‹ Les capucins en Franche-ComtéChapitre 49 sur 183 · ETUDIANTS · texte numérisé non relu

ETUDIANTS

Père André Bouveret, de Villersvaudrey.

Vêtu le 18 février 1783.

Père Valbert Verdot, de Domprel.

Vêtu le 15 août 1783. — Le P. Valbert de Domprel (Doubs), dans le monde Alexis Verdot, opta pour la vie commune en 1790, refusa de reconnaître la juridiction de Seguin en 1791, et fut Tobjet d'un arrêté de déportation dès le mois de septembre 1792. n exécuta cet arrêté, puisque les registres du Vatican indiquent un séjour qu'il fit à Rome; bien que les dates n'en soient pas exprimées, il paraît certain que ce fut aussitôt après l'expulsion, car un peu plus tard le P. Valbert figure sur la liste des prêtres qui exercent le ministère en secret dans le département du Doubs, qu'il ne quitta plus. Le 7 juin 1795, il fut surpris par les gendarmes tandis qu'il célébrait la messe dans l'église de Domprel. Déjà on l'avait enchaîné, lorsque l'assistance, qui était de plusieurs centaines de personnes, le délivra en menaçant de faire un mauvais parti aux gendarmes. Ceux-ci durent se retirer sans leur proie. Il fut l'objet de fréquentes dénonciations pendant les années qui suivirent; mais il échappa aux poursuites dirigées contre lui. Au rétablissement du culte, le préfet du Doubs le désigna comme un homme « sans reproche » au ministre des cultes, lorsqu'on préparait la formation du nouveau clergé.

Père Donat Javey, de Larnod.

Vêtu le 15 août 1783. — Le P. Donat de Larnod (Doubs), dans le monde Jean-François Javey, opta pour la vie com-

muue en 1790, refusa de reconnaître la juridiction schismatique en 1791, et fut, au commencement de 1793, à la suite de dénonciations, l'objet d*un arrêté de déportation. 11 paraît s'être fort habilement dissimulé à la police, qui Ta noté et recherché plusieurs fois sans le déconvrir, surtout en 1797 et en 1799. Lors du rétablissement du culte, il résidait â Besançon, et le préfet, en le proposant pour le nouveau clergé, le nota ainsi : « Bonne conduite, peu instruit, jeune encore. » Il fut nommé curé de Saint- Vallier, cantoa de Fresne-Saint-Maramès, arrondissement do Gray (Haute- Saône). 11 n'avait prêté aucun serment.

Père Salomon Gassard, de Landresse.

Vêtu le 15 août 1784. — Lq P. Salomon de Landresse (Doubs), dans le monde Jean-Claude Gassard, fut pendant toute la tourmente révolutionnaire un des plus intrépides confesseurs de la foi. Il opta pour la vie commune en 1790, refusa de reconnaître la juridiction de Seguin en 1791, et resta avec ses frères jusqu'en juillet 1792, où ils furent violemment expulsés. Il se retira aussitôt dans sa famille, à Landresse ; mais, sur une dénonciation faite contre loi, en décembre suivant, il craignit qu'un arrêté de déportation ne fût porté contre lui, et il dut prendre le chemin de l'exil, U revint bientôt, pour se livrer aux travaux apostoliques. Le <6 mars 1795, il disait la messe dans une maison de Montivernage, lorsque plusieurs Jacobins vinrent mettre les mains ^ sur lui ; mais il était bien gardé ; les sentinelles appostées aux environs lui donnèrent l'alarme à temps, et il put s'échapper après avoir terminé ses saintes fonctions. Le 4 mai suivant, des commissaires spéciaux envoyés à la recherche des prêtres par le district de Baume le dénoncèrent « comme parcourant les communes voi-

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« sines, surtout Landresse et Gourtetain, pour- y pervertir « l'esprit public, et comme ayant offîcié pendant la nuit « dans cette dernière commune. »

Lie 26 juin suivant, le brigadier de la gendarmerie do Pierrefontaine écrivait au district : « Nous risquons de nous « faire prendre nos menottes tous les jours, comme co « malhonnête de Capucin qui s*est avisé de me prendre les « miennes, sans avoir eu Thonnêteté de me les renvoyer ou « de me les payer. » Un an plus tard, la gendarmerie ^a Baume eut plus de succès : s' étant transportée à Voillans, elle y saisit le P* Sàfomon en même temps qu'un autre ecclésiastique inconnu. Ce dernier fut arraché de force aux gendarmes, pendant le trajet, par un rassemblement de catholiques armés. lie P. Salomon fut conduit dans les prisons de Besançon. 11 déclara à Taccusateur public que, ayant droit à une pension et n'ayant prêté aucun serment, il se trouvait peut-être sous le coup de la loi, mais qu'il n'avait jamais reçu Tordre de se déporter. Il fut retenu en prison, comme étant sujet à la déportation. 11 était âgo de trente-trois ans. (Mt, Sauza,y, tome VIII, p, 552). Il fut élargi le 1«' mars 1797. Les dénonciations ne manquèrent pas contre lui à la suite ; mais elles n'eurent pas d'effet. Au rétablissement du culte, il était â Hyèvre-le-Grand, et le préfet le dépeignait au ministre comme un « bonhomme, attaché à sa règle, et peu fait pour une paroisse. » Malgré cette opinion, le préfet lutta en sa faveur contre Tarchevêque pour le faire nommer curé d'Arcey.

Père Jean-Baptiste Maubert, de Baume.

Vêtu le 15 août 1784. — Le P. Jdan-Baptiste de Baume (Doubs), de son nom de famille Maubert, sembla n'être venu dans l'ordre des Capucins que pour le déshonorer. Dès lo

mois de juillet 1791, il accepta la place de vicaire constitutioimel de Rougemont. En 1794, il était curé intrus de Bournols. Il paraît cependant n*ayoir pas livré ses lettres de prêtrise. Le mépris public fut le juste châtiment de ses crimes : en 1801, il était retiré à Baume, dont le souspréfet, M. Kilg, pasteur protestant mais homme juste, le dénotait comme un « ex-Capucin crapuleux. »

Père Barthélémy Mbnigoz, de Corravillers.

Vêtu le 6 novembre 1784. — Le P. Barthélémy de Corravillers ^Haute- Saône), dans le monde Jean-Nicolas Menigoz, suivit Texemple de ses frères dans la vie commune et Je refus d'accepter la juridiction de Tévêque schismatiqne. H fut dénoncé au district de Besançon, le 4 avril 1793, comine dangereux par ses principes fanatiques. Après cela, nous ne réussissons plus à le suivre pendant le reste de la Révolution. Il ne figure pas sur les listes de Tan X.

Père Camille Babel, de Choyé.

Vêtu le 6 novembre 1784. — Le P. Camille de Choyé, dans le monde André Babel, né à Choyé le 11 avnl 176^ mourut le 5 janvier 1850. Curé constitutionnel de Mamaj, il fut transféré à Oiselay après le Concordat, vint en 1823 desservir Arigney, pour se retirer après 1840. L'évêque Fla^igny le nota comme capable d'occuper une cure de 2« classe, et il eut le bon esprit de refuser la cure de Jussey.

Père Pascal Tisserand, d'Amage.

Vêtu le 30 janvier 1785. — Le P. Pascal d'Amage (Hanto- Saône), dans le monde Jean-Maximin Tisserand, après avoir imité la conduite de ses vertueux frères en 1790, 1791 et

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1792, prêta comme plusieurs d*eiitre eux le serment ûq liberté-égalitérOela ne lui évita point d'être bientôt condamné à la déportation, 11 se retira en Italie, et fut placé, avec beaucoup de ses frères Franc-Comtois, au couvent des Capucins de Bologne. 11 fut porté sur le 4« supplément de la liste des émigrés, comme reconnu pour tel à la date du 15 floréal an IL II figure sur la liste générale comme déporté rentré à Amage en Tan X.

Père Félicien MiLLERANS, de Chemaudin.

Vêtu le 31 mars 1785.— Le P. Félicien de Chemaudin (Doubs), de son nom de famille Millerans, se jeta de bonne heure dans les folies et les crimes de la Révolution. Le collège électoral l'élut, en mars 1792, pour la cure de Montrond (Doubs). 11 refusa d'abord, puis accepta, et un de ses premiers actes dans ce poste fut de faire arrêter un pauvre prêtre et de l'accuser devant le district de Quingey. Il livra ses lettres de prêtrise le 17 juin 1794, ce qui ne l'empêcha pas de reprendre ensuite ses fonctions de curé constitutionnel de la même paroisse,et de leur joindre celles de médecin patenté. Le 7 février 1797, il dénonçait un bon chrétien de sa paroisse qui venait en aide aux prêtres fidèles.

Père Michel-Ange Berrignot, de Rahon.

Vêtu le 31 mars 1785. — Le P. Michel- Ange de Rahon (Jura), dans le monde Nicolas-Xavier Berrignot, suivit la plupart des religieux du couvent de Besançon dans leur option de la vie commune et dans leur résistance â l'autorité révolutionnaire qui voulait imposer la juridiction de Vé- ^êque schismatique. Après cela, il nous devient inconnu.

t44 IMB CAPUCINS

Père Angélique Mouôin, tl'Écheiioz.

Yêtn le 22 mai 1785. — Le P. AngéliqW d^Echenoz-Ia- Méline (H.-S.), dans le inonde Claude-Antoine Moagin, nous apparaît seulement le 5 germinal an IV (25 mars 1796), oi il est arrêté à Voisey, près Bourbonne-Ies-Bains (Haute- Marne), comme en fait foi la pièce suiviinte, qui est de cette date :

« Le Commissaire du Directoire exécutif près Tadministration du canton de Voisey, au Commissaire du Directoire exécutif près Tadministration centrale du département de la Haute-Marne.

« Je vous préviens, citoyen, qu*il a été arrêté, dans la commune de Voisey, le 2 germinal, un nommé Claude-Antoine Mougin, se disant cy-devant Capucin à Besançon, natif d*Ëchenaux-la'-MéIine, département de la Haute-Saône, lequel faisait dans Tarrondissement du canton les fonciioiu de prêtre sans obéissance ni soumission aux lois, et les rem* plissait le plus secrètement possible dans les maisons de plusieurs particuliers. Il était environné d'un tas de papiers inconstitutionnels, même des plus dangereux, et qw Mté envoyé, après son interrogatoire par devant le juge de paix du canton, au directeur du jury, â Lan grès, ainsi que sa personne. Laquelle arrestation a été faite dans la maison du citoyen Claude Prat. Pour le restant, la tranquillité règne dans le canton. (Archives de la Haute-Marne).»

FRÈRES LAIS

Vertueux Frère Emmanuel Bergerot, de Velet Vêtu le 14 novembre 1749.

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V, F, Barthélémy Bidal, de Maynal*

Vêta le 21 norembre 1751. — Le F. Barthélémy de Maynal

(Jura), dans le inonde Jean-François Bidal, fut dénoncé et condamné à se déporter dans les premiers mois de 1793. A la frontière, où il arrivait en compagnie* de deux ecclésiastiques, il fut dépouillé comme eux de tout ce qu'il emportait pour son Toyage par les volontairea du 3* bataillon du Gard.

y. F. Etienne Cusset, de Liesle.

Yêtn le 8 mai 17S9.

V. F. Georges Gallod, d'Aspach (Haut-Rhin). Vêtu le 10 août 1766.

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