RÉBUS
L'effet de la prise de la duchesse de Berry,
L'effet du discours d'ouverture.
L'effet du coup de pistolet.
Quels chats auront-ils pour faire disparaître toutes ces Rates? Les victoires de la Belgique, uon ! Grand-
Poulot....
An;:
LES FRANÇAIS EN BELGIQUE, Ronde.
C'est l amour y V amour ^ l'amour.
C'est du vin, du vin, du vin Qu'aime à boire La Victoire:
Soldats, ou nous prône en vain La bihrc de Louv.iin.
Troupier z'au chant du Coq à Vane, T'as pour boire le coup du matin Poiré, cidre, bière, tisane ; C'est pas ça qu'nous versait Câlin.
Aux jours de la conquête J' faisions sauter l'bouchon !
Mais comment perdi' la tête Auprès d'un grand cruchon... 1 C'est du vin, etc.
Troupier, rengaine ton courage Et ton épée , et ton drapeau , Entre la poire et le fromage Tu resteras le bec dans l'eau.
(8) Pour c'te farce guerrière On va nous encenser :
C'est d' Ja petite ùière Qu'on veut faire mousser.
C'est «lu vin , etc.
Troupier t' es bête en politique Sans quoi tu devin''rais pourquoi Que notre quasi-république Yole au secours d'uu quasi-roi.
Fh bien, voilà l'iiisloire:
1/ beaufrèr' d' ces deux cadets
Sans nous est prêt à boire
Un bouillon Iwllanduis , C'est du vin , etc.
Troupier, t'es pas un acrobate Pour que l'Angiais .se donn' lestons De te mettre un fil à la paKe Ni pus, ni moins qu'à des z'hann'tons.
Quand t'avances d'plus belle
Aux pans pans du tambour,
L'anglais tir' la ficelle,
Crac, tu fais demi-tour.
C'oKt du vin, etc.
Troupier, nous en voyons d'sévères Depuis qu' ces farceurs de badauds S' sont avisés d' casser nos ven es Et d' renverser notre Bordeaux.
D' puis ces trois jours de gloire,
Avons-nous l'air vainqueurs;
C'est le jus de la Poire.,
Qui nous glace le cœur.
C'est du vin , etc.
Troupier, qu^au-delà des frontières i<os grands si gros, si sots, si vain^r, Aillent se mettre entre deux bierres; Tachons d'nous mettre entre deux vins.
Et pour boire à la France
Passons sous nos drapeaux
Du Bordeaux au Constance.,
Du Constance au Bordeaux.
C'est du vin , etc.
Le CnEv. Desce!Vieux,
Ex-aide «le canin de feu M. Ileuri de îa Ro^hejaoquel.'ii,
Editeur
rue RoiiGselet , n° 5.
i-ARis. — laipi-ijuerie de V'' TiiTJ.MJ, rué du Cloitru Satul-Bfn'jîl , n" .^.
Au bnreaa de« publications de la FOUDKE , rue Richepanee, n° i. rtrvi*%v*vvv«.'»(V».i^'VV'«'i.**'Vv*x»,'»x\'»'^\'»w*-«i'v\'».'v^-*v»'»v»,'*\'»vTv'\.\'\-».%*'«
YISÏTECSE.
lie laurier seul préserve de la foudre.
UN PAS A BLi^YEI
Dehors, fille du ciel, effroi des tyrans, dehors! quitte ton nuage gros et noir des sottises, des folies, des bévues de la semaine... 0 foudre, pars encore ! ô foudre , élancetoi!
Voya^jeuse vengeresse, en passant , sillonne de traits de feu et de sang ce vieux palais que l'on récre'pit, d'après l'usage des filoux qui défigurent ce qu'ils volent pour tromper l'œil de Vidocql Lance un triple éclair sur les rideaux de cette alcôve; et que, par toi , celui qui cherche à y dormir voie debout, i\ son chevet, trois spectres : l'un, sans tête; l'autre , le tire-pointe de Louvel au cœur ; le troisième , le cou noir et gonflé sous le mouchoir homicide ! î
Lance un éclat, mais un éclat de rire, en passant, sur cette tabagie parlementaire , où l'on s'aveugle dans la fumée de l'orgueil, où l'on se roule dans l'ivresse du bavardage, où l'on se vautre dans toutes les immondices de l'im-
posture, de la haiue et de la cupidité où un jour, nous
l'espérons bien , la maréchaussée viendra, comme à la fin d'une orgie de mauvais lieu , pour nettoyer la salle et faire payer à qui de droit les bancs et les pots cassés I !
Dans ton trajet rapide , instantané , réveille l'indifférence du bourgeois, rechauffe l'égoisme du château, éclaire le marchand sur ses vrais intérêts, respecte la chaumière où l'on souffre, le presbytère où l'on prie; brise, en volant au but , ces arbres que des insensés ont osé replanter, ignorant, sans doute, que leur racine ne s'enfonce que dans un terrain gras de sang humain ; et, sans craindre les clvsoires- Lobau, brùie, mais brûle si bien, sur nos clochers, leur patriotique bigarrure, qu'il n'y reste plus que la couleur qui sépare le bleu du rouge.
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Foudre fifJèle à Rl,-\y(>!.., Tu [x-nèlrcs partout, et le juslo-imlîcu n'a point de paratoni.'ene à l'opposer , niets eu défaut les estions, les geôliers, les sentinelles... et que la voix pénètre justjn'à cette noble et jeune dame <.\^\\w félon retient jirisonnière!
Ta voix... elle ne l'effraiera pas: elle n'est terrible qu'aux uiécliaus! Ta voix. . Maric-(.'arorn)e, riait à ses éclats , sur les laui'os de sa Breta^jne, quand, le soir, cbercbant de Tceil un abri contre rora(;e qui venait, elle s'en allait, en mère de roi, liturter, au hasard des mauvaises rencontres, à l'huis du château ou de la chaumière, toute prête à dire: « Ouvrez, c'est la fortune de la France! »
Et quand tous, châtelains, méîayers, pâtres et bûcherons, ont répondu en tressaillant d'amour et d'admiration à cette douce et fière voix; quand tous s'agenouillent encore devant les traces que vous avez, Madame, laissées à leurs foyers, il s'en est trouvé un qui vous a vendue, un qui vous a payée, et qui, fier de son marché, a fait fermer sur vous les portes d'une piison... Le premier, descendant de Judss; le second, fils de Philippe-Égalité... (7est dans Tordre, bon sang ne peut mentir.
Et c'est devant la poric vérouillée par votre féal parent, aidé d'Iscariote , que nous venons , nous aussi , faire nombre parmi ces courtisans du malheur , qui fuiraient comme un opprobre un quart d'heure passé aux Tuileries, et sollicitent comme un honneur des années de captivité à Blaye. Belle et noble cour, Madame!., cour à rendre un roi plus fier que tous les quartiers, tous les blazons dont il s'entoure d'ordinaire. Tous les bons cœurs sont avec vous, toutes les belles et nobles pensées vous suivent dans votre nouveau Rosny. Je comprends c[ue vous aimiez la France j vous attirez à vous tout ce qu'elle a de grand et de généreux... Aussi votre premier cri, à vous, a été : « Je le savais bien: « ce nest pas un Français qui rn a livrée ! » Cette noble certitude, vous l'avez acquise à voir et à connaître tous ces braves gens qui vous ont accueillie^ guidée et suivie...
On croit à la vertu, au courtage, à la fidélité, au dévoiinient, en société des soldats de Larochejaccjueliu et à^si frères de Cathelineau... Que croit-on, ie le demande, après avoir hanté ceux qui visitent les Tuileries aujourd'hui?.... On croit à la puissance de l'or, à la valeur du serment , tant qu'il vaut une place, au dévouement au roi , tant que sa face est sur la monnaie courante , à la fidélité au drapeau, tant qu'il flotte sur les tours de Notre-Dame — et l'on s'écrie à l'ombre du plus petit pisfolet, au bruit de la moindre explosion : « /^n êtez-les , ils ont tiré sur moi. »
( 5 ) IL NE L'A PAS attendue:
Louis XVIIi disait à Gand , en i8i»5 : •■ li l.iui^ poHr le « bonheur de la France, que Bonaparte en sorte le plus tôt M possible; et pour le repos de ma fanaille . (jue ie duc .< d'Orléans n'y rentre jamais. » L'exil perpétuel du prince était chose résolue par le monarque , mais il céda a-ix sollicitations pressantes du comte d'Artois et du duc de Kerri. Aussi lorsqu'il eut signé l'autorisation du retour, il élit ces propres paroles : » Qu'on ^arde cette plume ; elle servira à « l'abdication d'un de ceux qui me font commettre cette « faute. » Quand on le pressa d'accorder à la branche d'Orléans le titre d'Altesse Royale, Louis XVllI dit encore à Monsieur, qui sollicitait cette grâce avec une bonté sans pareille : « Non, par Dieu, je ne l'accorderai pas; ils sont « déjà trop près du tFÔne. » Enfin, quand le jour de la naissance du duc de Bordeaux , le duc d'Orléans vint présenter son compliment de iélicitations au roi : « Monsieur, répon- •< dit Louis XV lil, il n'y a entre vous et ia couronne qu'une •< seule tête ; votre chance est belle, très-belle, atten- " dez-là... » Il ne l'a pas attendue!
UN COUP DE PIED A LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS. Dieu pour s'y faire ouïr loanerait vainement,
La session a commencé. Le discours de Louis -Philippe a fait retienne des échos de ces murs tout fraîchement revêtus de marbrca, de draperies et de dorures... On ne pouvait mieux les habituer à répéter des phrases vides de sens et de vérité.
Que diable voulez-vous qu'il sorte d'une tribune portant au frontispice : Charte de i83o? Le mensonge et encore le mensonge!.... Voyez! tout y est faux depuis les bigarrures de ces neuf drapeaux groupés sur le toupet du président, jusqu'à ce toupet lui-même! Tout y est menteur, et les mots qui y retentissent, et les figures qui y sont sculptées !
Olez-moi ces personnages mythologiques: cette liberté, si bête , cet ordre public , si gauche; et qu'on me mette sur le piédestal, pour l'ordre public , un bel et bon sergent de ville, appuyé, d'un air vainqueur, sur la balustrade du Pont-d'Arcole; et pour la liberté, un robuste [jeùlier, la main sur les verroux de Sainte-Pélagie l
Oh ! que n'ai-je en mon pouvoir re talisman des vieux contes, qui forçait jadis les parleurs à dire la vérité! O mes amis, quel plaisir de le diriger sur tous cesgiands eu-
fileuis de pbrascs, et de les entendre enfin dire, malgré
eux, une lionne lois, ce qu'ils ont au fond de l'aine I
Quels sinjjiiliers aveux ! Que de tuipiludes mises au ^rand
joui-
L'un, en croyant parler économie, s'écrierait : « Tout ira « bien, pourvu que je nian^je du budget. » L'autre, sous sa lanjjue, ne trouverait que places, pensions et décorations,
en y cherchant !e désintéressement et l'incorruptibilité
« Truflesl truffes! » crierait le ventru pour 07«' ou 7ion, et le ministère , à ee cri de découverte , croirait qu'il n'a plus qu'à se baisser pour en prendre.
Bravo î ce n'est pas assez du titre de bavards, et \ous y
joignez celui de badauds Holà , mes amis I et la loi
sur le cumul I C'est bien assez pourtant de> nous prendre
nos pistoles , éparf^nez-nous -lu moins votre ^j/570/e/ Il
n'y ii pas un gobe-moudie, en ce pays de gobe-moucherie, qui ait gobé celle-là... Et il faut être capable de se laisser appeler honorable par M. Dupin pour oser proclamer sa
foi en une jonglerie de cette nature Vous l'avez avalée^
vous, soit!.. Digérez-la si vous pouvez! Quoi qu'il en soit, le nom vous en restera... Nous avons eu la chambre introm^able, nous avons la chambre ^oi(//é-Zâ-Z>/2Z/e. — Adopté à l'unanimité !