PROJETS DE VOYAGE DANS LES PAYS-BAS
DIALOGUE
ENTRE UN PÈRE C0?fSCRIT ET UX ÎILS INVALIDE.
Air: Çà. vous va—t-rilbien. '
Î.E FILS
Pour la gloir' j'ai des panchans, Quand j'ai pompé le Champagne j Mais je suis toujours aux champs S'il faut entrer en campagne.
Votre champ d'honneur me teut' pas beaucoup ; C'est qu'il n'<j^ut qu'un coup ePour tuer un loup.
J'crains que l'choléra n'm'accompagne J'en porte an symptôme dans les PajS'Bas.
l.EPÈRE.
Mon fils no craius j>a.s Un noble trépas, Comm' tout ira bleu on n'te blcss'ra pas.
LE FILS
D'un endroit qu'on nomme ^ni^erv, [Jn fier à bras nous menace ; Il m' mettra l'amc à l'enverii Si je tombe dans sa nasse.
Par monsieur Cliassé Si je suis chassé , Vous Trez la cuibute aubout d'votr' /ow*';
On vous dira : Saute paillasse I Pourquoi ineltr' toji nez dans les Pajs-Das.
LE rÈur;. •
Mon fils ne crains pas, etc.
LE FILS-
On peut à c'tir élranf;er M'abattrc comme uu poupée !
Faut qu'un instant pour cîianjjer Un' poir' molle en poir' tapée.
Donnez à Popold pour soul'nir le choc,
L'.ji[énéral Vidocq
Au lieu d'votr' jeun' coq, N'est-c' pas iisscz d'un' jyoul'e hiipëe? Tout' votr' basse cour passe aux Pays'Ras.
LF, PÈRE.
Mon fils ne crains pas, etc.
LE FIL.S
Prêtez, au nom du budget,
Une oreille"à la nature,
(iherchez un autre sujet
Pour votr' discours d'ouverture! Quand j'n'aurai qu'un œil, qu'un' jambe et qu'un bras", En s'rez-vous moins gros , en s'rai-je plus gras?
Lorsque la poire sera mure Çà n'peut l'empêcher de tomber bien bas.