‹ [Les Cancans]Chapitre 285 sur 297 · GRAND DÉSAPPOINTEMENT DE LA FAMILLE D'ORLÉANS · texte numérisé non relu

GRAND DÉSAPPOINTEMENT DE LA FAMILLE D'ORLÉANS

Le frère de M™<= la duchesse de Berri , le jeune et brillant roi de Naples, vient d'épouser la belle princesse Marie, de Sardaigne. Or, il faut vous dire que la famille d'Orléans avait convoité celte do:;ble alliance long-temps avant la révolution de juillet; mais pour réussir, pour applauir des difficultés nombreuses, des obstacles insurmontables, il avait fallu implorer l'intervention de S. A. R. M?id\me, et on l'avait fait; et dans son inépuisable bonté pour une famille qui ne la méritait cepcndaiît pas, notre bonne duchesse sétait mise en avant, et elle avait ]'éussi; car, q;;! po;ivait alors bii refuser quelque chose? Ainsi, !« fine de Chartres rh vail épouser la prii-eesse Marie de Piémont , et le roi de Naples la princesse Marie d'Orléans ; mais voila qu'au milieu de ces projets de fortune arrive !a révolution de juillet, et que les d'Orléans aident h détrôner leur cousin, et 'a chasser de France leur nièce et ses

cnfans Puis, fiers de leur crime, ils s'imaginent que îcivr élévation

nouvelle reîadra plus facile encore la double union projetée ! — Mais quel fut leur désappointement, quand, pour toute réponse a leurs demandes réitérées, on leur apprit que le jeune roi venait a Turin épouser la princesse piémontaise ! En vain M. de Barante fit des observations, le dédain et le mépris furent la seule réponse , et le mariage fut. consommé. ,

C'est une première leçon que la Providence ménageait au lâche usur-

pateur; sa famille est désormais frappée de réprobation; elle a trahi tous 3CS devoirs; et en croyant s'élever an rang des souverains de l'Europe, elle est tombée plus b:is qu'elle n'était auparavant : le duc d'Orléans, gracié par les Baurbons, avait reconquis l'cslime et lafTection des coiirs de l'Europe; Louis - Philippe , roi des Français, est devenu pour elles un objet de mépris, et toute proposition d'alliance avec lui ou sa famille sera désormais repoussée comme une insulte.

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