‹ Les capucins en Franche-ComtéChapitre 113 sur 183 · V. P. Félix Jeannot, de Soye · texte numérisé non relu

V. P. Félix Jeannot, de Soye

Vêtu le 15 août 1776. — Le P. Félix de Soye (Doubs), de son nom de famille Jeannot, montra dès le principe de la Révolution combien il était indigne de l'état religieux. Curé schismatique de Saint-Juan, il y déploya une telle méchanceté, que le département dut placer quinze volontaires dans sa paroisse pour protéger sa personne. "Un homme de ce caractère ne pouvait que devenir précieux et cher aux jacobins de ce temps-là ; ceux du Doubs l'investirent en effet de leur confiance en le créant membre du collège électoral qui élut les députés à la Convention. En 1794, Jeannot fut naturellement un des abdicateurs les plus sincères, et, après avoir remis ses lettres de prêtrise et abjuré tout culte^ le 1«' décembre 1793, il se fit soldat. Il dura peu, cependant, à ce métier, car il y en avait d'autres où sa méchanceté pouvait trouver plus d'occasions de s'exercer. On le voit donc, en décembre 1796, commissaire du Directoire près le tribunal criminel d'Ornans. Naturellement, il poursuivit avec rage

8C8 anciens confrères et tous les pauvres prêtres qui se cachaient dans le pays,

FRÈRES LAIS

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