ADIEU A L'ANNÉE QUI S'EN VA
Elle ne tient plus âT nous que par un fil, et déjà pour le couper s'avance la laulx du temps.... C'est bien le moment
de lui dire un peu son fait Nous prenons aujourd'hui
cette main de fer du remords qui secoue l'oreiller de la pécheresse à l'agonie , et cette voix de la conscience qui devance le mot fatal que va prononcer le juge : « Allez , «I maudite ! »
Allez , maudite!., dirons-nous aussi... Oui, maudite; car vous n'avez été qu'un enchaînement de jours tristes, sanglans, ennuyeux, déplorables... Oui, maudite; car vous Yous montrez à nos regards effrayés , couverte, comme un spectre, du linceul du clioléraj les bras nus et rouges comme la révolte aux journées de juin; la bouche bâillonnée ainsi qu'en un éta* de siège,., et les pieds dans la boue, comme nos braves autour d'Anvers.
Oui, maudite ; car vous n'avez apporté à la France que àe-i visites domiciliaires, des saisies, des garnisaires , des geôliers, des déceptions, des mensonges , des déficits , de .nauvaises lois, des lauriers chers et inutiles, des doctrinaires, en un niot...
Allez, maudite I vous fûtes longue pour nous comme le nez de d'Argout... Vos grâces ont été celles de la 13ourri, de la Jeuchère, de la ***. Thiers vous prêta sa proliité , Grand- Poulet sa gloire. Chose sa muailicenco pour encourager les beaux-arts , le commerce et l'industrie... Allez , maudite !
ii6