ACTE II, TABL. U, SCENE V
JULIETTE et ROMÉO.
A leur rage envieuse,
Dieu , ravis son honneur !
A leur trame odieuse
N'expose que mon cœur!
On entend dans les coulisses des cris et le bruit des armes. choeur des montaigus , dans la coulisse. Accourons ! Roméo !
CAPELLIO Ct TEBALDO.
Vengeance !
romëo, avec joie.
Ce sont mes compagnons !
Juliette , de même.
0 ciel ï
La porte du fond cède; les Montaigus arrivent armés et cherchent partout leur chef Roméo. Les Dames, effrayées par ce tumulte, ont a bandonnés le lieu du banquet, elles descendent sur la scène. Juliette est dans une vive anxiété. Les ^apuîels frémissent. Tous ont tiré leur épée. Les galeries sout occupées par les Pages et les Soidats. Les Capulets sont placés à gauche , les Montaigus à droite et masquent la porte.
les montaigus , arrivant par la droite et montrant Roméo.
C'est lui !
A Roméo.
Viens, Roméo, point de clémence î Nous triompherons aujourd'hui !
capellio, furieux.
Roméo ! quoi ! crains ma colère !
tebaldo, menaçant Roméo.
Tu veux me fuir et m'échapper !
roméo, brandissant son épée.
Horde barbare et sanguinaire , Nos glaives vont vous détromper.
TEBALDO.
La haine a réveillé nos armes!
CAPELLIO.
A vous un châtiment cruel !
ROMÉO et LES MONTAIGUS.
Vous verrez l'Italie en larmes Comme en proie au courroux du ciel !
lorenzo.
Grand Dieu ! que ta bonté puissante Arrête une lutte sanglante !
Que sur l'étendard des vainqueurs Les palmes fleurissent sans pleurs !
Roméo s'élance vers Juliette et veut l'embrasser, mais on les sépare. Les Montàigus s'emparent de Roméo et lesCapulets de Juliette; à la reprise du motif ils se rapprochent de nouveau l'un de l'autre, et se tiennent enlacés pendant toute cette reprise. On les sépare une seconde fois.