau est le tiers d'une pinte.
CHAUVET. — Lieu du dép. des Basses- Alpes, arr. de Digne. Chauvet, état d'une tête chauve.
CHAUVIER. — De Chauvigny, com. du dép. de la Vienne, arr. de Montmorillon.
CHAUVIN. — De Chavin, commune du dép. de l'Indre, arr. de Châteauroux. Dérive de chauver ou de chauvir, devenir chauve ou blanc, avoir l'air sournois.
CHAVANE. — Commune de la Haute-Saône, arr. de Lure. Chavane ou chavaigne, corvée particulière à la Champagne.
CHAVANEL. — D 'Avesnelles, commune du dép .du Nord, arr. d'Avesnes. Chavanel, diminutif de chavane.
CHAVET. — De Chavatte, commune du dép. de la Somme, arr. de Montdidier. Chavez, tête, chevet, pièce d'un moulin, et chavée, caverne, chemin creux.
CHAVIGNON. — Commune de la Picardie, dans l'Aisne, diocèse de Soissons, parlement de Paris. Chauvignon, espèce de raisin blanc.
CHA VIGNY. — Château en Sèvres, canton de Chinon, dép. d'Indre-et-Loire, dans l'ancien Loudunois, et communes dans l'Aisne, et dans Meurthe-et-Moselle.
CHA VILLON. — De Chevillon, dép. de la Haute-Marne et de l'Yonne, canton de Sèvres.
CHAVOYE. — Chavoy, seigneurie de Normandie, érigée pour Payen, en 1544.
CHAYER, CHAYERE. — De Chailley, commune du dép. de r Yonne, arr. de Joigny. Chayère, chaise, siège, trône.
CHAZALON. — De Chassagnon, dans le dép. de la Haute- Loire. De chesal, habitation des gens serviteurs, manoir entouré de terres cultivables.
CHAZALON. — De Chazalet, dans le dép. de l'Indre, à 2 lieues d'Argenton.
CHAZEL. — Commune dans le pays Messin, et Chazelles, communes des dép. du Cantal, de la Meurthe, de la Charente, du Jura, de la Loire. Seigneurie du Lyonnais, érigée en 1176 pour De Fondras. De chesal, manoir entouré de terres propres à la culture.
CHAZOTTE. — De Chazot, commune du dép. du Doubs, arr. de Baune, canton de Clerval.
CHEFDEVILLE. — De Cheffreville, commune de Normandie, canton de Livarot, arr. de Lisieux. Chefdeville, capitale, ville principale.
CHEL. — De Chelle, commune du dép. du Pas-de-Calais, canton de Bertincourt, arr. d'Arras. Chelles, toile de coton à carreaux de différentes couleurs qui viennent de Surate, dans les Indes-Orientales.
CHEMIT. — De Chemy, commune du dép. du Nord, canton de Seclin, arr. de Lille.
CHENAIS. — De Chenays, seigneurie de Bretagne, érigée pour Couturier en 1696. Chênaie, lieu rempli ou planté de chênes.
CHENARD. — De Chénas, commune du dép. du Rhône, arr. de Villefranche. Chenard, jeune chien, petites pierres qu'on trouve dans le sol, d'une couleur gris de cendre ou jaunâtre.
CHENAUD, CHENEAU. — Commune du dép. de la Dordogne, arr. de Ribérac. Chenau, gouttière, canal de bois qui reçoit les eaux d'un toit et les jette en bas, jeune chêne.
CHENAY. — Commune du dép. des Deux-Sèvres, arr. de Melle.
CHENE. — Commune du Jura, arr. de Dole. Chêne, arbre.
CRENELER. — De Chenelaye, marquisat de Bretagne, à 3 lieues de Dol. Chênelée, provins, rejeton d'un cep de vigne, provigné.
CHENET, CHENETTE. — Cheney, commune du dép. de l'Yonne, arr. de Tonnerre. Chenet, mesure de liquide, ustensile qui sert à soutenir le bois dans les cheminées. Chenette, pièce de toile.
CHENEVERT. — De Chenevières, com .du dép. de Meurtheet-Moselle, arr. de Lunéville. Chènevert, yeuse.
CHENIER. — Chéniers, commune du dép. de la Creuse, arr. de Guéret. Chenier, grabat, mauvais lit.
CHENNEVILLE. — De Senneville, commune de la Seine- Inférieure, arr. d'Yvetot. Chenneville, chanvre, tuyau de chanvre.
CHENON. — Commune de la Charente, arr. de Euffec. Chenon, terme de vitrier.
CHENU. — Commune d-u dép. de la Sarthe, arr. de La Flèche, Chenu, ou chef nu, tête dénudée.
CHERBI. — De Charbuy, commune du dép. de l'Yonne, arr. d'Auxerre.
CHERON. — De Séron, commune des Hautes-Pyrénées, arr. de Tarbes. Chéron, nom d'homme.
CHERRIER. — Commune du dép. de la Loire, arr. de Roanne. Encherrier, toile pour recevoir les cendres, ou pour les recouvrir au fond de la panne. Même étymologie que Carrier. Autrefois, en Normandie, l'on disait indifféremment carier, cherrier, querrier, mais carier est la plus ancienne forme. Cherrier, charron.
CHESNE. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour De Boullays. Autres du même nom en Normandie, dans l'Ile-de-France et dans la Sologne. Chesne, chêne.
CHESNEL. — De Chenevelles, commune du dép. de la Vienne, arr. de Châtellenault. Chesnel, chênaie.
CHESNOT. — Des Chesneaux, dans le dép. de l'Aisne arr. de Château-Thierry. Chesnot, petit chêne.
CHETIL. — De Chessy, commune du dép. du Rhône arr. de Villefranehe. Chesty, truand.
CHEVAL. — Commune du dép. de Vaucluse, arr. d'Avignon. Cheval, animal très utile à l'homme.
CHEVALET. — De Chavanay, commune du dép. de la Loire, arr, de St-Etienne. Chevalet, petit cheval, poulain, sorte d'affût, danse, monnaie.
CHEVALIER. — De la Chevalerie, dans la Charente-Inférieure, commune de Château-d'Oloron. Chevalier, gentilhomme, soutien, défenseur, monnaie, levée de terre.
CHEVANELLE. — V. Chavanelle.
CHEVERT. — De Cheverey, commune de la Bourgogne, diocèse d'Autun. Chever, creuser, empiéter sur une chaussée, finir, cesser.
CHEVIGNY. — Commune du dép. de la Côte-d'Or, et seigneurie en Auxois, érigée en 1400 pour Du Plessis.
CHEVILLON. — Commune du dép. de la Haute-Marne. Chevillon, petit bâton tourné que les tourneurs mettent au dos des chaises de paille, petite cheville.
CHEVREAU. — Commune du Jura, arr. de Lons-le-Saunier. Chevreau, petit d'une chèvre appelé aussi cabrit.
CHEVREMONT. — Commune dans le Territoire de Belfort, dép. du Haut-Rhin.
CHEVREFILS. — De Chevresis, corn, du dép. de l'Aisne, arr. de Saint-Quentin.
CHEVRETTE. — De Chevrettes, commune du dép. de la Charente - Inférieure, arr. de St-Jean-d'Angély. Chevrette, petite chèvre, petit chenet de fer à quatre pieds, écrevisse de mer, femelle du chevreuil, musette, cornemuse, musette sans soufflet, engin de siège.
CHEVREUIL. — De Cherveux, commune du dép. des Deux- Sèvres, arr. de Niort.
CHEVREUSE. — Commune du dép. de Seine-et-Oise, arr. de Rambouillet. Chevreuse, espèce de pêche de bon goût et d'excellent rapport.
CHEVREVILLE. — Communes des dép. de la Manche et de l'Oise.
CHEVRIER. — Commune de la Haute-Savoie, arr. de Saint- Julien. Chevrier, qui mène paître les chèvres, jouer de la musette.
CHEVROTIER. — De la Chevrolière, commune du dép. de la Loire-Inférieure, arr. de Nantes, canton de St-Philibertde-Grandlieu.
CHIÂSSON. — De Caixon, commune des Hautes-Pyrénées, arr. de Tarbes. Vient de chiasse, écume de métaux.
CHICOT. — De Chicourt, commune du dép. de la Meurthe, arr. de Château-Salins. Chicot, morceau de bois mort,, pointe de dent. Ménage le fait dériver de l'arabe shikkab, morceau de bois fendu, un éclat, copeau.
CHICOYNE. — De Chichilianne, commune du dép. de l'Isère, arr. de Grenoble.
CHILLÂS. — De Sillas, commune du dép. de la Gironde, arr. de Bazas. Chilla, toile de coton à carreaux, qui vient du Bengale.
CHIMAIS. — De Chimay, ville située sur la Blanche dans le dép. de Jemmapes, à 4 lieues de Rocroi. Vient de chime, punaise.
CHINIC. — De Binic, commune des Côtes-du-Nord, arr. de St-Brieuc. V. Chiniquy.
CHINIQUY. — De Chenecy, commune du dép. du Doubs, arr. de Besançon. Vient du français cheniqueux, buveur d 'alcool. Dérive du hollandais slikken, avaler.
CHINQUE. — De Chinqueux, dép. de l'Oise. Dérive du verbe chinquer, trinquer, boire par excès en choquant les verres.
CHIQUET. — De Chichée, seigneurie de Champagne, érigée en 1582 pour Boucher. Chiquet, excédent de la mesure, surtout du lait, hoquet. Chiquet était la petite partie d'un tout, et est encore employé dans l'expresesion chiquet à chiquet.
CHOISIE. — Choisies, com. du dép. du Nord, arr. d'Avesnes. Choisie, choix, option.
CHOISSER. — De Choisey, commune du Jura, arr. de Dole.
CHOLET. — Seigneurie en Anjou, devenue marquisat en 1677 en faveur de Colbert. Cholet est le nom d'un bœuf vendéen; et en vieux français, c'est un petit chou, boule pour le jeu de mail.
CHOMELIER. — De Chomelix, dans le dép. de la Haute- Loire, arr. du Puy, canton de Craponne. De chaumel, champ moissonné.
CHOMEEAUX. — De Chomérac, dans le dép. de l'Ardèche, arr. de Privas. Chômer, c'est fêter, en cessant de travailler.
CHOMETTE. — Commune de la Haute-Loire, arr. de Brioude. Chomet, petit oiseau très gras et délicat qui se perche sur la pointe du chaume: d'où son nom.
CHON. — De Chens, commune du dép. de la Haute-Savoie, arr. de Thonon. Chon, grande cuillère de bois.
CHOPPIN. — De Chouppes, commune du dép. de la Vienne, arr. de Loudun. Choppin se dit de celui qui porte habituellement une chope, c'est-à-dire une chape, ou d'un buveur de chopes. C 'est encore un coup violent pour renverser, faire chopper.
CHOQUET. — De Chocques, commune du Pas-de-Calais, arr. de Béthune. Choquet est un pot en étain. L'anglais coket signifiait vase servant de mesure, et le bas-latin coketa donnait le même sens. Moisy, au mot choquet, dit " Petit vase en terre cuite, servant à boire. Choquet et choque (vase plus grand) doivent leur origine à l'habitude qu'ont les Normands, en réunion, de ne jamais vider leurs verres sans les choquer l'un contre l'autre, autrement dit, sans trinquer. " Choquet se dit encore pour hoquet.
CHOREL. — D 'Aurel, communes des dép. de la Drôme et de Vaucluse. Chorel, choriste.
CHIQUOT. — V. Chicot. Chiquot, hoquet.
CHIRON. — Commune de la Marche, diocèse de Limoges.
Un chiron est un tas de pierres. CHOINIERE. — De Cognières, commune du dép. de la Haute- Saône, arr. de Vesoul.
CHORET. — De Choreot, seigneurie de Bourgogne, qui date
de 1700, érigée en faveur de De Migien. CHORON. — De Coron, commune du dép. de Maine-et-Loir,
ar. de Saumur. Choron, instrument de musique. CHOUAN. — De Chouain, commune du Calvados, arr. de
Bayeux. Chouan, petite semence de couleur vert- jaune,
d'un goût un peu aigre et salé, employé pour faire le
carmin. Chouant, chat-huant.
CHOUART. — Commune de la Bourgogne, diocèse d'Autun.
Chouart, chat-huant, pipeur.
CHOUBERT. — De Coubert, seigneurie de la Brie, érigée en
1720 en faveur de Bernard.
CHOUDIN. — De Coudun, commune du dép. de l'Oise, arr.
de Compiègne.
CHOUET. — De Choué, commune du dép. de Loir-et-Cher,
arr. de Vendôme. Chouette, civette, parure de tête. CHOUILOU. — De Gouloux, commune du dép. de la Nièvre,
arr. de Château-Chinon.
CHOUINARD. — De Chonas, commune du dép. de l'Isère,
arr. de Vienne. Vient du vieux français choine, blanc,
en parlant du pain.
CHOUX. — Commune du Jura, arr. de Saint-Claude. Choue,
choucas, petite corneille.
CHOVELOT. — De Chavelot, commune du dép. des Vosges,
arr. d'Epinal.
CHOYER. -^ De Chuyer, commune du dép. de la Loire, arr.
de St-Etienne. Choyer, traiter avec égard, esquiver, ménager. CHOYSY. — Village à une lieue de Compiègne, bourg dans
le dép. de Seine-et-Marne, et village dans le dép. de la
Seine, à trois lieues de Paris. V. Choisie.
CHRETIEN. — De Crestienville, seigneurie de Normandie, érigée en 1694 pour Le Neuf. Chrétien, c'est-à-dire homme, individu, humain, celui qui croit dans le Christ.
CHRISTIN. — De Carentan, commune du dép. de la Manche, arr, de St-Lô. Christin, chrétien. Dérive du grec kristos, oint, le Christ.
CHRISTOPHE. — De Cristot, commune du Calvados, arr. de Caen. Christofle, porte-Christ, dérive de Christus, Christ, et fero, je porte.
CHURLEAU. — De Chirols, commune du dép. de l'Ardèche, arr. de Largentière. Churleau, panais sauvage.
CIBAR. — De Saint-Cibard, commune du dép. de la Gironde, canton de Lussac, arr. de Libourne.
CICAXJT. — De Circourt, commune du dép. des Vosges, arr. de Neufchâteau.
CIMON. — V. Simon.
CINQ-MARS. — Seigneurie en Anjou, érigée en 1613 pour De Broé, et commune du dép. d'Indre-et-Loire, canton de Langeais, arr. de Chinon.
CIRCE. — De Ciré, commune de la Charente-Inférieure, arr. de Rochefort. Circé, nom d'une magicienne célèbre. Circée, plante à racine blanche, noueuse et rampante.
CIRE. — De Cires, commune du dép. de l'Oise arr. de Senlis, et commune dans le dép. de la Haute-Garonne, arr. de Saint-Gaudens.
CIRIER. — De Cirié, seigneurie en Bretagne, érigée en 1650 en faveur de De Bouvans. Cirier, marchand épicier qui fait de la cire, des cierges et des bougies un commerce spécial. Cirier, variante de cireux, liqueur.
CITOLEUX. — De Lestelle, commune du dép. des Basses- Pyrénées, arr. de Pau. Citoleux, joueur de citole. Borel croit que ce mot vient de cithara, cithare.
CIVADIER. — De Liverdy, commune du dép. de Seine-et- Marne, arr. de Melun, canton de Tournan. Civadier, sorte de mesuse.
CLAIR. — Bourg de la Basse-Normandie, dép. de la Manche.
Clair, claire, sonnette, blanc d'œuf.
CLAIRIN. — De Lerrain, commune du dép. des Vosges, arr.
de Mirecourt. Clairin, clairon, sonnette, clochette. CLAIRMONT. — De Clermont, communes des dép. de l'Oise,
de l'Aude, de l'Ariège, de l'Aisne, de la Haute-Savoie et
de la Sarthe.
CLAN. — Hameau dans le dép. de la Vienne, commune de
Jaulnay. Clan, instrument de bois, dans la fabrique du
parchemin.
CLAPIER. — Com. du dép. de l'Aveyron, arr de St-Affrique.
Clapier, terrier ou trou fait dans une garenne, où se
cachent les lapins.
CLAPIN. — De Lapan, commune du dép. du Cher, arr. de
Bourges.
CLARK, CLARQUE. — De Clarques, commune du Pas-de- Calais, arr. de St-Omer. Clark vient de l'anglais clerk,
clerc, commis.
CLAUDE. — Bourg de Normandie, diocèse de Lisieux.
Claude dérive de claudus, boiteux.
CLAUSERET. — De Luzeret, commune du dép. de l'Indre,
arr. de LeBlanc. Dérive de clause, clôture. CLAUTREAU. — De Clastres, commune du dép. de l'Aisne,
arr. de St-Quentin. Vient de claustrier, cloîtré. CLAVEAU. — Des Clavaux, dans le dép. de l'Isère, commune
de Livet-et-Gavet. Claveau, maladie contagieuse des
moutons, comparable à la petite vérole chez les hommes.
Dérive de clavis, clef.
CLAVELLE. — Commune dans la Manche, diocèse de Lisieux. Clavelle, clou, cuvette, hameçon.
CLAVERIE. — Commune de l'Armagnac, diocèse d'Auch,
parlement de Toulouse. Vient de claver, faire une levée.
Claverie, bureau de recettes.
CLAVET, CLAVETTE. — De Clavette, bourg de l'Aunis,
dép. de la Charente-Inférieure, arr. de La Rochelle. D-é-
rive de clavus, clou, ou de clavis, clef. Dans l'ancien français, on désignait sous le nom de clavette, une fiche de fer qui servait à fermer les contrevents.
CLEAU. — Commune dans le dép. du Cantal. Clô, fléau à battre le grain.
CLEMENCEAU. — De Clémencey, commune dans le dép. de la Côte-d'Or, canton de Gevrey, arr. de Dijon.
CLEMENT. — Bourg de l'Anjou, diocèse d'Angers, parlement de Paris. Clément, nom d'homme.
CLENIET. — De Lemeix, commune du dép. de la Côte-d'Or, arr. de Dijon, canton de Grancey-le-Château.
CLERC. — De Clère, seigneurie de Normandie, érigée en 1675 pour De Montenay. Clerc, vieux mot, qui signifiait savant, lettré, ecclésiastique, commis, garçon de boutique, valet, pédant. En gallois, clerc signifie musicien, en grec kléros, veut dire héritage, sort, partage.
CLERIAU. — De Cléry, commune dans le dép. du Loiret, arr. d'Orléans.
CLERMONT. — Seigneuries en Dauphiné, en Anjou, en Normandie. Cette dernière date de 1560, et fut érigée en faveur de Dyel. La maison de Bourbon s'est d'abord appelée de Clermont.
CLEROUX. — De Clergoux, commune dans le dép. de la Corrèze, arr. de Tulle.
CLESSE. — De Clesses, en Champagne, diocèse de Troyes, parlement de Paris.
CLIN. — De Clain, rivière du Poitou qui se jette dans la Vienne, au-desous de Châtellerault. Clin, mouvement de tête, inclinaison, pente.
CLICHE. — De Clisse, commune de la Charente-Inférieure, arr. de Saintes.
CUNCHAMPS. — Bourg et seigneurie de Normandie, dans le dép. du Calvados, à 2 lieues de Caen. Dérive du vieux françaias cliquer, assujétir ou faire du bruit.
CLIGNANCOURT.— De Coincourt, commune de Meurthe-et-
Moselle. De cligner, fermer l'œil à demi, ou du grec klinéin, pencher.
CLOATRE, CLOUATRE. — De Cloître, commune du dép. du Finistère, arr. de Châteaulin, et arr. de Morlaix.
CLOCHER. — Du Clochier, en Provence, diocèse de Digne. Clocher signifie boiter. Vient de cloppus, boiteux. Signifie encore faiseur de cloches. A l'abbaye de Remiremont on donnait le nom de clocher à celui qui gouvernait la sonnerie.
CLOPIN. — De Loupan, commune du dép. de l'Hérault, arr. de Montpellier. Dérive de clop, boiteux. Clopiner veut dire marcher avec difficulté, comme un boiteux. Clopin, boiteux. 1
CLOTEAU. — De la Glotte, commune du dép. de la Charente- Inférieure, canton de Montguyon, arr. de Jonzac. Dérive de clote, chambre voûtée, ou de clôt, fosse à enterrer les morts.
CLOUD. — De Saint-Cloud, communes de Normandie et de Beauce. Cloud, nom d'homme et de lieu, variante de clou, gouvernail, clou.
CjjOUET. — Du Cloué, commune du dép. de l'Indre, en Berri, canton de Lusignan. Clouet, petit clou.
CLOUTIER. — De Cléty, commune du Pas-de-Calais, arr. de St-Omer. Cloutier, qui fait ou vend des clous, assortiment de toutes sortes de clous. Vient de dont, enceinte, bassin de construction.
CLOYZEL. — De Loisail, commune du dép. de l'Orne, arr. de Mortagne. De cloye, claie.
OLOZEL. — D'Auzelles, commune du Pny-de-Dôme, arr. d'Ambert. Clozel, variante de clouseau, petit enclos.
CLUZEAU. — De Clouzeau, localité dans la Vendée. Il y a aussi Cluzeau ou Miremont dans le dép. des Vosges.
CLUZIAU. — De Luzy, commune du dép. de la Nièvre, arr. de Château-Chinon.
COALLIER. — De CoUias, arr. d'Uzès. Dérive de coaille, grosse laine.
COCHART. — De Locheur, commune du Calvados, arr. de Caen, Cochart, dérive de concha, coquille.
COCHER. — De Couchey, commune de la Côte-d'Or, arr. de Dijon. Cocher, faire une entaille, encocher, mettre la flèche dans l'entaillure d'un arc, séparer les fibres textiles des fragments ligneux qui y sont restés adhérents après le broyage.
COCHEREAU.— De la Cochère, commune du dép. de l'Orne, arr. d'Argentan. Vient de cocherel, marchand de coqs.
COCHER Y. — De Couchy, commune du Pas-de-Calais, arr. de St-Pol-sur-Ternoise.
COCHET. — D Couchey, commune de la Côte-d'Or, arr. de Dijon. Cochet, petit coq, coq qui sert de girouette, présent en viande, en vin, marque, loup.
COCHEU — De Couches, commune de Seine-et-Marne, arr. de Meaux. Vient de coche, voiture.
COCHON. — V. Cauchon. Cochon, fruit de l'églantier, qui n'est bon que pour les cochons, clausportes, corruption de clausporgnes, pourcelets ou jeunes cochons.
COCQUIN. — De Conquin, commune du Calvados, arr. de Pont-l'Evesque. Dérive de cocque, souche.
CODBEC. — De Caudebec, commune de la Seine-Inférieure, arr. d'Yvetot. Dérive de code, coude, mesure.
CŒUR. — Cœures, dans le Bas-Languedoc, diocèse de Mende. Cœur, fertilité, force de production.
GOFFINIER. — De Cohiniac, commune des Côtes-du-Nord, arr. de St-Brieuc. Vient de coffin, panier, coffre, cercueil, hune, étui, carquois. Coffiner, en terme de menuiserie, veut dire se voûter, se courber. Dérive de kofinos, corbeille. Une coffine est une écuelle de terre évasée et convexe, en forme de pipe, avec laquelle on puise l'eau dans un seau, et dont le manche creusé comme un tuyau, ne laisse couler l'eau qu'en petite quantité.
COGNAC. — Ville de la Charente. Cognac, dans plusieurs provinces, veut dire jonction de plusieurs ruisseaux avec une rivière.
COGNÂRD. — De la Cognardière, seigneurie de Bretagne, unie à celle de Lajanière, érigée en vicomte en 1644.
COGNET, COIGNET. — Du Coignet, en Forez, seigneurie érigée en faveur de Salemond. Coignet, petit coin, encoignure, petite cognée, petit couteau à cerner les noix.
COGNON, COIGNON. — De Coigneux, dans le dép. de la Somme, arr. de Doullens. Coignon, surnom.
COIN. — Commune dans le pays Messin, diocèse de Metz, et seigneurie de Bretagne, érigée en 1600 pour Berard. Coin, droit de frapper la monnaie. Vient du grec gônia, angle.
COINTA. — De Coingt, commune du dép. de l'Aisne, en Picardie, canton d'Aubenton. Dérive de coint, beau, joli, galant, alerte, entreprenant.
COINTRAY. — De Contré, commune de la Charente-Inférieure, arr. d'Aubray. De cointerie, grâce, gentillesse, agrément.
COIPEL. — De Coupelle, dans le Pas-de-Calais, arr. de Montreuil. Coipel, coupeau.
COIRE. — Ville de Suisse, capitale du canton des Grisons.
COIRIER. — De Coirac, dans la Gironde, arr. de La Réole. Coireau, vieux bœuf sortant de l'engrais.
COITARD. — De Coétalan, seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour De Brezal. Dérive de coit, tranquille et du latin quietus.
COITEUX. — De Coëtmieux, commune du dép. des Côtesdu-Nord, canton de Lamballe. V. Coitard.
COLARD. — De Coulaures, commune du dép. de la Dordogne en Périgord. Colard, se dit pour colas, abrégé de Nicolas. Vient de colaire, sorte de filet.
COLARDEAU.— V. Colard.
COLAS. — De Collât, commune du dép. de la Haute-Loire, arr. de Brioude. Dérive de col, cou, en gallois. En écossais col signifie tête, sommet, en grec koUa signifie colle. En France on donne le nom de colas aux corbeaux que l'on nourrit à la maison.
COLBERT. — De Colembert, dans le dép. du Pas-de-Calais,
arr. de Boulogne, et seigneurie du Boulonnais, devenue marquisat en 1691. Colbert signifie compagnon d'affranchissement, en terme de droit.
COLE, COLLE. — Commune dans le Maine, diocèse du Mans, parlement de Paris. Cole est un vieux mot qui signifie bile, et vient de choléra. C'est encore une sorte de poisson, une coule de religieux.
COLIN. — Petite rivière du Berry, qui passe par les Ais- Dam-Gilon. Colin, espèce de corneille, pain pour les chiens. Colin, nom propre d'homme, donné à ceux qui s'appellent Nicolas.
COLLANGE. — Ville du dép. du Puy-de-Dôme, et seigneurie dans l'Auvergne, érigée en 1570 pour De Chariol.
COLLEGIEN. — Commune du dép. de Seine-et-Marne, canton de Lagny, arr. de Meaux. Collégien, nom donné aux écoliers qui vont au collège et aux chanoines d'une collégiale.
COLLERET. — De Colleret, ville dans le dép. du Nord, arr. d'Avesne, canton de Maubeuge. Collerette, faux camail de mailles.
COLLET. — Du Collet-Aubréal, seigneurie de Bretagne, érigée en 1696 pour Le Marec. Collet, partie de l'habillement qui entoure le cou, chaton d'une bague, et dans l'idiome de Cornouailles, il signifie perte.
GOLLIN. — De la Collinière, seigneurie de Bretagne, érigée en 1658 en faveur de Charrette.
COLLOU. — Ville et Royaume, dans la Matya, en Afrique.
COLO. — De Colodec, seigneurie de Bretagne, érigée en 1696 pour Josse. Colo est le nom d'une petite ville de Pologne. Vient du grec kôlon, membru.
COLOMBE. — Commune dans le dép. de l'Isère, arr. de la Tour-du-Pin, et seigneurie de l'Auvergne, érigée en 1473 en faveur de Morel de la Colombe. Colombe, nom de femme, est la femelle du pigeon, et se dit aussi pour colonne.
COLOMBEAU. — De Colombey, dans le dép. de la Moselle. Colombeau, petit pigeon. On disait autrefois une étoffe
à colombeaux, pour dire une étoffe sur laquelle il y avait des figures de colombes.
COLOMBIER. — Seigneuries du Berry, de Champagne, du Dauphiné, de Normandie et du Vivarais. Colombier, construction en forme de tour pour y loger des pigeons ; c'est encore une sorte de papier.
COLOMBELLE. — Seigneurie de Normandie, érigée eu 1550 pour De iMorel. Colombelle, petite colombe.
COLOMBIERE. — Seigneuries de Bourgogne, de Champagne et de Bretagne. Celle-ci fut érigée en 1669 eu faveur de Riclier.
COLONGE. — Seigneuries dans la Bresse, dans le Forez et dans la Guienne. Colonge signifie un fond possédé par un colon.
COLONIER. — De la Colonne, commune dans le dép. du Jura, canton de Poligny. Dérive du gallois colon, colonne, support.
COLTRET. — De Colletot, dans le dép. de l'Eure. De coite, impôt.
COMBELLE. — Commune du Rouergue, diocèse de Rodez. Combelle signifie vallon, petite vallée, et vient de combe, qui signifie vallée enfermée entre deux montagnes.
COMBRAY. — Commune du dép. du Calvados, canton de Thury-Harcourt, arr. de Falaise. Combré veut dire bombé. Vient du grec kumbos, enfoncement.
COMEAU. — De Commeaux, seigneurie en Normandie, érigée en 1740 pour De Langheac. Comeau, bouillie faite à la crème, aux œufs, aux herbes, et que l'on étend sur les gâteaux avant de les mettre au four.
COMES. — De Commes, seigneurie en Normandie, érigée en 1463 pour De Surrin. Commes signifie commentaires.
COMET, COMÈTE. — De Gommeville, en Champagne, diocèse de Langres. Comète, corps céleste bien connu. Dérive de komètés, chevelure.
COMETTANT. — V. Comet. Comettant est celui qui donne à
un autre commission de faire quelque chose, en terme de commerce.
COMPAIN. — De Compains, ville du dép. du Puy-de-Dôme, arr. d'Isoire. Compain veut dire, pour compagnon. Dérive du latin cum et panis, comme si on disait qui mange le même pain.
COMPAIRON. — De Compeyre, bourg du Rouergue, sur le Tarn, dép. de l'Aveyron, à une lieue de Milhau. Comperre, dans le vieux français, voulait dire acquérir. Compairer veut dire payer, acheter, comparaître, regarder, découvrir.
COMPARET. — De Compas, commune de la Creuse, arr. d 'Aubusson.
COMPEAU. — De la Compote, dans la Savoie, arr. de Chambéry. V. Compiau.
COMPIAU. — De Compiègne, ville située sur l'Oise. Vient du grec panos, pain.
COMPTANT. — Des Comptes, seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 en faveur de Barberé. Comptant se disait pour argent monnayé.
COMPTOIR, COMPTOIS. — De Contoire, dans la Somme, ar. de Montdidier. Comptoir, cabinet, boîte, petit coffre, jeton pour compter.
COMTE. — De Comtes, en Artois, diocèse d'Arras. Comte, homme noble, qui possède une terre érigée en comté pour lui ou pour ses ancêtres; prévôt d'une confrérie.
CONDAMINE. — Seigneurie en Franche-Comté, érigée en 1539 pour Harenc. Condamine est une grande pièce de terre qui a quelques droits seigneuriaux.
CONDÉ. — Seigneuries de ce nom dans le Barrois, dans le Berry, en Bourgogne, en Bretagne, dans l'Ile-de-France, en Lorraine, et dans la Normandie. La plus ancienne est celle de Normandie qui date de 1112 et fut érigée en faveur de Condé. Ménage dit que l'origine de Condé vient de ce qu'autrefois la Vienne entrait dans la Loire à Cande, ou Candé, ou Condé, mots qui signifiaient confluent.
CONDON. — Ville de Gascogne, dans le dép. du Gers, sur la Baise, à 10 lieues de Bordeaux.
CONDRAT. — De Condres, dans le Bas-Languedoc, diocèse du Puy. Condrat, var. de condron, pain ou pâte d'orge.
CONFOULENS. — De Confolens, baronnie dans le Languedoc, érigée en 1600 pour De Cayres. Ce mot vient de confiant, confluent, lieu où plusieurs rivières s'assemblent. D'où les noms de confiants, conblants que l'on trouve en France. C'est la forme latine, tandis que Condat, Condé, est la forme gauloise.
CONILLARD. — De Conilhac, dans le Bas-Languedoc, diocèse de Narbonne. Oonillard vient de coniller, se cacher, faire le poltron. En terme de marine, conil, endroit de la galerie où se posent les rames, lorsque le vaisseau ne vogue pas.
CONILLE. — De Conlie, commune du dép. de la Sartlie, arr. du Mans. Conille, femelle du lapin, embarras, manigance.
CONNAISSANT. — De Connazat, dans le Périgord, diocèse de Périgueux. Connaissant, connaissance, ami.
CONNILLER. — De Conliège, commune du Jura, arr. de Lons-le-Saulnier. Coniller, chercher des ruses, des détours pour s'esquiver.
CONQUET. — Petite ville maritime de la Basse-Bretagne, au pays de Cornouailles, à 5 lieues de Brest. Conquet signifie conquête, butin, gain, profit, découverte.
CONSIGNY. — Commune du dép. de la Haute-Marne, canton d'Andelot, arr. de Chaumont. Du verbe consigner, revêtir d'un sceau, signer, délimiter.
CONSTANT. — De Saint-Constant, commune dans le dép. du Cantal, arr. d'Aurillac. Constant, ce qui est certain, indubitable, durable, qui ne change point, ferme, assuré, fort.
CONSTANTIN. — Du Cotentin, pays de Normandie. Constantin, nom d'homme, souvenir du premier empereur chrétien qui donna son nom à la ville de Constantinople.
CONSTANTINEAU. — De la Contentinaye, seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour De Benazet.
CONTANT. — De Contay, dans le dép. de la Somme, arr. d'Amiens. Contant, contemps, mépris, indignation. Dérive du grec konton, abrégé. En vieux français il signifie querelle, braverie.
CONTERIE. — De la Contrie, seigneurie de Bretagne, érigée en 1700 pour Cliarette. Conterie, espèce de rassade, grosse verroterie qui se fabrique à Venise. Les sauvages en font une broderie.
CONTRECŒUR. — De Contrecourt, seigneurie unie à celle de Gournai, érigée en marquisat en 1693. Contrecœur, fond de cheminée entre les jambages et le foyer. C'est aussi une plaque de fer ornée de sculpture qu'on met au milieu de la cheminée pour conserver le mur et renvoyer la chaleur ; enfin un petit manteau qui ne couvrait que les épaules.
CONTREMINE.— De Contamines, dans la Haute-Savoie, arr. de Bonneville. Contremine, en terme de guerre, c'est une route souterraine tout le long de la muraille, large de trois pieds et haut de six, avec plusieurs trous pour empêcher l'effort des mines.
COPPAY. — De Copay, seigneurie en Picardie, unie au comté de Nesles en 1545. Coppée, mesure pour les grains.
COPPIN. — De Coppenaxfort, dans le dép. du Nord, com. de Craywick. Copin, morceau, coupe.
COQUART. — De Coq-en-la-Mancellière, seigneurie normande, érigée en 1740 pour Colin le Maignen. Coquart ou quoquart, glorieux sans sujet, jaseur, babillard.
COQUELET. — Seigneurie de Picardie, érigée en 1678 pour Le Roi. Coqueret, plante,
COQUET. — De Cosquet, seigneurie de Bretagne, érigée en 1600 en faveur de Cecillon. Un coquet est le nom d'un petit bateau qu'on amenait de Normandie à Paris.
COQUILLART. — De Coquille, commune du dép. de la Dordogne, arr. de Nontron. Coquillart est un terme de
carrier et signifie lit de pierre dans une carrière qui est remplie de coquillages. Vient du grec kogché, coquille, et signifie encore benêt, sot.
COQUILLIER. — De Corquilleroy, commune du Loiret, arr. de Montargis. Coquiller est une collection de coquilles ou le lieu où on les rassemble, et un coquillier est un fafabricant de coquilles.
COQUINCOURT. — De Couquèques, commune de la Gironde, arr. de Lesparre. V. Cocquin.
COQUINEAU. — De Coquinet, dans le dép. des Côtes-du- Nord, commune de Langueux. Coquineau, dim. de coquin. Dans le vieux français, un coquin était un mendiant, et la coquinerie était synonyme de mendicité.
CORADEAU. — De Corréardes, lieu dans le dép. de la Drôme, commune de Lus. Coradoux est l'espace enfermé entre les deux ponts d'un vaisseau.
CORBEAU. — De Corbel, seigneurie dans le Dauphiné, érigée en 1220 pour Corbeau. Corbaux, sorte de poisson. Vient du grec korax, corbeau. Corbeau, fossoyeur, bout de rondin en partie carbonisé.
CORBEIL. — Comté dans le Hurepoix, érigé pour de Corbeil, et qui a appartenu au roi de France. Corbeille, panier d'osier.
CORBÈRE. — Commune du dép. des Pyrénées-Orientales, arr. de Perpignan.
CORBET. — Seigneurie dans la Touraine, érigée en 1331 pour De Préaux. Corbet veut dire serpe, courbette, et corbeau.
CORBIERE. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour Brullon. Corbière est une montagne aux flancs couverts par des taillis de chênes verts et de châtaigniers sauvages; lieu fermé de claies.
CORBIN. — Seigneurie en Guyenne, érigée en 1733 en faveur de Jaineric. Corbin, vieux mot qui signifiait corbeau. On disait corbiner pour dérober, escamoter. Dérive du latin corvinus. Cotgrave le traduit par crow, corbeau.
CORBINEAU. — De Courboin, dép. de l'Aisne, c. de Condé, en Brie. Corbineau, jeune corbeau.
CORBY. — De Corbie, commune du dép. de la Somme, arr. d'Amiens. Corbis, mesure de noix.
CORDA. — De Corday, commune de la Normandie. Corda, espèce de grosse serge croisée et drapée, toute de laine.
CORDEAU. — De Cordey, seigneurie de Normandie, érigée en 1463 pour De Cordey. Cordeau, petite corde.
CORDIER. — De Cordieux, commune du dép. des Vosges, à 3 lieues de Saint-Dié. Cordier est celui qui fait ou vend de la corde, un bateau dont se servent les pêcheurs qui pèchent avec des cordes munies de hameçons.
CORDIN. — De Cordon, dans la Haute-Savoie, arr. de Bonneville.
CORDONNIER. — De Cordonnais, seigneurie en Bretagne, érigée en 1696 pour de la Motte. Cordonnier, ouvrier qui fait des chaussures.
CORIGNAN. — De Corignac, commune du dép. de la Charente-Inférieure, canton de Montendre, arr. de Jonzac. De coriner, haïr.
CORMIER. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1480 pour De Chambray. Cormier, arbre qui porte des cormes, et dont le bois sert à fabriquer des fuseaux pour les rouets, et des outils de menuisier.
CORNEAU. — De Corne, commune du dép. de Maine-et- Loire, arr. de Baugé. Cornau, quartier, canton, village, paroisse. Dérive du grec keraos, corne.
CORNEILLE. — Seigneurie en Normandie, érigée en 1463 en faveur de Saint-Liver. Corneille, oiseau à couleur noire, comme le corbeau, mais de moindre grosseur. C'est aussi le nom d'une plante. Vient du grec kérôné, corneille.
CORNEILLIER. — De Corneuil, seigneurie et châtellenie de Damville, érigée en baronnie en 1552. V. Cornillier.
CORNELIUS, — De Cournanel, dans le dép. de l'Aude, arr. de Limoux.
CORNET, CORNETTE. — Seigneurie en Auvergne, érigée
en faveur de Du Prat, en 1638. Cornet, coin, aile d'armée, insecte, éteignoir, cornet à mettre de l'encre. Cornette, habillement de tête, capuchon, chaperon, tempe, coin, angle, lieu retiré.
CORNIERE. — Des Corniers, seigneurie de Bretagne, érigée en 1696 pour Rahier. Cornière, en terme de blason, signifie un anse de pot. Veut encore dire coin, angle.
CORNILLIER. — De la Cornillière, seigneurie bretonne, érigée en 1696 pour Le Lay. Cornillier, gosier, cornouillier.
CORNU. — Seigneurie dans le Rouergue, érigée en 1280 pour De Montcalm. Cornu, fou, extravagant, honteux^ dupe, paré, fourchu, ovale, qui a plusieurs angles, monnaie.
CORON. — Bourg d'Anjou, dép. de Maine-et-Loir, à 6 lieues de Montreuil-Bellay. Coron signifie coin, extrémité, résultat.
CORPORAL. — De Corps, bourg du Dauphiné, dép. de l'Isère, à 9 lieues de Grenoble. Corporal, linge sacré que le prêtre étend dans le calice pour recevoir les fragments de l'hostie, s'il s'en trouvait. Le peuple appelle corporal un bas officier de guerre nommé caporal.
CORPERON, CORPRON. — De Courpière, dans le Puy-de- Dôme, arr. de Thiers.
CORRIVEAU. — De Gorrevod, commune du dép. de l'Ain, arr. de Bourg. Corriveau vient de corrival, celui qui tire de l'eau d'une même source qu'un autre, qui la conduit par un même canal pour la faire venir sur ses terres, et pour cela a souvent contestation avec lui. Depuis on appelle corriveaux ceux qui ont les mêmes prétentions, qui aspirent en même temps à la même chose, aiment la même personne.
CORREGE. — Ville d'Italie, dans le Modenais, à 3 lieues de Reggio et à 4 lieues de Modène. De corrégeux, corroyeur.
CORRY. — De Courry, dans le Gard, arr. d'Alais.
CORSIN. — De Corseuil, comté de Bretagne, érigé en 1634 pour De Cramezeul. Corssin se disait pour banquier.
CORVAISIER. — De Corvez, seigneurie de Bretagne, érigée en 1700 pour Le Pape. Corvesier, savetier.
CORVAL. — De Corvale, seigneurie en Bretagne, érigée en 1696 pour Du Masle. Corval se disait pour troupes et à Venise pour cavalerie légère.
COSANGE. — De Cosenze, ville de l'ancien royaume de Naples, et capitale de la Calabre.
COSMES. — Villes des dép. de l'Aveyron et de la Sarthe. Cosmes, nom des magistrats établis en Crète pour y maintenir le bon ordre. Vient du grec kosmos, ordre. Cosme signifie aussi chevelure, écritoire, poignée d'épée.
COSSET. — De Cossé, bourg d'Anjou, dép. de la Mayenne, à 4 lieues de Laval. Oossé, en cosses.
COSTE. — Seigneuries de Bretagne, de Champagne, du Poitou et du Quercy. Coste se dit pour penchant d'une montagne. Cotte, nid, panier de pigeons, coût, dépense, mesure de capacité, corbeille, panier.
COSTERET. — De Costera, canton du dép. de la Corse, arr. de Bastia. Costeret, mesure de vin, d'huile, liqueur, panier, charge.
COSTILLE. — Des Cotils, seigneurie en Normandie, érigée pour De la Lande, en 1772. Costille dérive du latin castillum, de costa, côte, versant d'une côte, coteau.
COSTIN. — Des Cots, seigneurie en Normandie, érigée en 1630 en faveur de Menard. Cotin, chaumière, cabane.
COTE. — De Côte, communes des dép. du Rhône et de celui de l'Isère. Côté, flanc d'un navire, endroit quelconque, parti. Dérive du grec ostéon, os.
COTEREL, COTTEREL. — De Couterelle, dép. de la Charente-Inférieure, commune de Pons. Coterai, arme ancienne dont il est fait mention dans les poètes; bandit, cotte d'armes, laine filée.
COTIN. — De la Cottinais, seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour Brasdasne. Cotin, cabane, chaumière, cahutte.
COTINEAU. — De Gastines, dép. de la Sarthe et de la Mayenne. Cotineau, dim. de Cotin.
COTRAY. — De Cauterets, bourg du dép. des Hautes-Pyrénées, arr. d'Argelès.
COTTE. — De Cotte- Juillaquet, seigneurie de l'Angoumois. Cotte, partie du vêtement des femmes qui s'attache à leur ceinture, et qui descend jusqu'au bas. Cote, degré de parenté.
COTTENAY. — De la Cottinais, seigneurie de Bretagne. Dérive de cotte, cotillon, jupe.
COTTON. — De Goutte, commune du Calvados, arr. de Lisieux.
COTTU. — De Cottun, en Normandie, diocèse de Bayeux. Cotu, raboteux, qui a des côtes, qui n'est point rond, noueux, en parlant du bois.
COTTY. — De Cottière, dans la Charente-Inférieure, cornu de Montguyon. Côtil, penchant d'une colline, coteau.
COUAGNE. — De Cougny, lieu du dép. de la Nièvre, dans la commune de Saint - Jean - aux - Amognes. Oouagne ou couanne, couenne, peau de cochon.
COUCEAU. — De Coucy, commune du dép. des Ardennes, canton de Béthel.
COUDAY. — De Coudey, seigneurie en Normandie, érigée en 1463 pour De Brébœuf. Couday, coudée, coup de coudes, poignée. Couder, lier, attacher.
COUDRA Y. — Seigneuries de Bretagne, de Champagne, de Normandie, de l'Ile-de-France et de l'Orléanais. Coudray, variante de coudrete, coudraye, lieu planté de coudres.
COUDRET. — De la Coudre, seigneurie en Anjou, érigée en 1600 pour De la Béraudière.
COUENON. — Rivière de Bretagne qui se jette dans la mer, près du Mont-Saint-Michel. On appelle coué un animal à qui on n'a pas coupé la queue.
COUERIER. — De Coyrière, dans le Jura, arr. de Saint- Claude. Dérive de cuerier, choriste.
COUET, COUETTE. — De Couhé, seigneurie et ville du Poitou, dép. de la Vienne. La seigneurie devint marquisat en 1652. Couet se dit de quatre grosses cordes
amarrées au bas des voiles, vers Tavant du vaisseau, bonnet de femme, armure. Couette, lit de plume.
COUILLARD. — De Couilly, dans le dép. de Seine-et-Marne, arr. de Meaux, canton de Créey. Couillard se dit de la corde qui tient la grande voile à la grande attaque du grand mât. Couillard, pierriers ou machines de guerre pour jeter des pierres.
COUILLAUD. — De Goulles, dans le dép. de la Côte-d'Or, arr, de Châtillon. Couillaut, valet de chanoine à Angers, en général, bon compagnon.
COUIN. — Commune dans le dép. du Pas-de-Calais, canton de Pas, arr. d'Arras. V. Coin.
COULLARD. — De Coulaures, dans le dép. de la Dordogne, arrondissement de Saint-Gaudens. Dérive de coulle, vêtement.
COULIN. — De Coulans, bourg du Maine, dép. de la Sarthe, arr. de Mans. Coulin se dit pour rigole.
COULOMBE. — Seigneurie de l'Ile-de-France, érigée en 1552 pour De Recouart. Coulombe, colonne, jambage.
COULON. — Commune dans le dép. des Deux-Sèvres, arr. de Niort. Coulon, vieux mot qui signifiait pigeon. Cou- Ion est encore un cultivateur qui sous-loue quelques parcelles de terre d'un fermier, un colon. C'est encore un pigeon.
COULANGES. — Seigneurie en Normandie, érigée en 1510 pour De Mathan. Plusieurs villes de ce nom dans la Charente-Inférieure, dans le dép. des Deux-Sèvres et dans l'Aisne.
COUP AL. — De Coupelle, dans le Pas-de-Calais, arr, de Montreuil. Coupai se disait pour coupable.
COUP ART. — De la Couperie, hameau dans l'Anjou, parlement de Bordeaux. Dérive de coupe, action de couper.
COUPEAU. — De Coupetz, commune du dép. de la Marne, arr. de Châlons. Coupeau, sommet d'une montagne, éclat de bois ou de pierre, et couppeau, rayon de miel.
COUPIAU. — De Coupiac, seigneurie en Rouergue, érigée pour De Rhodez. De couple, faîte.
COUPy. — De Coupy, commune du dép. de l'Ain, arr. de Gex. Ooupiz, toile de coton à carreaux importé du Bengale, taille.
COURAGE. — De Couraze, commune dans le Béarn, diocèse de Lescar. Courage, se disait pour chœur, société.
COURAULT. — De Courant, dans la Saintonge, diocèse de Saintes. Courau, petit bateau pour charger les grands bateaux sur la Garonne.
COURBERON. — De Corberon, commune du dép. de la Côte-d'Or, canton de Seurre, arr. de Beaune.
COURBETTE. — Commune du dép. du Jura, arr. de Lonsle-Saunier. Courbet, partie d'un bât de mulet élevée en forme d'arcade sur les aubes, outil tranchant et recourbé comme la serpe.
COURCELLES. — Communes des dép. de la Charente-Inférieure, du Doubs et de l'Aube. Fief en Coudray, au Perche, canton d'Authon, arr, de Nogent, département d'Eure-et-Loir. Courcelle, petite cour.
COURCY. — Seigneuries du Gâtinais, de l'Orléanais et de la Normandie, village du Loiret, ci-devant marquisat, à 3 lieues de Pithiviers. Courcie, passage, galère.
COURCIVAL. — Commune du dép. de la Sarthe, canton de Bonnetable, arr. de Mamers.
COUREAU. — De la Coures, seigneurie en Languedoc, érigée en 1570 pour De Planchaud. Coureau, vieux mot qui signifiait barres, coulisses, verroux.
COURIER. — De Courrières, dans le Pas-de-Calais, arr. de Béthune. Courier, postillon qui fait le métier de courir la poste, de porter les dépêches.
COURNOYER. — De la Cornouaille, commune dans le dép. de Maine-et-Loire, arr. d'Angers. Cournouiller, arbre qui porte des cornouilles, fruit rouge et acide.
COUROI. — Des Couroyers, seigneurie de Bretagne, érigée en faveur de Botherel en 1600. Couroi, composition de suif, de soufre, de résine et de verre pilé dont on frotte les vaisseaux avant d'entreprendre un voyage au long cours. C'est encore une fressure de mouton.
GOURSEL. — Commune du Beaujolais, diocèse de Lyon. Coursel se disait pour tombereau, brouette, chariot.
COURSOL. — Des Courtesolles, dans la Vendée.
COURSON. — Seigneurie en Normandie, érigée en 1463 pour De Neuf ville. Courson, branche d'arbres de l'année précédente, coupée en-dessous du troisième œil.
COURTEAU. — Seigneurie en Bretagne, érigée en 1700 pour De Perenno. Courteau, instrument de musique, espèce de basson racourci, qui servait de basse aux musettes, cheval de taille courte, animal dont on a coupé la queue et les oreilles, pièce d'artillerie, sobriquet donné aux gens de métier à Bourges.
COURTAULT, COURTAULX. — Commune dans le Haut- Languedoc, diocèse de Mirepoix. Courtault, sorte de mortier monté sur des roues. Vient du grec kortos, enceinte.
COURTEMANCHE. — Seigneurie et village dans- le département de la Somme, en Picardie, arr. de Montdidier. Le seigneurie fut érigée en châtellenie en 1481.
COURTET — De Courtetain, dans la Franche-Comté, diocèse de Besançon. Courtet, nom donné aux bœufs d'une sta- . ture ramassée.
COURTIER. — De Courtillers, commune du dép. de la Sarthe, canton de Sablé, arr. de La Flèche. Courtier, courtisan,
juge.
COURTIN. — De Courtines, seigneurie dans le Languedoc, érigée en 1458 pour De Camins. Courtin, terme de fortification.
COURTIS. — Commune de Normandie, diocèse d'Avranehes, parlement de Rouen.
COURTOIS. — Commune du dép. de l'Yonne, canton de Sens. Courtois, courtisan, doux, familier, favorable, commode.
COURTON. — Bourg dans le pays d'Aunis, diocèse de La Rochelle. Courton, la plus mauvaise filasse après l'étoupe. Dérive du grec kortos, enceinte.
COUR VILLE. — Seigneuries dans la Beauce et en Normandie, à 5 lieues de Chartres.
COUSEAU. — De Couse, commune du dép. de la Dordogne, canton de Lalinde. De cousel, tenure en coterie.
COUSIN. — Du Cousin, ri\àère de la Côte-d'Or, arr. de Semur et de Gouzens, commune de la Haute-Garonne, arr. de Muret. Cousin, enfant issu de deux frères, insecte, chanteau.
COUSINEAU. — De Gouzougnat, dans le dép. de la Creuse, arr. de Boussac.
COUSINET. — Cousinette, pomme qui se rapproche de la calville.
COUSSEAU. — De Cousse, seigneurie en Périgord, érigée en 1646 en faveur de Diez. Cosseau, tuyau de la plume, plume non taillée.
COUSSIN. — De Coussan, commune du dép.^ des Hautes- Pyrénées, arr. de Tarbes. Dérive de culcita, matelas.
COUSSON. — Petite rivière de France qui se jette dans la Loire au-dessous de Blois. Cousson signifie gousset de chemise. Rabelais appelle cousson un morceau de linge carré qu'on met sous l'aisselle aux enfants.
COUSSY. — De Coussey, seigneurie en Lorraine, dép. des Vosges.
COUTANCE. — Seigneurie de Bretagne, érigée par Le Breton en 1668. Coutance, coiit, frais, dépense.
COUTANT. — Commune dans le Bourbonnais, diocèse de Clermont, parlement de Paris. Coûtant, coûteux, pénible.
COUTANCEAU. — De Coutançon, commune du dép. de
Seine-et-Marne, canton de Danemarie, arr. de Provins.