NOUVELLE AGENCE MATRIMONIALE
M. Du Fossé, à la maison replâtrée , vient d'ouvrir, sur les traces du célèbre M. Willaume, un bureau d'agence matrimoniale. Il s'y charge des unions tes plus difficiles,-
( 5 ) Ton conseille à tous ceux cjui veulent perdre leur liberté de s'adresser à lui, qui se connaît eti liens de cette espèce.
C'est à lui que madame de Jeuclières a dû ses plus beaux nœuds.
Il a déjà présidé à une célèbre alliance contractée à i'Hôtel-de-Ville, au mois d'août i83o j et , quoi qu'en disent les méchantes langues , il a mené l'affaire à bien. Si l'une des parties contractantes a donné depuis des coups de canif dans le contrat , il s'en lave les mains : ce n'est plus son affaire... Si, à la naissanee du premier enfant, ou a volé la layette , il ne s'en mêle pas... Il fait des mariages, sans répondre des suites.
Hier encore, pour puiser des exemples dans sa famille, et prouver qu'avec lui, intérêts nationaux, affectiogs de patrie, tout cède à la viatrimoniomanie , il a uni sa lille chérie à un ajjent d'affaires anglais. Maintenant, il dirige toutes ses jniues du côté d'une Anversoise , qui brûle tout autour d'elle , pour la donner en seconde noce à un Lelge, qui, sans son secours, n'y verrait que du feu.
Il cite eitCore, comme preuve de son habileté dans ce genre d'affaires, l'union de la dame Popule avec un sergent de ville, et d'un journaliste avec la iille Pélagie.
11 a dans ce moment à marier une jeune fdie de vingt et un ans, dotée de ^o mille francs , et arrivée dernièrement de Calais. Quoique sujette aux évanouissemens , elle est brave, et se vante d'avoir vu le feu. On voudrait touver pour elle un homme , n'importe l'âge, la conduite, la fortune, le pays, qui voulût bien reconnaître, comme sien, un pistolet trouvé sur le Ponl-Royai; il lui suffira de déclarer, en outre, qu'il l'a bourré avec un numéro de la Quotidienne, et qu^il l'a amorcé en chantant la Marseillaise.
S'adresser , pour de plus grands renseignemeus , à M. Th ..., (|ui remettra la dot, et qui peut donner sur la demoiselle les détails les plus minutieux et les plus exacts.
ÉCLATS
M. Gannerou , dans l'une des dernières séances , a parlé d't»bus. L'on a entendu l'écho de la chambre... O buse!
La révolte du peuple de la Léventine , contre les républicains d'Uri, fut jnmie par la plus dure des servitudes; la révolte des INeufchàtelois contre un roi, leur souverain^ ne leur coula pas une de leurs libertés.
(Histoire de la Suisse, par Dubouchar, iSaS.)
Quelle «lilTcii-ncc v a-l-il tiiUe (iiiilinumi» 'it^l cl Guillaume de Hollande?... — L'un a Jait tond)er une pomme j Taulic attrape une jwirc.
Un singulier anagramme, c'est celui-là : dans révolution Jranqoi.se ou trouve la France, veut son nni. La France, en»tendez-vous I
En enteudant le père La layette plaindre à la tribune les héroïques Polonais, un plaisant s'est écrié dans la tribune publique : «"Voilà le premier grenadier de Pologne qui mange son bonnet à poil I »