V.P. Aimé MiRLiN, de Favernej
Vêtu le 5 mai 1749. — Le P- Aimé de Favemej (Haute* Saône), dans le monde Etienne Mirlin, est indiqué par plusieurs historiens et biographes de Tépoque révolutioniudre comme emprisonné pendant deux ans â Vesoul, et enfin condamné à mort par le tribunal réTolutionnaire de Paris le 28 mars 1794. Nous craignons que le P. Aimé n'ait été confondu avec le P. Émeric, dont nous avons ci-dessus fait , connaître la sainte vie et la mort. L'abbé d'Auribeau (page 525 de ses Mémoires), qui écrivait d'après des documents authentiques envoyés de France au fur et à mesure, affirme absolument le martyre du P. Aimé, auquel il donne le nom d'Emeric, et lui assigne une date postérieure. Voici son texte : « Le P. Emeric Merlin (sic), de Gray en Franche- Comté, autre Capucin de la province de Bourgogne, à Tfige de soixante ans, a été massacré à Paris au mois de juin 1794, après une détention de deux ans dans les prisons de Vesoul. » L'erreur de d'Auribeau et des autres historiens semble entièrement démontrée par la présence du P. Aimé sur la liste générale des prêtres de la Haute-Saône, en 1801, où il est désigné comme ayant droit à une pension de 800 francs.