ANATOLE, EUGÉNIE
EUGÉNIE
,Te ne reviens pas de ma surprise!., c'est vous!., après avoir été deux ans sans nous écrire... sans penser à nous!..
ANATOLE
Sans penser à vous, Eugénie !.. ah ! que vous avez mal compris mon silence!..
Air de Téuiers.
La fortune, hélas! rigoureuse,
rs'avait cessé de me trahir !
Et vous deviez, pour être heureuse,
Perdre à jamais mon souvenir!
Mais mon cœur, pouviez-vous le croire,
De ses sermens, se délier!
Je gardais trop votre mémoire
Pour ne pas me faire oublier!
EUGÉNIE
Mais ne pas nous avoir donné votre première visite , c'est mal !
ANATOLE
Ah! j'avais avant tout une démarche impérieuse à faire... un dt^pôt sacré à rendre, et que j'ai rendu avec une joie... avec un bonheur!
EUGÉNIE
Un dépôt?
ANATOLE
Oui, c'est un secret... ce n'est pas le mien... mais ce n'était pas là, Eugénie, le seul motif de mon retour... Apprenez tout... le sort semble enfin me sourire... c'est Gerfaut , cet ancien ami de mon père, qui me rappelle à Paris ! EUGÉNIE , à part, troublée.
Gerfaut!
ANATOLE
Oui, il se charge, dit-il , de ma fortune, de mon avenir.
EUGÉNIE , à part.
Ah! mon Dieu! un maiiage peut-être avec sa fille!
ANATOLE
Ce matin même, je dois connaître ses desseins! quel bonheur, si , grâce à moi , mon bon oncle pouvait retrouver son ancienne aisance!., et nous, ma cousine !.. nous!..
EUGÉNIE
Oh! laissez-moi!., cela est trop beau!., je n'ose plus croire au bonheur!.. (A part.) Ah! pourquoi m'a-l-il parlé de ce Gerfaut? (Haut.)
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