AU FOND DES BRULANTS ABIMES AU
Cu fond des brulants abimes
Nous gémissons, nous pleurons }
Et, pour expier nos crimes,
Loin de Dieu nous y gouffrons.
Hélas ! hélas !
Feu vengeur, de tes victimes
Les pleurs ne t'éteignent pas.
Hélas ! hélas ! etc.
A l'aspect de nos supplices, Chrétiens, attendPissez- vous ; À nos maux soyez propices, O nos frères sauvez-nous.
Hélas ! hélas!
Le Ciel, sans vos sacrifices, Ne les abrégera pas.
Hélas! hélas!
De ces flammes dévorantes
Vous pouvez nous arracher :
Hôtez-vous, âmes ferventes,
Dieu se laissera toucher.
Hélas ! hélas!
De ces peines si cuisantes
La fin ne vient-elle pas ?
Hélas ! hélas ! etc.
Grand Dieu, de votre justice Désarmez le bras vengeur ; À Que notre malheur finisse Par le sang d’un Dieu sauveur!
Hélas ! hélas!
Votre main libératrice Ne s'étendra-t-elle pas ?
Hélas ! hélas ! etc.
A D mn gemne
ES
du DES CANTIQUES 11 ré ABIMES AU SANG QU’UN DIEU VA RÉPANDRE. Aoh de Au sang qu'un Dieu va répandre, rimes ÿ Ah! mêlez du moins vos pleurs, gouffrons Chrétiens, qui venez entendre | ; Le récit de ses douleurs :
ati Puisque c'est pour vos offenses “ra Que ce Dieu souffre aujourd'hui etc : Animés par ses souffrances, es Vivez et mourez pour lui.
À F Dans un jardin solitaire, pices ? I! sent de rudes combats ; on 1 prie, il craint, il espère, , Son cœur veut, et ne veut pas.
ifices, Tantôt la crainte est plus forte, Tantôt l'amour fait effort :
Mais enfin l'amour l'emporte ; I1 se soumet à la mort.
Ed : Judas, que la faveur guide, entes L'aborde d'un air soumis ; er. : En l'embrassant, ce perfide Le livre à ses enneais.
tes Judas, un pécheur vimite, 18 ? Quand il feint de l'apaiser ; ete Souvent sa bouche hypocrite es : Le trahit par un baiser. « Hs | On l’abandonne à la rage Bis ! De cent tigres inhumains ; 1 sauveur! Sur son aimable visage, Des soldats portent leurs mains, Vous deviez, anges fidèles, ? Témoins de ces attentats, etc. Ou le couvrir de vos ailes,
Ou foudroyer ces ingrats.
k antenne. -morrnane anamnbean mnamn
Îls le traînent au Grand prêtre Qui seconde leur fureur,
Et ne veut le reconnaître
Que pour un blasphémateur ; Quand il jugera la terre,
Ce Sauveur aura son tour ; Aux éclats de son tonnerre, Tu le reconnaîtras un jour.
Tandis qu'il se sacrifie,
Tout conspire à l'outrager; Pierre lui-même l'oublie
Et le traite d'étranger,
Mais Jésus perce son âme
D'un regard tendre et vainqueur, Et grave d’un trait de flamme Le repentir dans son cœur.
Chez Pilate, on le compare Au dernier des scélérats :
Qu'’entends-je peuple barbare Tes cris sont pour Barrabas.
Quelle indigne préférence!
Le juste est abandonné:
On condamne l'innocence, Et le crime est pardonné,
T1 marche vers le Calvaire, Chargé d'un infâme bois,
De là, comme d’une chaire.
Il fait entendre sa voix :
Ciel ! dérobe à la vengence Quiconque m'’ose outrager :
C'est ainsi, quand on l'offense, Qu'un chrétien doit se venger.