EUGÉNIE, PITOIS, MAILLARD
maillard, entrant et voyant Pitois pleurer. Eh bien ! mon pauvre Pitois, vous savez tout, n'est-ce pas?..
PITOIS
Certainement ! aussi, vous voyez !
(Il se remet le mouchoir sur les yeux.) MAILLARD.
Ce pauvre garçon ! (a Eugénie.) Tu ne Tauras
l/i LES CAPRICES
PITOIS, attendri. o®»
C'est vrai !.. vous dire comme ça qu'on vous aime, qu'on vous épouse !.. vous dire ça à brûlepourpoint
à bout portant...
MAILLAUD, ébahi.
Comment! (a Eugénie.) Tu lui as dit?..
EUGÉKIE.
Oui, mon père!..
PITOIS
Vous l'entendez!., elle consent!., c'est formel!., il n'y a pas de truchement... ça tombe de ses lèvres !.. c'est pur comme de l'or !
MAILLARD, à Pilois.
Que diable avait donc M"' Mathilde?.. j'aime mieux ça, moi... ZjO.OOO livres de rentes, c'est plus sûr!..
PITOIS
Et puis, vous ne savez pas, beau-père?., une chose que je n'ai pas dite encore à Mademoiselle, je suis agent de change...
MAILLARD
Ah bah !.. agent de change !..
PITOIS
Parole d'honneur! (Haut.) Mademoiselle, je suis convaincu... je n'ai plus de craintes... et pour que vous n'en doutiez pas... je vais commander les lettres de faire part... vous le permettez!..
EUGENIE, avec effort.
J'y consens !
PITOIS, bas à Maillard.
Et VOUS, courez chez Chevet... je veux un joli dîner, en famille... avec M"^ Mathilde... ça la vexera... Prenez ce qu'd y aura de mieux... dévastez Chevet!..
MAILLARD, bas.
Monsieur, ma fille ni moi, nous n'acceptons rien... (Prenant son chapeau.) Qu'est-ce que vous voulez?., du gibier... un pâté de foie gras?..
EUGÉNIE, à iwrl.
Ain du Cl.âlfl.
Le ciel, un jour, je l'espère, Bendra le calme à mon cœur !
D'Anatole et de mon père, J'assure ainsi le bonheur!
PITOIS
Enfin les choses s'arrangent!
Quel mal pour en venir là !..
Dieux! les jaipbes me démangent!
Je dans'rais bien la cachucha !
(A Maillard.)
Et vous?..
MAILLARD
Un gendre propriétaire, Agent de change, cl cœtera, Oui, toujours le cœur d'un père Est sensible à ces chos'-là!
PITOIS
Oui, demain, Monsieur le maire Enfin, nous aflichera !..
Me voici propriétaire, De ce joli minois-là!
EUGF.ME.
Anatole , enfin, j'espère,
Au bonheur arrivera!
C'est pour lui, c'est pour mon père,
Et le ciel me bénira !
(Maillard cl Dtois sorlenl )