B) EXAMEN DES GANGLI ONS
L'examen histologique des ganglions prélevés par biopsie doit être pratiqué chaque fois qu’il est possible. Dans plusieurs observations, c’est par ce procédé que le diagnostic put être confirmé.
Cependant, celte recherche aussi est sujelte à des causes d'erreur. On peut voir, comme dans l’observation n° r1 la sclérose envahir le ganglion au point de ne rencontrer sur toule une série de coupes aucune zone où l’on puisse trouver des cellules néoplasiques.'
C) BRONCHOSCOPIE.
La bronchoscopie fournit des résultats surtout inléressants dans les cancers juxta-bronchiques ou intrabronchiques et dans les cancers bronchiques proprement dits.
C’est une exploration qui doit toujours être faite quand le diagnostic de cancer est soulevé surtout lorsque les signes cliniques et radiologiques montrent une localisation juxta-hilaire. Nous avons décrit les aspects
que l’on peut rencontrer ;
TERME 2e NES
M Poe
i° oblitération bronchique par compression avec parois bronchiques rigides souvent saignantes ;
> obstruction par bourgeons charnus végétants friables saignant au contact, le caractère hémorragique de ces bourgeons a pu empêcher la biopsie de peur de provoquer une hémorragie importante ; :
3° aspect de végétations pédiculées implantées sur une paroi bronchique.
D) LA THORACOSCOPIE EXPLORATRICE a été également préconisée par plusieurs auteurs.
Enfin, divers procédés sérologiques de diagnostic assez récemment décrits n’ont pas été mis en œuvre à propos de nos malades ; on sait que les réponses de ces réactions sont d’une interprétation difficile lorsqu'il existe une suppuration importante.
IT. — Diagnostic différentiel
Quelle que soit la forme du cancer un diagnostic fréquemment envisagé tout d’abord est celui de tuberculose pulmonaire. Les hémoptysies, l’amaigrissement, les troubles fonctionnels, la font souvent redouter des malades et c’est pour cette raison qu’ils consultent. C'est le résultat négatif de la bacilloscopie répétée dans les crachats qui constitue le meilleur argument pour l’éliminer ; il serait bien exceptionnel que dans une tuberculose évolutive avec des localisations semblables, l’expectoration ne soit pas bacillifère. Signalons à ce propos qu’il n'est pas rare de voir une poussée de
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tuberculose évolutive secondaire venir compliquer le problème.
1) CANCER NÉCROSANT CIRCONSCRIT.
Le syndrome de suppuration pulmonaire, l’image arrondie à bord très net, circulaire, comme tracé au compas, que l’on décrivait comme caractéristique des kystes bydatiques ont pu en imposer pour des kystes hydatiques suppurés. En réalité, depuis surtout les travaux des auteurs argenlins, on sait que cette image est loin d’être celle du kyste hydatique; celui-ci se traduit au contraire par une image, arrondie sans doule, mais à bords flous beaucoup moins réguliers. Notons que Bonnamour et Carnet ont vu la co-existence des deux affections, kyste hydatique du poumon et cancer du poumon chez un même malade.
Sous cet aspect peut se présenter le kyste congénital suppuré. Nous avons eu l’occasion d’en observer un cas dans le service du Professeur Sergent. Mais cette affection se révèle à un âge où le cancer est peu fréquent; il a une localisation élective dans le lobe inférieur gauche et il est loin de s'accompagner d’une altération aussi marquée de l’état général, d’un amaigrissement aussi notable que le cancer pulmonaire.
Les gommes syphilitiques tertiaires du poumon peuvent donner lieu à une expectoration muco-purulente et leur image radiologique est à contour généralement net et arrondi. Leur existence a élé signalée par Letulle ; le Professeur Sergent a eu l’occasion d'attirer récemment l'attention sur leur existence et nous avons vu leur dia-
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gnostic discuté à l’occasion de plusieurs des malades dont nous rapportons l’histoire. Outre les antécédents de syphilis que l’on retrouve et qui ne permettent d’ailleurs nullement d'éliminer l’hypothèse de cancer, les autres éléments du diagnostic sont la pluralité des images opaques (généralement deux à trois), et surtout l'influence du traitement qui, en quelques jours, doit les faire rétrocéder et disparaître.
Enfin, lorsque le malade crache du pus depuis un certain temps et qu’il présente un syndrome cavilaire, que l’image radiologique est une image hydro-aérique, l’hypothèse aussitôt envisagée est celle d’abcès du poumon. Les douleurs thoraciques, le caractère hémorragique de l'expectoration sont inhabituels dans ce cas, l’altération de l’état général beaucoup moins importante, l’amaigrissement moins considérable et sur le film radiographique la réaction hilaire est insignifiante. L'aspect « fraise écrasée » de l’expectoration a pu faire penser à l’abcès amibien, surtout lorsque le malade était un ancien colonial. Signalons que les abcès mycosiques ont pu être également discutés ; la preuve de l’existence de la mycose pourra être fournie par les examens répétés de l'expéctoration.
Plus difficile est le diagnostic des cancers à surinfection gangreneuse. Le diagnostic de gangrène s’impose par la putridité de l’expectoration et tous les accidents présentés par le malade sont mis sur le compte de l’affection gangreneuse (observations de Boufflers, Lemierre el Lambling, Bezançon). |