DISCOURS DU SOUVERAIN A L'OUVERTURE DE LA SESSION DES CHAMBRES
Air : De la Treille de sincérité.
Plus gais, plus francs qu'un protocole , Lançons à la chambre un refrain :
La parole Au peuple souverain ! {bis).
Écoutez le brusque langage De ces compagnons du devoir , Qui mettent leurs nippes en gage Plutôt que d'se vendre au pouvoir. [Ois). A droite , à gauche on n'est pas chiche De s'iivrer au juste-milieu ; Mais Chose n'est pas assez riche Pour acheter la voix de Dieu.
Plus gais, etc.
Pour soulager les misérables Qui vous placent là tous les ans,
( 7 ) Soyez plus gais, nos Honorables, Surtout soyez moins imposons! [bis).
Nourrissons de la pauv;e France , Si vos frères, dans leur grenier, N'obtiennent que d.e% jours de souffrance^ C'est trop d'ies leur faire payer.
Plus gais , etc.
Quand , fatigués d'ieur esclavage , Les souverains de nos faubourgs Demandent du pain et d' l'ouvrage , Audrj- leur fait des calembourgs. [bis). « Ils ont de quoi manger et boire , » Dit le chevalier du scrutin ; )> Pour la soif ils cnX. une poire , » Pour la faim n'ont-ils pas Dupin? »
Plus gais, etc.
Est-ce h l'industrieuse abeille A nourrir l'indigne frelon ?
Au pauvre à fournir la corbeille Qui doit briller dans un salon ? {bis). Pour c'bel hymen d'outre-Mo5.elle De nouveaux impôts sont levci :
I/camarade avec sa d' moiselle Enfonc' joliment les pavés!
Pius gais. etc.
N'donnez plus tant de fil à r'tordre Aux malins qui vous présid'roiJt, Ou, pour vous rappeler ."i l'ordre Toul's nos sonneli's y passeront, {bis). 1,'son argentin qui vous réveille A mille échos sur chaq' gradin , Et lorsque nous prêtons l'oreille Nous entendons : « Gredin, f^rcdin ! ! » Plus gais . etc.
De votre école politique , C'est restaurant d'suivre les cours!
Vous rendez le bon peuple étique En l'nourrjssant de vos discours, (bis). Au faux jour d'une chambre-noire Vous list^z nos pétitions;
Quant au bonheur, quanta la gloire
Ça s'passe en conversations.
Plus gais, etc.
Rendez-nous ces jours d'abondance Qui f saient prospérer nos cités ; Rendez-nous notre indépendance Et prenez moins de libertés, {bis}.
Par pillé pour notre industrie , Messieurs, daignez prendre un îDon-.ent Les intérêts de la patrie.
Ou prenez voir' département !
Plus gais, plus francs qu'un protocole , Lançons à la chambre un refrain :
La parole Est au souverain !
Le Chev. DEbiRiviEux , Ex«aide de carno de feu M. Henri de la Rochejacquelin, Editeur rue Rousselet , n° 5.