‹ Les cancers épithéliaux [electronic resource]Chapitre 42 sur 132 · CLASSIFICATION DES TUMEURS EPITHELIA LES · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION DES TUMEURS EPITHELIA LES

un commencement de désorienlation, Soit par rapport à la direction centrifuge générale de l'épithélium, soit par rapport à la couche basilaire. Il en résulte non pas seulement une simple hypertrophie analogue à celle que bon observe dans les tumeurs du premier degré, mais aussi une involution intradermique plus ou moins accentuée, qui vient ajouter ses effets morbides et donner aux tumeurs qui en sont le siège un certain degré de cachectisation. Do plus, bien que chez elles la généralisation ne soil pas la règle, on peut la constater dans les tumeurs de cet ordre les plus voisines morphologiquement de celles qui sont coin prises dans la troisième et dernière colonne. Les tumeurs réunies ici sous le terme commun d'épithéliomes correspondent à l'épithélioma lobulé de MM. Cornil et Ranvier, à l'épithélioma glandulaire des mêmes auteurs, aux tumeurs métatypiques de M. Malassez et en partie aux formes embryonnaires de M. Bard (épithélioma lobulé, glandulaire, tubulé).

Dans la troisième colonne enfin se réunissent les formes néoplasiques dont chaque élément cellulaire évolue, pour ainsi dire, suivant une direction différente. Ici viennent se confondre, avec des caractères presque identiques, les tumeurs tégumentaires et glandulaires. Nous leur réservons le terme commun de carcinomes. La distinction des carcinomes tégumentaires et des carcinomes glandulaires n'est pas toujours possible, mais elle n'en est pas moins réelle et souvent constatable.

Toutes les tumeurs de ce groupe correspondent aux carcinomes alvéolaires, squirrheux, colloïdes des auteurs aux tumeurs les plus hautement embryonnaires de M. Bard, aux tumeurs atypiques de M. Malassez.

Je vais maintenant passer à l'étude plus détaillée de chacun des groupes présentés dans le tableau de la page 47 (>l ('(>s nombreuses variétés que peuvent offrir les diverses espèces de tumeurs épithéliales soit par les modifications d'évolution de buis cellules propres, soit par les changements parfois si complexes du slroiua conjonctif qui entoure celles-ci, les soutient e1 les nourrit. On pourrait pour celle description adopter deux modes différents d'exposition. Dans le premier mode, on suivrait les lignes horizontales du tableau que nous avons trace, c'est-à-dire que l'on envisagerait successivement dans toutes

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les tumeurs épithéliales do revêtement, puis glandulaires, les accentuations de plus en plus marquées de la désorientation cytodiérétique. On étudierait ainsi d'abord les euthéliomes de revètemenl aussi bien que glandulaires ; oïl passerait ensuite aux épithéliomes <i enfin aux carcinomes.

Dans le second mode d'exposition, celui que nous adopterons ici, les descriptions suivront les lignes verticales do notre tableau, et nous étudierons le processus complet de la désorientation dans toutes les tumeurs d'une même origine avant <l<passer à celles (Tune origine différente. Ce dernier procédé aura sur l'autre le grand avantage de nous donner une image plus saisissante de la continuité des tumeurs épithéliales et des liens qui les réunissent les unes aux autres.

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