‹ Les cantiques des cantiques [microforme]Chapitre 149 sur 355 · ST TOUTE FLEURIE · texte numérisé non relu

ST TOUTE FLEURIE

toute fleurie, nos lys le ciel est embaumé, enez donc, à mon bien-aimé disait Marie,

ur donnez, donnez des fleurs, 8 qui voyez ma flamme celui qu'aime mon âme, 18, dites-lui que je meurs !

Ecoutez un enfant : un livre qu'on vénère,

Où Dieu parle lui-même et nous donne sa loi, De ma noble origine éclaircit le mystère ;

Un jour j'y lus ces mots: Mon fils, console-toi.

Oui, Jésus est mou frère; en üne étable obscure, Pauvre, ignoré, souffrant, il naquit autrefois ;

Le fils de l'Eternel, revêtant la nature,

M'adopta pour son frère et me transmit ses droits.

er se fondre les frimas ; la neige des montagnes :

e battre nos campagnes,

ars : Jésus ne vevient pas! Oui, Jésus se plaisait à m'appeler son frère ;

Sa mère souriait et me nommait son fils ;

Qu'ils m'aimaient tous les deux!1l voyez-vous ce [Calvaire ?

11 vous apprend lui seul à quel titre je dis :

Avant de co1sommer son douloureux mystère, Jésus voulut me faire un don digne de lui; N'ayant plus d'autre bien, il me donna sa mère : Voilà, voilà pourquoi je répète aujourd'hui : LES CIEUX SONT INCLINÉS

Les cieux sont inclinés et l'Eternel s'avance : Dieu terrible, comment soutenir ta présence,

Moi qui ne suis qu'un vil néant?

Et Dieu m'a répondu: prends tes habits de fête;

ein et sourit à ses fleurs ; gent les arbres se couronnent, bois des chants joyeux réson-

[nent, , seule avec mes douleurs,

seule : au silence des bois émir la tendre tourterelle ; suis plus malheureuse qu'elle, mé paraît sourd à ma voix!..

ils a détourné les yeux :

ns qu'il a quitté sa mère ; pas touché de ma prière,

lus depuis qu'il est aux cieux.

Viens *’asseoir plein de joie au festin qui s'apprête, Et nourris-ivi du pain vivant.

CH. Redisons le cantique Des célestes amours.

Sous l'éternel portique La lyre séraphique, chante, chante toujours : Gloire à l'agneau mystique,

L'Epoux qui montre aux saints sa beauté radieuse

Ton flambeau, ton bonheur, à Sion glorieuse, Dans mon âme je le reçois |

Parle, à mon bien-aimé, dissipe le nuage

Qui voile tes attraits: si doux est ton visage | Si doux le charme de ta voix !

Que l'amour est puissant ! des voûtes éternelles,

Vainqueur, il enleva sur ses brûlantes ailes Le Dieu qui nous donne la paix,

Et voilà qu'aujourd'hui, pour guérir nos souffrances

Au banquet des élus ses mains à flots immenses, Du ciel nous versent les bienfaits.

De l'autel autrefois s'élançaient au martyre Ces chrétiens généreux qui n'avaient qu'un sourire Pour les tyrans et pour les morts.

L'autel donne à l'enfaut, à la vierge timide, Pour triompher des sens et d’un monde homicide,

La force même du Dieu fort.

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