‹ Les cantiques des cantiques [microforme]Chapitre 69 sur 355 · ENFANTS À L’AUTEL DE MARIE · texte numérisé non relu

ENFANTS À L’AUTEL DE MARIE

Enfants, à l'autel de Marie,

Allez offrir vos cœurs,

Aux pieds d’une mère chérie ; CH. Allez jeter des fleurs,

Allez jeter des fleurs.

Enfants, à l'autel de Marie, Alions offrir nos cœurs,

Aux pieds d'une mère chérie, Allons offrir nos cœurs.

Prévenant votre amour, la nature s'empresse D'embellir nos jardins et d'embaumer les airs ÿ On dirait qu'elle veut réveiller la tendresse Des enfants de Marie, animer leurs concerts.

L'hiver de ses glaçons « vu rompre la chaîne, La nature æ repris ses plus charmants appas ; Pour qui seront ses fleurs, sinon pour notre reine ? Les fleurs à son autel ne se flétrissent pas.

Voyez-vous s'élever au milieu des épines,

De gloire couronné, le lis majestueux ?

Telle, du genre humain dominant les ruines, Quand Marie apparaît elle ravit les cieux.

Voyez dans nos jardins la rose éblouissinte Etaler ses couleurs à l'aube d’un beau jour ; Ainsi, Mère de Dieu, de l'Eglise naissante Tu faisais l'ornement et méritais l'amour.

Qui n'aime à contempler les rayons de l'aurore @ Mais, quel que soit l'éclat de ses vives couleurs, L'aurore et tous ses feux n'égalent pas encore

La Mère de Jésus, la reine de nos cœurs.

Com Et l Telle Mais

‘IQUES DES CANTIQUES. 71 Comme un fier conquérant l’astre du jour s'élance,

TEL DE MARIE ) : | ds Et l'on voudrait en vain se soustraire à ses feux :

1 de Marie, Telle et plus riche encor notre Reine s'avance, cœurs, Mais sa douce clarté ne blesse pas les yeux. mère chérie ;

leurs, EN VOUS QUITFANT MÈRE CHÉRIE leurs. e

1 de Marie, En vous quittant, mère chérie,

cœurs, Nous implorons votre secours ;

mère chérie, Sur vos enfants douce Marie,

cœurs. Veillez partout, veillez toujours.

a nature s'empresse d'embaumer les airs ; eiller la tendresse mer leurs concerts.

vu rompre la chaîne, us charmants appas ; sinon pour notre reine ?

se flétrissent pas.

ilieu des épines,

y, majestueux ?

iominant les ruines, le ravit les cieux.

a rose éblouissinte ibe d’un beau jour ; "Eglise naissante méritais l'amour.

les rayons de l'aurore t de ses vives couleurs,

n'égalent pas encore ne de nos cœurs.

Vous quittez donc mon sanctuaire,

O mes enfants, mes chers enfants, adieu, Partout je serai votre mère,

Vous trouverez mes autels en tous lieux.

Du haut des cieux je vous protége, © mes enfants, mes enfants pour toujours, De vos serments faits au collège Souvenez-vous jusqu'à vos derniers jours.

Gardez pour moi votre innocence, O mes enfants, mes enfants bien aimés.

D'un cœur impur mon cœur s'offense :

Je veux des lis par la grâce embaumés,

Mais si jamais un souffle immonde, O mes enfants, souille votre vertu,

Souvenez-vous qu'il est une onde, Où son éclat peut vous être rendu.

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