SCÈNE IV
Avertissement relatif à la manière dont le concierge doit disposer la salle.
Le grand-maîlre doit être assis sur une estrade, sur le premier plan , à droite du spectateur; il doit avoir devant lui le grand tronc sur lequel ont été les restes du déjeuner ; il doit y avoir sur ce tronc une hache, un faisceau de verges, une bible, une croix, un poignard, une petite échelle à sept échelons, unepe-
Iole de fil, une assiette avec du sel , et trois bougies allumées. A côté du giand-raaitre, près de l'estrade, sont, à droite le secrétaire, à gauche l'orateur; en face de ces derniers, au bout opposé de la salle, sont, à droite, le premier assistant, à gauche le second assistant : ces quatre fonctionnaires ont, cliacun devant lui, un tronc, et sur ce tronc , une hache et une bougie alluméeau-devant des deux assistans, et en leur tournant le dos , sont, à droite, le maître des cérémonies, à gauche le grand-expert (ces deux fonctionnaires n'ont point de tronc). Le reste des carbonari se place dans les deux lignes qui sont à droite et à gauche des personnages qu'on vit-nt do nommer; les maîtres à droite, les apprentis à gauche ; on appelle ces deux lignes onlons ; ainsi il y a ordon de droite , ordon de gauche: il faut laisser entre les ordons assez d'espace pour que deux hommes puissent passer de front. Le terrible est assis au haut bout de l'ordon des maîtres, à côté du secrétaire. Les places d'Edmond et de Charles sont, dans l'ordon des apprentis, les plus proches des spectateurs.
N. B. Les lettres initiales G. M. signifient Grand-Maître; B. C. veulent dire Bon Cousin; B"*- C"«- Bons-Cousins, etc.
LE CONCIERGE (.iant aux pelais).
Oh! la délicieuse mystification! ah! ah! messieurs de la police , vous avez fait de l'eau claire celte fois! le diable m'emporte s'ils v reviennent encore, (moment de siirnc<o Cc sont de fameux lurons ces chers bons-cousins! le soir ils travaillent à la politique, et le matin à autre chose. Voyons s'ils ont laissé de quoi s'humecter un peu le gosier. (Il vidt une bonieiiic) DéHcicux sur ma parole ! du bifsleak ! des perdreaux, des huîtres ! ma foi ! si je mangeais et buvais comme eux , je saurais faire le gaillard aussi bien qu'un autre. ; Fn s'iiiuiiumi).Tnuoiii a
coup cl se frappant le »i ont avec l;i main ) Oli! dlablc! Ct UlOH
maître ! et ses trois amis enfermés depuis si longtemps derrière cette porte masquée ! je les avais oubliés : ce n'est pas étonnant, morbleu ! puisqu'ils