V. P. Rémi de la Cour, de Vy-les-Belvoye
Vêtu le 6 avril 1782. — Le P. Rémi de Vy-lez-Belvoje (Doubs), dont le nom de famille est tantôt Delacour et tantôt Lacour dans les documents que nous ont laissés les scribes de la Révolution, déconcerte un peu nos recherches par la diversité des prénoms que lui attribuent ces mêmes documents, l'appelant Jean-Biaise et Antoine-Côme-Damien. Il semble, cependant, qu'on puisse dire avec certitude sur son compte les choses suivantes :
Il se mit dès l'origine au service de l'évêque schismatiqne.
qui l'envoya à Branne, district de Baume, en juillet 1791. Lie collège électoral, réuni le 6 mai 1793, le nomma pour la cure de Dambelin, dont le pasteur légitime était son parent. Il y fut assez mal reçu pour être obligé de se cacher, et il dénonça au département trois prêtres dont Tinfluence retenait' les paroissiens dans leur devoir. Deux de ces prêtres étaient Capucins ; un mandat d'amener fut lancé contre eux. Le nom du P. Rémi se trouve ensuite sur les listes d'abdieateurs, à la date du 16 juin 1794, mais avec ce luxe de prénoms (Antoine-Côme-Damien) qui pouvaient ne pas lui appartenir, et prouveraient alors que, malgré la présence de ses qualités de Capucin et de curé de Dambelin, cet acte est faux.
Dans tous les cas, il est sûr qu'à ce moment-là le P. Rémi teWait vers sa rétractation. Il la fit en pleine persécution, et mérita par là de devenir l'objet des poursuites de la police. 11 figure, avec les prénoms de Jean-Biaise et la qualité d'ex-curé de Dambelin, sur le tableau des « prêtres sujets à la déportation, présumés rester dans le département du Doubs après l'expiration du délai fixé pour leur expatriation par la loi du 19 fructidor an V ».
FRERES LAIS