‹ Les Cancers Suppurés Du PoumonChapitre 27 sur 45 · ASPECT MACROSCOPIQUE · texte numérisé non relu

ASPECT MACROSCOPIQUE

La lésion essentielle est la caverne cancéreuse.

A ce propos, il convient de remarquer que si le cancer suppuré est en règle excavé, tous les cancers cavitaires ne sont pas suppurés. À l’autopsie de très nombreux cancers parenchymateux dont l’évolution a été de quelque longueur, on trouve un ramollissement du centre de la masse cancéreuse, une bouillie d'aspect gélatineux, mais à aucun moment de l’évolution, les malades n’ont présenté de suppuration pulmonaire.

Le volume des cavernes cancéreuses varie de la grosseur d’un œuf de pigeon au volume d’une tête de fœtus à terme. Les parois sont irrégulières, anfractueuses, bourgeonnantes. Nous avons vu dans .une de nos observations, des parois effilochées comme constituées par des faisceaux de fibres résistantes (obs. n° 4).

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Leur contenu est constitué par du pus. d'aspect variable, parfois verdâtre, plus souvent noirâtre, parfois fétide, contenant des débris sphacéliques et nécrosés.

On peut voir aussi de très gros fragments s’isoler de la tumeur à la façon d’un véritable séquestre, c'est ainsi que à l'intervention chez le malade de l’observation n°4, on a pu retirer un fragment de la grosseur du poing, libre dans la cavité.

A l’intérieur de la caverne, le squelette broncho-vasculaire peut subsister sous forme d’arborescences autour desquelles tout tissu pulmonaire a disparu.

Le drainage des cavernes est généralement assuré d’une façon très imparfaite par les bronches, l’orifice de communication est souvent très pelit; ceci explique que le lipiodol injecté dans la trachée ne pénètre pas dans ces cavités : de la même façon s’explique l’opacité progressive qui a remplacé la clarté de l’image de la figure n° 4, le mauvais drainage bronchique ayant provoqué une réplétion de la cavité cancéreuse.

Tout autour le parenchyme pulmonaire est plus ou moins altéré. Il est le siège de lésions qui sont avant tout des lésions de sclérose et de suppuration.

Les feuillets pleuraux libres au début (obs. n° r) sont le plus souvent symphysés quand la maladie a évolué pendant quelques mois. On a vu le poumon, la plèvre et la paroi adhérer d’une façon si intense, comme soudés par le processus cancéreux, qu’il a fallu sculpter dans la paroi pour faire l’éviscération.

L'adénopathie médiastinale n’est pas particulièrement

Cats

importante et toujours très tardive dans son apparition ainsi que nous l’avons vu à l’étude clinique.

Les lésions du péricarde et du myocarde sont moins fréquentes ; néanmoins Caussade, Surmont et Lacapère, ont rapporté une observation où le myocarde avait été envahi et perforé et l’une des parois des cavités cardiaques était constituée par une masse bourgeonnante néoplasique.

Signalons qu’il n’est pas exceptionnel de trouver des

lésions tuberculeuses concomitantes (Gaillard et Donzelot).

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