QUAND DE LA TERRE OU JE SOUPIRE
Quand, de la terre où je soupire, Volerai-je vers les cieux ?
Loin de Jésus, ma joie expire ; Les pleurs coulent de mes yeux.
OH. Ici les ombres m’environnent ; Je ue vois ni mon Sauveur, Ni les rayons qui le couronnent ; Quelle épreuve pour mon cœur |
O Sion, demeure chérie,
Des élus aimable patrie,
Quand m'apparaîtront tes splendeurs ?
Quaud goûterai-je tes douceurs ?
Je dis à l'aurore naissante :
Quand luira mon dernier jour ?
À la nuit: comble mon attente, Rien n'exauce mon amour,
Fuyez, fuyez, heures cruelles, Mon exil est un tourment ; Vers les collines éternelles, Je m'élance à chaque instant.
Là finiront enfin mes larmes ; Là finiront mes langueurs ; Là je puiserai sans alarmes.
A la source des douceurs.
Uéleste paix ! joie ineffuble!
Vous serez un jour à moi.
Mes yeux, un jour, Etre adorable, Se reposeront sur toi,
172 LES AMEIQUES
Paré des vêtements de gloire,
Je dirai l'hymne sans fin :
Reconnaissance, honneur, victoire, Amour à l'Agneau divin !
J'entends vos sublimes cantiques Et vos chants mélodieux ;
Je vois vos fêtes magnifiques, Heureux habitants des cieux.