‹ Les caprices de la marquiseChapitre 4 sur 15 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

MARIANNE, NICOLAS, sur le mur.

{On entend un air de cornemuse.)

MARIANNE

C'est lui, en vérilé ; c'est que je l'aime, ce brave Ni-

colas ! Cet air me va droit au cœur. Voyons si je me rajjp<*lle la chanson. {Elle chante.)

Dans un verger, Colinette Vit un jour un beau raisin ; Elle se croyait seulette, Vite elle y porta la main.

Prenez garde. Colinette, L'.'Vmour veille en ce jardin.

En un coin comme en un gite, Cupidon l'attendait là; 11 saisit sa main bien vite, Et do son arc la blessa.

La pauvre fille interdite Fit un cri, puis soupira.

Bon ! (^ part.) Madame s'éloigne, voilà là-bas Monsieur (jui vient. Ces époux du beau monde ont toujours l'air de jouer aux quatre coins. Encore si Nicolas pouvait se mettre de la partie !

NICOLAS

Me voilà, tends-moi les bras, j"ai à te parler.

M.^RIANNE.

Ne peux-tu donc pas parler de dessus le mur !

MCOLAS.

Nenni, car les choses de l'amour se disent avec les yeux.

MARIANNE

.As-tu la vue courte?

NICOLAS

Oui.

.marl\nm:.

Tant mieux, en niénaii»', les vues i ourles soiil les iiieilleurt's. — ^ ii-ldi.

NICOLAS

Je reviendrai.

MARIANNE

Oui, quand il fera nuit.

NICOLAS

Envoie-moi un baiser, Marianne. Envoie-rnoi donc un baiser !

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