V. P. Raymond Bonnot, de Dambelin
Vêtu le 16 avril 1747. — Le P. Raymond de Dambelin (Doubs), de son nom de famille Bonnot, montra un zèle ardent pour prévenir les peuples contre les erreurs du schisme. Cela lui mérita, comme nous avons vu, d'être dénoncé aux ennemis de la religion par son frère le P. Rémi de Vy-lez- Belvoye. Il échappa pour lors aux recherches de la police; mais, voyant la tournure que prenaient les événements, il crut sage de se livrer lui-même aux mains de l'autortté, et il fut frappé d'un arrêté de déportation à la fin de 1792 ou au commencement de 1793. S'il exécuta cet arrêté, ce ne fut pas pour longtemps ; car, au fort de la Terreur, il était signalé comme présent dans le pays et y exerçant en secret son ministère.
314 LES CA.PUCINS
A partir de ce moment, U ne nous est plus possible de distinguer si c'est lui ou un autre Bonnot, également Capucin, nommé en religion P. Pierre-Bérard d'Hièvre, qui sa trouve parfois en lutte avec la gendarmerie, exerce surtoni à Remondans, y est arrêté le 4 avril 1798, relâché le 23 du même mois, et restant cependant en suspicion. Le tableau des prêtres sujets à la déportation et n'ayant pas exécuté la loi du 19 fructidor an V, porte deux Bonnot, l'un indiqué comme caché à Remondans, l'autre comme caché à Dambelin ; ce dernier y est qualifié d'ex-Capucin. Mais si ces deux hommes ne sont pas le même, il devient certain que le Bonnot arrêté le 4 avril 1798 est également un Capucin, les pièces de son arrestation lui attribuant cette qualité.
Lors du rétablissement du culte, l'autorité préfectorale prend sur le Bonnot caché à Remondans cette note : c Assez instruit, peu tolérant, assez influent. >^