DANS UNE PURE ET DOUCE IVRESSE
Dans une pure et douce ivresse, Je me croyais au haut des Cieux, Dans ce séjour plein d’allégresse Et de plaisirs délicieux.
CH. O ciel, séjour trois fois, trois fois aimable, Hélas ! pourquoi sitôt disparaître à mes yeux ? Ab! reparais charme ineffable, O ciel séjour trois fois aimuble Ah ! reparais charme ineffable Et mets le comble à tous mes vœux.
Ce monde est un lieu de misère, C'est le séjour de la douleur ; Le ciel peut seul nous satisfaire ; Volons-y d'esprit et de cœur.
Fragiles beautés de la terre, Dont nos faibles cœurs sont épris, Qu'êtes-vous quand je considère La magesté du paradis ?
Bientôt finiront nos alarmes; Bientôt finiront nos malheurs, Lavons nos péchés par nos larmes, Dieu lui-même essuiera nos pieurs.