‹ Les cantiques des cantiques [microforme]Chapitre 87 sur 355 · HÉLAS QUELLE DOULEUR · texte numérisé non relu

HÉLAS QUELLE DOULEUR

Hélas ! quelle douleur remplit mon cœur, Fait couler mes larmes |

Hélas! quelle douleur remplit mon cœur De crainte êt d'horreur !

Autrefois, Seigneur, #ans alarmes,

De tes lois, je goûtai les charmes :

Hélas ! vœux superflus, beaux jours perdus Vous ne serez plus.

La mort déjà me suit: à triste nuit, Déjà je sacombe !

La mort déjà me suit ; le monde fuit ; Tout s'évanouit,

CANTIQUES 5 Je la vois entr'ouvrant ma tombe,

Et sa voix m'appelle et jy tombe,

O mort, cruelle mort; si jeune encor |

Quel funeste gort !

Beau ciel, je t'ai perdu, je t'ai vendu Pour de vains caprices.

Beau ciel, je t'ai perdu, je t'ai vendu, Regret superflu !

J'ai voulu sortir de l'enfance ;

J'ai perdu l'aimable innocence :

O vous du ciel un jour, heureuse cour | Adieu sans retour.

nort des vrais élus.

ce et dans la maladie,

our calmer la douleur, souffrez le jour de l’agonie, oh, c’est votre protecteur,

ntendez ma prière,

18 ces malheureux,

souffre sur la terre,

at le père est aux cieux.

sg pauvres malades,

at d'agonisants,

jétnes aux célestes arcades, ils sont tous vos enfants.

Non, non, c'est une erreur: dans mon malhour,

Hélas ! je m'oublie.

Non, non, c'est une erreur dans mon m Je trouvé un sauveur

Il m'entend, me reconcilie ;

Dans son sang je reprends la vie.

Non, non, je l'aime encore à et le remords A changé mon sort.

alheur,

Ex

ELLE DOULEUR leur remplit mon cœur, name en du es larmes |

leur remplit mon cœur d'horreur !

r, sans alarmes,

ai les charmes :

erflus, beaux jours perdus , plus.

Heureux qui, dès le premier âge, Honorant la Reine des cieux;

Fuit les dons qu’un monde volage Etale avec pompe à ges yeux !

Qu'on est heureux sous 80n empire !

Qu'un cœur pur y trouve d'attraits!

Tout y ressent, tout y respire \ bis.

L'amour, l'innocence et la paix. | Mondain, ta grañdeur toute entière S'anéantit dans {e tombeau ;

suit : Ô triste nuit, ibe |

uit ; le monde fuit :

lit,

L'instant où finit sa carrière Du juste est l'instant le plus beau :

La paix règne sur son visage,

Son cœur est embrasé d'amour ; Sa vie a coulé sans nuage bis.

Sa mort est le soir d'ün beau jour }

Comme un rocher qui, d'âge en âge,

Battu par les flots agités,

Brave la fureur de l'orage

Et l'eflurt des vents irrités ;

Le vrai serviteur de Marie,

Sûr à jamais de son appui,

Brave l’impuissante furie bis De l'enfer armé contre lui. } à

Mais l'éclat du monde volage

Séduit-il nos faibles esprits,

Elle dédaigne notre hommage

Et le 1epousse avec mépris :

Dès-lors que notre âme est charmée Des biens fragiles et mortels,

Notre encens n’est qu'uue fumée bi Qui déshonore ses autels, } né

HEUI]

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