ARRETE ICI, PASSANT REGARDE
Arrête ici, passant, regarde cette tombe ; Riches, grands et petits, à la mort tout succombe, Regarde bien comme ln mort m'a mis ; I doit t'en arriver autant — je te le dis.
(âge, Quand In mort me surprit, au printemps de mon Je me piquais d'esprit, de benucoup de couruge ; Eu un moment tout s'évanouit : [l'oubli.
Mes honneurs ne sont plus ; mon nom est (ans
Jontemple en ce tombeau cette vile poussière, Tu n'y verras plus rien de ma beauté première. Regarde-moi dedans ce monument,
Les vers ne m'ont laissé que les os seulement.
En regardant mon nom écrit sur cette pierre, Pénètre plus avant, et fouille jusqu'en terre ; Apprends de moi ce que c'est qu'un corps mort; Médite, en me voyant quel doit être ton sort.
Renverse mon tombeau, tu n'y verras qu'ordure, Que puanteur, que vera, qu'horreur, que pourriture. T'el tu seras ; je vivais comme toi :
L'arrêt est prononcé, tu mourras comme moi.
[ère ; La chair se change en vers, et les vers en poussi- C'est ainsi que nos corps rentrent dans leur mati- En peu de jours l'homme entier se dissout, [ère : Et devient un limon dont le temps vient à bout.
Eu pensant à mou sort, pense encore à totmême ! Vest un arrêt porté par le juge suprême ; Tu me suivras ; c'est une vérité
Qu'aussi pour toi dans peu viendra l'éternité.