V. P. Salomon Devillers, de Bouclans
Claude-François Devillers, en religion P. Salomon, ne figure pas sur les registres de profession, pu du moins sur les copies qui sont entre nos mains. 11 est probable qu'il était natif de Boucïans. Malgré un arrêté de déportation porté contre lui en septembre 1792, il resta dans le pays, exerçant son ministère en cachette, jusqu'au commencement de septembre 1796, où il fut arrêté à Bouclans, chez M"*» Devillers, ses sœurs. Après environ un mois de détention à Besançon, le 8 octobre, on le transporta dans le couvent des Capucins, devenu la prison des prêtres, et ce transfert eut pour motif les infirmités contractées dans Is, prison précédente. Son élargissement eut lieu le 18 mai 1797, en vertu d'un arrêté du 24 avril précédent. Plus tard, dénoncé comme un homme dangereux par une lettre du 30 mai 1798, il fut poursuivi, arrêté de nouveau et au même lieu, le 30 juillet, et écroué à Besançon. Le 19 août, l'agent national et l'adjoint au maire de Bouclans le réclamèrent comme innocent; ce fut en vain, et il paraît n'être sorti de prison que le 10 février 1800. Le 13 août 1801,1e préfet du Doubs, le proposant au ministre lors de la formation du nouveau clergé, le présentait comme « jouissant d'une bonne réputation. »