‹ Les carbonari, -ou, Naples en 1821Chapitre 14 sur 82 · VI LES CARBONARI · texte numérisé non relu

VI LES CARBONARI

EDMOND (d'un ton ferme).

Julie, vous, madame, que j'appelle ma mère , je vous dis adieu , je pars

JULIE ( émue et vivement).

Tu pars, Edmond! quand? pourquoi? où vastu?

EDMOND

Dans deux jours je lue rends à la frontière ; le moment est venu pour tout homme de cœur de payer de sa personne. J'aurais donné toul mon sang pour toi, Julie ; mais la patrie le réclame , et tout autre sentiment doit se taire à sa voix. Je l'avoue pourtant, et, ne t'en fâche pas ma Julie, je l'avoue à regret, le vif amour de mon pays n'est pas le seul mobile de ma résolution; un sentiment tout aussi puissant en altère la pureté : je veux me rendre digne de toi ; un homme, à qui est réservé le bonheur de t'appartenir, ne doit pas rester impassible spectateur des évènemens qui se préparent, et qui vont décider de notre existence, de notre indépendance , de notre liberté.

JULIE (i part).

Hélas! je le craignais. (Aaemi-voix et tendrement.) Mais n'appréhendes-tu pas par ta résolution , cher Edmond, d'indisposer mon père, de.... ?

EDMOND

J'ai eu jusqu'ici trop de ménagemens pour ses opinions, Julie

MAD.AME NEFASTO (^ en l'interrompant).

Mettons-nous à l'écart , mes enfans. (lu vom lous quatre ver.s le fond; Charles quide le jeu et va les rejoindre : Pescar.! cl RuITo r.e mettent à jouer, et Bunnaroti den:eure près d'eux.) SllNLSCALCHI (basa Frugoni).

Oui, je vous l'ai dit, et c'est vrai, INefasto est le

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