V. P. Bernardin Maire, de Luxeuil
Vêtu le 19 mars 1755.
bulations, et voici la circonstance qui les fithiaîlre, racontée par M. Sauzay :
« L*excellente paroisse de Cendrey ne supportait qu*avec peine la présence d*un intrus dans son sein, et n*aspirait qu*à s*en débarrasser. Aussi, dès que la Convention eut déclaré que le peuple français na reconnaissait plus d*autre culte que celui de la Raison, les habitants s'empressèrentils de signifier au district de Besançon qu*Us n*avaient plus besoin de curé, qu'ils n*en voulaient plus, et qu'on fît déguerpir le leur (1). Le district fut enchanté de la conversion philosophique si inattendue et si complète d'une population réputée Tune des plus fanatiques de son ressort ; mais, comme il conservait quelque défiance à cet égard, il eut soin de remplacer aussitôt le curé constitutionnel par un prédicateur de morale, dont la mission était de répandre les principes et les lumières de la philosophie à Cendrey. Son choix tomba sur le trop fameux David^ magister méchant, ivrogne et ridicule, que Tindignation publique avait déjà fait chasser de plusieurs endroits. On comprend aisément quel accueil David et ses prédications trouvèrent à Cendrey Des délégués des quatre communes qui composaient la paroisse vinrent courageusement à Besançon, demander au district qu*on les débarrassât de ce misérable. Du reste, pendant que l'administration s'était occupée de leur procurer un ministre du nouveau culte, ils avaient eux-mêmes découvert un respectable religieux qui était beaucoup plus de leur goût, et qui, par un privilège bien rare, leur avait rendu, en pleine Terreur, toutes les joies de leur vieille et
1. La délibération des bonnes gens de Cendrey est datée par eux du 25 pluviôse, 2* année républicaine française une et indivisible» C'était le 13 février 1794. (Archives nationales dossier Dessirier.
RELIGIEUX
EMPLOYÉS H-ORS DE LA PROVINCE
(par ordre D'ANCIENITST£ REUâlEUBE.)
Vénérable Père Joseph-Romain Joly, de Claude.
Vêtu là 18 mai 1733. — Le P. Joseph -Romain à Claude (Jura), de soa nom de famille Joly, s'est fait dans le inonde littéraire. Parmi ses nombreuses a en est qui témoignent de peu de goût : ce sont sut poéaies. 11 en est d'autres qui peuvent encore prése seulement de l'utilité, mats de l'agrément, comme conférences, ses lettres, et plusieurs do ses diction, avait quitté la province de FrancKe-Comté après démêlés avec l'académie de Besançon, et s'était îe porer à la province des Capucins de Paris. 11 est re et silencieux dans cette grande ville pendant tout de la Révolution; il monrut le 22 octobre ISOSj