‹ Les capucins en Franche-ComtéChapitre 147 sur 183 · V. P. Antide'DuFAY, de Passavant · texte numérisé non relu

V. P. Antide'DuFAY, de Passavant

Vêtu le 29 juin 1855. — Le P. Antide de Passavant (Doubs), dans le monde Claude-Joseph Dufay, accepta les fonctions de curé constitutionnel de Landresse, qui lui furent conférées le 20 avril 1792 par le collège électoral ; mais les habitants refusèrent de l'y recevoir, et nous ne savons ce qu'il devint par la suite. En 1794, on le voit curé intrus à Branne, et

« auquel il appartient, M. Âudré a parcouru à pied des « routes assez nombreuses et assez étendues. Il les parcou- « rait en observateur éclairé... Sa description du mont Blanc» « qui a beaucoup de précision et de clarté, se fait lire avec « intérêt, même après celle de Saussure...... Mais ce qu'ils

« (los commissaires examinateurs du livre) n'hésitent point « à lui proposer (à F Académie), c'est de témoigner àM. An- « dré Festime qu'elle doit à ses laborieuses recherches et au « zèle éclairé qui le porte à continuer ses travaux, utiles, « dans un âge aussi avancé que le sien. Us ne doutent point « que l'ouvrage de ce savant respectable ne soit accueilli « des naturalistes comme doit l'être une collection aussi « riche de faits intéressants . »

On comprend, après la lecture de cet éloge, que le souvenir du P. Chrysologue soit resté profondément gravé dans l'esprit des savants qui s'étaient trouvés au courant de ses travaux. Il était mort depuis de longues années déjà, lorsque un de ses petits -neveux, du nom de Boizot, venu à Paris, prit la liberté de se recommander de son nom et de sa parenté auprès de plusieurs membres de l'Institut; ils l'accueillirent avec un véritable enthousiasme, au seul nom du P. Chrysologue de Gy.

Nous avons dit que cet homme vénérable vivait dsuis la pauvreté la plus extrême. Ce n'étaient pas, en effet, les trois ou quatre cents francs qu'il pouvait gagner en enseignant les mathématiques dans une petite ville de province qui pouvaient lui fournir le nécessaire même le plus strict. De plus, il est probable qu'il avait dès le principe renoncé à la pension que l'État aurait pu lui faire, comme aux autres religieux expulsés à l'origine de la Révolution. En effet, il dut, en ses dernières années, échanger ses instruments de mathématiques et ses livres contre du pain ; il vendit même les planches de ses planisphères. Instruit de

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FRERES LAIS

T. F. Ferjeux Glys, de Saint-Ferjeux.

Vêtu le 17 octobre 1774.

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