‹ [Les Cancans]Chapitre 295 sur 297 · I.ES FAITS · texte numérisé non relu

I.ES FAITS

eeesâeaaeaesas»

Quelques explications sont devenues nécessaires, lorsqu'un gouvernement, qui se dit la vérité, jette sur un parti tout entier de perfides insinuations qu'il n'appuie d^aucun es preuves.

Les royalistes n'ont point de semblables réticences ; ils peuvent avouer leurs principes , dire leur conduite, faire connaître leur cause, et ne cacher à leurs concitoyens ni leurs regrets , ni leurs espérances.

L'origine du parti royaliste actuel, remonte, par sa fidélité, aux premiers temps de la révolution de 1788 et 1789. Nous enrclraccrons succintement riiistoire , ne nous arrêtant qu'aux faits principaux, qui peuvent servir à mieux faire connaître la véi^té.

Louis XVÏ régnait alors en France et desccn-

'^pc^^dait'i droit incontesté a la couronne, çt ses ■'^Sftj'^ ^îl devaient la soumission qu'on doit à tout f'^y8mefù'ffi' légitime. Lors donc que la première «é- '•^^x^èlution arriva, les Français durent être fidèles,

"et lés royalistes croyenten avoir conserve le droit.

' l^bohtron clés dernières servitudes dans ses.dp-

'iWaines particuliers. Quelques années plus tard, ce

*' jiJ-ïric'é^^ éëdàrit^âux èxigeances des temps, assemBla

~^te êtht^'^énéraux pour les consulter ipécialement

"*siirl embarras des finances. , ,■

, < ,* - ' 1 'V^ èncD,

• Mais ces états outrepassant le mandat quiis

' vivaient reçu , s^ formèrent en assemblée nationale, 'firetit'iiiielîôùvélle constitution et rimposèrêht à leur roi qui s'y soumit croyant faire le ^honneur du peuple. ' .

-"^"Deiix ans après, l'assemblée nationale dévenue 'lU' convention envoya ce même roi à l'echafaiia ,

. V. . . . . , , i \ ■ . , -.,...1.,. ■ :u ..iri<l

a une maiorite de cmq voix seulement. ,'

Ce crime fut celui d'une assemblée: la nation ne peut en être accusée et n'en fut pas souillée;, l'appel au peuple ayant été rejette ; les ré,gicides savaient bien que le peuple aime ses rois , etn'au- ,rait jamais consenti à faire périr Louis XVr." • ' . Xes royalistes furent donc alors celix qui-^l'CJi^ésentèrent' les' vérîtaMëë''s'éhtiWëïiâ 'j^é'la/'ndtia^^

■ 1 iO<l<|i'I 'I 'Il J» Jt" ■

qui (lovaient, par le séiil fait de leur a«aclu?ment aux principes conservateurs, être en butte à la haine des révolutionnaires: ils furent en effet l'objet des premières persécutions. On commença par les menacer, bientôt après on brûla leurs châteaux et leur.-^ fermes /on dévasta leurs biens,et eux mêmes fi^u-ent poursuivis et massacrés; mais en qS la terreur jetant le masque et ne gardant plus, de mesures, étendit son vaste système de nivellement sur toutes les classes de la société; l'arrêt devint général, et la guillotine en permanence. Les victimes allaient à la mort par charretées, les bourreaux ne suffisaient plus aux exécutions; le sang ruisselait dans i^s rues et. les places publiques; on^iC faisait aucune distinction de sexe, d'âge ou de rang, tous étaient enveloppés dans u^ie,^^pi^,pr9|»çf option. , ,!

Les femmes, les enfans, de simples labourep^-s, des artisans tombaient sous la hache révolutionnaire. Alors ceux qui avaient laissé passer (i) comprirent le danger des révolutions : mais il n'était plus temps de réfléchir, il fallait mourir(^9.^. ,^ »

(i) Paroles de M. delà Ft.yctlc.,^, -,.,y, ,,, rrn f'w,.|r.'l (•2) M. de Chaleaidiriant à;x^,s\osÈlud^^^^^^^^ à

plus d un million, d après les registres des villes et des communes, le uoinbrc des vicliliies : AtoJdi' !h 'litetd ^ti'^il ' b'ri 'doni^i? 'ft^pf eV le républicain Prudhonanie, kqtièl ,' fait •ol)Scrvct-''Ml''de Clmteaubriant . ne baissait pas la rcvoluliou, et a écrit' Itirsfjue Josajij; était toui cbaud. Ce Prndbomnic , coinnie nous le rapporte l'aiiti-iu

- Hll.l.'WIII- m-MI,* . ■• .' ■ I .KM . I { Mj,[,

iiJfîiift^?'!^^^' 1^ vévcjution se montrait-elle ingénieuse ^j>{arijerJa, pauvre des supplices ^ vainement tu^i^on tout le monde j plus il tombait de têtes , plyf, i^iJL. ^^^s^ulevait d'indignation ; la terreur ;, qui dupait, depuis dix-huit mois , devait lînir par ses*

PfiÇlR^^fiWfiMr ^ft' T^W^-^ '^ division s établirent e^ifin parmi les misérables qui faisaient pérîrles autçgs j^ ils fi'ficcusèï€!nt entre eux, et s'envoyèrent à" la

des Éludes historiques , a composé six voIgn^,4^ <J^^^^jç^f(l^}rjé,-r

volution ; et,dçiix(Jp,ces six \plumes sont consacrés à un dicjion-

naire , ou chaque \ictimc se trouve inscrite a sa leure aipriabefiquc,

avec son nôfn , pr'ônèni , âge , lieu de naissance, qualité, '<k>iti^l[Â!é \

pt'dfesioh , date d motif de condamnation, jour et Hpif de ]'ejcépi|-

j{Çf^.^Ç\i^^yjrouve,j)arnii ]es guillotinés, poursuit M. de Cbatçau-

briant , 1 8,6x3 victimes ainsi réparties : llJOT ?VJ.T(!^'.il liH!) --, '^r I,

Ci-(levantnobLas«,..,,,^ . 1,278 Femmes UiéesclansiaVcndée î5,oOO

Femmes., .id ........ 75o Erifans. .. Ad. ...,'..... ..' SïjOOo

liralnèfe'iiè l^ôWdiïrs et ' ' "* Holihm iiul^ ^lJ\it

d'artisans 1,467 Morts dans la Vendée 900^1^

Religieuses..,.-.,....,.... 55o Victimes sous le proconsu-

Piètres 1,1 >S lat de Carrier de iNanteB; - Sftf,ooo

HbîiAîieS'éi'nolv nijble^'idle'' ' >l{"Enfans fusillés. ..jiVî'.v.'^i» 6 §fjja

,.J di^urs^pm»,,^..,.. ..,^,.,13.633 Id. noyés l,5oo

• 'iitv < jli.cHMiiirj >/i< iM*^'P*^"?"??*if'^'î^¥°?rj'-r:o-:tiixij^?4

Fjcmmea mortes nar suite de Id. noyées. , . • 4po

couclies prématurées 3,^(00 r^ohlcS nrijrds. ..* i^Vo

Femh\e's enceintes et en Ailisaus noyéj54-l4i.U jv'*.. l;i Sj^lOo

, , «ouchcs 378 Y^ctjjijfiS , de Lyon . . yy^^y f jVfp*'

Enfin, M. de Cliateanbriaut termine eh disant que dans cesHôni- Wei'nfe' sont pas compris les massacrés à Yersaillps, m^Cf^rpiqs,,^ à - l'ablbày»-, àîla glacifèrfi <V Avignon ; les fusillps de J^jj^oï^et^^^l^rseille fjprps jiessi^g^s^lc.ccscJGYx villes , et les éc;orgés de la petite ville provençale de Bcdoin , dont la pop^ilalion périt tout entière

mort : Couthon, Danton, d'Orléans, fureni ouiilolinés par l'ordre de Robespierre, et le monstre tomba luimême sous les coups de la faction de Taîlien, ' " "■■ [ On était las des échaffauds; la mort semblait aVcfiv épuisé son infernal crédit et devenait impossible à prononcer. Mais le directoire non moins' cruel que lai terreur, empruntant une forme nouvelle pout* déguiser ses arrêts homicides, envoya les' meilleurs citoyens mourir lentementàlaGuyaciiéjiai" insalubrité du climat. ■ \'>À r^^^^■\ .-u

' ^^ïs furent les excès de la première révalution • l'impression d'horreur qu'ils ont laissée est la plus forte garantie contre leur retour, et cependant ou entend des hommes parmi nous, dire aujourd'hui qu'il faut encore des victimes! Quel nombre leur imagination ântropophage a-t-elle donc rêvé,' si plus d'un million de têtes n'a pu suffire à la rassasier.

Il serait trop humiliant d'être forcé d'avouer, .ï|>p juste de croire^ qu'en France il ne se trouva aloiw aucune énergie répulsive du crime : la Bretagne, la Vendée, tout l'Ouest, Lyon, les principales villes du Midi, et d'autres encore se soulevèrent contre la république. Les provinces demandèrent de quel droit la centralisation féroce de Paris leur envoyait ses arrêts de mort et ses bannissemens mortels; pourquoi l'on changeait en persécution leurs mœurs jadissi docces, kurs franchises locales etlours antiques coutumes. Quatre-vingt-lreizc répondait:

Je siûiJ'Jà 1*érrenrri|tt5ttre2i 'Iia?¥êndëe^' résistait fjimndirirénw. ' ■ '"'- '""mm"- ■ ---ir >•., m .tt,u,

Malh'etiréux lé pays îhéàbe'dfâ semlDlables divix^î siôbsr!'4l offre une coiîquéteaisée^ l'ambition qtli'i sait eri 'profiter. ' ' ' ■ ■ -' '' >!> ii'Mic.jnurjf; .

L'anarchie sûnglaMe préparait à Buonapartd'te* despotismele plusfacile. Général habile, il s'empara' de l'autorité, parut un libérateury et^'éot q«^ii< entreprendre pour régner.'^ jin . j jjijyc jjn ijCfioua

A son arrivée au pouvoir/i!' prbïttît la* répubM'qïteyl ef'icl'éa/ sôus le nom de consulat, une première' fofrtie 'd^ gouvernement qu'il renversa bientôt après. Les tribuns ayant osé montrer quelque indé-*J pendance d'opinion furent chassés, 'et-aveç-eds' périt l'institution même du tribunat. '">' ' >"j,^'j<,i

La* plus rigoureuse censure succéda à la liberté' de la presse; toutes les libertés disparurent, et Buo-^ ' naparte, qui, sous le directoire, avait juré de poignarder quiconque oserait tendre à la tyrannie (voyez le moniteur), se fit nommer empereur et devint despote absolu. ^.iit,j;: ^.At mtt.

Rarement l'usurpation va sans crime;Budn!ajiarte, pour plaire aux Jacobins et frapper le caractère de son règne à son début, fit arrêter sur le territoire étranger et fusiller dans les fossés de Vincennes, le duc d'Enghien. On trouva Pichegru étranglé dans sa prison j Moreau fut banni à perpétuité. La France vit ces forfaits , put y lire ses destins, et n'en fut point assez indignée : une grande magie de gloire militaire fascinait les yeux.

Les royalistes ne parlageaieiit poùil ceite itiusjoiijjt mais ne pouvaient s'opposer seuls à la toute^^i^^j^v^y sanoe! de répoque triomphante qui dorainait^^r ftflpiîittii- fïjes provinces de l'Ouest, trahiog danslai, capitulation de la Vendée et par la martid^rMi . dt>^ Fç(l)ttcMfSp (Soumirent au pouvoir d«f fait , i8afitï£a(^iiiet*'(^ff^/ itt->fi|cip«{,) et conseif>%ici)t! f*4>pr!eH<y^'3b libW|drq>Hjqleîçegr€jtleret d'Q«pé]î^4îq ^^tnoJuB'f eh

Buonaparte avait compris, m'^Jesbaut<eif<¥f53iW^^fr3 dij) . softi ^wie, ce que peut devenir un joiu* celtqi É^gpc d'attente ?txle conviction. U ne peidit jamais 4^^§^ les. i^'o^dneet» de l'Ouest, s'appliqua à les^^g^ncr^isi des iucna^'mens adroits, tandis qu'il en ijpiitgyqe vêlait parùellemcnt la population dans le^ '^'•Mte^ri^i lorsque, maître idu monde, il voulutMWiQfttrtîit jj|%q qiiifoiii i{)ouvait' aller la téméi'ité do rson içoAuÇiga^jil traversa- la Bretagne ; mais ce fut avec la rapidité? d'une fuite. L'on sait qu'en lisant les mémoires <^i madame ideila Rochejaquelein, mécoiiteaiit d^ JiUÛfrj même il'jeta fie livarcdci dépitet s'écria rtCes hjpi^^a^» j sont des iréans ! ,i - '. ♦t.,rr,.>,b ini/ih

La lidélitéi n'est pas servile comme liôip»éte^^[^t cetix qui ne la comprennent pas. Soumise axi seulj principe qu'elle croit, elle s'incliine lioblenAent de.-^. vanl un roi Ic'gitime, et méprise le brutal des|>o-' lis me de ranarçlvLq.pçpulair<?,, i4^, UAUi-paji,cur,sj?fs de» tyrans. jlirrlKn»! « iunf;<! Ufi un^rjol/ -nopnq g<^ Kitarsque» iîuoaaiwirte irui,l,ail^ ^>ifu- k^iVitîJi^.^j il* commandait àcUmtiie rçslQvCepQodwb ^wm *f^ .

polili(iue qu'habile guerrier, il savait qu'il tffut accorder-quelques bienfaits à ceux mêmes qu'on- a soumis sans résistance. Mais ces bienfaits portaient encore le oaractèie de son génie sévère. Il rétabjlit Fôrdre par la force, comprima tous les partis, ré^ duisit les prétentions personnelles au silence y jet ne releva la redigion que pour s'en £aii'e funi' miayen de domination de plus sur les esprits. Enfin y isijDa'èB la terreur, sous le gracieux empereur des Français!, il fut permis de vivre à condition de se taire f et d'o»béir. JLe tjran, à défaut du bienfait delapenaée, dont il refusait la libre expression aux hbn>»Tii(©5 1, leur accorda l'immense affranchissement de nfêtre plus tous les jours en danger de F échaffaud. Telles furent les douceurs de son règne, dont la; France asservie parut se contenter. Madame de Staël disait avec précision : On n'aime pas Buonaparte, on le préfère. On le préférait en effet aux ;6riraes âQuUi terreur et aux fureurs de l'anarchie. nM i^^ib '^)ldFfr Tandis que Buonaparte accordait quelque repos intérieur à la Fi*ance , il fatiguait le reste du monde par son infatigable ambition; l'or et. rie sang des nations durent être prodigués powf l'élévation de sa maison. Empereur par la ipc^^jp des armes et le droit d'habileté , il sentit bien que sa postérité n'avait que lui et pouvait ne pas hériter des talens extraordinaires dont il était doué. Il songea donc à placer ses frères et ses sœurs sur des trônes puissans , alin de constituer en eux une Corée de famille.

rope devait subir un nouveau sj^lèi»fB,4^,^oyjv^'-r n,««aent.<fLfti république en ^ , a^ait ia^JÂtutî; 4eti ré}>ubliques partout : en Hollande, ,eO; Suisse, .^fi ilalic^Buouaparte, devenu empereur, suj^stitua à ces républiques dqs roisdesa famiULe. Louis JBuotiaj^aa^te ne<^uti^U]:pai)l(^Qja Plollande j Jér^iïie la W/eiîtfîliar" li«9,Jo9«ph TEapagne; et Murât,) qui avait été val^t d'écune (i)y vit placer sur son front la couronne de NaplesiLes sœurs de Buonaparte f ureat également porpH'Tues de» principautés étrangères ç"mais les parvenus de eetto famille, hommes saiis tolœis^i'Jb mère, les filles, femmes éliontées et de maem*s dis^ solues, n'inspirèrent que mépris et dégoût au?î pays qui se les virent imposés. Les peuples et les roii s'indignèrent d''un; honteux A*asselage, se vîmmremft pour former la coalition connue sous le nom de Sainte-Alliance, et chasser cette :^amLlie'in9aïite-; nable des Buonaparte. omit xug au -uryiiifi

Un seul monarque sur le conQrtinent>|i'eiiip8i'^ur de Russie, semblait, par l'étendue de ses étalir et leur éloignement, devoir échapper: aux prétentâons ambitieuses du moderne conquérant.' iL'empcceaar Alexandre avait relîisé de se soumettre aw s^'stêmé de blocus continental or^ranisé contre l'Anirleterre, et si funeste au commerce du monde entier. Buqnal>ai'te, étonné qu'un souverain osât rester maiu^

,,(|) A Moutignac, ville du Pcngorcl., ^,|j>^(|jn ^.9n.>|> gnb

lO

cbfte lui «t* désister à ga volonté suprême^ loi?a lind rhSMafcpéuse armée pour châtier l'autocrate de tou>^ tesijfe&Russies. En rain ses généraux lui représeur-^' tsiiétït la témérité d'une telle entreprise , il répon-' dait par l'autorité de ses victoires et de ses succè» accoutumés. Bravant donc à la fois le ciel, la terre, I^s rigueurs du climat et de la saison, il partit pour cette fameuse campagne de Russie qui devait êtrç le tombeau de sa puissance et de sa gloire. Sonar* mée, prise aii milieu des glaces du nord, y fut tout entière égorgée, et lui, revint en fugitif de Moscou , demander à la Francien son dernier eiatfaBtTet^''Soni dernier écu (i). -> "^rt^DO rûiic^ , iixu 1

La France désenchantée le reçut sans amour,'«anî' espoir^ et se soumit d'habitude au tyran qui Tirai-, plorait. Vain sacrifice d'un peuple qui n'aime plusnlj iLne pouvait produire que d'infructueux effortsjoj

Buonaparte vaincu abdiqua. Les souverains, resh? pectant encore en lui l'honneur du diadème qu'il avait passagèrement porté, lui conservèrent dans l'ile d'Elbe quelque apparence de souverainetéi 'jiî

La France, restée sans chef à la merci des puissances alliées, put comprendre alors l'immense faute d'avoir placé à sa tête un homme de fortune, assez «hfcirêi bile pour la perdre , et trop peu pour la sauver. Mais lorsque l'on croyait tout perdu, les royalistes, dont la fidélité n'avait jamais fléchi, et c€ux qui', engagé*;

(le bomie foi dans les divers partis y avant tout cîhtt* rissaient la patrie, rappelèrent à la nation le soii-r veaair de se» rois légitimes. Leur voix fut entendue. Un assentiment général réclama le retour des Bourbons au trente-un mars ; et , par l'unanimité nationale, prouva à l'Europe coalisée qu'il»)? avait encore une force de volonté dans cette Fij-ane^' épuisée de guerres^ de triomphes^ de gloire et de revers. ^ . ■ i : i ■ . ■ ; •.>

Le prince i> que sa naissance! portait naturelkrr. ment au trône» était digne pan «jes qualités des transports qui le rappelaient. Louis XVIII, dans l'exil, sans cesse occupé du souvenir de la patrie, nepensaitqu'àpréparer à ses peuples un gouvernement sage, qvii, mêlé de force et de liberté, fût approprié aux exigeances de l'époque. Ainsi se présenta Louis XVIII , la Charte de 1 8 14 à la main, arrêtant! l'invasion étrangère que Buonapartcavaitattirée.i

Les souverains alliés avaient depuis long-temps conçu le projet de partager la France dont l'iavr fluence turbulente était toujours pour eux une cause d'inquiétude ; mais ils comprirent qu'unie telle division pourrait devenir la source d'intertoinables guerres. Trouvant donc plus de s.ûreté dans un système de conciliation, ils déposèrent leurs nombreux ressenlimcns, et s'unirent aiLX Françi\is. j>ourreconnaitie le droit ides Bouubpns. ,ijii

Ainsi, par le fait d'une restauration royaliste et légitime, nous eûmes la paix avec le monde; cl, au

lieu du r^gne sans libertés de Buonapartc, les Français,, spus Louis XVIII, jouirent d'un droit écrit, et de. toutes, les» (franchises doixt l'honimeMlier aime à s'enorgueillir.

Déjà, depuis un an, la France semblait se reposer 4e ses longues souffrances et réparer ses pertes, lorsque Buonaparte, jaloux de aiotre prospérité, honteux, de s^ ^défaites, et n'aimant que lui, vint de nouveau compromettre le sort du pays, et revendiquer l'empixe qu il avait abdiqué.

L'armée, accoutumée à le suivre, ne çoi^nut que sa voix, et viBjt. machinalement se replacer souç la main du héros qui l'avait si souvent conduite à la victoire. L'erreur fut grande sans doute, mais naturelle. Qui n'a compris le prestige de la gloire militaire, et l'enthousiasme du soldat pour celui qui fut un jour son chef ? ,

Cependant Louis XVIII, trop faible, accablé sous le poids des infirmités, ne crut pas pouvoir s'opposer à l'entraînement de l'armée, et laissa passer le torrent. Il céda comme un père malheureux que ses enfans abandonnent , et se retira sur la frontière sans vouloir s'éloigner davantage, sûr que ses peuples le rappeleraient bientôt, et ne tarderaient pas à comparer son règne paternel aux violences d'une réinstallation militaire. :

Buonaparte, rétabli par le sabre, n'était plus, aux cent jours, ce héros du bonheur qu'on accueillait autrefois avec enthousiasme. L'opinion, qu'il avait

trop peu consiiW^èVîé reçut frôîdcmeht, sans amour; et quand, par de tardives concessions, il voulut, la regagner, elle ne crut point à ses promesses' et s'^ loigna de lui.

'nMègiiè dans le fond de ses palais , l'usurpateur humilie paraissait entrevoir quel(^uè chose de Ift veniéTîn'ais, s"!! doutait encore, ses courtisans^ Il (^ doui;aienfc"plùfe. Leur nombre s'ëclàifcit j'brftit'di^ muVu'er leurs assiduités, et l'on pouvait aisément remarquer à la tiédeur de leurs empresseriléris t^f^ cé'queclejà Napoléon n'était plus. •'^m'ifc.L

tïn cortêg^e nouveau, d'une nature sinistre ^ remplaçait autour de lui cette cour brillante,' <^Ui naguère avait compté des rois parmi ses aspiraïis'.'' '

11 ne paraissait plus que rarement, et précédé diiiië espèce d'hommes farouches, mal vêttis,' dbhè l'aspect effrayant annonçait les désordres et 'lé crime. Oh les nommait les fédérés. Ils parcouraient les riies avec des regards affreux et des gestes m^ naçans. Chacun, en les voyant, se dèraaridart quèb étaient ces inconnus d'une race perverse, de qtHHh antres ilssortaient?s'ils étaient appelés jidhi' insf^îi-létla peur, ou pour commettre le forfait? était-ce là le moyen dont on allait désormais ée feervif Jikiùt' i*éh gner?. . .Pourquoi s'en étonner ?'Brutus-Bllonapartë, élève de la terreur, n'avait point renoncé à ses'J^t-è'miers enscignemens. C'était le même qui , sous le directoire^ foudroya le peuple '^ut^ IcS rnséfthe'*' ^e Saint-Roch, et que rien n'arrel'ait dails l'.'t'ctwtH-

plissem^rit de scS desseins.'"!!' pWùvait tout osei., îliî^ii^ iVe 'pouvait rien de plus. Son temps était'accort^^lî, et les jours d'impudence passés. H' Tiifc 'haïtien a -Wâtërîo'ô'; è'e^htuîi à' Hd Rochelle, cViiik làéh'emerit demander la vie âA Ai%M's 'cjuï Ih'Jià accordèrerit généreusement.' '' '''-^'^' ■ ■ ^ ik-

Si Buonaparte avait eu la graTidéufâëTàiiie''(';Briir/iè îl posisédait ceHè'dés'taïéhs, il aurait préféré ilib'drir aii niiliieu dés cà'mî)i[its à slarvivré a 's'a' gîôif ë'; niais la leçoii serait demeurée incomptè^e^' 'et Të^e'tiiiple eût été moins frappant. Il fallait qtié Vè ^^'àhti. homme vîtit s'effacer lui-mênife ^va* fè^tHëhtrô'*^(5fè ses étonnans stièces/ afin que de tdiit'é'é-l:j^if'à^ait été, il ne restât plus même Fillusibi^*. '"' ' '' ''''' -''

Buonaparte, captif à Saint-Héléne^ytrv^rt s^éc les sentimens d'un prisonnier oi^inaîre!,'^'^'{ii, négligeant le soin d'une existence 'flétrie"' À'ê^i^dVe plus même le besoin de laisser une'periséê"'uffle'u la postérité. Il mourut sans éclat, sans vertu, san.4 hauteur de courage, oublié du monde entiei^ qu'il avait inutilement bouleversé. Sa moi-t neifîit'jiàls^ même un événement, et sa famille, chassée de ïééié les trônes qu'elle avait occupés, n'offre plus ap^ lui que les restes incommodes et turbulens d'àie existence toujours dépkdée-.''^ ,hih,^hi J9{/je nnVfp

Le fils de Buonaparte, prîncV autrichien 'paF's^ mère, ne peut être pour les Français que le fils dVm ùsui^pateur téméraire qui succomba scfds'^'Iè* poids' de ée'é ' entreprises . ^ " <'^^^

,^$[, kM ii^vcur d'une révolution nouvelle, etpcof^l^a^ç^ç la surprise d'un jour^ le duc de Reidist(^|;jfl pfifrafps^t un instant sur le trône de Franj:je, tpusl^s jpj^ytjs accourraient pour se disputer son règne o.p p^L^i] Iç renverser; les jacobins lui diraient : « Tu ,qs sorti de nos rangs ; ton père porta le bonnet rouge^ çi^j]:^pus, ^'^vqns point oublié la journée de. 3^nt- J^ljpjÇ}^. ,]V^^i;ç^p donc dans nos voies : si tu \;êijx vi|y^:e|, nous exigeons toutes les licences; et si ^j^i Pf-jé^t^ndiais les restreindre, nous te renvei^eriqjt^^ JJ]ij-pjpQbl^ s^r tpn trône, car ton droit dépend .^e nou§ : tu p'ep que le fils d'un usurpateur^ ^^mmoH

, j|hCs généraux de l'empire lui diraient : m Tacs le fils d'un soldat coiume nous; ton père f)jt ,<?trangljË^^ Pichegru qu'il craignaityjqtjae put fc^^^^^^érii'jiMoreau, parce que nous ne le voulûmesp^Sf Nous ne t'accorderons le pouvoir qu'à la condition (le, npuj^ qbéir. Sois maître, despote, tyran, peu nçus imppjTtqj, mais songe que noiis voulons Iç»^ honneurs, les richesses , les places,, et nf^t'i^^yo/t^^ qu'à ce prix. Tu dépends de nos suffrages et dq pçs intérêts, car tu n'es fiepsau^ B^V^,q^^lc^^^j^'^ usurpateur. » ^ „,u^v.,, ^f,,^ .j^^t^^^, ^^^^^^^ ^^, Les royalist(is diraient :,,tt.!|',u, pi'e^., à,.^ç^,^e;[^;!ç qu'un sujet révolté, fils d'un usurpateur, usu^ll^^- ^^U-,cpnifne.lui. » Or, tandis que li^ France, epprpie ^],Vi lutte des partis, s'affaiblirait, les Étf^mgçr^j, fqnd^ut sur, elle,, viendraient pr.endie paf|t,^^u ^^ férend sur son territoire; e^,^près..4e;s j(^9l^,,^e

sang^ le partage inévitable des provinces serait le rwme honteux de nos déchiremens. Ainsi le fils de Buonaparte, aussi funeste que son père, amènerait la troisième invasion étrangère dans l'intérêt d'tine famille, corse d'origine, étrangère à nos institutions, et d'une insatiable ambition. ' "' " > Buonaparte, vaincu à Waterloo, le fut sans retbiir, et sa postérité finit enr lui.

Cependant les puissances alliées mettaient de nouveau le sort de la France en délibération. ' ^ O» racontait alors que Fouché, le régicide, ^vàit propo^4 de donner la couronne au duc d'Orléans, etj que M. de Talleyrand s'y bpposa, aliégûânt le faible "nombre des' partisans de ce prince.

' ■■ Vainement is 'inquiétait- t-on du choiît d'un 'souverainf'potn» la-Fraiice-. Le peuple avait fixé lé sien , en raplpeiant par des chants d'amour et des cris d'allégfesse",'celui qaie, dans son langage vulgaire, il nommait notre père- de Gand.'^ "

ii(€leiinoit estTesté^ parce qu'il est l'histoire). 'JLotiïÀ XVÏR avançait Vers sa capitale ; mais avant d'y entrer, il voulut s'arrêter aux portes pour s'assurer davantage de la sincérité des vœux qui rappelaient. Kous fumes térrïoins alors, et quiconque i'axu ne l'oubliei-a jamais, des transports de la popukrtion tout entière, franchissant les barrières que la révolte expirante s'obstinait encore à tenir fermée, et se précipitant au-devant de son roi poiir le ramener en triomphe.

Pendant; des j^ours et des seip^ne^ qui sç succlP dèrent riei^ ne pouvait modérer l'ivrasse du peuple et sfl. joie toujours renaissante. Il voulait voir sans cesse le roi qui lui était rendu, contempler son auguste souverain, et l'on put facilement alors comparer le r,çtour d'un prince légitime et paterBel à celui d'un usurpateur audacieux. - , , (;>• j»

Louis XVIII offrira à l'histoire un règne glorieux. Après de si grandes commotions Tes factions s'apaisèrent ; l'amnistie fut grande et sincère; les hommes des différens partis eurent part a toutes les places ; ontrouva d'habilesadministrateurs pour les différens ministères ; le commerce se rélabUt ; les contriburtions exigées par les étrangers furent promptement pajées, sans que nos finances en fussent obérées; et la rente de l'état^, dépassant le pair, s'éleva plus haut qu'elle n'avait jamais été sous Buonaparte (i)^

11 restait un besoin d'existence pour la France, celui de voir la couronne affermie dans la famille légitime régnante. Le mariage de M. le duc de Berry fut décidé. Quand le uroiet vint à en être c^mnui en Europe, l'empereur de Russie proposa poiS^ ce prince la main de sa sœur, qui depuis a éj>ousé le prince d'Orange. L'alliance était grande sans doute, et de nature à loucher un .souverain (jui, jaloux de son pouvoir, aurait vendu s'assurer un auxiliaire piiissant contre la rébellion de ses

(i) Elle ;tttciEfiiit iciit div.

jK^i^)l|^^, Louis XVlll n'avait pointiitlo scmWaWes niévj^ms. Se liant à i'amour de «ses (sujets, ilnelji&a,l.auLp( rate des Russics , et choisit, pour plaftrn j^layantagc à la nation, une princesse de Bourbon , .a oj;i^ii]9, franiçaise comme lui , et qui cominiei lui clcscei|dit,de Henri IV et de Saint-Louift»rnom f ir Ce fut aloi;^ qu'on vit arriver en France (fet^

\eune ©rinçesçe de Naples qui devait un jour deiviônir 1 arbitre de nos destinées. Elle se présenta à iww*; au milieu (le la joie des fêtes et 4u bo^abeur» P^k corbedles de fleurs et des fruits du mi(|li ifuitent les premiers hommages qu'on offrit à sa jç^ian^se

S" esque enfantine. Elle les reçut avec le <$o\\nre du, plaisir et, de la reconnaissance. I^os eïïif pressemens lui promirent tout , et ses aimables quaïités répont^ent à tous nos sentiiTiens pour elïe. Vive , - gaie , sensible, pleine d'espriC ,i /op 1 aima dès qu'elle parut , on l'aime davantage ,de-^ puis qu'on la connaît. Le peuple qui l'adore, répète àyeç un accent qu'il n'a que pour elle , elle nim» plaît , elle est Française , elle ^ à nos eoûts,. . , . , Mais, si nous la trouvions aimable et charmants, elle était pius encore : elle était grande , courageuse et diene d'un trône par les hautes qualités, de âon cœur. Ce fut- au milieu de la confiance qu'inspire le bonheur /qu'elle éprouva le, plu$ effroyable ren^. versement de fortune, et .viljjtputià xioup tomber sous le poignard d'un a^s^açin , soii ^poux , . son trône et son espoir.

Louvel avait . frappé mortellement Ic; duc de

BtîfrV'5*niî b6ut de quelques hèiifes, cepriiiiiè"^ pir.lnt dans les brus de sa femme éperdue, lui dit': (oAdiptï, chère Caroline, calme-toi, consf^rv*" l'cnfàiit que tu portes dans tonsein. » Tout l'avenir' du pays 'éiait! renfermé dans ces mbts, et nous fiit' révélé au moment? 'Solennel de îa fnoWdy ce'pMiice. ta FKftfice fetitière, la Finance pensa' 4é méiiie îin jour, 01 'UitïftgnatrôYi i*aîlîant toutes lès ùpiniotik 'dbns' un îj*titiment commun , l'infidélité fut suspendue par le^èrimiem^rt\ë%ii'TOUlaïtiU faire trioinp^er!" «n- JiMivèlv 'àri'é^é ;^iiè' 'parut p'oîn(é'iiitéi-(iit'- Te ' mathï "ait rtiéme Jobr '; ' un rasseriilDÎëme'n t' ' étrJlngc cttait paï'u autour de l'Elysée queïe prîhce Hajbîtait. Ii/5îi'«iîtendà?ît'dfepuis quelque' tefniis'pâHer dans lâl<^îttè" dcr" j?K)igtiardé'; ' de' fcBfhpIci^. 'ï.k 'p'èlice avait évé prévenue' qnc^ le 'cWh^e'qilc^ï^S'é'V)âH'cIierchalt !*ivictimc; etle misérable assassin, conduit i^ l'opéra, li^n^ii'i^ôn' forfait fut accotTijDli ,'y'é<!^''a''en entendant le bt*u5t d'une porte <jùi tôiîlbait sur ses'^nds, wviià l'è canhn..: Il avait donc queîqVic espoir dans ce canon qu'il crut entendre; un voile tchébrcux coùA^t ' i9dn 'hltbn-bgatoî^é /'^èt' 'cîlsé^'élit '"'days ^e iTTvstè^el^s fai't^'de cet affreux '^èii'e'nï^A'4.^'*'''^'^

I I>a mort; dé' dctW Bourbons de^piiTs la i^estaufation laissera d'ctran^^es réflexions h' l'^VèniV , èr' semWc ronfermbr. pliïs' dè''i0él^ets'qité' ila stlgdiatc oVoin'àire det^rtribunauK ifié^^éiVén^décôWMXij: J""^"»'^'"''^'

'Les royalistes n'rtiit point' de pareils stcrets' et

(0 >r. le iluc cW'm^h»l^r M. le iluc do ïîourl»oii.

I'. ori( •! '

in, . i.i ^iikIj n>r

dfiiçoupables complots. On peut vivre leur ennemi; les ttvftuver au champ libre de l'opiuàion et des cfc>mbai^ ,^ on ne les surprendra point dan»4es détoul-s q|:îi^çurs du cvime- i^ >

L'enfajiit de nos espérances «tait conçu; lajeuDe duch,esi»e, de. Berry.^ après les premiers momens d'une douleur sans bornes, reprit énergiquement ses (Sp;îSv, et comprit toute sa destinée. Calme dé- .sqrnpj^i*» , grande, forte, elle ne craignit plus rien; et quàndd'infames misérables tentèrent, par le bniit d'une explosion, de la faire avorter (i)j eHe tourna la tèt<3^ noncbalamment, sourit et dit : k Je sais ce qu'ils veulenit^^imais je porte en moi et mettrai avi jiionde leur roii.i|) Ainsi devait naître et- naquit (p.^ Henri^Dieu-Donné de France , fils d'un prince regretté et d'une mère héroïque... Avantde, sesépa-i rer de son, fi lii encore lié à ses entrailles, la duchesse de Bef^r^jPf) -^couchant f se rappela qu'elle avait des ennefl^ji^;jjçllç,jfj,t, appeler les grands du royaumfe^ ef j^'a^e^^qt au maréchal Suchet qu'elle savait bigfijU^jP^ J^i êtrq,déy<îué.)) Yqyçz, dit-elle, en lui W^E^h^'^^i^^< f^^(^\^i f§Ri t^Q^qn, ombilical ,

vu fi). » Prévoyance inouïe et sublime, courage

(i) Le 7 mai. lour de la Manilcstation de baïutTÛlichel,

[•1] Le '2Q senteiiiDrc, lour de la haint-Michel. .

./■..: .j^ ,' i; ... Îi-J '^ ' f i!^.j',jj.i ..! .tuoisr, i'jiii/i'i n-p

(3) Le maréchal en a tcmoicnié : tout le monde «c l'aDP^lçra^ai ^ ■' ^ ^^ '^ ■ jiiihiTi (iui 'itS xu-yv-oh^ii-i'

réponse à M. le duc d'Orléans, qui l'interrogeail à cet égard. « Mon-

(l'une mère, voilà ce que peut la ve*tu dans la conviction d'un droit légitime , et ce que l'inceriitudë du droit ne produira jamais!... Qu'importe en effet que la naissance du fds d'un usurpateur soit d'uile nature douteuse, si cette naissance ne se rattache à aucun intérêt puissant d'hérédité? L'enfant substitué , pris à l'hospice, n'aurait-il pas les mêmes droits que son père supposé, s'il parvenait un jour comme lui à en imposer habilement aux hommes. Mais l'attachement aux races souveraines légitimes est l'orgueil national des peuples, qui veulent que lé roi du pays soit le fils du roi du pays. La succession royale fut toujours chez toutes les nations et jusque chez les sauvages un sentiment de nature , conservateur de l'ordre et de la tranquillité.

Le jeune Henri croissait au milieu de nous, l'enfant du paysj sa mère courageuse, élevée au-nlessus du malheur, ne l'entoura point dé ces précaution s craintives que conçoivent les autres femnfie'î». Elle savait que son fils était entouré de tous les dangers qu'avait courus son père; mais elle n'ignorait pas qu'un roi doit être brave avant tout, inaccessible à la peur. Dieu récompensa lé côtira^è' de la duchesse de lîerry. L'enfant royal, que l'on voyait

seigneur, lui |dil-il, voilà lu seconde fois que vous m'exprimez le même doute, et déjà j'ai eu l'honneur de vous répondre qu'il ne peuj en exister aucun. Je suis plus si^r de cet enfant que je ne pourrais l'ftre de ceux de ma fennnc. »

•sans ces^(y/éb Wt^iîi^'c^^ auycupV(5;'1fcs'sbmi's'sc'ie pàssbitirtt dansées bras ei en ïe préi^ant siir leurs poitrines juraient de lui rester fidèles.

Dans la vie prédestinée de cet enfant,rexistencede taus parut affermie. Chacun se remit avec confiance à ses entreprises particulières, etle commerce acquit un accroissement 'tel qu'on ne l'avait point encore jva. La France devint plus belle et plus brillante que amais. La jeune duchesse de Berrv, sensible à la prospérité pfublique, allait, venait partout, encoïK rageait de sa présence l'industrie et îè arts. Oti Voyait (jufèlte savait apprécier et juger |"Mis'srrien n échappait a la pstesse de son goût, son cœui', f<^cond en bonté, multipliait les moyens de secouml'indigence qui n'a pas même la ressource du talent, "-"wo* '"'<* 'J^^'I ">T* lifVituox si leo d4o ,iti9ivuoe ivjt. Kulij

Aih'éï*l!BiiFe'^')[es exislëh ce?ie t'^^^ ^7U côn^4^^} €^ respçrancjejd^jjg^qj^^ajqyfai^^ bienfait du présent., .oi,:-, .;i ..,., ^n, ,i-v,fr. . i ,Jm r.,,, >, ,, ! 'kii i^ 'fortuné ptiblique, toujours soumise au couirs ^eitinftéi'èts'iyB^iés, prospérait avec eux. SfesfihâncJès • riches et belies , permn-ent de fonder une caisse ,,li^'aniopti^s/eni,ç^n,^, ,qpi en, diminuant 1^ dette açp]j",yt •iletcpéditiirLa mariiie construisit diesvaisseauxy, les cadfeside l'ai^mée se complétèrent, et la France'^eplacéé'da'ns rattitud^imposante qu'elle doit toujdtirs avoir enÈiirope, put au sein de là paix soutenir trois guerres' gJiowçii^se? '^t]ust^sV/]Ç4,rp^^^^^^

lai )Hl Ic^^çl'Espagnc sur so^i l^r,VA,Ç, (^^

cf^f^ ^^ l'i|]^ç|épcwdai^cç tjes GjCf <^,j ç^flg ^jw^Ji^A»!^

(i) Un superbe sjiéb^cïc s'offrit alors^àu^ y<iu'Wii èapiffi'- 'AL, piliK>CB;9^^iis 'Ic'â Tuileries n'iiitcrroin^niciit piAriv éM.^\4 i.! ^r^^^)^f(SiTi/nc'par les ChantpsrEiisées , quand on £q>t|içia(^e'lMti, yenaoLt de la barrrièfc 4*J l'Etoile,^ Vannéa^ trionipLm^^ ,t(çfau,g•f7 lour a Espagne , et le. duc d'AugouIèmc à sa tète. Çc. nri^cç , plus liardi à soutenir la couronne d'uu autre, qu'il ne le futilepiyj, â''fe'ehi^£lTCT 'de la sienne, revdnaik Vaitiqucur du Troca{rcro. jJoiHs XVin le reçut onvirounc i\c tbiUe sa 'cèiir , sous 'An flrais uaagnilii^uc :, placé en pltàn air à l*^exlérieitt du château dcJs'Uifji^es : làof mpi^icur le dia,G d^AugouliitXiq çu dcsccndanfl , dcj cheuai , se trouva aux pieds de son roi et dans les ^r^is dq sa JanjiUe^^ ^ \uc d'un peuple entier qui l'applaudissait. ]/Qrplicliiie du Tqihple, eu embrassant son époux , connut un joui- de gloAe egai'ii Wnites lf« j^i^Andeurs de son ame : Gloire passée, n't-tes'-^dris'jilà s rien dans Ui inénioircidc ceux qui vous ont tant adniil-lîc»^lia'<U«4pliinc s'en souvient, et c'est le souvenir qui pèse sur toutes scs^a- IJortuucs récentes. Cette ni incessc sendjlait destiqécàcpi:'>,uVÇJ'J?<'>i""'i nous tout çc que les Yicissitudcs humaines oilrcnt de plus inoui. 'Elle nVfi'fâ point' conçu d'èloigncmenl pour la'' FKidcC , comiiL' lunt prétendu les nitchans qui la ciAoïuAiiiit^^y^iktchè^tUftàtiïC'pnpularHCrj«ui«omHairc»jcUe nous airiuiiifotcnidcT»pjit^iiiH>?t)J^''»i^ ^^•cY^jr Ia^i«r^ oiL «^ Fyk;,i^(iI»faH to»Uî^ ^V^'*^'^*^4PP*t'^S ^?^felf ^' u'«st plus un trône qu'cLL- tlpniande, ce sont lc& cendres de sa. fanulle. On a toujoursjutje celte prnicessc injustement; il semluequ un 'Wal^i^ntc'n.W' existe 'cn'trl^'yiïb' rt' rtoils:'!!^ ^Aîàc^r(i\m'WlLi, . /■loipt^VjVi^dKe nèuS viprbdljiltf i(îi' miilbdtt-tiî tel ébiiuÉlfl '^iDhr-ciil elle i'tt HCCuBcT liai nation , quand :iu contpait-Q cIIit' inl fqu\»*4 .^-y"'" IttH-fi WV=T^U«5- if :l3ewlo,|*p^; i^iie, i|éy|^-^^oi^ ^ iuv> fjl,.«|»^^k.^^|.nt. euliere onurimée SQUsIîfcteiireur connue clic, narljifeail sesdanccrs. i-i'b flouleurs , et Iais;nt des ^u;llx pour sa «ieuvrnnce; mais ou un re n>o<^é''un'air inipûsadAl sél'lcnx', 'oii viflMrâit «ijttimf'îl^Wfk .1 notre légèreté , et l'on oujjlio (|ue sa mc tout entière lut luie ciIh

gleterre avec i>es> iioiiiljreq^ei, llottcb n avait pu acconi|)lir , la piraterie Jt'^it délruite, la Médilcr-

cal^ou sévère et jigoarcys€.Owntl restée seule dans la toiii- du Temple à l'âge rfe quatorze aus , belle, iafortuuéo , elle rcco\ait l'insultante visite des misérables qui avaicQt détenu sa fmuillc, pouvaitelfe aToir assez de repousseineut , placer assez de distance entre eux et la fille des rois : les hauteurs de madame royale ne furent pas toujours inutiles anj» liitér(?ts de la France. Lorsque de^té ' jirmCfcsse sortie de prison pour aller en Autriche être échangée contre des généraux de la répubhque , traversa le Tyrol , les^ premières paroles de l'archiduchesse gouvernante, furent pour lui ani^iiqujqcr qu'elle venait épouser l'archiduc Charles , afin que, profitant <lu grand intérêt qu'on portait à la fille de Louis XVI , il pût s'asseoir avec elle sur le trône de France. '' ' •<'» 'UJ

Madame répondit que son roi était Louis XVïlI^ tjù'éSld 'tf âVàfit pas d'autre niailre que lui, et savait qu'il avait difposc de saïuaiii en faveur de monsieur le duc d'Angoulèmc , conformément aux vœux de ses parens morts sur l'échafaud. Ainsi prévenue, Madame, .-iprjvétJ'à V^ërtïié;^ afôCbâs' de' resdilièr du palais de Tempereur, éprouvA i^ueitqoe 'saisissement en se voyant séparée tout à coup de

isçffteràil pas ui'i degré depkis', qu'on ne le lui eût renclu! L ptiqûette au±ràd%ienn€ ^^tésài'sWëjH^Sër' VoU^^'à^ïi^^ointWorare a' cet

j „ ,. ,, , .'SHf'l'î Jb oiôuol ly

égard, et 1 empereur attendait. Madame ne Ceaa point,, et 1 pn tut ahh^^â^'Jsàii&hrrt a sadcirtandc.^ , , i i

'>Uifc' «"pd^é^ttv }r> reçut àvëctous léS' ëgardis qu'une ^encreuse hos-

-flteliléfiSMétil; à de Itllcs irilbrtlities dans un siliaût raiig.^

^/>' . j . , j 'i 11 • » olL- -^^ 't'!!'':ti''''i' f''-'■^''LLif'^'^'''''''^^'- -l;;Openaan* quand, le Icnaernain matin, les dames nommées pour

,^ . j » , ■ > . , ■ /. /.. lii-^i.-.jj., ■j^f.Mp^qn.n I .''(Ji

lè'ier'vjce de ift'prïftccîîise vnjrent assister a son lever dans le riche

appartement qirelle«cci»p^,elleb la trouvèrcrit debout occupée de

raiinéc devini libre, Alger fut pris; cl laFranicè^ en lirant le monde d'une sdrvitude honteuse, se mit en possession de la plus belle conquête, qui la dédommageait avec usure de toutes leà lèblonies qu'elle avait perdues à la révolution.

Ici le principe de la légitimité que les royalistes soutiennent déployé toute la puissance de ses avantages comparé au système de l'usurpation, ^uoiuo»

La France, sous la république avait perdu" Saîrtl;- Domingue, ses autres îles, et toutes ses pqssessiops dans llndc. , ., , .

Buonaparte livr;^ à vil prix aux Et^ts-XJnis nos immenses colonies dans l'Amérique du Nord, et ses guerres perpétuelles avaient plutôt servi à consommer les pertes de la France qu'à les' réparer.

SOS royales mains à relliire son lit., Les darnes surpEis<!* lui rcprésçiitèrçut qiiellc i)'(;tait ^lii^ au Tçfliplc, et que de paltsiU soins devciYiicnt inu^es. E^ r<5]|yndit,;^^(^,Jp,i}'ai.ppifï^ omUUw, la prifioa; c'ijst cllcqui'me rend libre Quand oflijf^t,,^(J6-Jn,Q|s6c,*ePvib aoiincme, on ne dépend de pcrsouno. » ., ,, i, c,,^i u\ i,I >K i" • ,•

Ce peu de mots,pronoiKés|(ar mic pnnce^ac,xJe,6<à?^ »IMs^!^ h toilt l'empire , que jamaii^ i^n ,^r:(;j(Y<^V9 (i'AlUtrwhi^ «Q rêUèaiarait sur le U-ône de France. |.,,/. ,,;,,.!!. t.k: r.r,m-'I >^ '-

Qu'ont fait de grand et de su})Iir^e.p,9:Mr,Ipp"tiri,«?,,GeHl,^uiaiyour- «riipi proscrivent Madan^c royale,, et ç^e^^^ndfint qu'on JU t,l«#pouilJc de SCS Wns?^n j^aude, un,BriqiicyiJlp, et, le goiivcxoianentilwimèmc, qui partout .Jiandonue les alliés de lH!Fran(;e, Uvrt^aficlffi-

'■'•©feialteé X par la conquête d'Alger/ ajouta àtiïii FVâWtté^ un 'pays qui valait plus à lui seul quetoiH* ce que'la révototion nous avait enlevé. ,- r ^ > i - , ? ! *Nous ne pouvons >nious réfuser cle présenter iui une autre comparaison, également tirée de rtolilô histoire , et qui vient si naturellement au sujet que nous traitons , quoiqu'elle nous écarte un insftajtfcli de Fépbqiae où -nous sommes il 'i^fr hcr :^p^\^kr{3

Louis XIV fut un roi légitime conquérant : malgré les' revers de la fin de son règne, il laissa lâ France agrandie de la Franche-Comté, de l'Alsaoc; de l'Artois , et son petit-fils sur le trône diF-spagme, où ses descendons régnent encore. rtnq an^iar

Buonaparte^ usurpateur, conquéranti,:nora-seulement fut chassé de ses propres conquêtes ; mais i>e put conserver celles dont il avait hérité de la répti-lili«|u«^ et? laissa la' France MiM?insgrajjde <qne Iqi^t cpi'dola pHt.lrl3'I ob îulnr-. <rp, «'}ijn^ee>èn f/yjtinu >nillfesç <WQïalî$tBsfc'sont donc • fondé* et tîire -^i^uerrlc priîicl^errite sterlé^itimité a toujours été la gJmrc aussi bien queOëiiepos de la Frarn^, et que;l€Js, jlér v*!»iiïlions<frtifelÈeiid[e malheur et rappauvitis6<im€nt.

j'>lEe'lut aii^lïîSGwàfent^où la brillante conquête d'Al- ^©f kleiïMt de- s'àceôfeiplir que la révolution de mil h'uîtAîëfttri^ti^entfe édata ; l'instant étsit> choisi fioi^r ftiîi^ie Vesèortir-l'ingratitude d'une réyoltej iJabsenoe dtt" 'firtiAîisti^'e Ûd' la guerre > paru - pour -ajouter ( ^In ptfV^ limmert&iiî' ù la Fiancei, ne fut tonsidéréèypar Isdi'etiïispiraieury ; cjfuc commt? un moyen de i-endile

k'ur entreprise plus lacilo, La gloire ne devait jioiiu toucher ceux que le bonheur n'avait pu ilécltir. Restes turbulens de toutes les' ■ révolu tiens- j -ces hommes égoïstes sacrifièrent tout à leur -ambition. Il fallait terminer la comédie de quinze ans par la catastrophe précipitée du drame le plus cpou^çâii'^ fâMieP* fi'f fîTO >' .nr».rï '»)'•• irpiorjp >ffnifr.»t >rf<M' Charles X, prince faible, mal entouré, vit le (Ranger, et erat le prévenir en le devançant. On ne parlait plus que de refuser l'impôt, et déjà des associations menaçantes s'étaient formées à ce sujet. La prfôse pàttout soufflait le feu. Peut-n^tre de traîtres agens provocateurs, jusque dans les conseils, jxjussaient-ils aux coups d'état. Ce fut alors que Charles X crut avec sincérité donner sa juste interprétation à l'art. i4 de la Charte, qui dit, qu'en cas d'ui^encfe, au roi appartient dd Éaire les ordonnances nécessaires au salut de l'Etat. "En 'dobséquewjce , les deux fameuses oi'd<mnmices,'llinc conkre» les 'excès de la presse, Tab^re j^uF.^ê.ccn^ électoral, parurent le aS juillet j 83 ojp uoid hàui: l'A dix heures, la nouvelle n'en était tpaaréncforiC arrivée dans les maisons par le,Mo/«^6^tr, que déjà l'agitation régnait dans la' yiWei-et^svJr lïfs pls»*^ publiqueSi Ontivoyait sortir de'tousi ç^tésiiVPCij^*liesse animéd, portant tles ordres;.éQritSi.<^.4r^ WPh danl ù des postes marqués. Bi/epit et d/*>i^îwipfc^ nombreux se foiinèront ^ .cjt i<ies.lorateviWi llorcQ^^é^ Itoranguèrent le peuple })(>ur Vcxcitcyài^, riévoltt^

L'autorité, usant alors du droit souverain de tout gouvernement de comprimer l'insurrection, envoya d'abord la gendarmerie contre les rassemblemensi; mais' cette garde urbaine, accoutumée à des ménargemèns, et d'ailleurs trop peu nombreuse, ne pouvait déployer les dernières ressources de la force. On fut obligé de faire venir des troupes : les trois sommations furent faites ; la foule tira, J,e premier coup qui partit delà carabine d'un Anglais nommé Fox, et le combat s'engagea. ,, ,.,;

La ligne faiblit bientôt, et parut intimidé^ à,rla vue d'air champ de bataille si nouveau,po;Ur' eUo, où? 'le courage devenait inutile contre des combattatïs cachés dans les maisons, qui tuaient à coups sûrs les soldats en précipitant sur eux dç{» pavés. La garde intrépide résista plus long-temps, quoique écrasée, et quand l'ordre tardif arriva enfin de^ se retirer, des barricades rendirent la retraite impossible. Ce ne fut plus qu'un massacre épouvantablje, où IW fidélité succomba sous le nombre et la 4iffé-r reriicë des positions. Telles furent ces journées d'élèmple funeste qu'on nomma les glorieuses.

Des scènes semblables se sont sans cesse renouvelées sous le gouvernement nouveau qu'elles aidaient établi. Ce fui'ent les* n:jpmes ouvriers, ivres et payés , les mêmes chefs , les mêmes mots de ralliement; le but seul était changé; et depuis on a qualifié de crinje et de révolte ce qu'en juillet oa nommait patriotisme et vertu.

L'absence de M. de Bourmont^ ministre, ^^j «la guerre, et l'incapacilé de M. de Polignac, étaient deà circonstances indispensables pour décider le succès des journées de juillet. Le maréchal Marrmont;, malheureux dans toutes ses entreprjls^j;^, jpe manqua point à la fatalité de son nom, et ne pouvait mieux justifier Tidée que l'on avait deRaffluse dans l armée. ;^ ,, ,

Cependant le roi, à St-Cloud, apprenait à cbaque instant que ses troupes étaient écrasées à Paris, et que la populace menaçait de venir l'assiéger dans son château. Il se retira précipitamment à Rambouillet. Là, lés soldats fatigués, épqfsés dç, faim et de revers"!, lie demandaient que l'ordre ,^e se battre encore pour faire plus que l'homme iierxeuti en fait de couraj^e et de fidélité. L'ordre ne hiLcias. donne. Charles A était Vieux; une lonepe hahjJtuïL&T

de malheur avait étéîfit en iui cette coraïance4jianîiÇji qui sait tout braver, et que i-îçn "^ f^iw'f^i^ftW'ÔJPÇK)

M." le Dauphni, contus de prendre Te tronc çjç

son-pètie au moment oii la revoïte^t^en chassgii^ w^;-^^ féra'i^ i'ési^n^i- éSimhë M, iei abdiquer a spn exeœ^^

Minient de s anmilrr en,, quelques jours; deux règnes sétaient eflaces. Le riel, sans doute, avait d'irréxdrablos desseins.

-tUii^bcmsi^Dctix 'MÎ!> Veri'aieht '(^e' s^'anmijcr en

De Tinstant où Charlds X «t son fils abdiquèrent^, \e> èTmWda ITcnri'V commença tout entier, immuable;'incontesté, s'appuA^ant sur toutes les€onstitu- Hfins anciennes et nouvelles du ro^xiume, et sur la loi srilique^ fondamentale. 'U'i«|'»h oiieniq euU\U'j*\ jiCharlcs'Xvei* renonçant à la courônney ne "riiHtlait et ne pouvait mettre de restriction au drrtît'de son petit-fils. On ne peut, par les lois d'aiïéun pajfi du ^ôhde, trariter avec des mineuWi, pfti'cè que;»'dâns «ciB genrd de traité, il y aurait inégalité cntrolés parties contractantes : le principe devient d'autant plus éminemment nécessaire quand il s'agit'ide la royauté. Le roi qui abdique, troihvamt apparemment des difficultés insurmontables, pourrait^li, en imposant la couronne à un enfant,' l'accabler!, non-seulement du poids qu'il n'a pu '!?itf)^ porter lui-même, mais y ajouter les conditions de dépendance qtii lui rendraient plus difficile encore de gouverner? Le jour où, par le fait d'une ahâî^ aition ambiguë, il resterait quelque influence occulte au pouvoir royal démissionnaire, il y aurait deux pouvoirs en opposition, les partisïms de l'ancienne'cotir et ceux de la nouvelle.' Le droit ainsi disputé s'avilimit aux yeux de tous, et serN'ii^aît de prétexte aux «nnemis du principe. Mais' il "existé d'aillèm^on troisième ititéressédânsiice^ ^ftèls'ûe transactions d'un roi dvtec un 'autre 'toi; 'é^tlit-'la nation. Nous pensons, sans doute dans nos'' sèrtti-imens rf)yalistes, que des sujets doivent être sou-

iiiy^,iî^ff|'|pH^diétUté royale^ maisdà i'hémliié roj^-ale svijv;a^t nos constilulions, lesquelles ,! en Frartce, nVH^tfjjanaai» parité', ni paru reamnaîtcc d'ai)tiication r.fs^fliçMjvo.iWpus n'admettons pas, qiwsfde «prt-fdes peuples puisse dépendre des traités, secFCt^ (de l'au}'f)tlej,(On sait assez quel lut chez nous le sort des i)ifiilflnï((îns,des ms. Le trône n'est pas une posses- $fp^)pîtiv6^,i indépendante des constitutions. Ceux tîoOiCr qwJnmtrient en doute alors, si Charles X/ie^ Mfl^e Jt)au|>lun, en abdiquant, pouvaient se résery/çr,,d^a,(;U'piAs.sur la minorité de Henri V, furent, oU-'O^st^mèfflc^ courtisans qui avaient, perdu, les l^<i)^^ns CM les conseillant; mali,f. pu quelques Inimmcs vertueax auxquels leurs sentimens d'affeqtiprii particulià'C faisaient illusion, .Mais J'inccrtitjV^deiBje, saurait être permise en fait de légitimité polit^qu^ç.fjlesorti de l'état ne peut pas dépendre do l'indécision des esprits, et le royaume rester sans cilnfef, U est des questions de vie où l'homme doit pr/écisejc sa croyance, et fixer son devoir de.lidélité cjp peur d'y manqufir^KÎnt'îb 1b/ .1 im/oo^ MB 'iihn -Charles X et son fds abdiquèrent franchement; les : expressions de l'abdication n'offrent xiucune équivoque, et la tutelle de la mère commença avec leirègnedcsoTifils. A, partir de cepr^iucipe CluirlesX n'avaitpa^s le droit d'offrir la heutenancegéjiéraledu royauiuc à JVI. le duc d'Orléans, soius le règne. de Henri V, ^t^tî'élailjiuned^.ccs funestes inspirations de, la branche, aînée dc.r>ourbon de confier l'enfant

çle> nos tef^érances à celui qui avait un intérêt immédiat h sa mort. H( . ÏM>1.. ,ii. |. .ï-- U ,)b«iv

L'abdication de Charles X- n'a' point été forcëe»; Il pouvait rester roi en France ou dans l'exil. Ce prince infortuné^ digne de nos regrets parce qu'il fut roi, bon, pieux , plein de sentimens de péirdon et de douceur envers ses ennemis, serait encore notre souverain légitime s'il n'avait pas abdiqué. Mais il manquait des qualités nécessaires pour résister à la perfidie des temps où il vivait. Il eilt de faux conseillers , d'anciens entourages de cour, trop d'indulgence, d'amitié, et trop peu d'éloignément pour des favoris sans mérite. Ces hommes qui le déconsidéraient l'ont perdu. Il faut-, après «des révolutions où toutes les erreurs ont combattu , présenter aux hommes une grande autorité de vertu et de franchise. La vertu seule , sincèremonti indulgente, peut réconcilier les intérêts sans basses concessions. Il est sans doute pénible à des sujets révoltés d'avouer qu'ils se sont trompés ; mais on peut revenir de son égarement avec honneur quand ou dit,: je me rends à ce qui est parfaitement droit, respectable et vrai ; je cède à ce que j'estime.

C'est là ce que Tonne disait jamais à Charles X : ce prince, naturellement porté vers le bien, en avait le, gentiment' sans en avoir compris le génie ^ et cédait trop facilement à des conseils moins purs que le fond de son cœur. Une fois engagé dans les détours périlleus, d'une politique inhabile, il s'y

trouva trop avancé pour revenir,'^ crut dmoîr aljdiquer. Son abdication fut vraie, cari! la jugea indispensable au bonheur de la France. ' '

Cependant , par un dernier adieu au pouvoir de la novauté, ce prince infortuné envoya l'injonction à M. le duc d'Orléans , son cousin, de proléger la minorité de Henri V , et de prendre la lieutenance générale du royaume. Le duc d'Orléans répondit qu'ilne pouvait se charger d'un fardeau si pesant'; et qiielques jours après, trouvant apparemment la couronne plus légère, il céda à ceux qui la lui offrirent,; ^rit la .place de Henri V et le titre derbi des Françaisf. i*93 ^îm^mi «• '»>! ^jAt -iiioq ii^m

On a padé <ïé la répugnance du *<^ftc d'Ôrlëàfhs à selJaireroi; mais quand un homme de cœur est dc~ r/y6?ànepoiiii accepter l'héritage d'un enfant,il en rejette l'offre avec indignation, et rien ne peut l'yforcer.

Louia^'PlivUppe semblait être le dernier des Prauçiiis qui pût aspirer au trône do la Irranche ainéedesBourbt>ns. Un mur de bienfaits demâhdés et reçus s'élevait entre «lui et ses hienftiitdUtV;" ^"''"l

L'histoire nous apprend , et c'est l'iiistoiï'é' de nos jours, que Philippe-d'Orléans, sm^nommc Egalité, père du roi dés Français actuel,' arait conspiré pendant la piremîèîxî révoliitiôifi" <ït>ntf e son souverain légitime, et qu'il fut un des juges régicides de Louis XVI. Son fîls IjOuis-Philippe, alo^s duc de Chartres , prit part aux premiers actes de la révoltilion de quatre-vingt-onze, tant au club des

9i«|*jMnb3/^l[i^aUx • ar«i/)éô înâtolutionnàires 'i5è ië^'t^ë-

-jJliblivjiliift^Geperidant en qaatre-vingt-lreize, Id féV^-

Wikô'q S&Éé&hs aymit succombe sons celle de R6-

H^^ferPëy IjOllis-Philippe Égalité périt gitilloliilë';

son fils, le duc de Chartres, fut chassé' dé 'Fràtiôfe',

|[ro*(?î<iliet péi^sécwté, réduit h. traîner dùns le mo\idc

■l'iidiëusé e?s3stencc que son père lui avait légi^ée.

Vainement cherchâit-il l'hospitalité due à son i^âJrïg;

]es(psem^fesi^t ks'fois la lui refusaient.' Cëét 'alors

qu'il se vit contmint, pour vivre, de se faire mMtÎT

)d'école dans une petite bourgade de la Suisse. Hu-

■fflitiéy abattu, poursuivi par les rigueurs 'de is'on

fs^tfli,' il vint implorer le pardon de Louis XVIîP'et

de M. le comte d'Artois qui le lui accordèrent. ' '^^^

iii il» était une répugnance royale plus diffîdfë' à

-taiiïcre, un pardon qu'il fallait arracher à la nattlre

rdéàoléfe^.'Hé bien î la fille de Louis XVI lui' par-

té^ii^n^ 4^ liii pardonnèrent 5 et fcè fut sous Tes

«(«^iofS''Hei!eèttè immense absolution qu'il piit se

(^>l<ëî>Èfajt^f*lpd(ft<! obtenit- la main de la princesse

fiiftsïéi^je \4ie Naples. Rentré en France en mil-huit-

"^lînt-'quatoi'ze ', ' Louis-Philippe , le pardonné, fut

'î'Jâttïïs en possession d'une immense fortune. Char-

îîïesili y îijoutale titre d'altesse royale; mais ce n'é-

*'tait pas assez.; La duchesse de Berry, ne mettant

plus de bornes à sa confiance dans la maison d'Or-

""îéans, destinait la main de sa fille à son cousin le

'duc de Chartres.

1^' ' Vainement les royalistes inquiets avertissaient les

Jj

Bourbons qu'une conspiration se tramait, et qiie Ic^, 4'Orléans étaient à la tête, leS' Bourbons réppn^ (i^^eul;, : (< Nous leur avons fait trop de bien pour Iq^ iqraindre ; tant d'ingratitude n'entre pas (dans le cpç,ux des hommes. » , ,,n>Ai. t jj, mm. -,1 , ^Jit jk.

La révolut,io>x,de mil-hait-cejî^tr^ateîarfïiiv^^; Je du,€ d'Orléans refusa son appui à JL&ïuii Y^j^tliic- S^&-»^.k-C^Mrpnne pour lui^môin0»ioda jn^^monifiV ^.,,, examinons, à présent la légalité du-^c^'cpe^ }1ÎS^\, qi^ j>^^ubstitua à celui qu'il rpaversait. . (flA^'^AÇij^i.^^yp^^^ion de miyipitrTflenlrtrente, il ,^T^}s^\i pf^,'^^T;^\KCQ troi^,pQn>^<pdr^î.ije mi^iafehanlbrc ,d^^iygira, et celle des députés. 11. iJÇaUaUi la réunion de ce^ ftrp^ , pouvoirs pour fairty )a Iq*», Or^ ^and le^^qçitt^f^atiides jues, ea juillet j,,puiî<^j)t],aïisuifé la v>7fi'r9i^^|à,;Ciei^,,<ji4, vpnVQi^^veii^teT^M^ Ws.Yoinqueura promirent à.jla J^^taupe fj^p^ 0(jnstilufcion noi^yclle, qui devait lui assurer, de ^pius ^ndes Jil^^rtéî? que celles dont elle^vait JQvii ,jus<jU(î^i^. ,,^^^(6, la haute; position pù, ^iiriomphô Iqs, ^swjait , \^i^ .nouyeaux législa teurs , r^p, «'ab^i^W'ettt ploinfr à conserver une légalité de succession, ^U)t^\iveflnei^iqnjt qu ils . cvéèrcut,,, Us. , dé/çlarècent j WoOftai-teyi^ri^tp y , f.%, dçj rl^ur autorité ■ spu verai^,^ i ^eî^cki r€sti t , 1^ ,ifQ^„ priemier, pouypir de l'État, tqu€5yjrfte»;«p'avait encore rév.oqné- , ' ■, un.itfi .. c i, ^-^rn-vf -»(► firi^, ,. .QjUi^UiLi-vingltticize pairs, nquki avmkf>lilétér«réés sous le règne de Charles X, furent excliui par le. seul fait de leur nombre. Cinquante autres s'exclnrenl u \-mémes.

/ijtes>!déptités dés provinces éloignées n'étaieÀ't point Biiéarb amvés'toti se j^'âssa d'eux. L'abseii'éfe evkft^ti Ainsi sévirent féunis, pour composer la i^é*pcësèkitation nationale, ceux qiïi"^e'^ii^(y{iVê?i^dri"ti aloip'à Paris^ soit par hasard, sdit'li dèfs^^V'éï leur nombre, n'ayant pu s'élever à former cèï'àî"fl^ la jnajoritci des deux chambres réimies, cé'fUf li?contestablement la minorité^ et la minoi-ltil b*éti!^^ qui t«é' déclara la souveraineté d'à pextfA^ 'j^^^Yé^ riation et Ja France. Cette souveraineté chà^^a'^^ tFfnastie, doiM*a 4à couronne, et décida dii 'Âbft'fltf royaume. ' fiof;)nB nor> nb ^^-^I emmoo bnm;^

^fîk TinstanElei- télégraphes envoyèi-ènii les ôf^drç^ dié'Mq^f capitale dans tous les départemens. 'ÔW hôn'iÀîea, placés dans les diligences, allèrent 3ân^ les villes et les bourgs déclarer que le gouvernemcùr éiak détruit, qu'un autre lui succédait, et que Pà-1 riàJ sprétèndait être obéi. Tous les préfets et soué'-^ préfets furent destitués; les maires, les jugés-d^!^ paix , les fonctionnaires publics furent somiiiêy fl'è^ faire vin serment nouveau sous peine d'ètré *rëm" placés-JOn cassa la garde royale, les parquets désf^îbimaux, et tout ce qui fut soupçonné d'attachemeî'i't* à la fk'^itinii*é. Il faut le dire cependant à l'honnéiffl tlc'la majorité qui île s'érigea pas en gouveriiëniëni^fî souimprobalionet son dissentiment furent màrqui^^ par le nombre immense des démissions voîôntiïîré^ et des destitutions arbitraires. Les colonnies ' dtf '

Monàeurne désemplirent plus des noms de- ceux qui, se virent privés de leuz^s places et de leur €sis-r tei}ç^; et ces philantropes hypocrites ^ qui na^^ière repi;och^ient aux rois légitimes de n'accorder la faveur qu'aux hommes fidèles, firent , en quelques semaines de Icui' règne nouveau, plus de imalheur(^|4X,que les Bourbons en quinze ûnndes. de- rjÇstauJ raîi^9j;V n'fliyAlpnt écarté d'eiwiiemi^. inoiii^Idntiî'iJfut » , î^'expédition gljorieuse d'Alger ^devait kibir^le SQ]^\, jcie jtous les tfienfaits de la restauratioil , et. se ypir.çqlornniéie. Elle ajoutait^ la Franice \in paysgrand comme les deux tiers de son ancien territoire,» et les dépenses de la guerre étaient payées par /les trésfors de la Gasauba. Le croirait-on? Une conquête» si brillante, si utile dans ses résultats ,. fut quaiidBéel d'çjutreprise imprudente, onéreuse à la nationL Les' journaux ministériels ne cessèrent d'insultet à la victoire même, et au général qui l'avait obtenue^ ^ Le; maréchal Bourniont, pour avoir, conquis Alger^j fut banni, proscrit, persécuté; l'Étai^iqu'il avait en'rj richi de quatre-vingts millions , refusa de payer isai dépense d'un jour : on fouilla jusque dans le ceii-| cueil de son lîls pour trouver l'or qu'on' n'y trouvai pas j et celui qui ajoutait l'Afrique à son pays, n'efcil/ pas même un coin de terre en Frajice pour.jrej^o^» ser sa tête. Cette tête aujourd'hui est mise à prixi Le maréchal le sait, il l'a dit. Qu'on le clémente donej ou qu'on l'avoue. i-»

L'armée ne devait pas être mieux traitée que

son chef, et se vit priver de ses justes récomrpenses ; le soldat et l'officiel: ne reçurent ni ravanTccnxççifciiai les .déçpratiqns qu'ils avaient mérités mij^ysi. due leu^: sang; d'autres furent présent^, pour le^ recevoir^, /Cf., ei^ept l'étonnant çp virage (ie les accepter. ,,.:■;.., ■.liau'f

Le monde vit alorsce que depuis qu'il existe ji:lj^'j^ij vait jamais wjk, et ce que l'on ne rçverra point^,>içbe armée tout entière flétrie, humiliée, baisser la tête et se soumettre à l'affi-ont qu'ojii l]jLJt in^pq:^, ppi:^ avoir su vaincre et triompher, (,i>')! /n-vA i;l jb'îK'

Une, telle confusion d'idées ne pouva.it appartenir qu'à l'époque de démoralisation complette ou noiy» vivons, et dans un temps où l'homme, après avpjr servi tant de causes, ne sait plus lui-même ce qu'on doit à ^e^jcffor^; généreux, à son courage, à .son dévouement. ., /r'ohcfq^

Ce fut à la faveur de ces incertitudes morales. M politiques, que,, profitant de la surprise de l'instant, la dévolution de mil-huit-cent-trente s'établit san^ résistance, et s'empara de tous les pouvoirs de l'État. Il serait inutile de vouloir le nier, tout fut livré aux vainqueurs de juillet j le trône, l'armée, les tribunaux, les administrations diverses, les pW ces, le trésor public, les finances, tout est dans leurs mains; et s'ils ont mal gouverné, s'ils n'ont pas su produire un jour de bonheur, c'est qu'ils sont inhabiles, eux seuls en seront responsables à la France. Cependant, à leur pompeuse arrivée, ils

de là presse, et surtout la vérité.' f^'^'"' 'l - -•^^a^x] Mais quand après la \ictoiré léiJ-'pâ>tis^Vini^éWCiâ'' sC'i'e<?onnnîtï'e, ils s'aperçurent bientôt qu*iis arvaieiM:' ét« joués, et qu'iin seul l'emportait. En A-ain l'a rë-^i publique demanda-t-cllc ses institutions républr-'' câin<îâ(i)' àuroi Git<f^'«n^ je miwîsièfè répnblica^n îm écaïté , et M. de Lafayelte oblrgé dé donnfek-'èft^ déniission dii commandement de là garde nationale^ et quand les buonapartistes demandèrent au pouvoir de la force, les places, les lionnetirâ qu'on leur atsfit pfTo^is V et le retour de la famille Buonapartb, on n'eut aucun égard à leurs réclamations. En vàiHJ mais trop tard, les partis crièrent-ils a la nlsc',-' àl^ perfidie, et firent-ils des émeutes dan^ Ics^^i-ôC^', pour revendiquer leur part an succèà',-^^»'^^^!*^^^^ qua d'eux, et le pouvoir qu'ils avaient aidé'^^éTatb blir, dédaignant même de les traiter en lujhtrîfes que l'on combat, ce fut par des aspersions fd'cîa*^ qii^on dispersa dans les rues «ies"6cp$ r^j^ublicains,' et ces braves buonapartistes; -j^ '6 vj ^oinùiu.)] Vn seul parti ne se mêla poitirll' cy^^CèritsVitfl^'^ cules et de déception; les royalistes. Us titrent : Ndus aVons été suqoris aux journée^ d^fjttiWifît; -c^ vaincus sans défaite. Deux de nos rois nous ont abandonnés en abdiquant j- leur déjwi'l* nous*' «i ifM"' ''.Il 11(1 i«;o''-j , (tf'Mifir.ii >f» M(<»f/(rr » mi rf fy-iq rr? ^Rq l I, 'i'>li|j.<;U'iu< I (fn-

i ( ' ) Pçpfti'.wpK «V 1 Ho i.ci- de- y i . V •

îaissés san^ défense et sans rallieiiienlj cepoiidaiit notre principe n'î^ point changé, c'est celui de la légitimité., in^^,^„/b. 'ai

No^s royalistes , nous croyons que le principe de l'hérédité est la base de toutes les stabilités, q^u'il assure la paix au dehors et au dedans, tjt que ^oiis .r,empi,re 4^ nos princes Jégitimes^ ,, nous, avons été pendant quinze ans plus libres, plusibeur reux, plus respectés des nations, que sous laijpépu^ blique , la terreur , le directoire , Buonaparte > et Philippe. >,]y(;^s sommes intimement perâiaadés que, jiQs concitoyens le reconnaîtront, un jouri, /et nous rendront le témoignage que nous avons létjé sincères envers eux et notre pays, en leur signalant , notre, opinion, et les malheurs futurs^ que npu^s prévoyons. ->»t»;il: < j/r.t fil

Accablés de douleur, les royalistes se retirèrent dansleurspiovinc.es, sans attaque, sans défenset. Renfermés dans leurs intérêts privés, et se fiant au tenap^^.Çjt.^àJjar^on, ils n'opposèrent à l'essai du nouveau système de gouvernement que la force de la di$cus^ion et l'expérience.

L^,s.roj'ahsJtes n'avaient pas tort de compter sur l'éprçuyç ,d^ tepaps,, Le principe des révolutions amena ses indispensables conséquences. ; i : i

Les révolutions sont l'instabilité, l'instabilité àét^ truit la confiance, et sans la confiance il n'y a plus de conimerce,. Après les journées de juillet, les banqueroutes , se sucçédi^rent rapidement, et s'en-

tassèrent ics unes sur les autresV î^'^^iscre et' 1è manque d'ouvrage suiTirent la chute des fortunes': le désœuvrement et la faim produisirent l'iustirl^eT:ti0n'. il fallut alors recourir à la force "pôbr drr'eter le désordre; mais où trouver la force quand le principe de l'obéissance est ébranlé, et que celui qui est commandé peut répondre à cieïm q"di ïè'éoiii^ mande:! c( Tu as désobéi toi-mêraé,'tà Hi i'fehVè'rî^è le troue de ton roi. n •k, 'i '' '

Le nouveau gou^-ernement ne pouvait aon<*; par la waturemêine de son institution^ ' fondée' fetir' la révolte et' 'la souveraineté du peuple , réprimer lèk opinions et leur libre manifestation, ' "

Les divers partis comprirent leur force; Ifes royalistes sentirent leurs droits ; tous pouvaièntj'^ la faveur de la Charte-Vérité, manifester lèut* rtiànière de voir, leurs sentimens, leurs affections et leurs regrets. Le pouvoir nouveau n'avait d'autre moyen pour les en empêcher, que d'user dii despotisme, et de déchirer le voile qui cachàît'Ibl tyrannie. .^'>n

Les royalistes, par leur modération môtti^e,-'J>^rurent au nouveau gouvernement ses plus reddulables ■ennemis; ils avaient le nombre, le raist)nhfeiiicut, riiabitude des vertus tranquilles et j'mcifiquêk' qui assurent le repos de la société. Ce fut donc sur eus- que l'acharnement se déploj'a sans forme de loi, avec tout l'arbitraire de la përsécufioil et <îe la peur. Il fut aisé de distinguer les apphfhcnslôhi

du gouvcrneiTient à l'égard des diffcrcns parus, ii la manière différente dont il agit envers eux.

Les buonapartistes affectaient de placer parfcopt le^Ftrait de l'Empereur à la tête de ses vicloirq^. et le duc de Reischtad près de lui. On ne s'y opposa point. I.. :,

La république planta audacieusement sessi^neg; sinistres d'anarchie et de terreur ; l'autorité Join, de s'en offenser aida à les élever et n'en craignit pati^ l'effet sur les esprits, plus effrayés que séduits.

La jeunesse révolutionnaire de toutes les nuançet, , d'opinion , avait ses héros de prédilectioiJÇi , j ç^, hommes d'opposition constante sous tous les gouvernemens. M. Benjamin-Constant était de ce nombre; à sa mort, toutes les écoles deParîs se réunirent pour le porter en triomphe à sa dernière demeure ; le gouvernement lui assura les honneurs du Panthéon, lorsqu'aprcs deux ans il aurait ^ti^r fait au temps prescrit pour l'admission . ,, rt .o<

Cependant les royalistes avaient aussi leurs sourvenirs , leurs jours de douleurs et de deuil. L'anniversaire du vingt-un-janvier arriva; une loi en ordonnait la célébration religieuse, et n'avait point été. révoquée. Elle ne pouvait en rien blesser la nation qui n'avait pas trempé dans le meurtre de Louis XVI, l'appel au peuple ayant été rejeté. Elle ne pouvait évidemment toucher que la susceptibilité de quelques régicides encore vivans ou celle deleqrs fils. Ce fut donc pour eux, et pour eux seuls, que

le service fut défendu dans tout Je royaume, la loi violée et les prières refusées à la royale victime.

Utt autre anniversaire funèbre, et de «ouvenir plus récent, tombait le 1 3 février, jour de^l'assas**' sinat deM. le duc de Berrv. Ce crime était celui d'un homme, il était difficile d'imaginer qu'il existât feôFi^nèë Quelque intérêt si puissant, inconnu jusqu'alors, pressé d'étouffer le snoivenir du crime de Louvel. >

Les royalistes, tous les ans, avaient l'habitude de célébrer l'aniversaire de la mort de M. le duc de Bi&rjyi 'Sa veuve, entourée de crêpes funèbres, se retirait dans la chapelle de Rosny où repose le cœur de son mari, et la France attristée s'unissait à ses douleurs. if^tn iMt h ;o-i<lfn<»{i

En mil-huit-cent-trente, quelques jours avant lo treize février, les royalistes annoncèrent dans les journaux qu'un service solennel aurait lieu à Saint>- Roch, pour le repos de l'àme de ce prince. L'auto-trite' envoya à l'instant défense au curé de faire la cérémonie; elle fut décommandée. Uu autre service, moins annoncé , se préparait à Saint-Germain->l'Auxerrois. Soit que la police, avertie trop tai^d, craighîtde renouveler une défense déjà péri motivée la première fois , soit qu'elle eût quelque auti'^ dessein caché, le service eut lieu , et se recruta i\o toutes les personnes qui avaient dû se rendre à Sainl-Roch.'Le coftcoin's fut immense. Les hommes de toutes les opinions, et de professions diverseiJ ,

libéraux, buoiiapartistes, répuljlicains, pauvres 'ou riches s'empressèrent de venir s'agenouiller au bord du catafalque d'un prince français, véritab-le- .ment populaire , moissonné à la fleur de «on âge. Il semblait que par une de ces nuances indéfinissables du cœur de l'homme, ceux qui avaient laissa proscrire la postérité du duc de Berry , éprouvas»sent le besoin de témoigner à sa veuve courageuses et à son fils exilé ^ la part qu'ils prenaient à l'une de leurs royales douleurs.

Les divers partis mêlaient des l&rines sihcèrés à celles des royalistes; et l'on vit alors briller de tout son éclat une de ces qualités distinctives des Français qui, devant certaines grandeurs d'événe-*' mens, rapproche les cœurs, confond les opinipns'y' et ne fait de tous qu'un peuple de frères. iy<trttiî "1

Le gouvernement justement inquiet, et qui'," jusqu'au fond de la pensée, épiait le regret et la douleur, frémit à la vue de cette force d'union] grave, silencieuse, inoffensive. Ses agens de police, répandus dans l'église, observaient le nombre de ceux qui y étaient, leur rang, leur mise, quelle pouvait être leur profession. Us notaient les places des personnes connues, les nuances de leurs douleurs, et jusqu'aux moindres démonstrations, pour en former un corps de délit. A dater de ce jour commença cet infâme métier de police, que seize cents mille francs alimentent pour persécuter les Français.

Mais quelque fût le désir de trouvei* la douleur agressive, elle n'offrit, dans son profond recueillement, rien d'hostile à la malice qui l'épiait.

La cérémonie s'acheva tranquillement , et ïorsqaQrdai foule s'étant écoulée, il ne restait plus qu>wwlei centaine de personnes environ dans l'église ^f un élève de Saint-Cyr, emporté par l'enthousiasme d'un jeune cœur'^ plaça le portrait du duc'ide Bordeaux sur le cercueil de son père. Un, autre assistant entraîne par le même sentiment, attira la couronne d'immortelles qui était au pied du catafalque sur la tête du jeune Henri. Rien n'était filus naturel, rien de moins insurrectionnel que d'unir le lîls à son père. Cependant le curé, par une prudence rigoureuse , vint lui-même détacher la lithographie, et invita les assistans à se retirer. Ils sortirent silencieusement , et l'és^lise se ferma.

Déjà ceux qui avaient assisté au service s'étaient' éloignés depuis quelques heures, lorsqu'une troupe d'hommes mal vêtus, et de figure menaçante, des-r cendit des tertres du Louvre, et se répandit sur la place de Saint-Germain-l'Auxerroîs (i). Ils vociférèrent le blasphème, enfoncèrent les portes de'

(i), Beaucoup de gens, étonnes qu'en défenrlanl Iw ' scVvicc ' tfo' Sainl-Roçli ou permit cc^ui dv 3aiut-5Gcrnviiu-rAiL\errois, pCTisè-l> reut que ce n'était pas sans dessein qu'on avajt préi'éic une église à une autre, et qii il y avait un piège dans cette disliuclioi? de liçu. M.lis'ce't(«^l4rcfail qu'un dmito alors, est devenu une presque cerli-. Inde dciniis que le gouvcrnenioul, encourac,'eant partout les profanations, ne les repousse jamais, el envoie dans lonic la France dos

r.égli^^^i>risèr€nt les yitraux:^ , lç$ sl^viç»^ .P^pro- Ibfnèmnt à loisir, car rien ne Jes contrariait.,, ,^,, ,jQu pensera, peut-être, que, dans un tel s^çri- ]i4ge public 9 l'autorité s'interj^osa. Non, elle laissa J5siji^q,.(elle ai4^,,ipçme; toutes les dépositions l'atitestent , et le maire du quatrième arrondissem^^nt, M. Cad,et Gassicourt, mit le comble au scandale public, en abattant lui-même la croix extérieure 4e> l'iéc^i^Q (i). Mais pour magnifier la. forciç,de la justice, le gouvernement fît arrêter, àl'instantraême 4afls l'église, trois des gardes nationaux qui avaient as|pist^;au service j le soir les royalistes ^qrw.t pris dafls ^urs maisons, et jusque dap&leurslits.M. le fVi^mj^ede Conny, malade, fut traîné en prison pour ^fpir assisté au service de Saint-Germain. Beauc0\i]} d'autres personnes furent égaleiTient arrêtées , prratJiéejS de leur, comn^ierce, deleu^^i occupations, i^jfenfin après quarante ou cinquante jours d^i détention arbitraire , l'affaire instruite , il fut déclaré ,(|u'JUi'y,ay^t^§ lieu à suivre.

' > fbirn )f vnr.'i

agenSfpiTovoc^teurs pour compromettre tous les Français. L'égiise de Saint-Germain-rAuxerrois se trouvait en face de l'endroit ou furent enterrés les héros de juillet ; on pouvait aisément faire croire aux frères et amis des morts qu'il y avait insulte de la part des royalistes à venir célébrer leurs regrets si près d'eux. Cette circonstance n'existait pas pour Saint-Roch; c'est pourquoi l'on y défendit le service en permettant celui de Saint-Germain.

(i) M. Arago, dans son discours à la chambre des députés, ne nous laisse point ignorer les ordres du gouvernement à l'égard de la répression à apporter aux profanations et au pillage de rr.rclicvcché L'entier du système y est contenu.

'A^si prdlt^a fn( liberté de ifnil-huit-cent-trentc. Dès le ïentrernhin , M. de Montaîivet, par ses té}égi^s/fihë^'ët ses courriers, envoya l'ordre,' dans les pfoViriliës , d'drr(}ter les royalistes suspects de sou- Vëiiif^'é'l^ 'dé regrets. Un débordement de pi-ofanattoÏÏi'''éé''Wj1andit sur tonte la France. Partout lids"ër(îlîx^ furent renversées, les autels profanés, ë'if' Tës^^i'grles' religieux livrés à la fureur d'une 'jioi^rfé'è'd'hoiVimes fotceriés ou payés. Ott» Vît dès foh'ètï^ftfiiaihî's publics, des miaires, ^es préfets dbhhyrT^'rdi'é' d'abattre les croix, et se prostituer eu^-ttiêines dans l'acte de leur renversement. Un ^oi'/s-pi*éfèt',''àr Carpentras, ne pouvant se faire 'oïyéif ," piît lùi-rtiême la hache et mutila la croix à cfèiij^k i^édôublés. A l'Archevêché de Paris, des hommes en habits de gardes nationaux, s'attelèfëMt 'àtty 'dordes qui firent tomber le signe révéré d^ la religion. Partout, l'autorité, loin de réj>rimer les' éitbèS,' Suivit les factieux impies, ou les devanc^a dans leurs impiétés. Les royalistes ne cessèrent plus d'être arrêtés dans l'ouest, dans le midi et |)érr 'toute la France (i). On fit d'infâmes fouilles

(i) M. de ChoUet a relevé des journaux, pour en former un corps entier d'ou\rage, toutes les profanations et vexations commises en France depuis la révolution de i83o.II en existe déjà dcuv vol.in-S°, qui ne renferment que les actes illégaux commis du i" janvier au mois de novembre i8i3. Voici ce qui nous a été communiqué par extrait.

Depuis le «"janvier i83i, il y a eu, de ia pari de l'autorité, cinq

dans les maisons, et jusque sur les personnes. Oni Wè respectani la confession , ni le secret des familles, ni l'âge ni le sexe. Des femmes, de jeunes filles, âés vieillards, des enfants ; moururent de terreur à la suite d'outrages qu'ils eurent à supporter, et quand les' ' populations indignées osèrent exprimer Içur mécontentement contre une telle violation des droits , on les accusa de sentiment de rébellion envers un gouvernement si protecteur et si dbux. Des troupes françaises furent envoyées dans les provinces pour les soumettre à la persécution. Mais ce n'était pas assez de poursuivre la manifestation extérieure, d'indignes agens provocateurs furent chargés d'épier la pensée, de l'inviter à se trahir pour l'ériger en crime.

Voilà la Charte-Vérité, ses actes et ses hommes. Les auteurs de pareils actes ne peuvent être d'honnêtes ^enSy comme on entend quelques esprits fâilii &îjoa T* jSiv't'A

cent douze violations de lois au détrimen t des royalistes et des catholiques, et cela seulement dans l'ouest et le midi. top «iioci Jtiuiij

WffUÎ ?!!' ^ SaprUéges. .fS

Visites domiciliaires. 258

f»On39 . ^r- 1 .• 1

Violations ctc propi'ietes. "jo

VJ^fmi'i ^1 Massacres.

ïl'fHut ajouter à de nombre 227 jugemens de journaux. Les mois qui suivent novembre ont été tellement remplis de vexations arbitraires en tous genres, qu'il est impossible d'en calculer la propor- •lion avec ceux qui les précèdent.

hJMyjfi^TJH^I^] '^' on tel individu qui. paraît plus habile oumoins persécuteur que ies autres. Sans doute, da*s deîf teiçips de ^é^ olution il peut y avoir de gran- 4^8, erreuis de bonne .foi ; chacun peut croire une fffiT^e, de gouvernement plus utile quune^ autre ; mais, entre la vérité et le mensonge^ il n'y a point à se tromper. Le mensonge est l'œuvre du menleur, la fourberie l'œuvre du fouibe, et celui qui Hod des pièges à ses semblables pour les trahir est un misérable que l'on devrait étouffer, s'il y avait un principe de vitalité morale dans la société dont il fait pallie. On nous parle du gouvernement primitif comme modèle de perfection , de république chez des hommes simples, etnouveaux. Eh bien ! là, chez ces hommes simples plus près que nous de la nature, chez les sauvages, il existe une foi publique, une sûreté entre les individus de la même peuplade, et le châtiment suit de près la délation et la perfidie. Ces hommes montent à la civilisation, et nous en descendons.

L'indignation est à son comble. Voici donc cç que disent les provinces : Ce n'est point nous qui avons renversé l'ancien gouvernement; nous nous trouvions heureuses sous nos rois légitimes, et nos mandataires n'avaient point mission de changer notre constitution, lorsque nous les avons chargés de voter l'impôt et les lois : vous seuls avez fait la révolution de juillet, et nous l'avez envoyée par vos téléi^raphcs et vos héros de pavés. Vous seuls

JO

en êtesjre«ponsaljles envers la, iiatioin|jaiq*iiqwe de ,lçujr(l,<?Sjfttalheurs qui l'ont siùivie. ,rf)n..i..f» yrt'^.cff. : >r, ^us,-^vez yuiné le commerça e; ,\erGsé(^t, Açi\^é l'impôt, attiré la misère sur le peup^, jt^çoubjé ,j^ vepos et l'existence de toutes les classes. 4e la société. .\ons avez eu plus de trente çpi,eute*i -depuis ^KTti«i<^ «mois que vous régnez, et\>wift(iï«PîpQwez ..y,,iïï^©ttre un frein , car c'est : 1^ souv^^:;^^^^;^ r 4^ peuple qui marche contre vous. Vous ave^^ç^i^é la guerre i;ivile pendant quinze ajis de coï^&piç^^pn

coptrele gouvernement que vous fpc©nnai6si^^y{<jWi> ^i«^z.<;pmmein!çé. la guerre civile en juillet, (aji ,tii'ant

, le^premiers sur les troupes du roi auquel yojus.îiviez oc4t4'des. scrmens de fidélité; vous continuez la gu^riie'Civile à présent en outrageajn^.lAipppui^ion ^ar, des açfes ^arbitraires , en trouJt)lApfc(l^ cuit?,, eu renve^ps^njt; tes croix, en violant l'asile de nos n^i- S0as;etd€t; nos familles, en détruisiaut nps coll^f/s, îûos^monastèr^B, €t en nous ei,ivp\;ant vos,-,db<gfsf)[ie (baindUft/et ,vçiâ|-ç$pipi>^. (j;'QSt,VQU^ qi^^e^y^z kofér contre les citoyens, en plaçant soixante mjjie^irançaisen Bretagne pour soutenir yç^^^^i^Ji^ et

^ "voiJfe tjTanni^. ' n.irr A

Où sont les bienfaits qu^ compensent J|^ ,nnai|x

j «1*6 inous avons soviffcrts? Vous laissez périr la conquête d.' Alger et les dix mille hommes deitriQupes qui y restent sans secours I On vous accuse de yendre la colonie i aux AnglaisfjVQi)^. y répondez^ mal . Jurez^ donc d'apppvjti^Çr.Yios tét^s si 1^, ,<?^>^i/9^ ,f^t rendue! 'è^ijou

*^' 'SiPlfefS'iiitérêfsféont livrés, l^bnneur n'é^t' {iki, mieux défendu, car vous avez a}:lâtïdortrtét^ili''lés 'J5^pl)es' cfue voiis avèz^ Soulevés j'i'biî^tdî^é "et/ est 'J)âlJ>itante eilcorej!'' '" ■''♦-"rn ni vniin j(Myr.> -^^ A'Brtixelfë^j Uîi'hiois après les jètirnéti de juillet, '5"é^r' polir j<6Wr,ia l'évolution ie fît aitt c/is'dë la i-éVolutîbil' ^'(^ FiMnce* et à ses cdtileiïi^s' t^iW>ioi^s. '.tli'infetir^etïoti éclata aux rftèmes cris <*! .iii*>î "mêniJ^s ^WlêtiW ' en Pélogïl^ , à ' Eyi^ésdié ^'^ ' Mà^^enf^V '^•qn It^èy left SUisscT,- «t partout c^é' c?f is '^t tfcs '(c«(yttkâts "ànt été'sûîVi^ delâmisèrfe et du désyijjl6î!i:* dC4r>ia«ôris . ""Tous avez outragé le ciel, lès ]f)eiml€'S et les rois. Ctkï^ei dondlte fciér^ eai^ lëàpeofllé^^t le^ tyjisistmt armés/ «ibill'ré^H'fc^us, 'et' "fàbdis tiue"P6Ûrs' dtobfeSS^deurs fei^riérlt'dé Voîûy'reiridnrtaîtrelp'où^ rilîeiïiwtidws abuser, leurs foudres s'apprêtent li fondre sut* vott^, Oï», quand l'Europe, avec ûn nullibir <^httmm'e$ artïi^sy viehdra stit*'tao9 frontières y 'qu'felurëz-vo'ws^ à lui bp^jioS'er ? Où sont vos géncr.'iux faméilx^ vos soldats aguerris, vos trésors inépuisablcfs, vo^ tadcns extraordinaires, votre popularité?' •'/^^'^ aoïamioy ' 'tTést alors qiie du sein de 'k dét^es^vô'As'Criefôî : A nous les provinces! à notre secotitSilâ-Bi^etagnc! 'la Vendée? le Midi et le Nôrd^f " ' '' ' i" '

"Lte Nord et 1è' Midi,' l'Ouefe^'iet tVDHent, auwDpt •^'Hl^é^'dè?'réf)6rldr^^ Ndus X'dîlàf^iiéts'à^bbibbâlflt^; 'frtàis'pôur la îihcrféT Ne pensez"]f)h]s qùo ecwit désormais pour que Paris nous bpprimcqiie nous prodiguerons le sang de nos enfalié'ct leS'ltésoYsdc notre sol. Nous ne sommes plus ù ces jours tleidé-

cep|L,ipn, et d'esclavage ou la" capitale nous envoyait des décrets révolutionnaires et des lois de sartg: Le peuptc;, dites-vous, a des droits : serions-nous seiils privés des nôtres? Nous avons été patiens autant que la prudence nous y forçait ;'Vëus'houfe'trâitézr' en provinces conquises; ce n fest pas ^ur ce pied que nos ducs, nos comtes et nos souverainetés s'unirent au royaume de Paris : nous ne l'avons na^ reT^u si puissant pour qu'il nous opprimât un fàiir. Nous voulons être égaux. Retirez doritf'Vos TÊfti^issaires, vos sicaires, vos sbires, vos Vidocq* ètceiix qui les, envoient; nous saurons bien, sans votre patronage perfide , soigner nos intérêt^V^ii"^ ï^os conditions et nos traités. "" ' ''•''^' <îax;i'

Que l'étranger paraisse sur nos frontières ^'"îfiëîfs v paraitrons armés devant lui. Il verra si nous avons dégénéré, de nos pères; si nous ne sommes plusciés mêmes Celtes grue César ne put vaincre, et qilè Buonaparte croyait prudent d'épargner. Nous leur dirons : est-ce la guerre que vous voulez, ou pr'éférez vous la paix? nous sommes prêts à tout âboepter; mais avant de verser le saîlg des'po^'ùlations, écoutez-nous. ' ' ^ '"•''•'•

Depuis nos longues divisions inïèstfties^,' îf s*ë^' formé plusieurs partis en France. Il en est uriMqiïî voulut les, opprimer tous , qiii à ' cliasse ses itfli', ' abattu les autels , semé la discorde et la fureur dans le monde. Un autre parti, et c'est celui que nous croyons, a conservé son culte , et le respecta

toutes les légitimités établies sur la terre. T/tiomnie, dans nos principes, reste soumis aux lois, le (llî^ à spp père, l'inférieur au supérieur. C'est par ces Sj^ge;s dépendances, que nous comprenons la liberté et l'honneur. Nous voulons conserver là' colonie d'Alger, que nous avons conijuise au prix: dvi sang français , et sous nos rois ; nous rejetons le ioua honteux de l'Angleterre siir le cdii^ tmeut ,,et,,SMT li^^. j^^rs ; nous ne reconnaissons l'ewpire d'aucun ennemi soit au dehors, soit au dedans. Et si vous parveniez à force de soldats à nous soumettre pour un temps , vous nous retrouveriez daii3 l'intérieur de notre pays, derrière nos Haîiei'j' dans nos chemins creux, jusques dans nos maft'^ns, conjst;çimment appliqués à vous nuire et à vous expulseir. Vous apprendrez ce que c'est qu'un peuple d'hommes libres, décidés à mourir jusqu'au ^er^-'' nier. Songez-y, car nous sommes gens de parole' et , de fidélité. Vojez si vçus nous trouvez assez liefSj, ou assez pacifiques pour faire alliance ^'èlè vous.

.,.,,. , ni ?iuyr ^«j'jl

Alors SI 1 étranger dans sa vengeance aveugle, nous confond avec les perturbateurs du monde,' et' veut laguerre à tout prix, nous l'accepterons quandmêpae; mais si, touché de nos justes représentations., il s'arrête et dit : vous n'aVez point troublé' le, i;epos des populations, en y portant l'insurrecliouj nous respectons les droits d'un peuple libre,' qui vit tranquille avec lui-même dans ses limite^'

îî^ttil«ell^$'; 'Siaiïs ihqwieter les autres nations. iD^ods déâirôWs la paix et retirons nos troupes. Alors nous sigtieronsie traité plouri» conservation de notre tèl^rftoire, ^t W<ittà tournant vers Paiiis , > moqs jlui 'S^OriiS : ^ ■'■ '"'■ I-' -"■- ■ ■■■y>>

^"w C'éstToUs qui avez causé tmis les liialheursicje là' ■f'ranCe , attiré l'étranger dans nos paisibles damipâgn^; Nous n'avions rien fait pour ronij^renje pacte qui notis unissait à vous , ce n'est pointuo^às q^i créant un 'jour une constitution nouvelle, tous ■Fént^o^iîies par' nos télégraphes, avec ordre i d'y élb^iK^ÎN'ôS' troupes n'inondent poiM voss' villages ^ëWbfre ville' pour y «dicter des lois, et forcer les ^Bûbitans à des sermens nouveaux qui leur répu- ^'^rieiiti^ ■'Nous avions droit aux mêmes procédés ^ votre pàfrt; vous aviez les mêmes devoirs "à remplir envers nous ; mais vous avez tout méccftnu tdiîns Votre vertige révolutionnaire, et tout violé. Nous' lie troublerons point votre liberté, nous garderons les nôtres. Voilà le langage que com- 'tnencent à tenir les provinces, et déjà leurs journaux particuliers indiquent assez cet esprit de patriotisme local qui s'affranchit de la centralisation '''\Wannique. II. faut que Paris y prenne garde ^ les ^'provinces se séparent de lui, et sans elles il ne '■'peut s'alimenter et vivre. Il est plus que temps d'y penser , d'arrêter la persécution dans l'c est i et le midi, et d'en retirer les troupes.

Les grandes capitales, comme les rois, ont leurs

iiaWfOuifS qui Ans irooipciit , leu^- fouti fi|oii.§| f^i^/J^jp, sont toutes puiî>î>aiitt;s ; qu'on leur,Qfeé]^'ft!lO)^i,t^yi-;sf^ eti .qu'eBea ■ peirvent abuser.) l^lletri.^lmpeiU, ,r ,ç^f^ cdraptent i^ar leurs nombreux ha}.)ilans, .^Mi^vl^i^f lichesses, et celle grande montre de toutes ql;\os<îs quelles étalent fastueus.ement ^ux yeu?;, iVIai^squ^nd lui «langer vient, qu'il est aux pqçt^^, £;'fltj^/f%;j§Tp que i/'on. comprend y mais trop t^fidyJ'ipsulTi^^Hr^ (le, .ce vain, ornement de la prospérité , qui.é^^wi les^bomniesiet neles recoure ppiiHiidfm'? ^ wW^ÇftMÇ- On reièvevàr.la hâte de vieux, pi^-;^ d4gr,çi^^H^|fi fait do nouvelles fortifications, ott|^*çpse,dcs fqs,}^^. Vains obstacles, jeux d'enfans, dont Je lyf^^dre ennemi triompbe facilement, couvent le Cftypfpayt <ie Jîint éî'iqur y ren vei^se ces ba^riead es ridic^jiç^ ^t jette -une grande ville à la mejqci ^ pref^^cr i^ç/k^pant^ une faclion l'emporte : un tj'ran s'ct^iblit. (,, »i Cei*x«quj n'ont jamais troiiapé leu^i-.paj^y^jo^pçj^ij^- ^rfèrent pokdtile&proviiî^çes pL la cap|UjîjtJI^,T»i»^agj^(^x - (provinces,, ily.j^i eut .tji^ut cç. q^rin^! ^Hri^f^MR^B^^ aveatissent leurs concitoyens a^in qu'ils /^i^/çpt /c<pn)trciie comnuy^ dan^';eji%,,, .m iitu\u'M- sva^^ zucu «fmtHej ferait funeste d^ fi'a>T^uglçij,p}vi4» l*yîS^HiWl?^- -"jL'éfthWttgej,-.àidt(!(j>it d'ê^JP i*<i>té|,çMaj-e./^/(^^,j^ous •jifaKronrii olfcusé< il se1^r<?pave à,<uons allaqu^Vr-^'^' /ho-^xiont pa^)C)^l4f\itti<>iee>^pPW ^ibl^lW=ifî^**>W^^'' -iaïuiiiàtitcmp^jph ooiluoL>^'f9({ M i^i^T^ h . xd?.n^n

Les provinces sontMinilée^.cp^trç.V," gpuyj^YM^" iHKiiitiactuel qui lei^i»jpprime.Ellç6 ont Uç.i|Ki<2,riètrc ,

i|,qi).l à craindre qu elles lui refusent leurs hommes, Jeur argent, leurs contributions;, leurs secours.

Alprs Paris succombera, et la patrie avec lui. un partage deviendra iné^'itable , soit par l'invasion étrangère , soit par l'intérieur, et le nom de 1,^'rance disparaîtra de dessus la terre, ^iiisj^Rop^Çi, périt, parles divisions du bas empire. ons^iiq'xri «*

Mais ceux dont la mauvaise foi nous a conduits où nous sommes croyant échapper à l'argument qui les presse , s'élancent par un écart subit di^ns l'ernpire des suppositions, et disent : pourqupila duchesse de Berry , est-elle sur le continent ? ellçi y est parce qu'elle le veut. Aurait-elle conçu l'audaçipnx desseia de rentrer en France? hé ! pourquoi ]^cm , qui pourrait l'en empêcher ! quel crime a-t-elle commis contre nous? quel mal nous .fitelle? et qui de nous voudrait la priver de l'air qu'il respire (i) ? serait-ce Philippe, ou la reine Amélie qui vivaient heureux eux et leurs nombreux ,^f^nç,ii l'qnibre de cette branche ainée des Bourbons dont i|{> occupent la place aujourd'hui? j. Si la reine Amélie , soumise au rigoureux devoir ^^'épouse et de mère , prend la fortune d'un autre , s'as^9i|; dans t<^s ses biens , et voit sans déplaisir ajouter un trône aux douze millions de rente dont héritaient ses fils, pourquoi la duchesse de Berry n'aurait elle pas aussi des devoirs de mère et de

(i) C'est JM. de B^que\ille , mais il n'est pas la nation | et les députés ne'k'e sont pas encore déclares la contention , pour rejeter l'appel au peuple.

fùtWc^e a ï*ètn^lii^? Serait- ce 'i^ài^ce' ^\ie' st^s enfons sôïït '^1 us tnàlheiireux , et (Qu'exilés , f)Hvé^ dfe la patrie, ils n'ont dans le monde que le courage de létirrnère;, qu'il faut lesen priver éhcët-é? hé! Volis, hijhirtieS sans pitié, qui pourstiireizilile femme héroïque jusques dans son dévouement sublime, vous la mépriseriez si vous pouviez la réduire à n'être que ce que vous voudriez bien qu'elle fût. " Oh vôti^ entend dire quelquefois, lesBourbons sont sïihs c'oùrage; ils ne savent que fuir et ne rê>Tlelinent jamais, ils n'ont point de témérité; et si la duchesse de'Berrj' s'dvance , vous dites t'i-ôîlà*^' ces Bourbons'qliî'i'atmènent la guerre civile,' 'et' viennent encore troubler notre prospérité. Quelle pi*ôspérité, grand dieu! le ciel, dans sa colère, a-t-il de plus terribles vengeances, et peut-il châtier davanta ge. Mais enfin il est un dilemme dont vous ne pouvez sortir, il faut que la duchesse de Berrv revienne, ou ne revienne pas. ?î'importe ce qu'elle fera , vous êtes décidés d'avance à la blâmer. Supposons' donc avec vous, puisque vous nous en menacez,' 'qu'elle arrive. On saura la vérité. Du moins le vœu de l'a nation se fera connaître. Si les populations indignées la repoussent avec horreur , nous pourrons apprécier éè'que dix-huit triôi$ d'èîcil et de calôMriie drttjii^oduîc de chanîrérncnt ddns leà^ co^r^,' et' corlibien est fragile la popularité qui répd-àMse"hUjrturd'hui ce que liier elle adorait. Mais , si , à l'arrivée de la duchesse deBerry , le peuple enthousiasmé se pr^

cipitàif (le'toméi paria sur ses pas pour la porter eu triomphe; quel bonheur pour Philippe , qui n'accepta la couronne qu'à regret , d"en déposer^ l'insupportable poids aux pieds de ceux qui l'accablèrent de bienfaits , et de descendre d'un trône oÙ l'amour ne le porte point. ' '

Voyez donc, puisque vous en faites sans cesse l'appel à notre imagination, la duchesse de Berry se présenter seule, sans crainte, à la France; non plus comme autrefois elle y parut dans sa première jeunesse, en royale lîancée qu'on mène à son époui^ mais avec quelques traces d'un âge différent, '^i^bî-^ que jeune encore, et après de grands malheurs. Voyez là traverser les même villes, parcourir cette route que jadis elle trouva jonchée de fleurs à son passage, et disant : Je reviens, c'est moi; je AÎens demander l'héritage de mon fils ! ' - - ^^"ii'J^ lii-

Hébienî nous, royalistes sincère^, ^ujotlf'âl» rets à juger honorablement de nos concitoyehs', 'tîe quelque opinion qu'ils soient, nous pensons qu'il n'y a point en France de cœur si farouche , si rebelle qui ne cède à ces mots touchans : Je viens demander l'héritage de mon fils. Tous en seront émus, jeunes, vieux, enfans, républicains, libéraux, buonapartistes. Les femmes sentiront tressaillir leurs entrailles et diront : voilà cette veuve infortunée dont nous avons plaint les malheurs, cette héroïne dont le couragç honore notre sexe , la femme forte qui vient se placer à la t^te de nos droits sacrés

de tutrices et de mères. Si nojiis abandonnons sa cause, nous renonçons à la nôtre, nous ne méi^ifp^is plifs Ip respect des hommes , et l'amour qe nos énfans , nous ne, serons plus rien oaxis nos fa^n;iilles. Ainsi parleront les femmes; et les hommes viendront se porter forts dans la cause du faible, de la veuve , et de l'orphelin. S'il en était ainsi pour-

W,, où se trouverait placée la souveraineté du

.,JH,^^,;?VUS appai;tient pas^ sa^s^^opte^^de decid^^ à q^, en pareil cas, l'empire resterait. Dieii seul, dispose,, d,€s couronnes , les donne et Tés ôte suivant son bon plaisir, sa justice rigoureuse, sa clémence ou sa colère. Mais s'il cache à nos yeux sçs impénétrables desseins, il a placé au fond de la ^(çpijçciencç de t^ous, unp,f]qrce d'évidence qui nous fait connaître ce qui est juste, nqble, «jénêreux', et grand, q^ ^ jp^^Qjf^^§^^j:m^^J^^^^ terreaj^gé,,,,,. „ ,-. ..=... ..M^^.onod i.>su[ i> ■i . j; îifWfT'Hj ;,| noiniqoojjpbup

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