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Très récemment M. Beaussenat rapportait l’observation d’un malade opéré avec le diagnostic d’abcès amibien ; au cours de l'intervention le diagnostic fut réformé. [I s'agissait d’un épithélioma secondaire à un cancer du tube digestif, Sept mois après l’exérèse des deux tumeurs, pulmonaire et intestinale, la guérison persistait.
D'autre part, la technique de la lobectomie se précise.
On peut penser que dans un avenir assez prochain, pneumectomie partielle ou lobectomie pourront être proposées à ces malades autrement voués à une mort certaine à brève échéance.
A défaut de ce traitement curatif, des traitements palliatifs peuvent être employes.
La radiothérapie est suivie généralement d’amélioration de durée appréciable et permet des survies de plusieurs mois. Les tumeurs à petites cellules semblent seules sensibles aux rayons X. Mais quelle que soit la structure histologique du cancer cette thérapeutique semble avoir une action quasi constante sur les douleurs, et n’aurait-elle que ce résultat, celui-ci doit être considéré.
Toutefois, ce sera avec prudence, en surveillant de près les réactions générales que ce traitement sera appliqué. MM. Rist et Rolland ont vu la radiothérapie provoquer une fonte rapide d'un cancer pulmonaire, mais aussi une altération concomitante de l’état général et une cachexie importante dues probablément à une résorption massive des produits de désintégration de la massse cancéreuse,
D'autre part, l’importance de la collection suppurée, l'abondance de l’expectoration purulente peuvent faire envisager un drainage chirurgical. Celui-ci a été employé pour le malade de M. Ameuille et cet auteur insistait sur le fait que l'intervention avait été parfaitement supportée, n'avait pas provoqué une évolution rapide du cancer et avait soulagé d’une façon considérable le malade. Toutefois cette ouverture chirurgicale n’est pas sans inconvénient : il s'ensuit ultérieurement un envahissement de la paroi thoracique qui accélère l'apparition des douleurs.
A ce propos, sans vouloir entrer dans des précisions de technique opératoire, signalons que ces interventions doivent presque toujours être faites en deux temps. Un premier temps est uniquement pariétal. Lorsque la plèvre est libre, la pleuropexie préconisée encore par quelques auteurs semble abandonnée par tous les chirurgiens qui ont l’expérience de la chirurgie thoracique, elle aboutit à un pneumothorax inéluctable et expose à une infection presque certaine de la plèvre. L’accolement des deux feuillets pleuraux doit être obtenu par un autre procédé (par exemple iodage de la plèvre pariétale). Ce n’est que dans un deuxième temps, cet accolement réalisé, que l’on pénètre dans le parenchyme pulmonaire. De cette façon, on peut drainer la collection suppurée et diminuer l’expectoration, soulagement appréciable pour le malade.
Ce procédé a surtout permis pour le malade de l'observation n° 1 l'application locale de radium. Les résultats de cette thérapeutique furent vraiment inespéres,