Thiers, Histoire du Consulat et de l'Empire, l. XV
Rey, commandant à une garnison de 2,500 hommes, était assiégé par l'armée espagnole, grossie d'une division portugaise et de deux divisions anglaises. La brèche était praticable, trois assauts avaient été repoussés avec des pertes énormes infligées à l'assaillant, et les Français refusaient opiniâtrement de se rendre, s'attendant toujours à être secourus par le maréchal Soult. Mais Soult fut repoussé après un violent combat et, moins heureux que Dubreton, Rey se vit obligé de rendre, le 8 septembre, la place de Saint-Sébastien. Tous les officiers du génie avaient été tués ou blessés grièvement, sauf un ; la compagnie de sapeurs qui faisait partie de la garnison, était réduite de plus de 100 hommes à 20 survivants. Lorsque l'officier envoyé par le général Rey pour traiter de la capitulation, se présenta au quartier général anglais, le général Graham vint au-devant de lui, l'embrassa et lui mettant une plume dans la main : * Ecrivez vous-même », lui dit-il, « les conditions que vous demandez 5 elles sont accordées d'avance \ » Aui^it-il donc fallu traduire devant un conseil de guerre le général Rey plutôt que le général Dubreton, parce que, égaux tous les deux en héroïsme, l'un avait été secouru à temps, tandis que l'autre n'avait pu l'être?
Dans la dernière guerre des Turcs et des Russes,