INTRODUCTION
Les auteurs modernes insistent sur la fréquence actuelle des cancers du poumon et les observations se multiplient dans le monde entier d’une affection considérée classiquement comme exceplionnelle, Sans doute la perfection des moyens d'investigation anciens, l’apparition de nouveaux procédés d'exploration permettent de reconnaitre la véritable nature d’une affection pulmonaire qui, Sans eux, n'aurait pas élé diagnostiquée ; mais il semble bien que réellement, les cancers du poumon soient plus fréquents de nos jours. Cette fréquence, niée par Brecaworr, est au contraire admise par la majorilé des auteurs français et étrangers, les causes de celte fréquence sont obscures, les théories que l’on propose comme explications ne sont que des hypothèses, mais elle reste un fait que le clinicien doit enregistrer.
Tenu classiquement comme rare, le diagnostic de cancer du poumon devait cependant être fait sur la constatation d’un ensemble de signes que l’on considérait comme caractéristiques. En réalilé, depuis surtout que la radiologie à permis une étude plus précise des
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affections pulmonaires, on s’est aperçu que le cancer
du poumon pouvait revêlir le masque de n'importe
quelle pneumopathie aiguë ou chronique, et tous les
auteurs modernes insistent sur le polymorphisme de
cette affection. (
Pendant le temps que nous avons passé dans le ser-. vice médico-chirurgical du Professeur SERGENT, nous avons eu l’occasion de voir plusieurs cancers pulmo-
naires se présenter d’abord comme des suppurations,
soit pulmonaires, soit pleurales. Ce sont ces formes
suppurées du cancer du poumon que nous voudrions
étudier particulièrement.
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